Il fait très chaud ici, je ne sais pas si c'est la même chose par chez vous mais ici on étouffe je regrette presque la pluie.

Vous pouvez retrouver cette histoire en VO ici: scarvesandcoffee. net viewstory. php?sid=5483&warning=20

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Il y a une voiture qui les attend à l'aéroport dans l'Ohio - une grosse noir, une Escalade, brillante qui semble tout à fait incongrue quand on voit l'homme appuyé contre elle. Il porte un jean baggy avec des bottes de neige, et un épais manteau d'hiver qui semble déjà avoir affronté deux ou trois tempêtes. Il neige et la légère brise qui souffle est glaciale, il est vêtu en conséquence. Il a une casquette des buckeyes usés sur la tête qu'il ajuste avec un mouvement pratiqué de sa main lorsque Kurt et Blaine sortent de l'aéroport puis dans le froid de l'hiver.

M. Hummel, Blaine pense. C'est le père de Kurt. La panique qu'il avait été tenue à l'écart tout au long du vol resurgi en lui et il rentre ses épaules brusquement, sa posture se redresse. Il est tellement tendu que ça fait mal. Les doigts de Kurt trouvent les siens et les pressent dans un geste rassurant.

Tout va bien se passer, lui communique-t-il silencieusement. Blaine veut se détendre, laisser le contact des doigts de Kurt, la chaleur de lui à ses côtés le calmer mais il n'arrive pas à détendre ses muscles. Il a rencontré Howard Schulz une fois, lors d'une visite surprise planifiée dans son magasin, mais ça c'est pire. C'est tellement pire.

"Hé, gamin," dit M. Hummel, et sa voix est plus profonde et plus bourrue que celle de Kurt, mais le sourire qui illumine son visage est douloureusement familier pour Blaine. "C'est bon de te voir."

"Papa." Les doigts de Kurt glissent de ceux de Blaine alors qu'il se précipite vers son père et l'enveloppe dans une énorme étreinte. Blaine les observe avec une douleur dans la poitrine. Son frère l'étreint chaque fois qu'ils sont ensemble, mais ce n'est pas tout à fait la même chose. Cooper n'est pas son père, peu importe combien il essaie de l'être. Il est le meilleur que Blaine est cependant.

"Papa," dit Kurt alors quand il recule. "Je veux que tu rencontres quelqu'un." Ses yeux trouvent Blaine, bleu comme la mer dans la grisaille de l'hiver et si incroyablement heureux, il serre la gorge de Blaine avec une certaine émotion innommable.

Ça y est, Blaine pense, et il résiste à l'envie presque irrésistible de faire courir ses mains dans ses cheveux et de redresser ses vêtements. Il s'était habillé avec soin ce matin avant leur vol - jean repassé (un fer à repasser avait en quelque sorte apparu dans son placard, un matin, et Kurt avait nié toute implication à ce propos), une chemise blanche boutonnée et un pull bleu au-dessus. Il avait trouvé un blazer gris qui épousait bien ses épaules et était confortable également, même s'il savait qu'il avait trop chaud sous toutes ces épaisseurs, mais il voulait faire une bonne première impression. Il avait besoin d'en faire une. Blaine avait voulu mettre une cravate, mais Kurt avait secoué la tête, avec un sourire amusé, et lui a dit qu'ils n'étaient tout simplement pas aussi formels.

"Peut-être pour le dîner de Noël," avait-il murmuré comme il a pris la cravate des mains de Blaine et la jeta sur le côté. "Mais sans doute pas maintenant." Les baisers qu'il avait pressés sur la joue de Blaine, puis sur sa bouche, étaient doux et lents.

"C'est Blaine Anderson," dit Kurt, et la note de fierté dans sa voix rend les paumes de Blaine moites et son cœur bat encore plus fort qu'il ne le faisait déjà.

"Alors," M. Hummel observe Blaine de haut en bas, et Blaine frissonne sous son regard observateur. Ses épaules se redressent encore plus sous son regard, il sait qu'il va être jugé comme pas assez bon. Il ne sera jamais assez bon pour le père de Kurt. Ses genoux sont faibles et fragiles et il s'essuie les mains sur le bord de sa veste le plus discrètement possible. "C'est le petit ami, hein?"

