Le retour de notre blondinet national !

Enjoy !


Chapitre 10 : De vieux amis…

Le cottage paraissait délabré. Inhabité. Complètement laissé à l'abandon. Personne n'aurait eu l'idée d'y mettre les pieds… Il dégageait une atmosphère pesante. Comme si les murs, les vitres brisées et la toiture abimée répandaient une âme, une âme salie, une âme meurtrie.

Tout dans cette maison inspirait la crainte, la peur et l'inquiétude. La mousse avait pris possession de la façade Nord de la maisonnette tandis que le lierre c'était accoutumé des autres murs. Le gigantesque jardin qui l'entourait n'était plus qu'un amas de ronces, de mauvaises herbes et de branches arrachées. Rien dans cette maison n'aurait permis de penser que cette dernière était habitée. Ou plutôt occupée. Car manifestement, cette magnifique villa du XIXème siècle était restée vide durant de longues années.

Mais qui aurait pu le savoir ? Qui aurait, ne serait-se qu'imaginer, que quelqu'un puisse vivre dans de pareils vestiges ?

Peu de monde en effet… pour la simple raison que ce cottage n'apparaissait sur aucune carte, sur aucun document, et que les terres sur lesquelles il était construit étaient privées depuis de nombreuses décennies… et le peu de promeneurs qui passaient dans le coin se posaient rarement la question.

Ils ne se la posaient d'ailleurs jamais ! Assurément, aucun touriste n'avait accès à cette demeure.

Cet étrange phénomène avait commencé il y a quatre mois de cela. Depuis ce fameux mois de juin, aucun homme, aucun animal n'avait approché la maison à plus de cinquante mètres.

Vous vous rappeliez toujours quelque chose à faire lorsque vous étiez de passage dans le coin. Les habitants de Leamington s'étaient mis à rire de cet « enchantement ».

Beaucoup d'entre eux venaient se promener le long des rives du Lac Erié lors des longues journées d'été et des belles journées d'automne. Le paysage était sublime.

La villa était cloitrée entre deux falaises, à l'abri du vent, et offrait un spectacle inimaginable. Lorsque le soleil illuminait des heures durant le lac, celui-ci brillait aussi intensément que les plus beaux diamants. La lumière se réfléchissait sur ces flots, laissant à celui qui l'observait un panorama céleste.

Au loin, aucune trace de civilisation, le lac à perte de vue. L'eau ne frémissait qu'à l'approche d'un poisson ou d'une loutre venue chercher de quoi se délecter à l'aplomb des falaises. Celles-ci étaient blanches comme neige, et reflétaient d'autant plus les rayons du soleil.

Mais ce matin d'octobre, le soleil mis plus de temps qu'accoutumé à se lever. Depuis quelques jours maintenant, les nuages se faisaient de plus en plus présents dès l'aube. Le paysage y perdait de sa beauté même si celle-ci restait immortelle au fil des mois.

Assis en tailleur au bord des falaises, un jeune garçon observait depuis maintenant trois semaines le ciel. Il y trouvait chaque jour un lever de soleil différent.

Les nuages ne mirent pas longtemps à disparaître, laissant à cet homme le spectacle qu'il chérissait tant.

En l'espace d'une demi-heure, le soleil s'était complètement levé sur la crique et le ciel avait affiché sa plus belle palette. Le rose avait été la couleur prédominante de cette nouvelle aurore.

Le lac offrait des reflets fabuleux. Au fur et à mesure des minutes écoulées, les longs et capricieux rayons vinrent à rencontrer la peau froide et parfaite de l'inconnu. La chaleur douce que délivrait cette caresse fit frissonner le jeune sorcier, lui si habitué à la fraicheur de la vie.

Sa vie, son corps et son cœur étaient de glace. Il n'avait jamais connu autre sentiment que la froideur d'un visage, le mépris d'un regard, la haine d'une union et le regret d'une naissance.

Depuis son arrivée ici, il admirait chacune de ses matinée de lumière. Elles lui permettaient de s'évader et d'oublier la personne qu'il était devenu et le rôle qu'il occupait désormais sous SES rangs.

