Coucou tout le monde !
Comme vous avez été nombreux à réagir et que vous avez TOUS trouvés la fin du chapitre précédent terrible, je vous poste la suite dès aujourd'hui et j'ai vraiment hâte de voir vos réactions !
Bisous et bonne lecture.
Sers-moi en un autre,
Pour Me Another.
OoOoOoO
Écrit par shippershape,
Traduit par Lilly.
OoOoOoO
Chapitre 10
Il faisait nuit noir quand elle arriva à son appartement juste après vingt heure. Elle était épuisé, et son esprit ne pouvait s'arrêter d'imaginer toutes les explication possible à la disparition de Bellamy. Il n'y avait aucune bonne raison d'imaginer le pire, excepté que-
Eh bien. Elle était Clarke Griffin. C'était probablement une assez bonne raison.
Elle glissa la clé dans la serrure de sa porte d'entrée et la tourna puis appuya sur la poignée. Elle ne s'ouvrit pas. Fronçant les sourcils, elle fixa la clé dans ses mains. Elle venait de verrouiller la porte. Ce qui signifie qu'elle était déjà déverrouiller quand elle était arrivée.
Après l'avoir à nouveau déverrouiller, correctement cette fois, elle poussa la porte. Son appartement était plongé dans le noir, silencieux, et par la lumière de la rue filtrant par les fenêtres, rien ne semblait avoir été dérangé. Quand elle referma la porte, ses doigts poissèrent étrangement sur le bois. Clarke alluma alors la lumière et ce qu'elle vit lui fit lâcher ses clés sur le sol.
Ses doigts étaient colorés de rouge, la porte, de l'intérieur, était couverte d'une moitié d'empreinte de main sanglante. Une traînée de rouge, comme celle laissé lorsqu'on traîne un corps sur le sol, disparaissait au coin du couloir.
Et alors elle sut. Elle se précipita dans la salle de bain, allumant la lumière et plaqua une main sanglante sur sa bouche quand elle le vit.
Bellamy était allongé sur le sol, dans une piscine de sang, qui s'écoulait le long des rainure du carrelage. Il était blanc comme un linge, replié sur lui même dans une position fœtale, une main reposant sur son abdomen, où une montagne de ses packs de gaze avait été entassés et étaient à présent colorés de sang.
« Oh mon dieu. »
Elle dû se plier sous le lavabo pour l'atteindre, son cœur frappant contre ses côtes, et elle pressa deux doigt sur son cou.
Le temps s'arrêta, le sang battait à ses tempes alors qu'elle attendait. Et là-
Un battement. Un des plus faible qu'elle n'est jamais sentit. Mais il était là.
« Bellamy, » son nom sortit dans un sanglot, et Clarke appela le 911 alors qu'elle retirait un à un les couches de flanelle détrempé et de gaze collés à son abdomen. Une blessure par-balle lui dit alors face, teinté de sang frais et de sang coagulé. Elle se demanda depuis combien de temps il était là. Puis on lui répondit, alors elle déclara son nom et son adresse et l'état de Bellamy. Après avoir raccrochée, elle attrapa de nouvelles gaze et la positionna sur la blessure, appuyant aussi fort qu'elle le pouvait, ayant peur de lui faire mal. Il ne réagit pas.
« Tu ne peux pas faire ça, » hoqueta-t-elle, la vision embuer par les larmes. « Tu dois - tu ne peux pas mourir, ok, parce que j'ai déjà perdu Wells, et j'ai perdu mon père, et si tu me laisse je ne m'en remettrais pas. » Une de ses mains se lia à la sienne, l'autre pressant toujours la blessure.
« Je devrais probablement te dire qu'Octavia a besoin de toi et que tu devrais t'accrocher pour elle. Parce que je suis qu'une fille qui est un jour entré dans ton bar, quelqu'un que tu as pris en pitié. Je ne suis personne. Je le sais. Mais- » Sa voix se brisa, la panique menaçant de la briser. « Mais tu représente tout pour moi, ok ? Tu me fait me sentir entière à nouveau, et tu sais mieux que quiconque que quand quelqu'un meurt il emmène cette énorme part de toi avec lui, et si tu meurs toi aussi, il ne restera plus rien. »
Soudain, il eut un spasme, ses yeux s'ouvrant en grands, son corps s'agitant entre ses bras.
