Hello, tout le monde! Me revoilà avec ce chapitre, que je vous avais promis avant juin - et oui, je tiens toujours mes promesses. (En même temps, juin... Tu abuses sur les délais... - Mais noooon /PAN/)
Alors, comme toujours, merci de lire cette fanfiction, dont rien n'est à moi sauf l'idée de la fanfiction, je le rappelle. (Qui d'autre peut avoir des idées aussi saugrenues, dites-moi?)
Vous êtes géniaux.
Ainsi, les réponses aux reviews anonymes sont en bas. Et je vous souhaite une très bonne lecture.
Chapitre 9: Arcobaleno.(*)
Royaume Cavallone - Château.
Assis à table, indifférent à la discussion qu'entretenaient les plus âgés, Tsuna fixait son assiette sans vraiment la voir. Il était perdu dans ses pensées, des pensées qui ne cessaient de le tourmenter depuis qu'il avait franchi les portes de la salle, qu'il avait salué Dino, qu'il avait trébuché sur son propre pied en allant s'asseoir, qu'il s'était assis et qu'il avait commencé à manger. Il trouvait qu'il pensait comme une fillette, mais n'avait pas vraiment le choix. Après tout, a-t-on vraiment réussi à se débarrasser de ses pensées une fois qu'elles occupaient toute la place? C'était exactement comme si l'on se disait de ne surtout pas penser à quelque chose ; dès lors, on ne pensera plus qu'à ça. Mais était-ce sa faute, si il était tombé amoureux d'un presque inconnu?
- Alors, nous ferons comme cela?
La voix de son père, Giotto, plus forte qu'avant, sortit pour un temps le garçon de ses pensées.
- Oui, c'est réglé, dit Antonio di Cavallone en se levant tandis que son interlocuteur faisait de même. Nous ferons donc ainsi.
Ils se serrèrent la main, avec un sourire.
- Nous devons y aller, dans ce cas. Nous avons encore quelques personnes à aller voir, comme dit tout à l'heure.
La menace de la guerre les enveloppa soudain. Elle semblait étouffer tout un chacun, apportant avec elle le sang et la tuerie. L'adolescent en eut des sueurs froides, et vit du coin de l'oeil que la plupart des autres personnes s'étaient raidies.
Cinq minutes plus tard, montre en main, ils étaient tous trois repartis. Les adieux de Tsuna à Dino avaient été presque déchirants.
- Au revoir, Dino! avait-il déclaré en montant dans la calèche. Nous nous reverrons bientôt!
- Au revoir, Tsuna, je suis sûr que ce jour arrivera bien vite!
(Après cela, le brun susnommé avait raté la seule marche et s'était écrasé au sol.)
Quelques larmes et au revoir plus tard, la calèche était repartie et il n'en fallut pas plus au garçon pour replonger dans ses pensées qui ne semblaient pas vouloir le lâcher.
- Reborn? demanda Giotto en se tournant vers celui-ci.
- Hm?
- Il faut se préparer au combat, tu sais ça. Mais si le don de Tsuna se réveille maintenant...
- Ce sera lui qui devra combattre, non?
- Nous n'aurons pas le choix. (Il fixa son fils, lequel regardait par la fenêtre, apparemment ailleurs.) Il faudrait, en prévision de ce cas, commencer à rassembler les Porteurs de bagues... Tu sais, les Gardiens.
- Ne faut-il pas retrouver tes Gardiens à toi? Combien y'en a-t-il, déjà?
- Avec Tsuna, ils devraient être sept. Et nous n'étions plus censés combattre... Ils m'ont redonné leurs bagues... Ils sont étalés aux quatre coins du pays. Il faudrait les rechercher.
- On a vraiment le temps pour ça? soupira Reborn en se pinçant l'arête du nez. Attends, tu as dit sept? (Giotto acquiesça.) Comme les Arcobalenos?
- Arcobalenos? fit une autre voix.
