Résumé

La guerre est finie. Harry, Ron et Hermione se retrouvent enfin seuls après de longs mois de cohabitation au Terrier. Mais leur répit est de courte durée. Le Ministère fait bientôt appel à eux pour une mission qu'ils ne peuvent refuser : retrouver les mangemorts en fuite. Pour cela, Harry va devoir accepter de collaborer avec la personne qu'il déteste le plus au monde. Mais comme dit le dicton, entre la haine et l'amour, il n'y a qu'un saut de crapaud.

Crédit : les personnages de "Harry Potter" appartiennent bien entendu à notre chère J.K. Rowling (sans laquelle je ne serais rien), seule cette histoire est le fruit de mon imagination. J'ai fait en sorte de respecter du mieux que j'ai pu les évènement sans trop déformer l'histoire originale. Je voulais faire une suite en bonne et due forme du dernier livre (sauf l'épilogue). Cette histoire se base sur les livres principalement (pas forcément les films). Donc pas de résurrection prodigieuse au programme, désolée (pour le moment en tout cas... mais j'ai un gros soucis : je change souvent d'avis).

L'histoire sera séparée en plusieurs parties avec des ambiances relativement différentes. La première partie est dédiée à la chasse aux mangemorts.

ATTENTION : Je n'ai pas pour habitude d'être prude dans mes descriptions de scènes de sexe, donc certains passages peuvent être choquants pour des personnes non averties.

Homophobes, pour votre bien, je vous conseillerais de ne surtout pas lire cette historie, vous risqueriez de faire d'atroces cauchemars.

Bonne lecture :)


Bonjour! Je suis sincèrement désolée pour cette absence j'ai pas mal de choses à régler en ce moment j'espère que ce chapitre vous plaira et pardonnera mon absence!

PARTIE 3 : Retour à la réalité.

Chapitre 10

(Toujours) Dimanche 22 Novembre 1998

- Potter. Que me vaut ce déplaisir ?

- Salut Draco…

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Euh… Tu… C'est toi qui as dit que tu voulais aller voir comment le Chaudron Baveur a été rénové…

- J'irai avec Blaise. J'ai des choses à faire. Si tu veux bien m'excuser.

- Attends ! s'écria Harry en l'empêchant de fermer la porte. Je… Je suis désolée pour hier, je ne voulais pas te blesser.

- Me blesser ? Laisse-moi rire, Potter. Je ne te savais pas si arrogant pour oser croire que tes paroles puissent m'atteindre.

- Je sais… Mais je voulais m'excuser quand même.

- Pourquoi ? Pour avoir dit la vérité ? Tu avais raison après tout. Il ne se passera jamais rien entre nous, tout comme ce que nous avons vécu cette dernière semaine n'était qu'un rêve.

- Un très beau rêve, alors… murmura Harry.

- Quoi ?

Draco avait parfaitement entendu, mais il ne pouvait se refuser le plaisir d'entendre à nouveau ces mots de la bouche d'Harry.

- Je… Hm… J'ai dit que ça avait été un très beau rêve… Et…

Harry devint de plus en plus rouge de honte. Il parlait si bas que Draco dut se pencher et tendre l'oreille pour l'entendre.

- Je… Je voudrais qu'il continue… Dans la réalité…

- Qu'est-ce que tu dis ? Je n'entends rien.

- Bon sang, Malfoy, tu es vraiment insupportable quand tu veux ! Je te demande de sortir avec moi, par la barbe de Merlin.

Draco laissa échapper un petit ricanement satisfait, puis leva le menton :

- Je vais y réfléchir.