« Qu- »
Il s'agita un peu, et Clarke commença à se demander s'il n'avait pas une crise, mais ensuite elle vit les muscles de sa mâchoire se contracter, les veines de son cou. Il souffrait.
« Shuuut, » elle tenta d'égaliser sa voix, en essayant de ne pas laisser l'agonie dans ses yeux la briser. « Bellamy, ils arrivent, ok, essaie de t'accrocher. »
« Cla- » Quand il ouvrit la bouche pour parler du sang en sortit. Elle ravala le gémissement qui remontait le long de sa gorge et posa une main sur son front.
« Shuuut, n'essaie pas de parler. Je suis là. » Elle posa sa tête sur ses genoux et il s'apaise. Elle fut tellement soulagée qu'au début elle ne remarqua pas que son torse ne bougeait plus du tout. « Attend. Non. Non, non, non, non... » Elle pressa à nouveau deux doigts sur son cou, mais il n'y avait rien. « Bellamy, non- »
Ses sanglots étouffer fut recouvert par le bruit de sa porte d'entrée ouverte à la volée, et soudain, d'autres personnes furent là, dans sa salle de bain, l'arrachant à lui.
« Non, il- » Elle griffa les bras qui la traînaient hors de la salle de bain. « Stop ! »
« Vous devez les laisser travailler madame, s'il vous plaît. »
Elle ne reconnut aucun des visages alors qu'ils emmenaient Bellamy sur un brancards. Mais ils ne tentèrent pas de l'arrêter quand elle monta dans l'ambulance avec eux.
« Emmenez-le au New York Presbyterian, » Dit-elle dûment, alors qu'elle glissait à nouveau sa main dans la sienne.
Quand ils arrivèrent, Clarke alla aussi loin qu'elle le put avant de crier d'outrage lorsqu'on ne la laissa pas franchir les portes du blocs.
« Vous ne pouvez pas entrer ici, » lui dit l'ambulancier, la retenant.
« Je suis docteur, » cracha-t-elle, tentant de le repousser pour suivre le brancard. Il ne bougea pas.
« Je comprend bien, mais vous ne pouvez pas- »
« Clarke ? »
Elle se retourna, se retrouvant face à face avec Jackson. Ses yeux s'arrondirent en la voyant et elle ne put qu'imaginer ce à quoi elle ressemblait, le sang de Bellamy imprégnant son pull, probablement rependu sur son visage. Ses mains en étaient couvertes également, et elle savait à quel point il était dur de retirer du sang de sous les ongles.
« C'est mon ami, » dit-elle désespérément. « Jackson, je vous en prie- »
« Le garçon, Miller ? » Son visage était plein de confusion.
« Non, son nom est Bellamy, ils ne me laisseront pas entrer, je ne peux pas opérer sur lui, je vous en prie- » le supplia-t-elle, son patron, les larmes dévalant son visage et se mélangeant au sang dans ses cheveux les colorant de rose. « J'ai besoin que vous le fassiez. »
Jacskon lui jeta un regard attentif avant d'acquiescer.
« D'accord. Restez là. » C'était un ordre direct, elle reconnaissait ce ton, et elle essuya les larmes sur son mention en approuvant. Puis il partit.
L'un des ambulancier qui l'avait emmener la conduisit jusqu'à une chaise, semblant mal à l'aise.
« Vous voulez que j'appelle quelqu'un ? »
Octavia. Elle devait savoir. Mais Clarke secoua la tête.
« Je vais le faire. »
Elle le fit, composant le numéro alors que la panique dans son estomac commençait à se dissoudre en quelque chose de sombre et creux. Octavia ne la salua même pas cette fois.
« As-tu eus des nouv- »
« Il est là. À l'hôpital. »
« Quoi ? Est-ce que tu sais- »
« Tu dois venir, tout de suite. » Clarke aurait aimé avoir le courage de la rassurer. Mais ce n'était pas le cas. Elle se sentait fragile, et vide. Elle raccrocha.
Quelques minutes plus tard, elle entendit les ambulanciers parler.
« -entendu dire qu'il était là depuis neuf heures- »
« -ils vont avoir besoin d'un miracle pour le sauver- »
Puis ils captèrent son regard, devinrent silencieux et rougirent.