"Oui, papa. C'est mon petit ami. "La voix de Kurt est aimante et pleine d'adoration, et le son de celle-ci, le mot mon petit ami déversés de ses lèvres, calme de quelque peu la tension oppressante et douloureuse à travers Blaine.

"C'est un plaisir de vous rencontrer, monsieur," dit Blaine, rassemblant tout son courage et faisant un pas en avant avec la main tendue. Il pâlit quand M. Hummel secoue la tête. Il y a un petit sourire sur son visage que Blaine reconnaît comme étant celui de Kurt. C'est celui qui dit, Blaine sait ce que cela signifie venant de Kurt "tu es un peu ridicule, n'est-ce pas?", mais il a peur de ce qu'il signifie venant du père de Kurt.

"Rien de toutes ces absurdités - viens ici fils." Et puis les bras de M. Hummel sont autour de lui, solide et incroyablement, incroyablement rassurant. Blaine se fige. Les gens ne le touchent pas, pas vraiment. Lorsque vous vous cachez des gens suffisamment longtemps, ils apprennent à vous laisser tranquille. Son frère, et maintenant Kurt, sont vraiment les seuls qui sont aussi facilement tactiles. Mais le nez de Blaine est appuyé sur l'épaule de M. Hummel et il sent l'huile de moteur et la graisse, et sous cela, la saveur forte de glycérine et d'hamamélis.

Il fait sa propre lotion après-rasage, Blaine pense, un peu bêtement. Mais M. Hummel frappe son dos avec ses énormes mains fortes et le tient serré, Blaine ne se souvient pas la dernière fois que son propre père l'a étreint, si jamais il l'a même déjà fait.

"Je te l'ai déjà dit", dit M. Hummel, en reculant, mais il laisse une main sur l'épaule de Blaine. Le poids de celle-ci est assommante. "Appelle-moi Burt." Ses yeux sont d'un vert noisette, en rien ressemblant à la couleur de ceux de Kurt, mais la bienveillance, la sincérité est là. Blaine en déduit que ça doit être un trait de famille.

Blaine déglutit et n'essuie pas ses paumes en sueur sur ses cuisses comme il le souhaite. "Oui, Burt."

"Très bien." Burt laisse finalement aller Blaine et sort ses clés de sa poche. "Éloignons-nous de cette maudite météo et retournons à la maison où c'est agréable et bien au chaud. Je suis sûr que vous les garçons devaient avoir faim. Il y a plus qu'assez dans le frigo, si vous réussissez à survivre à la dinde géante." Burt prend le peu de bagage à main de Blaine et le met à l'arrière de l'Escalade avant que Blaine ne puisse protester.

"Il t'aime bien," Kurt murmure, doucement et joyeusement dans son oreille. "Je te l'avait dit qu'il le ferait." Kurt presses un chaleureux, long baiser sur sa joue et frotte son dos un peu avant de monter dans la voiture.

J'ai rencontré le parent, Blaine pense, tout à coup pris de vertige a cette pensée. C'est juste une étape de plus qu'il a réalisé avec Kurt, en raison de Kurt, qu'il n'a jamais pensé qu'il réaliserait un jour.


Blaine passe le trajet dans la voiture jusqu'à la résidence Hummel dans un silence relatif, en écoutant les conversations et les plaisanteries du père et de son fils dans les sièges avant alors que la neige recouvrait progressivement le paysage derrière les fenêtres. Burt est génial et aimable, facile à aimer, il pose des questions comme s'il se souciait et écoute attentivement les réponses, parce qu'il le fait, il se soucie vraiment. Il est donc très évident que Kurt parle à son père souvent, et qu'il lui dit tout. Burt connaît le travail de Kurt - ses collègues, ses échéances, ses projets. Il a entendu tous les petits incidents et anecdotes des journées au boulot de Kurt - des gens intéressants qui passait dans le métro, le touriste qui lui a demandé comment se rendre à Times Square en se tenant debout sur la 42e et Broadway. Et il connaît Blaine. Il sait comment ils se sont rencontrés, et que c'est Kurt qui lui a demandé un rendez-vous en premier. Il connaît le gala auquel Kurt a emmené Blaine, la façon dont ils ont dansé à la fin. Blaine espère juste que Burt ne sait pas ce qu'ils ont fait par la suite.

Burt inclut Blaine dans la conversation, même s'il est sur la banquette arrière, lui posant des questions et faisant des commentaires par-dessus son épaule.

