A Sweet Smell


Disclaimer: Hetalia ne m'appartient pas.

Personnages: FACE Family + mention de Lars

Genre: Plusieurs genres: romance, humour, famille, amitié, ansgt (un peu)

Rating: Pour tous (pour le moment)

Note: C'est une époque un peu spéciale, un genre de 19e siècle, d'époque victorienne, avec des inventions plus modernes. La magie existe mais n'est maîtrisé que par peu d'humains. Généralement ils en ont peur.


Chapitre 8: Berceuse


Ne pas mordre.

Ne pas s'approcher de lui.

Mais agir normalement avec lui.

Ça devrait être facile non? Sans doute.

Sauf que ça devenait de plus en plus difficile. Il ne pouvait même pas s'éloigner trop sans se sentir brutalement inquiet, terrifié. Il ne pouvait s'empêcher de faire une ronde, chaque nuit, pour s'assurer que personne n'entrer dans la maison. Il l'avait bardé de sorts pour la protéger efficacement...à tel point que il sentait quand un vampire (quelque soit son type) passait dans la rue attenante à la maison.

Oliver avait bien compris son message...enfin il pensait qu'il avait comprit. Devant la porte, outre le gâteau, il y avait un vrai festin dans des boites. Comment son frère avait-il fait pour tout transporter? Mystère. En tout cas il y avait aussi un livre sur les liaisons et une lettre de recommandation avec des annotations de sa belle-sœur.

Il avait peur de lire...

Vraiment peur...

Oliver était connu pour se montrer assez pervers sous son apparence tout sucre et tout miel et une fois totalement seul avec l'élue de son cœur. Devant enfants et famille il était par contre un vrai chou à la crème parfumé aux fraises...une vraie guimauve à la rose... Enfin ça c'était lui-même qui le disait hein, il n'espionnait pas son frère non plus, il en avait même rien à faire de sa vie sexuelle.

Qui en a quelque chose à faire d'ailleurs?

A part Alister la commère de service.

Il faisait les cents pas dans sa chambre, maudissant Roderich pour la il ne savait combientième fois. Il n'arrêtait pas d'avoir des rêves, de plus en plus chauds...il avait souvent soif...et soif d'un sang précis. Il digérait moins bien la nourriture...conséquence du besoin.

Il ouvrit la lettre de Lars, il allait commencer par ça, ça valait mieux. Il faisait nuit et il était assit devant la cheminée, une tasse de thé chaud à la main. Il n'y avait aucun bruit dans la maison, il sentait les esprits des habitants, plongés dans le sommeil, s'il se concentrait assez. Il y avait aussi une pile de livres près de lui.

«Bon...D'après ce type...le besoin de sang est impérieux. On ne peux que difficilement résister une fois qu'on a bu le sang de son âme-sœur. Merci vieux, j'avais pas compris ça! Je n'ai pas constamment envie de le mordre et tout! Tu n'en a pas d'autres des nouvelles incroyables?»

Il but une gorgée de thé, ses doigts tremblaient légèrement de colère et ses yeux rougissaient un peu.

«Se priver de ce sang rend agressif envers les gens autre que ses enfants ou son calice. Le vampire devient irritable, maussade, parfois violent, mais aussi paranoïaque et surprotecteur.»

Il avait remarqué qu'il était souvent inquiet.

Qu'il protégeait un peu trop la maison...

Mais à ce point? Non, pas du tout...les sorts pour éloigner les créatures magiques étaient là juste...juste...au cas où.

Et puis il y avait des vampires dangereux dans le coin...on ne savait jamais le genre de risques qu'il pouvait y avoir. Et puis Francis avait été abordé par un vampire ''ennemi'' non? Sans un truc que personne n'expliquait il aurait pu être enlever, mordu, violer...Alfred disait qu'il avait fait partir l'ennemi mais Arthur en doutait...le bracelet de son calice l'intriguait énormément.

C'était pour ses enfants aussi hein!

Les autres vampires pouvaient avoir envie de kidnapper des sangs-purs. Pour boire leur sang, en faire leurs serviteurs...les utiliser pour des expériences de magie.

Donc il ne prendrait aucun risque!

Même si théoriquement Oliver et sa petite famille étaient les seuls à pouvoir franchir la protection actuellement.

Okay, peut-être était-il un peu trop protecteur.

Mais au moins sa famille était en sécurité!