Et cette nouvelle aurore était d'une beauté inhabituelle. La couleur rose n'avait jamais été sa préférée, mais ce matin là, elle se démarquait de toutes les autres, annonçant une journée différente des précédentes.

Mais déjà, le vent se remit à souffler, balayant les cheveux blancs de l'adolescent d'avant en arrière, lui rappelant que tout comme l'air, il était temps pour lui de redevenir aussi froid que l'hiver et aussi dur que la pierre.

Scorpius Malfoy sourit une dernière fois au lac, se redressa, retira délicatement les quelques brins d'herbes accrochés à sa robe puis remit le masque qu'il portait depuis maintenant cinq ans et qui lui servait de visage.

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Il était environ sept heures du matin lorsque, n'y tenant plus, Rose claqua la porte du corridor et quitta la maison. Elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit.

Sa colère avait encore passé un cap la veille au soir et Rose était sortie de ses gonds, libérant une nouvelle crise d'irritation au sein de la petite maison.

Cela faisait trois semaines que Rose s'était réveillée et trois semaines qu'Hermione refusait de laisser sa fille se rendre en cours. Cette dernière avait eu beau protester des heures durant, elle n'avait eu le droit qu'à un ou deux sortilèges du saucisson de la part de sa mère…

Rose avait tant admiré sa mère pendant ces dernières année que la haine qu'elle lui porta soudainement suite à la « disparition » de son père lui fut d'abord difficile. Puis Rose compris très vite que sa mère ne changerait pas, et la rancune qu'elle lui portait se décupla en l'espace de quelques jours.

Mais Rose devenait complètement folle enfermée dans cette baraque à ne rencontrer que les vieilles amies de sa mère qui, au plus grand des hasards, habitaient le quartier depuis moins de dix ans.

Ainsi, Rose avait fini par craquer, et le calme quartier résidentiel s'était soudainement agité la veille, en pleine nuit…

Hermione était alors confortablement installée dans le salon, relisant quelques livres de sorts et enchantements qu'elle avait méticuleusement conservés après ses années d'études à Poudlard. Assise en tailleur sur le fauteuil faisant face à la cheminée, elle avait passée la soirée à bouquiner, laissant Rose à ses habituelles occupations - ces dernières étant rester cloitrer dans sa chambre à observer les feuilles jaunies par le temps tomber une à une dans la rue faisant face à la maison.

Vers minuit passé, lorsqu'elle s'apprêta à monter se coucher, elle tomba nez à nez avec sa fille qui se tenait dans l'encadrement de la porte depuis bientôt deux heures trente.

- Tu m'as fais peur, s'exclama Hermione en ramassant le livre qu'elle avait fait tomber sous le choc. Depuis combien de temps es-tu là ? s'inquiéta-t-elle.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? répliqua immédiatement Rose, ne laissant à sa mère le temps de terminer sa phrase. De toute façon il me semble que tu t'en fiches. Non ?

- Qu… Quoi ? Comment peux-tu dire des choses pareilles Rose ? répliqua Hermione surprise.

- vComment ? ironisa la fille… Je ne sais pas moi. Je t'ai observé ces derniers jours – après tout je n'ai que ça à faire de mes journées ! – et il me semble que tu ne te soucis que très peu des autres !

- Mais c'est insensé Rosy ! vociféra la Gryffondor. Je suis toute la journée ici, à préparer à manger, à laver et repasser le linge dont tu ne t'occupes pas, à ranger et nettoyer cette maison qui n'est pas la mienne pendant que MADEMOISELLE s'obstine à rester cloitrée dans sa chambre, ne sortant que si je l'y oblige ou si quelqu'un se donne la peine de venir lui rendre visite !

- Tiens ? Je m'obstine à rester enfermée dans ma chambre durant des heures ? C'est étrange mais il me semble que je ne demande qu'à sortir depuis six semaines ! J'ai une école, des cours je te rappelle ! Alors pourquoi devrais-je rester barricadée ici pendant que toi tu t'amuses tellement à relire tous tes livres de classes, ceux que j'aurais du moi aussi lire et apprendre mais que l'on m'a interdit pour ma « propre sécurité » ? Tu me parles comme si je n'étais qu'une loque, une vieille chaussette qui reste indéfiniment collée à tes basques et dont tu voudrais te débarrasser !