"Alors, Blaine. Kurt m'a parlé de votre travail et de tous ses clients fous que tu as à tolérer. Et tu es en École supérieure, c'est ça? C'est vraiment quelque chose dont il faut être fier."

"Oui, monsieur - Burt. C'est le programme supérieur d'écriture en théâtre musical à Tisch." Blaine ne peut pas cacher la fierté dans sa voix quand il le dit. Parfois, il ne peut toujours pas croire qu'il a été accepté dans ce programme, et qu'il s'accorde aussi bien avec lui. Il sait qu'il a un certain degré de talent dans le théâtre musical, il n'aurait pas était admis dans le programme s'il ne le faisait pas, et il n'aurait pas gagné ce concours au lycée non plus. Mais c'est autre chose que de l'entendre directement de ses professeurs, de ces mêmes personnes qu'il admire. Il retient toutes les remarques élogieuses sur ses travaux et chaque mot de louange au plus profond de lui, où ils le réconfortent quand l'inquiétude et la peur commencent à s'immiscer en lui.

Blaine raconte à Burt toutes les histoires les plus folles à propos des clients au Starbucks, en choisissant celles que quelqu'un comme Burt appréciera le plus. Il raconte à Burt l'histoire du cycliste qui a sorti un billet de vingt dollars toute plein de sueur et froissé de son short de vélo et a essayé de payer son américano glacé avec. Blaine raconte l'histoire de la femme d'affaires qui est arrivée, chancelant sur des talons trop hauts pour elle, téléphone dans une main, un sac dans l'autre, et a demandé à Blaine de remuer le muesli dans son yaourt pour elle. Le puissant rire de Burt faisait écho dans la voiture, calmant l'estomac nerveux de Blaine et soulageant de quelque peu la tension dans ses muscles.

La maison de Burt est dans une jolie rue bordée d'arbres. Ce n'est pas la route la plus fréquentée, mais elle a été récemment dégagée de la neige, et Burt se gare dans son allée avec facilité. Il y a une grande guirlande verte avec un nœud rouge accrochée à la porte d'entrée. La panique qui avait disparu pendant le trajet refait à nouveau surface mais Kurt lui prend la main et la serre avec encouragement.

L'intérieur est chaleureux et confortable. La maison n'est pas énorme, mais elle est confortable pour un père et son fils. Le mobilier est principalement dépareillé, et manifestement bien entretenu. Mais c'est confortable. C'est bien évidemment un chez soi, pas seulement une simple maison. Il y a des photos sur les murs et sur le dessus de la cheminée de Kurt enfant, adolescent, et d'autres plus récentes. Blaine s'attarde sur une photo de Kurt à son diplôme d'études secondaires, entouré par des amis, et souriant avec tant d'éclat que Blaine ne peut s'empêcher de sourire en retour. Il se demande ce que cela aurait été de connaître Kurt à l'école.

La maison est décorée pour Noël. Il y a un grand et magnifique arbre, un sapin de Fraser, dans le salon aménagé de guirlandes et de lumières et toutes sortes de décorations qui brillent et luisent. Des branches de conifères sont répartis avec de grands nœuds rouges le long de la rampe d'escalier et drapées le long du rebord de la cheminée, juste au-dessus de deux chaussettes qui pendent, vide et en attente d'être remplis. Elles sont légèrement décentrées comme si elles avaient été mise de côté, faisant de la place pour une autre. Ça sent la forêt, la sève et les nuits d'hiver recroquevillées en face d'un feu avec de la guimauve et une tasse remplie de chocolat chaud. Ça sent Noël et la famille. Blaine ferme les yeux et prend une profonde respiration.

"Ça va?" Kurt demande, calme et prudent à côté de lui et Blaine rougis quand il réalise qu'il est encore debout au milieu du salon de Mr. Hummel.

"Ouais," Blaine lui sourit. "Je vais vraiment bien." Il se penche et appuie un doux baiser sur la bouche de Kurt, et fait un grand sourire à l'air surpris et au petit bruit heureux de Kurt.

"Pourquoi ne pas montrer ton ancienne chambre, Kurt?" La voix de Burt retentit. Il a l'air amusé, mais Blaine rougis jusqu'à à la pointe de ses oreilles. Cinq minutes dans la maison de M. Hummel et il a réussi à se faire prendre. Il est vraiment un idiot, et Burt va s'en rendre compte à un moment ou un autre. "Va installer tes affaires et je vais en attendant nous préparer quelque chose à manger."