Puis il lui claqua la porte au nez, laissant le Gryffondor éberlué. Harry resta un instant interdit devant la porte fermée, incapable d'esquisser un mouvement. Il ne savait pas trop quoi faire ni quoi penser. Rester devant et sonner jusqu'à ce qu'il ouvre à nouveau ? Rentrer chez lui et revenir le lendemain ? Ou juste abandonner et oublier toute cette histoire ? Malgré ce qu'il avait dit, Draco lui en voulait, c'était certain. Et connaissant la fierté légendaire des Malfoy, il savait parfaitement que de simples excuses ne suffiraient pas. Il réfléchissait, planté au milieu de la véranda, à mille et une façon de convaincre le Serpentard lorsque la porte s'ouvrit à nouveau sur un petit elfe de maison.

- Bonsoir, Monsieur Potter. Le maitre désir vous voir. Veuillez me suivre, je vous prie.

Trop heureux de se voir accorder une seconde chance si vite, Harry le suivit sans réfléchir. L'elfe le guida dans un dédalle de couloirs, bordés d'immenses tableaux représentant sûrement les ancêtres de Draco. Certains lancèrent des remarques acerbes sur son passage mais il les ignora et suivit l'elfe jusqu'à un petit salon. La pièce avait été vidée de tous les meubles et décorations qui avaient dû faire sa splendeur auparavant. Seul un long canapé en tissu Napoli et une petite table faisaient face à une cheminée où crépitait un feu magique qui réchauffait doucement l'atmosphère. De lourds rideaux en velours sombre laissaient filtrer quelques rayons du soleil couchant qui éclairaient sommairement la pièce. L'elfe alluma les bougies et indiqua à Harry de s'assoir. Le sorcier s'exécuta et attendit. Et attendit. Et attendit encore. Le plan de Draco était visiblement de le laisser mourir d'ennui et de désespoir.

Après ce qui lui parut une éternité, il vit enfin l'objet de ses pensées apparaître à la porte près de la cheminée. Il s'appuya nonchalamment sur le manteau de celle-ci et fixa Harry de son regard glacial.

- Alors comme ça, il serait ridicule de sortir avec moi.

- Ce… Ce n'est pas ce que je voulais dire…

- C'est pourtant exactement ce que tu as dit.

- Draco…

- Ce sera Malfoy, pour toi.

- Draco, s'il te plait… Tu sais bien que notre relation a toujours été compliquée. On s'est détesté pendant des années, et soudainement on est attiré l'un par l'autre…

- Je te l'ai déjà dit, il n'y a que pour toi que c'était soudain.

- Oui… Euh… En tout cas, je… Je ne savais pas comment tu aurais réagi si j'avais dit à Ron que nous étions ensemble… Et puis surtout, je ne savais pas si nous étions ensemble…

- Dis plutôt que tu avais honte que Weasley puisse penser que tu te tapais un Serpentard, pire, un Malfoy ! Parce que c'est MALFOY après tout, ajouta-il en imitant l'intonation de Ron.

Harry devint rouge.

- Tu… Tu as entendu notre conversation ?

- Pas entièrement, mais suffisamment pour ne pas me laisser amadouer par tes belles paroles, aujourd'hui. Alors arrête de me prendre pour un idiot. Si tu veux baiser, vas voir ailleurs. Je ne suis pas d'humeur.

Harry soupira de soulagement, mais ressentit une légère pointe de déception. Draco n'avait donc pas entendu la déclaration qu'il avait fait à Ron à son sujet.

- Ecoute… Je ne vais pas te mentir, Ron te déteste. Il te déteste comme je t'ai détesté jusqu'à il y a quelques jours. Mais ce n'est plus le cas en ce qui me concerne. Je ne ressens plus aucune haine, aucune rancœur, aucune colère envers toi. Tu es… Complètement différent de ce que j'avais imaginé quand je ne te connaissais pas… Et ça me donne envie de te connaitre plus, justement.

- Me connaître ? Mais voyons, Potter, tu me connais déjà parfaitement bien. Je suis le fils de mangemort qui t'a pourri la vie pendant sept ans, a essayé de te tuer, a participé la mort de Dumbledore, et ne sait rien faire d'autre que mentir.