La gifle partie toute seule. A l'instant même où les doigts de Hermione vinrent à rencontrer la joue de Rose, la mère se mit à fondre en sanglot. Elle n'avait jamais giflé ses enfants de toute sa triste vie, et avoir frappé sa fille était pour elle une triste expérience.

Rose se malaxa la joue tout en foudroyant du regard sa mère, toute disposée à lui raconter ses quatre vérités. Hermione avait déclenché un cataclysme sans fin sans même le savoir.

- Je présume que celle-ci aussi elle était méritée ? questionna-t-elle. Après tout, j'oublierai vite, n'est-ce pas ? Aussi vite que tu as oublié papa j'imagine !

Hermione était sans voix. Ce dernier reproche était surement le plus douloureux de tous ceux que lui avait fait Rose depuis bientôt un mois. Oser affirmer qu'elle avait oublié Ron après toutes les épreuves qu'elle avait traversé, seule, loin de sa famille et à milles lieux de ses amis était pour elle le coup de grace. Engloutie par le chagrin, Hermione ne put s'empêcher de s'écrouler, et se réfugia en boule contre le meuble le plus proche.

Pour autant, Rose ne cessa ses méchancetés et prit un malin plaisir à détruire sa mère autant que cette dernière l'avait détruite le soir où elle lui avait enfin dévoilé la vérité.

Lorsqu'enfin Rose céda sa dernière carte, Hermione ne put que réagir.

- J'imagine qu'après t'être tellement amusée à nous abattre moi et papa, tu ne verrais aucun inconvénient à ce que j'aille LE voir pour lui raconter tout ce que j'ai subit pendant ces dix huit dernières années ! Je suis sure qu'IL accepterait même de me prendre sous son aile. Après tout, qui mieux que LUI pourrait m'enseigner ce que tu as toujours refuser de faire ? Je suis sure qu'en te dénonçant j'éprouverais un malin plaisir à te voir partir en SA compagnie… se mit à minauder Rose un sourire sadique étiré jusqu'aux oreilles.

Hermione réagit aussi vite que l'éclair, sortit sa baguette, la pointa droit sur sa fille et l'obligea à se taire sous l'emprise du Sortilège de l'imperium.

Mais à sa grande stupéfaction, Rose ne réagit pas et se contenta de sourire, visiblement enchantée d'avoir contré le sortilège impardonnable. La jeune adulte sourit une dernière fois à sa mère avant de tourner les talons et de regagner sa chambre.

Ainsi, Rose quitta la maison de bonne heure, surprise que sa mère n'est pas essayée de la retenir ou de lui affliger un des nombreux sort dont elle était l'heureuse détentrice.

Elle s'assit derrière le volant de sa voiture, enchantée de pouvoir enfin toucher et observer autre chose que les multiples bibelots qui décoraient l'intérieur de sa prison. Mais Rose ne démarra pas immédiatement la voiture, préférant examiner le lourd rideau brun tiré de sa mère. Elle resta immobile sur son siège pendant une bonne demi-heure avant de voir le tissus onduler sur quelques centimètres.

Elle passa sa première et quitta le quartier en trombe, ignorant avec élégance le regard suppliant de sa mère de l'autre côté de la vitre gelée.

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En regagnant la villa, Scorpius ne put s'empêcher de croire au miracle. Il aimait réellement cette région et tenait à y rester le plus longtemps possible. Il ne détestait que trop son nouveau mode de vie, à suivre les traces de son père, à traquer les fugitifs et les traitres à leur sang. Il ne supportait plus les va-et-vient incessants à travers le monde. Bouger, toujours bouger… Lui et son père ne restaient jamais au même endroit plus de trois mois. Cette fois-ci était une exception, mais Scorpius savait pertinemment qu'il ne lui restait que peu de jours à passer à Leamington. Il adorait cette région des grands lac et y aurait volontiers élu domicile si son sorcier de père ne passait pas son temps à voyager.

Plusieurs fois il avait essayé de le convaincre qu'un transplanage était aussi efficace à Paris qu'à Tokyo pour se rendre à Rio, mais le paternel avait toujours refusé de prendre en considération les remarques de son fils… ne lui laissant d'autre choix que de suivre Malfoy Sénior au gré de ses envies et ses missions.