Clarke se rendit compte qu'elle ne pouvait probablement avoir qu'un miracle par jour, et elle avait utilisé le sien pour Miller. Se détestant, elle souhaita pendant une fraction de seconde qu'elle ne l'est pas fait.
Un moment plus tard, Octavia arriva, Lincoln derrière elle. Ses yeux étaient pleins de questions, et elle jeta un regard à Clarke, elle n'avait pas besoin d'en dire une seule.
« Je ne sais pas, » dit Clarke d'une voix râpeuse et déchirée bien que la brunette n'avait pas dit un mot. Elle laissa tomber sa tête entre ses mains. « Je ne sais pas. »
Puis ce fut Raven qui arriva. Il était presque minuit, ils étaient assis dans la salle d'attente depuis des heures, mais Clarke avait oublié de l'appeler. Elle arriva d'un coup, les regard tous les trois assis en silence contre le mur, disparut et revint avec des cafés. Elle ne dit rien non plus, se contentant de s'asseoir à côté de Clarke, qui s'appuya contre elle, fermant les yeux.
« Je n'ai pas eu la chance de lui dire, » dit-elle d'une petite voix.
« Tu l'auras. »
Monty les rencontra par pur hasard, sur son chemin pour aller chercher à manger alors que Miller était toujours inconscient. Il s'arrêta au milieu de la pièce, les fixant avec confusion.
« Vous chercher Miller ? » demanda-t-il, ses yeux passant sur chacun de leurs visages misérables.
« Bellamy, » Dit Clarke. Cela ne prit qu'une seconde pour qu'il comprenne. Soudain, Clarke se rappela, « Je n'ai pas les pyjamas. Désolé, je- »
« Clarke- » L'interrompit Monty doucement, secoua la tête. « Ce n'est rien. »
Ce n'était pas rien. Pas rien du tout.
Après cinq heures, une infirmière apparut, repérant Clarke et marchant jusqu'au groupe.
Elle se redressa sur sa chaise. Si la chirurgie était terminé, Jackson serait là.
« Qu'est-ce qui a ? »
La femme prit une profonde inspiration, comme si elle se stabilisait elle-même.
« J'ai juste- » Elle lui tendit une planche contenant un papier. « J'ai besoin que vous remplissiez ça. »
« D'accord, » dit-elle, sa voix sonnant bizarre à ses propres oreilles. Elle attrapa la planche et l'infirmière s'éloigna. À quelques sièges de là, Octavia tendit la main.
« C'est probablement pour moi. »
Clarke acquiesça d'un air hébété, lui tendant. Son esprit repensa à la fois où c'était Bellamy qui était assit là, attendant des nouvelles de sa sœur.
Quand elle eut terminer, Octavia se leva pour aller rendre les papiers à l'infirmière. Clarke secoua la tête et lui prit des mains.
« Je m'en occupe. »
De ce qu'elle savait, ils n'avaient toujours pas d'assurance. Quand elle le dit à Amber, la réceptionniste réagit à peine.
« Je m'en occupe, » dit-elle et Clarke parvint à peine à murmurer un merci avant de se rasseoir sur sa chaise. Elle était réveillé depuis vingt-quatre heure. Raven suggéra qu'elle devrait faire une petite sieste, mais chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle le voyait.
« Si tu ne compte pas dormir, » décida Raven, la mettant debout une demi-heure plus tard, « alors on va au moins te nettoyer. »
Clarke baissa les yeux. Elle avait oublié de quoi elle avait l'air. Pas étonnant que tout ses amis étaient devenus silencieux en la voyant.
Elle suivit Raven jusqu'au toilette, où elle retira son pull et lava ses mains, ses bras, son visage. Elle tenta également de retirer le sang de ses cheveux mais les marques rouge restèrent. Raven se dirigea vers son casier et ramena un uniforme propre, les seuls autres vêtements que Clarke avait dans son casier.
Quand elles furent de retour dans la salle d'attente, rien n'avait changé.
Vers une heure, Raven revint. Elle était allé chercher des vêtements pour Monty et Clarke et un pyjama pour Miller. Clarke releva ses cheveux en un chignon à la vas vite, fatigué de voir ses boucle coloré de rose.