- S'il te plaît, oublis ce qu'a dit Ron. Si tu avais écouté la conversation jusqu'au bout, tu aurais su qu'aucun de nous ne pense réellement ces mots. Pas même Ron, j'en suis sûr. Ou en tout cas s'il le croyait, Hermione l'a persuadé que tu étais capable de changer… Et puis il n'a pas eu le choix, je lui ai dit que… Que je tenais réellement à toi. Et même s'il ne l'a pas très bien pris au début, il a fini par l'accepter. Tant que vous vous ignorez, tout ira bien.

- Et qui te dit que je veux que ça aille, Potter ? Je ne dois rien à cette belette, pas même à toi.

- Draco, s'il te plaît arrête ! J'essaie de te présenter mes excuses et d'arranger les choses avec toi mais tu ne m'écoutes même pas. Qu'est-ce que tu veux que je fasse, bon sang ?

- Rien ! Je ne t'ai rien demandé, et je ne te demanderai rien ! Maintenant, sors de chez moi !

Harry resta un instant interdit devant un Draco rouge de colère. Le blond avait visiblement du mal à respirer et cachait très difficilement sa peine. Harry se rendit alors compte qu'il était resté aussi loin que possible de lui.

- Draco, tu n'as pas besoin d'être sur la défensive avec moi, dit-il alors en se levant et en approchant du Serpentard.

- Reste où tu es !

- Pourquoi ? Pourquoi tu réagis comme ça ?

- Parce que tu m'as blessé ! C'est moi qui rejette les gens, normalement, pas l'inverse ! Draco Malfoy ne se fait pas rejeter ! Draco Malfoy n'est pas un simple objet sexuel que l'on jette quand on n'en a plus besoin ou quand on ne peut pas assumer devant ses amis ! Tu m'as utilisé ! J'avais enfin compris, Potter ! J'avais enfin compris pourquoi je… Pourquoi tu… Tout ça c'est de ta faute ! Tu as tout gâché !

- Qu'est-ce que tu as compris ? Qu'est-ce qui est de ma faute ? Je ne comprends rien, Draco, explique-moi.

Ce dernier le fixa ébahi, comme s'il venait de se rendre compte qu'il avait parlé à voix haute. Harry sut qu'il n'en apprendrait pas plus. Du moins pas ce soir.

- Je ne peux pas, dit le Serpentard d'une voix lasse. Oublie ça. Rentre chez toi.

Mais au lieu de sortir de la pièce, Harry s'approcha davantage et passa ses mains autour de la taille du blond en posant sa tête sur son épaule. Draco resta un instant immobile, réfléchissant à la meilleure façon de réagir. Son cerveau lui disait de résister et de le repousser. Un Malfoy ne se laissait pas manipuler aussi facilement. Mais son cœur lui dictait tout autre chose. Il se délecta de l'odeur de savon que dégageaient les cheveux de son brun, et consentit enfin à poser une main sur le bas de son dos. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres d'Harry.

- Merci… murmura-t-il.

- Ne crois pas que je vais te pardonner aussi facilement.

Il souleva alors Harry et le déposa presque brusquement sur le canapé, lui arrachant un petit cri de surprise. D'un coup de baguette, les poignets de Harry se retrouvèrent scellées derrière son dos.

- Draco… ?

Ce dernier le fit taire en plaquant sa main sur sa bouche et approcha son visage du sien.

- Je t'interdis de parler. Si tu ouvres la bouche, je te lance un mutismus.

Harry ne put rien faire d'autre qu'hocher la tête, hébété, et regarder son despote retirer un à un ses vêtements, sans le lâcher des yeux. Quand il se retrouva debout, entièrement nu devant lui, la respiration de Harry se fit beaucoup plus saccadée devant le corps parfait et apollonien de son amant. Mais il n'était pas au bout de ses peines. Draco le fixa de ses yeux d'acier en se dirigeant vers lui. Il fit descendre lentement son pantalon et son boxer, libérant la virilité déjà tendue de Harry.

