Bonjour bonjour !
Voici le nouveau chapitre (oui, j'ai été inspirée, profitez-en ^^)
Tout d'abord je tiens à remercier tous les lecteurs qui suivent cette histoire :) je reçois régulièrement des mails pour me dire que quelqu'un suit ou l'a mise en favorite et ça me touche beaucoup, ça m'encourage énormément.
Une autre chose qui m'encourage et me donne envie de publier, c'est bien évidemment vos commentaires, donc n'hésitez pas à laisser une review en bas ! Même si c'est juste pour dire « cool » ou « c'est nul » !
Plume Pourpre : Merci ! En espérant que la suite le sera tout autant
Lealyn : Merci pour le cafard ^^ Encore un petit peu de calme mais Théo prends des risques … est-ce que ça va payer ?
Soeurette : Profites-en tant que ça dure ;) Oui, Cormac est stupide mais ce n'est pas nouveau ^^
Maxine3482 : Je préfère publier des chapitres courts et finir l'histoire que de me forcer à faire des trucs longs et perdre courage… peut-être que ça changera un jour et que j'y arriverais ! En tout cas, merci :)
Et bonne lecture !
Harry Potter et Ronald Weasley avaient l'immense honneur d'être considérés comme les meilleurs amis d'Hermione. Comme tout honneur, cela consistait en beaucoup d'avantages, tel que l'aide pour les dissertations, mais également en quelques devoirs d'ordinaire peu coûteux, dont celui, notamment, de s'inquiéter de la santé physique ou morale de la jeune femme lorsque le moment semblait le justifier.
Or, la préfète n'ayant pas ouvert la bouche depuis son lever autrement que pour prendre son petit-déjeuner, les-dit meilleurs amis considérèrent qu'il était temps de s'inquiéter. Néanmoins, lorsque la seule réponse qu'ils obtinrent fut une déclaration de bien-être totale et complète, ils abandonnèrent momentanément, se promettant de revenir à la charge lorsque leur amie serait prête à parler. Et si cette dernière leur était reconnaissante de leur attention, il était absolument hors de question qu'elle leur parle de Cormac, encore moins de Nott, surtout pas du moment qu'ils avaient passé ensemble la veille.
oOo
Minerva McGonagall était un professeur éminent et respecté. Elle se targuait de ne plus être surprise par grand-chose et avouait bien volontiers qu'avoir eu à gérer les Maraudeurs puis les jumeaux Weasley l'avait rodée pour toutes les situations de sa vie d'enseignante. Toutefois, lorsque Théodore Nott se présenta à la porte de son bureau, elle admit bien volontiers que certaines choses -ou personnes- pouvaient encore la surprendre.
« Monsieur Nott ? que puis-je pour vous ?
Le jeune homme semblait en proie à un violent dilemme et la vieille dame se décida à le faire entrer et asseoir. Elle prit place face à lui, de l'autre côté du bureau, et observa son élève passer une main agitée dans des cheveux qui n'en avaient visiblement pas besoin avant de prendre une profonde inspiration.
- Il y a … un problème, avec deux élèves.
- Pourquoi n'allez-vous pas voir le professeur Rogue ? c'est votre directeur de Maison.
Le rictus qui s'afficha sur le visage du Serpentard alerta le professeur de métamorphose qui se fit soudain totalement attentive. Il y avait quelque chose entre le la tristesse et le désespoir qui était dérangeant sur le visage d'un adolescent de seize ans.
- Avec tout le respect que j'ai pour lui, Madame, le professeur Rogue ne me serait d'aucun secours. Les élèves concernés sont à Gryffondor.
Le jeune homme s'interrompit, jeta un œil à son enseignante et reprit sans la regarder.
- Hier soir, j'ai surpris Cormac McLaggen agressant physiquement Hermione Granger. Il lui reprochait la fin de leur relation, je crois, en lui tordant un bras dans le dos. Il la tenait également par les cheveux. Il est parti lorsque je le lui ai demandé.
- Il me semble pourtant que mademoiselle Granger est tout à fait apte à se défendre, exposa Minerva dans un souci d'obtenir plus de détails à propos d'une situation qui lui paraissait surréaliste.
- Sa baguette était par terre, Madame.
La directrice adjointe observa attentivement le jeune homme qui lui faisait face, cherchant une marque de sincérité sur son visage. Malheureusement, elle n'était pas vraiment surprise par l'événement rapporté, mais plutôt par la personne qui venait lui en rendre compte.
- Pourquoi ne vient-elle pas m'en parler directement ?
Théodore hésita franchement. Il savait dès le départ que c'était une très mauvaise idée de venir voir la vieille McGo, mais il avait une conscience aigüe de ce que Granger ferait : rien.
- Elle … ne tient pas à ce que ça s'ébruite. Je pense qu'elle culpabilise aussi, bien qu'elle n'y soit pour rien.