"Ma chambre?" Kurt demande, penchant un peu sa tête dans la confusion.

"Eh bien oui. Il ne va pas dormir sur le canapé, si? "

"Non, j'ai juste, j'ai juste pensé," Kurt efface ce qu'il vient de dire avec un petit geste de la main, et Blaine regarde avec étonnement une rougeur teintée ses joues dans une belle nuance de rose. "Il y a la chambre des invités."

Burt hausse les épaules et rehausse sa casquette usée sur sa tête. Il a retiré sa lourde veste et en dessous il est vêtu d'une chemise de flanelle. "Tu es adulte, tu sais. Je suis ton père, et c'est ma maison, et je dis que c'est bien. Tu n'as probablement pas envie de discuter de cela avec moi, hein? "

Blaine a bien trop chaud et ses vêtements sont trop serrés. Il est impossible que cette conversation se passe avec lui ici, sous le toit du père de Kurt, pas du tout.

"Merci, papa." Kurt prend de nouveau sa main et passe son pouce sur ses phalanges. "Nous serons là dans deux minutes." Il attire Blaine vers l'escalier qui mène à son ancienne chambre. Blaine suit, parce qu'il ne peut rien faire d'autre.

"Bien," Burt appelle après eux. "Parce que j'ai faim, et j'ai gardé quelques décorations à mettre sur l'arbre pour vous les garçons."


Il y a une machine à café sur le comptoir de la cuisine, juste une de base, mais Blaine pense qu'avec un peu de créativité il peut brasser pour Burt la meilleure tasse de café qu'il a eu depuis un moment. Burt n'est pas le genre d'homme qui succombe à la simple beauté d'un macchiato, ou à la complexe beauté d'un cappuccino parfait. Mais Blaine peut imaginer Burt avec une tasse de café fraîchement préparé et le journal du matin, peut-être avec un peu de lait, sans sucre. Blaine prend note de se réveiller tôt le lendemain matin et faire exactement cela. Il peut sans doute préparer un petit déjeuner en même temps - il sait comment faire cuire du pain et des œufs brouillés. Presque tout le monde aime ces choses. Il essaie de ne pas penser au fait qu'il va se réveiller dans le vieux lit de Kurt, au chaud sous les doux draps et les couvertures épaisses, avec Kurt pressé chaleureusement proche de lui. Et que ce sera le réveillon de Noël.

Burt a fait des sandwiches - tranche de poulet avec de l'avocat et du gruyère, il les a grillés sur une machine à panini que Kurt a sûrement dû lui donner comme cadeau. Blaine est désespéré de donner un coup de main - de mettre la table, verser les boissons - rien de pire que de se sentir comme un profiteur et abuser de la bonté infinie de Burt. Mais Burt l'a juste assis sur une chaise autour de la table de la cuisine, à côté de Kurt, et a posé un plateau en face de lui.

"Mange, gamin." Il tape sur l'épaule de Blaine avant de prendre un siège de l'autre côté.

"C'est vraiment super, M. Hummel. Burt, "Blaine se corrige au sourcil levé de Burt.

"Ça n'a juste été que moi et Kurt pendant longtemps. Tu apprends à cuisiner rapidement."

Blaine hoche la tête dans la compréhension. Avant que Cooper ne parte, il était le seul à faire la plupart de la cuisine. Mais après, Blaine se souvient des appels frustrés de la côte Ouest quand Cooper essayait de comprendre pourquoi la viande ne cuisait pas correctement ou pourquoi la pâte n'était pas levée.

"Alors," Burt commence. " D'où est-ce que tu viens? Kurt ne me l'a jamais dit. "

"Uhm, Bridgeport, dans le Connecticut, à l'origine." Blaine enlève la croûte de son sandwich . Il a besoin de serrer ses mains pour cacher le léger tremblement. Il sait où ce genre de conversation finit inévitablement. "Mais ma mère, elle a effectivement déménagé ici quand je - quand mes parents se sont séparés. Elle a déménagé à Westerville - il y avait une tante, je crois, qui a vécu là-bas ".

"Westerville n'est pas loin du tout d'ici."