D'un même mouvement, les deux adultes se retournèrent vers Tsuna, et le professeur particulier jura en silence. Comment avait-il pu oublier que le garçon avait lu ce nom dans un dossier, lors d'une leçon?
- Ca ne te concerne pas, Tsuna, lança-t-il presque automatiquement, sur un ton plus rude qu'il l'avait souhaité.
Intérieurement, il s'en voulut lorsqu'il vit l'adolescent se mordre la lèvre et se retourner sans un mot. Giotto n'y prêta même pas attention. "Arcobaleno...? Ou ai-je déjà entendu ce nom?" pensa-t-il, ce mot lui était vaguement familier.
Il finit par poser la question à Reborn, lequel fixait Tsuna de ses yeux sans expression. Celui-ci lui répondit doucement, semblant pour la première fois chercher ses mots :
- Je ne sais pas grand-chose. Seulement que le créateur de ce groupe est un cinglé monumental, si je puis me permettre... Il réunit une bonne centaine de gens et les fait s'entre-tuer - bon, la source est très peu fiable, étant donné qu'elle vient d'un homme qui aime se saouler et raconter des histoires sans intérêt. La seule raison pour laquelle elle a été retenue, c'est parce que la plupart des histoires du vieux sont vraies...
- La plupart.
- La plupart. Enfin bref, il les fait s'entre-tuer, et restent sept personnes à la fin, désignées comme les Arcobalenos. Sache que personne ne sait ce que deviennent ces Arcobalenos - très peu de gens connaissent leur existence d'ailleurs. Je te prierai de ne pas répéter cela...
- Bien sûr... avait murmuré l'autre.
Puis, d'un seul coup, il se souvint dans quel contexte il avait entendu le mot "Arcobaleno".
- Reborn, le village d'où tu viens, il ne s'appellerait pas...
- Si, le coupa-t-il. Mais ça n'a absolument aucun rapport.
Giotto ne dit plus rien. Le voyage allait être long...
Royaume Millefiore - Château du seigneur.
-Tu veux un marshmallow, Uni? demanda l'homme aux cheveux blancs qui se prélassait dans son canapé, un paquet de ces sucreries dans les mains.
La dénommée Uni, jeune fille aux cheveux verts et aux grands yeux bleus, ne répondit pas. Elle était assise en face de Byakuran, droite comme un i, en parfait contraste avec la personne avachie sur son canapé, les mains sur les genoux, ses yeux vides dirigés vers l'homme, bien loin de ce château absolument somptueux et des marshmallows qui emplissaient les placards de la cuisine et les réserves. Non, son esprit était à la fois hors de ces murs qui la gardaient captive et prisonnier de ceux-ci. Il s'était réfugié dans un petit coin d'elle-même, si près et pourtant si loin d'elle, et il avait la forme d'une ombre trouble. Et cette ombre chuchotait des mots, rien que des mots. Elle savait que tout allait bien se finir, et ce grâce à la personne que Byakuran avait si souvent mentionné depuis son retour du royaume Vongola.
"Dépêchez-vous, Tsuna, murmurait-elle. Je vous attends."
(*) Vous noterez le titre très recherché...
Réponses aux review's anonymes:
Loulyss: Merci pour ta review! Owi, c'est tellement ça, vive les clichés 8D
ophelie.r : Merci pour ta review ~ Et oui, c'est comique, j'étais pliée en imaginant ça! Et apparemment ça ne fait pas rire que moi :')
Merci à tous pour vos reviews, ça me fait troooop plaisir. Ce chapitre est aussi court que les autres, j'avoue, mais la fiction commence à traîner en longueur, il faut que je fasse des révélations moi! (Et qui sait, je pourrais même avoir la motivation d'écrire un second arc après celui-là XD)
Au revoir, merci d'avoir lu, et à la prochaine mes très chers lecteurs adorés :D (Bon, je crois que tu en fais trop. - Mais non, Autre personnalité! Tu délires!)