S'ils se trouvaient aujourd'hui dans la région des Grands Lacs, il ne s'agissait pas d'un hasard. La présence répétée de sorcier dans la contrée avait mis la puce à l'oreille du nouveau gouvernement, et Malfoy père et fils avaient été chargés de cette tâche.

Ainsi, Draco refusant de trainer son boulet de fils à longueurs de journée, l'avait volontairement inscrit dans un lycée avoisinant son lieu de « travail » ! De ce fait, Scorpius se retrouvait chaque matin derrière un vulgaire bureau à imiter ces Moldus de camarade. Mais l'adolescent n'était pas dupe et avait vite découvert que son charisme en impressionnait plus d'un. Il avait donc pris un malin plaisir à réunir autour de lui une troupe de bourrins, persuadés du potentiel de Scorpius, et à traumatiser ceux qui lui défiguraient le paysage.

Malfoy & Malfoy avaient consciemment choisi de s'isoler pour cacher leurs réelles intentions, d'où le choix de Leamington pour s'occuper de leurs propres problèmes. Le lac séparait Leamington de Cleveland d'environ une centaine de kilomètres, ce qui leurs permettaient de ne pas se faire remarquer et de ne pas se faire connaitre.

De plus, leur sortilège de repousse Moldu autour de la villa permettait une tranquillité démesurée.

Mais tout ce protocole n'empêchait pas le temps de tourner et la mission commençait à manquer d'intérêt. S'ils étaient restés perchés sur leur falaise plus que d'accoutumée, il s'agissait là d'une raison des plus croustillantes.

Alors que leur départ était déjà annoncé, l'Indésirable n°1 avait été retrouvé, à quelques kilomètres de là. L'occasion avait été trop belle, et le duo Malfoy avait rangé ses valises pour courir après Weasley. Mais deux semaines après la fuite, ils avaient perdu sa trace et s'étaient évertués à le chercher de part le monde depuis lors.

Mais aujourd'hui, Scorpius était plus déterminé que jamais à rester dans la région. Il méditait cet instant depuis maintenant six semaines, six semaines qu'il se posait toujours la même question sur cette fameuse fille de son lycée.

D'abord hésitant, il prit son courage à deux mains et pénétra dans la villa, se dirigeant en direction du salon où son père se tenait assis, le journal sur les genoux.

Scorpius se présenta devant son père et attendit que celui-ci lève la tête pour annoncer :

- Je ne suis pas sure de ce que j'avance, mais peut être pourriez-vous m'aidez à résoudre un problème qui me turlupine depuis maintenant une semaine, père…

- Je n'ai que faire de tes problèmes Scorpius ! Ne comprend donc tu pas qu'il y a des choses en ce monde bien plus importante qu'un simple obstacle jouvenceau ?

- Je comprend tout à fait père… Mais mon problème à peut être un rapport avec l'Indésirable !

Draco avait soudainement refermé son journal et s'était levé d'un bond de son siège, faisant face de toute sa hauteur à son fils unique.

- Quoi ? s'exclama furieux le père. Tu aurais des informations sur Weasley que je ne serais pas en mesure de posséder ? Et tu n'en parles que maintenant ?

- Mais je ne suis pas sure de la véracité de mes propos !

Derrière Scorpius, un magnifique miroir, aussi imposant qu'une armoire en houx, se mit à se brouiller, laissant apparaitre de légers fils blancs, ondulant le longs des parois de la glace. Cette vitrine n'était autre qu'un détecteur de mensonge que seuls les missionnaires du ministre étaient en mesure de posséder. Ces longues pousses argentées étaient la preuve formelle que le jeune héritier Malfoy ne mentait point et qu'il pouvait continuer son discours.

- Parle ! claironna Draco.

- Eh bien voilà. Il y a six semaines, il était environ deux heures lorsque nous avons croisé une boiteuse dans le parc du lycée. Tu sais bien que je prend un plaisir étonnant à martyriser ces pauvres Moldus sans valeur. Après tout, c'est toi qui me l'a enseigné ! Toujours est-il que nous nous sommes amusés avec cette fille quelques minutes, rien de bien méchant – quelques coups et deux-trois revers. Et puis je me suis approché d'elle, histoire de l'aider, et là, elle m'a foutu un sacré crochet du gauche en pleine poitrine. C'était hilarant de la voir se mordre la lèvre de douleur après que ses os se soient brisés contre mon thorax, mentit Scorpius.