- Je vois que tu es déjà bien excité, petit pervers. Et seulement avec la vue de mon corps nu.

- Hmm… Dra…

- Ah ! Je ne t'ai pas autorisé à parler.

L'ex-Serpentard déboutonna aussi lentement que possible la chemise d'Harry, prenant bien soin d'effleurer ses tétons en la faisant glisser le long de ses bras tendus vers l'arrière.

- Je vais te libérer les poignets. Mais si tu fais ne serait-ce qu'un mouvement sans mon autorisation, je mets fin à tout ça.

La voix de Draco était grave, profonde, presque effrayante. Ce qui excita Harry de plus belle. Maintenant fièrement tendue vers son futur bienfaiteur, la verge d'Harry tressautait d'impatience sous le regard amusé de Draco. Mais ce dernier reprit très vite son expression dure de dominateur et planta ses yeux dans les prunelles émeraudes qu'il aimait tant. Après quelques dizaines de secondes de ce combat visuel, rythmé par leurs respirations saccadées, il attrapa doucement les cheveux d'Harry pour le mettre à genoux sur le canapé et lui faire pencher la tête en arrière, puis il approcha lentement ses lèvres. Il sentit sous ses doigts les frissons d'anticipation qui parcoururent l'échine du brun et, les yeux toujours ouverts, le vit tendre sa bouche vers lui. Mais Draco s'arrêta à quelques millimètres du visage d'Harry et le caressa de son souffle brulant. Harry rouvrit les yeux, surpris. Ne répondant pas à la supplique silencieuse de son brun, Draco s'éloigna de nouveau, sans lâcher la mèche de cheveux qu'il tenait, et donna une impulsion sur l'épaule de l'ex-Gryffondor pour le retourner. Le brun se retrouva appuyé sur le dossier du canapé, les fesses pointées vers Draco et les jambes écartées.

- Hmm… Voilà une position bien dévergondée, Potter. Ça te va étonnement bien, dis-moi.

Draco posa ses deux mains sur les fesses d'Harry pour les écarter. Il fit glisser un doigt le long de la fente ouverte, frôlant son petit trou, et arrachant un soupir un peu plus violent à Harry. Puis il déposa un baiser sur son épaule, puis un autre sur son omoplate, et descendit lentement jusqu'à son anneau de chair.

- Non, Draco ! C'est sale...

Comme promis, Draco lui lança un sort de silence et le replaqua contre le dossier. Puis il se remit à la tâche. Après s'être assuré que chaque recoin avait bien été humidifié et décontracté, d'un accio informulé, il fit venir une petite boîte qu'il avait acheté dans la semaine, pensant bien l'utiliser avec son brun. Il l'ouvrit en empêchant Harry de tourner la tête vers lui pour regarder.

- Reste tranquille.

Il prit ce qui s'y trouvait et balança la boite au sol. Il déroula un fin tissu le long de son sexe, puis se colla au dos de son amant et lui embrassa le cou en chuchotant :

- Après l'humiliation que tu m'as fait subir hier, tu ne mérites pas ce qui va se passer… Mais il faut croire que te côtoyer m'a rendu plus généreux.

Puis sans autre explication, il s'enfonça dans l'intimité d'Harry. Instantanément, le brun se cambra violemment et ses doigts s'accrochèrent désespérément au tissu du canapé.

- Oh… Le sort de silence, c'est vrai. Je veux t'entendre gémir de plaisir, Harry. Vas-y, lâche-toi.

Draco le libéra de son sort, et aussitôt la voix du brun explosa dans la pièce. Harry n'était plus que cri de volupté et de plaisir. Son sperme se déversait sans interruption sur le sofa alors que Draco entamait un va-et-vient de plus en plus rapide, caressant son dos, ses fesses, ses tétons, et embrassant sensuellement son cou. Harry, de son côté, se cramponnait à tout ce qui lui tombait sous la main. Tout son corps était tendu par la jouissance, et sa peau brûlait à chaque coup de rein de Draco. Il trembla encore quelques minutes et finit par s'effondrer contre Draco, la tête posée sur son torse. Le blond se retira doucement, les fit tous deux s'allonger et enroula ses bras autour du ventre d'Harry, puis le laissa se reposer.

