Coucou !
Toutes mes excuses pour ce retard (une semaine quand même!) mais être à la fac' ce n'est pas de tout repos ! Je vous remercie pour vos reviews et encore désolé:)
Bonne lecture !
(Trois mois plus tard au hangar à bateaux)
-Donc si j'ai bien compris, nous avons un adolescent de seize ans qui se balade tout seul dans Los Angeles avec une bombe et son meilleur ami refuse de nous parler. J'ai oublié quelque chose ?, demandai-je au reste de l'équipe.
Le silence qui suivit m'indiqua que non et je pris une profonde respiration avant de me lever de ma chaise. Le temps pressait et il était temps d'aller un peu secouer son ami qui attendait dans un edes salles .
-Bon bah je vais aller discuter cinq minutes avec...c'est quoi déjà son nom ?, demandai-je.
-Travis Bloom, articula Deeks, le parfait représentant d'un ado en crise.
Même pas peur ! Il suffisait juste de savoir comment parler à un ado et d'après mes souvenirs c'était l'un de mes premiers cours de psychologie. En entrant dans la salle, Travis, avachie sur sa chaise et les bras croisés, m'ignora royalement.
-C'est pas la peine de vous asseoir, je ne dirai rien, déclara-t-il alors que je venais seulement de m'asseoir.
-T'imagine même pas le nombre de personnes qui me disent ça ! Tout ce que je sais sur tout c'est que tu t'appelles Travis Bloom alors je pense que tu pourrais commencer par m'en dire un peu plus sur toi, proposai-je même si je connaissais déjà la réponse.
Il préféra me lancer un regard noir qui ne m'impressionnait guère. Je me penchai pour attraper son dossier et lui lança :
-C'est pas grave, j'ai toujours aimé lire.
Je plongeai donc dans ma « lecture » voyant bien que Travis ne cessait de me jeter quelques regards. Un détail m'intrigua car il s'agissait d'un sujet que je maîtrisais parfaitement.
-Cela fait combien de temps que tes parents ont entamé une procédure de divorce ?
-Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ?, me rétorqua-t-il piqué au vif.
-Les miens ont mis deux ans pour divorcer, avouai-je alors que je continuais de lire son dossier, je me suis toujours demandé si c'était toujours aussi long. Les tiens aussi ne s'entendent pas ?
-Vous dites ça juste pour me faire parler, rétorqua-t-il.
Je posai son dossier et le regardai droit dans les yeux :
-C'est là que tu te trompes. Je sais ce que ça fait de voir son père faire sa valise, de ne pas le voir pendant des semaines et de devoir s'occuper de sa mère. Mais tu vois pour moi le plus dire c'était à Noël. Moi je le fêtais avec ma mère mais je savais que mon père était sûrement tout seul chez lui, sans ses enfants. Personne ne peut comprendre tant qu'il n'a pas connu ce sentiment et je suis sûr que tu vois de quoi je parle.
Je pensais sincèrement ce que je venais de dire, je n'avais pas souffert de la séparation de mes parents mais l'absence de mon père m'avait anéanti. Travis semblait réfléchir à tout ce que je venais de dire et je savais qu'il allait craquer.
-Avec le temps on s'habitue ?, me demanda-t-il après un long silence.
Je ne savais pas quoi lui répondre. Est-ce que je m'étais habitué au divorce de mes parents ? Je crois bien mais il avait laissé des marques .
-Disons qu'une fois qu'on a sa propre famille ça passe mieux, avouai-je, tu crois pas que tu devrais nous dire où trouver cette bombe ? Tes parents ont sûrement assez de soucis comme ça non ? Tu as le droit de leur en vouloir quand ils se cherchent des ennuis mais je suis sûr qu'ils veulent avant tout que tu réussisses dans ta vie.
Pour une fois je n'avais pas l'impression d'être en train de manipuler un suspect mais plutôt de parler à une personne qui avait besoin d'aide.
-J'accepte mais je ne veux parler qu'à vous.
Je sentais la pression retombait tout doucement et je me calai contre le dossier de la chaise pour écouter son histoire.