McGonagall sentait qu'il se retenait d'ajouter des épithètes peu flatteuses à l'égard de McLaggen, mais elle décida de faire semblant de rien. Elle avait une dernière question à poser, la plus importante, celle qui déterminerait si elle croyait à cette histoire ou non.
- Et vous, monsieur Nott, pourquoi venez-vous m'en parler ?
Le Serpentard planta son regard vert dans celui de la vielle femme. Lui était prêt à entièrement assumer.
- Parce que je m'inquiète pour elle.
Et derrière ces mots résonnaient bien d'autres choses.
oOo
Chère Hermione
Tu n'avais pas l'air d'aller bien aujourd'hui. Tu n'as pas décroché un mot, même pas un sourire. Même si ton apparence était encore plus impeccable que d'habitude, je ne suis pas un idiot : ta façade « je vais bien » ne marche pas avec moi.
Quoi qu'il se soit passé, ne te laisse pas abattre. Tu es plus forte que ce que les gens pensent, mais moi, je le sais : tu es capable de faire face à n'importe quelle situation.
Il y en a surement auxquelles tu ne sauras pas faire face sur le coup : ça n'a pas d'importance. Ce qui compte, c'est ta manière de réagir par la suite. Eloigner tes amis de toi, t'enliser dans ton mal-être en leur refusant la possibilité de t'aider, ce n'est pas une bonne chose. Pour assimiler un contrecoup, on a besoin d'être entouré. Tu n'as pas besoin de mille personnes, même une seule peut suffire, proche ou non. Tu as besoin de réconfort.
Je sais que ce n'est évident ni à entendre (ou à lire), ni à accepter, mais crois-moi, je te parle par expérience : c'est nécessaire. Plus tu resteras seule, drapée dans ton malaise comme dans ta cape en hiver, et plus tu iras mal. Or, Hermione, ce n'est pas ce que tu souhaites, n'est-ce pas ?
Je compte sur toi pour te reprendre, pour agir, d'une manière ou d'une autre. Ton sourire et ton rire me manquent.
Affectueusement,
Ton ami.
oOo
Théodore Nott.
L'auteur de ces lettres anonymes, de tous ces courriers presque quotidiens, de ces conseils ou remontrances qui lui avaient malgré elle permis d'avancer sur une voie mieux dégagée, c'était lui. Celui qui lui disait penser à elle jour et nuit, qui lui demandait de sortir de sa tête puis lui affirmait qu'il voulait rester dans sa vie, c'était lui.
Lui qui l'avait, par deux fois, sortie des griffes de Cormac, qui lui avait offert son soutien discret, qui l'avait faite rire, qui l'avait entourée de ses bras lorsqu'elle en avait eu le plus besoin, c'était Nott.
Un inconnu.
Un Serpentard.
Un fils de Mangemort.
Hermione reposa sa baguette sur la table d'un air absent, le regard perdu. Elle n'avait aucune idée de la manière dont elle était censée réagir à cette révélation. Une partie d'elle était dans une colère noire et brûlante : il s'était permis de l'observer, de l'espionner, de la harceler, tout cela dans le seul but de soulager sa conscience ou que savait-elle encore ! Parce qu'il voulait dormir en paix ! Elle n'était pas un jouet qu'il pouvait manipuler à sa guise, elle aussi avait une âme, des sentiments !
Mais justement, ces sentiments lui disaient qu'au-delà de ses lettres impertinentes, le jeune homme avait été là pour elle lorsqu'elle en avait eu besoin. A la soirée de Slughorn et la veille dans le couloir, bien sûr, mais pas seulement. Par ses écrits, il lui avait permis de s'affirmer, d'être plus sûre d'elle. Il y avait aussi quelques gestes, comme rattraper un livre à la bibliothèque ou la saluer d'un signe de tête dans les couloirs, ou bien quand il était venu la voir pour lui dire d'assumer ses éclats de voix et -bien sûr ! qu'elle était stupide de ne pas s'en être rendue compte plus tôt ! c'était lui qui lui avait dit, par deux fois, qu'on n'affichait pas une relation tant qu'on n'était pas prêt à l'assumer. Une fois dans une lettre, une autre de vive voix, et elle n'avait même pas fait le lien !
Cependant, ne pas lui en vouloir parce qu'il avait été présent au bon moment lui paraissait trop facile. Après tout, il avait affirmé lui-même n'avoir aucune intention de disparaitre de sa vie et qu'il était préparé à son explosion de colère. Elle allait donc pouvoir juger de la véracité de ces phrases… Seulement, le Poudlard Express partait le lendemain pour les vacances de Noël et elle n'avait aucune idée de l'emploi du temps du jeune homme -partait-il ? Restait-il ? elle devait donc agir le soir-même ou le lendemain matin, ce qui ne lui laissait pas d'autre option que d'intervenir pendant les repas.
Mais puisqu'il était prêt… Elle aussi.