Une heure et demi plus tard, le brun se réveilla en sursaut. Draco resserra son étreinte, de peur qu'il ait de nouveau fait un cauchemar.

- Draco… C'était… C'était… Qu'est-ce que c'était, au juste ?

- C'était un voile du Nirvana. Ils sont extrêmement difficiles à trouver, tu sais, mais je connais du monde. C'est un voile qui se colle sur le point G du soumis et le fait littéralement exploser de plaisir pendant une dizaine de minutes, jusqu'à ce qu'il se dissolve entièrement. Le dominant ne ressent qu'une petite chaleur très agréable, mais le receveur connaît l'extase absolue. Autrement dit, le Nirvana. Mais il ne faut pas en abuser, c'est pas bon pour le cœur. Tu as aimé au moins ?

- Oui… Mais…

- Mais ?

- Je… C'était merveilleux… Mais…

- MAIS ?

- Tu ne m'as même pas embrassé !

Surpris par son ton boudeur et enfantin, Draco le regarda, incrédule. Harry s'empourpra quand il réalisa ce qu'il venait de dire. Mais il refusait de se laisser intimider.

- Tu… Tu m'embrasses toujours quand on fait l'amour. Et c'est… Mon moment préféré… finit-il par chuchoter. Et là tu ne m'as même pas embrassé.

Un ange passa. Puis Draco explosa de rire, ce qui renfrogna un peu plus son amant. Quand sa crise de rire passa, il essuya ses larmes et encadra le visage d'Harry de ses mains. Puis avec tout le sérieux qu'il pouvait faire venir à lui à ce moment, il dit :

- Harry, on n'a pas fait l'amour, là. Je t'ai juste fait prendre le pied de ta vie. Et je n'ai pas fini, ne t'inquiète pas.

Sur ces mots, il embrassa Harry, qui eut l'impression d'expirer pour la première fois depuis qu'il était entré dans le manoir. Sentir les lèvres de Draco sur les siennes lui donnait l'impression qu'un étau venait de se briser autour de ses poumons et il se sentit tout de suite plus léger. Il enroula ses bras autour du cou du Serpentard et se colla à lui, appréciant la chaleur de son corps contre le sien. La tension remonta immédiatement. Sans décoller leurs lèvres, Draco le fit s'assoir à califourchon sur lui et posa ses mains sur ses deux fesses, les écartant et y faisant glisser son sexe magiquement lubrifié, sans le pénétrer. Leur baiser se fit de plus en plus enflammé. Leurs langues s'enroulaient voluptueusement tandis que leurs doigts s'entremêlaient. Chaque centimètre carré de leur corps cherchait l'autre, et leurs cœurs, à l'unisson, battaient si fort qu'ils eurent l'impressions qu'ils étaient sortis de leurs poitrines. Ni l'un ni l'autre n'avait jamais ressenti cela auparavant. A bout de patience, Harry s'empala de lui-même sur Draco en poussant un long râle de plaisir. Il se força à passer outre la douleur encore présente et posa ses mains derrière lui, sur les cuisses de Draco, tandis que ce dernier le prenait par les hanches pour l'aider à monter et descendre. Mais bientôt, frustré de l'allure trop lente de son amant, Draco se redressa et bascula Harry sur le dos pour s'enfoncer encore plus loin en lui. Il ne mit pas longtemps avant de trouver sa prostate, et bientôt, il sentit le trou déjà serré se contracte autour de sa verge tandis qu'Harry hurlait, se déversant sur son propre torse. Mais Draco ne voulait pas s'arrêter si vite. Il ralentit la cadence de sa pénétration et masturba lentement le sexe d'Harry jusqu'à ce qu'il bande à nouveau. Puis il accentua ses coups de rein, sentant son plaisir monter peu à peu, alors qu'Harry plantait ses ongles dans ses fesses pour qu'il s'enfonce plus loin. Il jouit abondamment dans l'antre d'Harry avant de s'empaler à son tour sur ce dernier, lui arrachant un cri de surprise. Sans attendre, il fit aller et venir Harry à l'intérieur de lui, et le Gryffondor explosa à nouveau, cette fois-ci à l'intérieur de son amant. A bout de souffle, les deux jeunes sorciers s'effondrèrent sur le canapé, vidés de toute énergie.