"Non, en effet." Blaine lèche ses lèvres. Sa bouche est sèche. "Il fut un temps où - et bien où je suis presque allé avec elle. Il y a une école à Westerville. Ils ont une réputation d'excellence académique, et ils offrent l'internat, ainsi je n'aurais pas été un gros fardeau pour ma mère et sa tante, mais-" Blaine déglutit et tord nerveusement la bague sur son doigt du milieu. Pour tout ce qu'il a dit à Kurt, il y a tellement de choses qu'il n'a pas cependant. Il sent qu'il peut, maintenant.

" C'était cher, et je ne pouvais pas - mon père, il m'a dit d'y d'aller, si je le voulais. Mais il ne voulait pas financer - ni l'école, ni le déménagement. Il n'a pas, euh, il ne voulait pas de moi mais il n'allait pas payer pour que je m'éloigne de maman non plus. Et maman ne pouvait pas se le permettre. Et je - je ne pouvais pas demander à mon frère. Il a proposé, m'a supplié de le laisser faire, mais je ne pouvais pas. Je suis donc resté." Blaine ne peut pas lever les yeux; il ne veut pas voir la pitié dans leurs yeux. Il ne pense pas qu'il pourrait supporter.

Il y a un silence où Blaine peut sentir Kurt et son père le regarder, le juger, le questionner. Il a l'impression qu'il va vomir.

"Alors," dit Kurt, et il tend sa main à travers la table pour prendre celle de Blaine. "Nous aurions pu nous connaître avant, dans une autre vie."

Blaine essaie de ne pas penser à toutes les façons dont il n'aurait jamais pu rencontrer Kurt - tous les choix, les chemins multiples qui l'ont conduit là où il est aujourd'hui.

«Elle est peut-être encore là-bas, ma mère. Je ne sais pas. Je n'ai pas son numéro ou quoi que ce soit, et honnêtement, je ne m'inquiète pas de savoir."

Elle est partie, il pense. C'est fait. Il ne comprenait pas pourquoi au début, mais il le sait. il y a seulement tellement de choses qu'une âme peut encaisser, mais chaque âme n'est pas faite de la même étoffe.

"Fils", dit Burt. "Tu as dû traiter avec beaucoup de merdes, n'est-ce pas?"

"Je ..." Blaine ne sait pas quoi dire. Il y a beaucoup de portes que Blaine a fermées et n'a pas l'intention d'ouvrir. "C'est juste ainsi. Le passé est loin maintenant. Je l'ai surmonté. Je suis parti pour New York, la seconde ou j'ai pu et je n'ai jamais regardé en arrière. Ça n'a pas été facile, et ce n'est toujours pas facile. Cela ne le sera probablement jamais, mais, "Blaine regarde sa main, que Kurt attrape rapidement. Il peut dire cela.

"M. Hummel. Burt. Votre fils est entré dans ma vie quand - quand je ne me rendais même pas compte que j'avais besoin de lui. J'étais juste en train de survivre, et je ne l'avais même pas réalisé. Il a tout changé pour moi. Tout. Et même si - je serai toujours - je, "Blaine ferme les yeux et gémis presque à haute voix dans la frustration. Il ne trouvera jamais les bons mots pour expliquer de manière adéquate.

Je serais amoureux de lui pour toujours, il pense, mais ce n'est pas le moment de le dire.

Blaine lève les yeux pour trouver Burt le dévisageant avec une telle intensité qui le ressent jusque dans ses os. Les yeux de Burt semblent trop en savoir, et Blaine pense qu'il y voit la compréhension.

"C'est un homme exceptionnel, mon Kurt," Burt dit de sa voix profonde et rauque qui parvient à transmettre un tel amour et une telle affection pour son fils.

"Il l'est vraiment," Blaine regarde vers Kurt, dont les yeux sont si lumineux sur son visage, il est difficile de croiser son regard. Blaine veut tout lui dire. "Je suis tellement reconnaissant de l'avoir à mes côtés." C'est tout ce qu'il peut dire ensuite.

Mais la façon dont les lèvres de Kurt se crispent avant qu'il ne lève la main de Blaine et brosses un doux baiser sur ses doigts fait Blaine se demander si Kurt ne le sait pas déjà.


J'ai envie de dire le grand classique de toutes les fanfics Klaine, la rencontre de Blaine avec Burt, incontournable!

A dans deux jours pour la suite, n'hésitez pas à poster des reviews ça fait toujours plaisir :)