«On ne peut pas s'éloigner de son calice avant la fermeture du lien...J'avais remarqué oui. Et je vais avoir de plus en plus soif. Bon apparemment je ne peux pas lui faire réellement du mal de quelque manière que ça soit...»

Il se mordilla la lèvre, songeant à quelque chose et ouvrit rapidement un livre relié de cuir, feuilletant les pages à toute vitesse «...Je pourrais le mordre de force si j'ai trop faim...mais je ne peux pas imposer une fermeture de lien. Ni par manipulation mentale, ni par l'hypnose...»

Il se laissa aller dans son fauteuil, pensif «Ça me facilite grandement les choses...» Marmonna-t-il d'un ton dégoulinant d'ironie. «J'ai l'impression qu'il n'y a que moi qui en bave...» Il ramassa le papier et continua la lecture, espérant une indication plus précise sur ce que le calice vivait de son côté. «Il peut sentir mon besoin...Lequel aussi, celui de sang ou un autre genre de besoin? Peut-être les deux?»

Ho merveilleux.

C'est pour ça qu'il rougissait depuis hier?

En même temps il ne l'avait croisé que deux fois vu qu'il se terrait dans sa chambre. Au moins là il ne pouvait pas être tenté. Il ne se traînait hors de ses appartements que pour boire du thé et tenter de manger quelque chose. Puis il se repliait dans la bibliothèque ou sa chambre ou son bureau.

Il haussa un sourcil «Apparemment je ne peux imposer par manipulation mentale ou hypnose mais je pourrais m'en servir pour ''pimenter'' les choses après la fermeture du lien? Voyons...le calice est protégé des attaques mentales des vampires...sauf le sien. Avant la fermeture du lien c'est l'inverse...»

Arthur ouvrit de grands yeux «Qu'est-ce que c'est que cette...bêtise?» Ça voulait donc dire qu'on ne pouvait faire un lien de force. «Puisque mon instinct m'interdit de le blesser...je ne peux pas utiliser ma force (et je ne veux pas de toute manière) et il est totalement insensible à mes pouvoirs...pour le moment. Donc je vais devoir faire taire ma foutue fierté.»

Ça allait faciliter les choses tiens...

«Mon besoin de sang passe après son bien-être, sa santé et son bonheur. S'il est bouleversé, je ne pourrais pas trouver l'instinct de le mordre avant qu'il se sente mieux physiquement, mentalement et émotionnellement.»

Sans rire?

Lars j'ai besoin d'informations utiles, pas d'évidences!

Je SAIS tout ça!

Il se massa les tempes. Il devait rester calme. Très calme.

«Les enfants d'un vampire sauront instinctivement que le calice de leur père est chasse gardée et désormais de leur famille. Avant même la fermeture du lien.»

Bon ça il en avait eu un aperçu.

Surtout la veille dans Alfred avait malencontreusement appelé Francis ''maman''.

Il ricana au souvenir de la tête de son calice.

Alfred était devenu tout rouge et avait plaqué ses mains sur sa bouche.

L'instinct les poussait vers le calice de leur père...souvent mit au rang de mère...si le vampire était un homme.

Arthur se leva et s'étira longuement. Il réfléchirait à tout ça demain.

C'est ce qu'il disait tout les jours. Il allait devenir fou. S'il ne faisait rien, il allait craquer.

Il entendit une porte à l'étage. Grommelant il se passa la main sur le visage. Soudain ses instincts se réveillèrent. Un de ses bébés l'appelait. Se dressant d'un coup, il se précipita vers la chambre des enfants. Elle était ouverte. Il s'immobilisa.

Francis était là.

Et berçait Matthieu dans ses bras, Alfred étant pelotonné contre lui. Il chantait doucement une berceuse pour les deux enfants. Sa voix était basse, tendre. Et le chant beau.

À la claire fontaine

M'en allant promener

J'ai trouvé l'eau si belle

Que je m'y suis baigné

Arthur ne bougeait bouger. Ses doigts étaient crispés sur la poignée de la chambre. Son cœur battait fortement et il sentait une douce chaleur l'envahir. Une profonde tendresse s'empara de lui. Il sourit et ne bougea pas, ne voulant pas déranger son calice et ses enfants. Francis ne semblait pas s'être rendu compte de sa présence pour le moment.