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- Tu déménages ? demanda Harry en regardant la pièce presque vide autour d'eux, blotti contre Draco.

- Oui. Mais c'est ma mère qui a prit tous les meubles. Elle est partie en Nouvelle Zélande. Elle voulait quitter le manoir depuis la fin de la guerre, c'est pour ça que nous avions acheté des billets pour le Japon avant de nous faire enlever par les mangemorts. Elle voulait s'installer là-bas et se construire une nouvelle vie, là où personne ne la connait ou ne la jugerait sur notre nom. Mais finalement elle a préféré aller dans un pays anglophone, plus facile à vivre… Et moi, je ne voulais pas quitter l'Angleterre. Je ne veux pas fuir. Je préfère affronter la réalité et rétablir un semblant d'honneur au nom des Malfoy. Mais je ne peux pas rester dans cette immense maison tout seul. Alors j'ai acheté un appartement à Londres. Mais je ne déménage pas avant janvier.

- Tu vas vendre cet endroit ?

- Non. On m'a déjà fait de très bonnes propositions, mais je ne me sens pas de vendre le Manoir. Après tout, j'y ai vécu toute ma vie, et malgré les évènements récents, j'ai de merveilleux souvenir ici… Avant que le Seigneur des Ténèbres ne réapparaisse, bien sûr... Et puis j'espère bien revenir y vivre un jour, avec une famille, qui sait. En attendant, je fais confiance aux elfes de maison pour la garder en l'état.

Harry ne répondit pas. Il ressentit une immense tristesse en réalisant que ni lui ni Draco, même s'il réussissait à construire quelque chose ensemble, n'aurait de vraie famille un jour. Lui qui adorait les enfants, il devait se rendre à l'évidence. Il n'aurait jamais d'enfant, et cela lui fit terriblement mal de s'en rendre compte. Il avait Teddy, certes, qu'il voyait plusieurs fois par mois et dont il prenait un plaisir fou à s'occuper, et il y avait aussi l'enfant de Ron et Hermione, dont il savait qu'il aurait sûrement une grande place dans la vie, mais jamais il ne pourrait tenir un enfant dans ses bras en sachant que c'est le sien, la chaire de son sang.

- A quoi est-ce que tu penses ? demanda Draco, inquiet face à son silence.

- Je… J'ai toujours voulu avoir des enfants… On en parlait souvent avec Ginny (Draco se crispa à l'évocation de la rousse), on s'amusait même à chercher des prénoms qui nous plaisaient… Mais maintenant que je sais… Ce que je suis…

- Tu sais, même en étant gay, il y a plein de façons de construire une famille, Harry. L'homosexualité est plutôt bien acceptée chez les sorciers, et les institutions sorcières, notamment les orphelinats, sont totalement impartiales lorsqu'il s'agit de juger une personne, ou dans ce cas de confier un enfant à un couple, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel. Dis-toi que toi, au moins, tu n'as pas le fardeau d'être considéré comme un ancien mangemort…