(Dans la soirée)
Grâce aux indications de Travis, la bombe fut rapidement localisée pour le plus grand soulagement d'Hetty. Je suis donc rentré chez moi plus tôt car depuis quelques semaines j'étais exempté de toute paperasse. C'est dans ces moments-là que je me disais qu'être enceinte présentait vraiment des avantages. J'étais tranquillement installé dans un fauteuil en train de feuilleter le dictionnaire des prénoms que j'avais emprunté à ma sœur. Je n'avais jamais vraiment réfléchi à cette idée et par conséquent je n'avais que très peu d'idée qui était principalement des idées de fille sauf que c'était un garçon ! En prenant la nouvelle Callen s'était retenu de sauter de joie mais j'avais bien vu qu'il était fier. Moi tant qu'il allait bien c'était le principal. Mais aujourd'hui il y avait autre chose qui tracassait Callen : la visite de mon père. Son avion avait atterri dans l'après-midi et il passait la soirée chez ma sœur. Même s'il ne disait rien, je sentais bien qu'il avait une légère appréhension.
-Je suis rentré !
Callen apparut dans le salon, fatigué mais apparemment soulagé d'être rentré. Il s'approcha pour m'embrasser et jeta un regard perplexe à mon livre.
-Tu m'as l'air très inspiré !, se moqua-t-il, je meurs de faim !
-En rentrant je suis passée chercher à manger, tout est dans la cuisine. Je pourrais me lever pour y aller mais je dois t'avouer que je suis plutôt bien ici.
Pendant que l'amour de ma vie était parti dans la cuisine, je continuais à lire tous les prénoms possible et imaginable. Je finis par souffler d'exaspération ce qui fit sourire Callen qui arriva avec les assiettes.
-C'est pas drôle, m'exclamai-je, ton fils sera là dans trois mois et on n'a toujours pas trouvé de prénom ! Avec une fille on n'aurait pas eu ce problème , on l'aurait appelé Clara ou Amy, mais là je ne trouve pas.
-J'ai jamais dit que je voulais que ma fille porte le prénom de ma mère ou de ma sœur.
-Ose me dire que tu n'y avais pas pensé, le défiai-je alors qu'il s'asseyait à côté de moi.
Il devait se passer un million de chose dans sa tête mais il préféra ne rien dire à part un petit « Je t'aime » qui me fit fondre sur place.
(Deux heures plus tard)
En passant le pas de la porte pour aller me coucher, je remarquais que Callen semblait contrarié. Comme d'habitude, il ne me disait pas quand ça n'allait pas mais je commençais à le connaître.
-Je connais cette tête et c'est pas bon signe !, lui dis-je en m'asseyant en tailleur sur le lit, qu'est-ce qui se passe ?
-Rien.
-Mais bien sûr, je sais que quelque chose ne va pas alors pourquoi tu ne m'en parles pas ?
Il restait debout et évitait de me regarder, le comportement typique d'un Callen contrarié.
-Comment on va faire pour expliquer à notre fils que je n'ai pas de prénom ?, me demanda-t-il inquiet.
Notre conversation de toue à l'heure l'avait un peu retourné et je comprenais pourquoi il évitait le dictionnaire des prénoms comme la peste. Je me demandais comment je n'avais pas pu y penser. Je l'attrapais par le bras pour l'obliger à me regarder :
-Premièrement le problème ne se posera pas tout de suite car ton fils t'appellera Papa et lorsqu'il posera la question, on lui dira la vérité. Je pense qu'il n'y a pas à s'inquiéter pour ça, lui assurai-je en le prenant dans mes bras, il y a autre chose dont tu voudrais me parler ?
Il m'assura que non et alla se coucher. Je m'apprêtais à le rejoindre mais apparemment notre discussion n'était pas terminée :
-Si en faites j'ai encore quelque chose à te demander : pourquoi tu ne parles jamais du divorce de tes parents ?
Je ne m'attendais pas à cette question et après la journée d'aujourd'hui c'était sûrement le dernier sujet dont j'avais envie de parler.
-Je n'aime pas et je ne veux pas en parler, encore moins ce soir, répondis-je fermement à ma plus grande surprise.
On a tous des points faibles et Callen venait tout juste d'en découvrir un.
-Tu m'as toujours forcé à te parler quand quelque chose n'allait pas, tu viens même de le faire, alors pourquoi je n'aurais pas le droit de savoir ?
J'étais allongée à côté de lui et fixais le plafond. Il n'avait pas complètement tort mais ce soir je ne pouvais.
-Un jour je t'en parlerai mais je préfère que tu rencontres mon père en ignorant certaines choses pour le moment, lui dis-je alors que je m'étais retournée pour lui faire face, et puis il va me falloir plusieurs heures pour tout te raconter, avouai-je.
Il me prit simplement dans ses bras, et c'était tout ce dont j'avais besoin pour le moment.