Un peu avant deux heures, Octavia échangea de siège avec Lincoln pour parler à Clarke.
« Que s'est-il passé ? »
Clarke suspectait que son amie s'était retenue aussi longtemps qu'elle l'avait put. Elle passa une main sur son visage et prit de profondes inspirations, tentant de raconter l'histoire sans en revoir les images.
Quand je suis rentré à la maison, la porte était déverrouiller. Quand je suis entrer et que j'ai allumé la lumière il y avait... » elle se pinça le nez, combattant la vague de nausée qui n'avait rien à voir avec le sang mais plutôt avec la personne dont il provenait. « Du sang. Beaucoup. Je l'ai suivis jusqu'à la salle de bain et il était là. Il était inconscient, il avait tenté de mettre de la gaze dessus mais il a dû s'évanouir. Je ne sais pas depuis combien de temps il était là. »
Elle jeta un œil au visage d'Octavia, mais il ne laissait rien transparaître.
« J'ai appelé une ambulance, et pendant qu'on l'attendait il s'est réveillé rien qu'une minute et ensuite il- » elle s'interrompit. Il est mort. Quand l'ambulance est arrivé, Bellamy était mort.
Mais Jackson serait revenu il y a des heures si c'était toujours le cas. Tu n'opère pas pendant cinq heures sur un homme mort.
« Jackson est meilleur chirurgien ici, » parvint-elle finalement à dire. « Et le fait qu'ils soient toujours au bloc est une bon signe. »
Ils restèrent assit en silence pendant un petit moment encore.
« Un peu ironique, non ? »
Clarke releva les yeux sur elle.
« Quoi ? »
« Eh bien, c'est ici que vous vous êtes rencontrés tous les deux, n'est-ce pas ? »
Clarke cligna des yeux, puis, doucement, secoua la tête.
« En réalité j'ai rencontré ton frère avant ça. Quand j'ai découvert que Finn me trompait, je suis aller boire au Johnny's, et Bellamy m'a ramené chez moi. Le jour où tu as eu ton accident est la seconde fois où l'on s'est rencontrés. »
Octavia la fixa pendant une seconde et Clarke commença à se demander si elle la fatigue ne commençait pas à l'assommer.
« Tu es la fille ? » demanda-t-elle. Puisque Clarke ne répondit pas, elle clarifia. « Tu es la fille du bar ? »
« Il t'en a parlé ? » Cela n'avait aucun sens, Clarke était tellement sûr qu'il ne l'avait pas fait. Elle avait supposé qu'il n'avait parlé à personne de leur première rencontrer parce que ne s'était pas réellement montré sous un bon jour. Octavia soupira, s'adossant à la chaise.
« Tout ça prend tellement de sens. »
Clarke s'apprêta à demander ce qu'elle voulait dire par là quand la porte s'ouvrit à nouveau, et cette fois ce fut Jackson. Elle fut sur ses pieds, presque devant lui, avant même qu'elle ne réalise qu'elle avait bougé.
« C'est terminé ? » Même elle pouvait entendre le poids dans ses propres paroles. Il jeta un œil derrière elle à Octavia.
« Vous êtes sa sœur ? » Elle acquiesça.
« Il s'en ai sortit. »
Clarke trébucha en arrière, son corps soudain tout mou et Raven la rattrapa. Derrière elle, Lincoln en fit de même pour Octavia.
« Il est vraiment, vraiment, chanceux. Tout ira bien. Je n'avais jamais rien vu de telle, c'était- »
« Un miracle, » murmura Clarke. Jackson la regarda puis acquiesça.
« En effet. »
Elle n'entendit plus rien après ça, se contenta de s'écrouler sur la chaise la plus près d'elle et d'attendre jusqu'à ce qu'ils installent Bellamy dans une chambre privé, au quel moment Raven dû l'aider à s'y rendre.
Il était toujours pâle, c'en était presque choquant, mais il ne ressemblait plus à un cadavre à présent. Octavia tomba sur un chaise à côté de son lit, Clarke de l'autre côté.
Au moment où elle l'entendit prendre une franche et profonde inspiration, elle laissa sa tête tomber sur le lit à côté de sa main et se laissa aller.