Draco réalisa toute la portée des paroles qu'il venait de prononcer. Un ancien mangemort… Avec le Survivant. C'était tout simplement inimaginable. Les critiques allaient fuser de partout, les journaux à scandales allaient les descendre sans vergogne et les traquer sans arrêt, et il savait qu'Harry détestait cela… S'il restait avec son brun, les chances pour que ce dernier soit heureux étaient proches de zéro… Jamais personne n'accepterait que Draco Malfoy, le fils de mangemort qui avait su faire honneur à son père en participant à la mort du plus grand sorcier de l'histoire et meilleur directeur de Poudlard, sorte avec le Survivant, encore moins qu'ils aient des enfants ensemble… Jamais personne ne permettrait à Draco Malfoy d'afficher son bonheur aux côtés de l'homme qui avait sauvé le monde Sorcier des griffes du plus grand mage noir du monde sorcier… Jamais personne ne…

- Draco. Arrête ça.

Le blond sursauta.

- Qu… Quoi ?

- Je sais exactement à quoi tu penses. Et je refuse de te laisser continuer.

- Tu ne sais pas à quoi je pense.

- Si. Tu es en train de te dire que tu vas ternir ma réputation si tu te montres avec moi.

- Tu… Tu sais très bien que c'est vrai.

- Non ! Je refuse que tu te mettes à penser ça, toi aussi.

- « Toi aussi », ça veut bien dire qu'il y a des gens qui y pensent.

- Bien sûr qu'il y aura des imbéciles qui diront du mal de toi, de nous ! Mais je n'en ai absolument rien à faire ! C'est MA vie, et personne d'autre que moi ne peux décider ce que je dois en faire ! Les seules personnes qui peuvent empêcher cette relation, c'est toi et moi. Alors…

Harry se sentit soudainement honteux de ce qu'il était sur le point de dire. Mais il fit appel à tout son courage de Gryffondor et planta ses yeux dans ceux de Draco.

- Draco Malfoy, est-ce que tu veux bien… Sortir avec moi… Enfin pas seulement… Je veux dire, est-ce que tu veux bien devenir... Mon… Mon…

Des lèvres presque suppliantes l'empêchèrent de continuer. Trop heureux pour répondre quoi que ce soit, Draco embrassa Harry de la façon la plus tendre et la plus passionné qui soit, espérant ainsi pouvoir transmettre ses sentiments (et ainsi sa réponse), sans parler, car il savait que sa voix tremblerait, et il refusait de se montrer faible comme un peu plus tôt dans la soirée. Il avait eu sa dose de pouffsouflerie pour les dix années à venir.

- Merci… répondit-il simplement quand leurs lèvres se séparèrent après de longues minutes.

- Hmm… Je pense que j'arriverai sans problème à m'habituer à tes réponses évasives si elles sont toutes comme ça.

Le blond sourit avant de déposer un dernier baiser sur ses lèvres, et se leva du canapé.

- Allons nous coucher. Il va falloir qu'on se lève tôt demain pour aller acheter les fournitures.

- Quoi ? Tu veux dire que… Tu vas aussi à Poudlard ?

- Bien sûr, mon plan de restitution de l'honneur aux Malfoy commence par là…

- Oh… C'est super ! Mais... Comment sais-tu que j'y vais aussi ?

- Si McGonagall a réussi à me convaincre alors que même ma mère n'avait pas réussi, ce n'est pas toi qui vas lui résister.

- Ça veut dire que… Qu'on sera tous les deux à Poudlard dans un peu plus d'une semaine ?

- En effet.

- Ça promet…

- Je ne te le fais pas dire.


Voilà! j'espère que ce chapitre vous a plus ^^ Encore une fois, je suis vraiment désolée de cette longue absence mais en ce moment je pense que ce sera à peu près mon rythme (toutes les deux semaines environ) pendant un mois, encore désolée ! Mais l'histoire est loin d'être terminée, et je vous réserve encore pas mal de surprises! Encore un grand merci à celles et ceux qui me soutiennent en me laissant des commentaires, en me suivant ou en me mettant en favorite! ça me fait très plaisir et vous n'imaginez pas comme ça me motive ^^ Bonne semaine à toutes et à tous!