En vérité, Scorpius n'était pas fier de s'être fait ramassé par une gonzesse, qui plus est, l'avait salement amoché. Mais connaissant l'orgueil de son père, il avait préféré passer sous silence cet évènement douteux.

- Bref, continua le fils. Tout ça pour dire qu'une fois que cette saleté de Moldu s'est retrouvée au tapis, elle avait se regard… Tu me connais, je ne suis pas du genre à me faire intimider, mais…

- ABREGE ! coupa son père au bord de la crise de nerf.

- Humm… En clair elle m'a jeté un regard assassin, et elle m'a rappeler cette fille à Poudlard.

Le regard de Draco commença à se détendre, surprit de la tournure que prenait le récit.

- Qui ? demanda-t-il.

- Je ne me rappelle plus son nom. Je ne l'ai connu que la première année. Elle est partie avant même les vacances de Noël. Elle était grande, mince et rousse. Elle avait des cheveux épais et un regard flamboyant. Je me rappelle qu'elle avait essayé à plusieurs reprises de me faire renvoyer ou de me faire envoyer chez le Dirlo. Elle m'avait même foutu une gifle pendant un cours de botanique alors que je l'avais contredit sur le dosage de terreau de je ne sais plus quelle plante.

Ici également, Scorpius préféra se taire sur le fait qu'il avait passé la moitié du cours sous les tables à reluquer les jambes de cette fille avant de se faire pincer et d'écoper de deux gifles et de corvées de ménages pendant trois semaines.

- Elle était rousse ? s'inquiéta son père. Et aussi agressive qu'un lion ?

- Oui ! Exactement ! D'ailleurs elle était à Gryffondor. Pourquoi ? Tu l'as connais ?

- Se serait plutôt à toi de m'expliquer le rapport entre cette Moldu et la Gryffondor !

- Eh bien je crois qu'il s'agit de la même personne… Elles ont toutes deux le même regard plein de haine et d'antipathie. Tu te rend compte ! Ça voudrait dire que je suis pas le seul sorcier dans ce bahut !

Draco s'était mis à sourire comme il ne l'avait plus fait depuis longtemps. Son fils n'était qu'un idiot, mais un idiot chanceux !

A la vue du sourire sournois de son père, Scorpius commença à douter de l'attitude à avoir. Il pensait que cette révélation mettrait son père en rogne, n'étant pas le seul sorcier qualifié à s'acquitter de la mission. Mais son père se mit à rire, et cela lui paraissait douteux.

- J'ai loupé un épisode ?, s'étonna le jeune.

- Ah Scorpius ! Si tu savais ! Tu viens de m'éviter la colère du Ministre… SA colère !

- Euh… bah tant mieux. Mais tu ne m'as toujours pas expliqué pourquoi !

- Quel sot tu fais ! Sache que si tu devais te rappeler d'un seul de tes camarades de Poudlard, il s'agirait de cette fille ! Comment as-tu fait pour oublier un personnage pareil ? Tu ne t'en souviens pas ?

- NON ! Sinon je te l'aurais dis plus tôt !

- Eh bien tu aurais mieux fait ! Sache ignare que tu es, que ces deux filles sont une seule et même personne. Et son nom va, je l'espère, te faire regretter de ne pas m'en avoir parlé plus tôt ! Le nom de Rose Weasley te dit-il quelque chose ?

A ces paroles, Scorpius se liquéfia, revoyant très clairement le visage de Rose, ravageur et plein de haine. Il comprit soudain que cette rencontre allait lui permettre de rester dans la région.

- WEASLEY ? Tu rigoles ? Ne me dis pas que…

- Eh si ! Cette fille ne peut être personne d'autre que la fille de Weasley ! Réfléchis ! L'Indésirable a transplané depuis Cleveland, ville où comme par hasard tu reconnais Rose Weasley ! Scorpius, si tu retrouves cette fille, on retrouve le père ! s'exclama Draco euphorique…