Il y a longtemps que je t'aime,

Jamais je ne t'oublierai

Cette chanson disait quelque chose à Arthur, il l'avait déjà entendu dans un de ses nombreux voyages quand ils était plus jeune. Une chanson des coureurs des bois. Ceux-ci la chantaient quand ils remontaient la rivière en canot. C'était presque un hymne pour le pays. Il n'aurait jamais cru l'entendre à nouveau comme ça. C'était si vieux. Souriant, il s'appuya contre le mur.

Sous les feuilles d'un chêne,

Je me suis fait sécher.

Sur la plus haute branche,

Un rossignol chantait.

Matthew bailla, et se nicha un peu plus contre son nouveau parent, Alfred marmonna quelque chose et ses petits mains se refermèrent sur la chemise de pyjama du plus vieux. Ils luttaient pour ne pas s'endormir avant la fin. Arthur n'avait jamais réussi à les bercer comme ça. Sa voix n'avait jamais pu devenir aussi douce que ça. Il était bien meilleur pour raconter des histoires. Et parfois faire peur à ses fils en s'emballant un peu dans son récit.

Il y a longtemps que je t'aime,

Jamais je ne t'oublierai

Chante, rossignol, chante,

Toi qui as le cœur gai.

Tu as le cœur à rire…

Moi je l'ai à pleurer.

Arthur espéra que ce n'était que la chanson et pas ce qu'il ressentait réellement. Car il ne saurait pas quoi faire pour lui rendre le sourire. Ce n'était décidément pas facile de vivre à deux. Il fallait qu'il prenne garde à son bien-être et à son bonheur. Deux fois pas forcement facile pour le vampire solitaire qu'il était.

Ce n'était pas comme si...

…..Il n'était même pas amoureux en plus.

Ils étaient juste un vampire et un calice!

Rien d'autre!

Il secoua la tête et reporta son attention sur la scène devant lui. Il aimait déjà l'entendre chanter.

Il se trouverait des excuses pour être là à chaque fois.

Il ferma les yeux pour mieux savourer.

Il y a longtemps que je t'aime,

Jamais je ne t'oublierai.

J'ai perdu mon amie

Sans l'avoir mérité.

Pour un bouquet de roses

Que je lui refusai…

Arthur s'avança et s'assit près de son calice, attrapant doucement Alfred dans ses bras pour le bercer, sans dire un mot. L'enfant grogna mais ne sortit par de ce demi-sommeil. Il se blottit dans les bras de son père, marmonnant quelques mots impossible à distinguer. Arthur sourit et tourna le regard vers Matthew qui dormait déjà à poings fermés, ayant même lâché sa fidèle peluche d'ours.

Un miracle en soit.

Impressionnant.

Il observa le profil de son calice, calme et souriant. Détendu. Malgré sa présence. C'était visiblement un bon signe non?

Il y a longtemps que je t'aime,

Jamais je ne t'oublierai.

Je voudrais que la rose

Fût encore au rosier,

Et que ma douce amie

Fût encore à m'aimer.

Il y a longtemps que je t'aime,

Jamais je ne t'oublierai.

Les derniers mots s'éteignirent dans la chambre, laissant planer le silence et le bruit du vent dehors. Les flocons de neige tourbillonnaient dans l'air. Arthur se mordit la lèvre, cherchant à dire quelque chose. Mais il ne savait pas par où commencer.

«Tu les as entendu se réveiller?

- Une impression.

- ….Ha...c'est...normal. Comme ce sont mes enfants...et que tu es mon calice, tu as un instinct de protection envers eux.» Il ne savait vraiment pas comment parler. Ça commençait à être pénible.

Un bâillement lui parvint aux oreilles.

«Tu te sens mieux?» Risqua-t-il. Il installa un peu mieux le petit contre lui.

Francis haussa les épaules «Juste un peu fatigué. Je vais me remettre à travailler dans la maison dès demain. J'en ai assez de manger et de dormir sans cesse.

- Si...tu veux.» Il toussota «Dès que le printemps sera bien installé, je te monterais des endroits magnifiques...où on pourrait aller tout les quatre.»

Il évita le regard de son calice qui sourit, amusé.

Ils continuèrent à discuter, sans aborder le sujet «calice-vampire», esquivant habilement la conversation dès que ça venait sur le tapis. Et le matin les trouva tous les quatre endormis sur le lit à baldaquin d'Alfred.


A suivre