Coucou tout le monde.
Tout d'abord des excuses s'imposent.
Une review m'a ouvert les yeux et j'ai enfin compri que le nombre de review sur mes chapitres n'étaient pas important. Donc à partir de maintenant, même si je n'ai aucune review sur un chapitre je continuerai à publier régulièrement.
Je vais choisir un jour, pourquoi pas Jeudi étant donné que nous sommes jeudi justement. Donc tous les jeudis je publierais. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire.
Une dernière chose, je suis sadique de nature, par exemple là, je publie juste la première partie, et demain ou ce soir la suivante. Ma correctrice a été bouffé par le suspence,, savoir que vous ressentirez peut-être la même chose me réjouit ^^
Remerciements:
Merci à toutes mes lecticres
chamalow1512 Merci du compliment. je prends en compte les remarques qu'on me fait et essayer d'améliorer mes textes =)
katner Merci pour ta review ! Et en ce qui concerne le choix à faire, hélas... Dans mon histoire il n'y pas Nessie pour rapprocher les deux familles, les deux clans.
Liki0da Oui, Bella peut se montrer très agressive envers la végétation ! ^^
delphes Merci pour la review =) Effectivement je viens de voir qu'on ne pouvait mettre qu'une review par chapitre =) Pas grave :P
Mrs Esmee Cullen Une nouvelle famille ! Je ne te dis rien, suspence. Bonne lecture !
Enaalya Merci à toi O celle qui m'a remis à ma place ! =)
paige678 et Lovellly ainsi que Sandrine MERCI MERCI ! Et je viens de changer de complète elle est passé à in-progress même si elle est déjà écrite =)
Artistaa Un aperçu complicité fille-à-loup, j'ai quelque extrait d'écrit, mais j'avais décidé de les enlever de l'histoire. Je les mettrai en bonus si tu veux =)
Et un dernier merci à Sara =)
CHAPITRE 9 PARTIE 1
Je me retournai vivement, et me détendis quand je reconnus Alice:
- Bella? Je chassais un peu plus loin quand j'ai vu que tu étais ici, toute seule. Quelque chose ne va pas ?
Pas le temps de répondre que je me retrouvai emprisonnée par des bras petits mais puissants dans une étreinte des plus chaleureuses et réconfortantes. Cela suffit à me calmer, et tout à coup, détendue, je lui racontai tout.
- Les loups ne veulent plus de moi, ils disent que si je fais partie de votre clan je n'ai plus le droit de franchir la ligne de démarcation... – Je la relâchai et lui prit les mains. – Tu sais Alice, ils... vraiment, ils étaient comme une famille pour moi. Je me sens, tu sais.. rejetée.. encore. Et.. Ça fait mal. – Mon murmure s'évanouit. – Et puis.. imagine que je puisse ne pas faire partie des vôtres... continuai-je.
- Bien sûr que si, tu es l'une des nôtres idiote ! s'exclama-t-elle, comme si c'était l'évidence même. N'est-ce pas Jasper ?
Elle me souriait de toutes ses dents et tendit une main en arrière sans se retourner. Jasper, qui s'était montré remarquablement discret vint la lui prendre amoureusement. En le voyant ainsi devant moi, je luttai intérieurement pour ne pas lui sauter à la gorge. En y repensant aujourd'hui, je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi j'avais réagi si violemment à sa présence. Ni pourquoi j'avais dû lutter pour ne pas le tuer, jusqu'à ce qu'une vague de sentiment apaisant m'envahisse. Je le contemplais encore, m'horrifiant de découvrir un nombre incalculable de marques de morsures invisibles jadis pour mes yeux d'humaine. Sa peau nue était scarifiée, et son aura charismatique m'incitait à être méfiante envers lui. Ce sentiment disparut à la seconde où il ouvrit la bouche.
- Bien sûr, dit-il. Elle fait partie de notre famille. – Alice vint se blottir contre lui, et nicha sa tête dans son cou, un sourire extatique sur le visage. – Bonsoir Bella, ça faisait longtemps, rajouta-t-il pour me rassurer, je sentis une vague de tendresse m'envahir.
Je n'aimais pas beaucoup quand il faisait ça, je me souviens que même humaine cela me mettait mal à l'aise car j'avais l'impression de ne plus être maîtresse de mes émotions. Il perçut ce que je ressentais et me fit un regard d'excuse. Néanmoins, l'entendre de sa propre bouche, lui qui avait essayé de.. boire mon sang...
- Bonsoir Jasper, lui répondis-je. Comment vas-tu ?
Je me rendais bien compte que j'étais encore un peu... mal à l'aise avec lui, mais je me devais de faire des efforts, c'est pourquoi je décidai de m'avancer vers lui et de prendre l'autre main d'Alice. Je lui souris gentiment. Sourire auquel il répondit.
- Je vais toujours bien quand je suis avec mon Ange. – Il baissa le regard vers Alice, un regard tel que jamais de toute ma vie, je n'en avais vu de semblable. Là où la vénération se battait en duel avec l'admiration, tout cela sur un fond aux couleurs de l'amour véritable. Il reporta son attention sur moi et continua. – Et toi ?
Je haussai les épaules en guise de réponse. A quoi bon lui dire comment j'allais, il le ressentait déjà...
- Comme notre famille sera heureuse maintenant ! s'exclama Alice qui nous étreignit tous les deux.
Je l'enlaçai à mon tour et vit Jasper se crisper et reculer afin de la prendre par la taille, elle dos à lui. Étrange, pensais-je.
- Tu te joins à nous Bella? Jasper avait un petit creux, enfin... Tu sais, de ceux que moi seule peut satisfaire. – Elle ponctua sa remarque d'un petit clin d'œil. Je pouffai de rire, Jasper cacha sa tête dans son cou et respira son odeur. – On chasse, puis on va à la maison, j'en connais un qui tourne comme un lion en cage depuis des heures ! gloussa-t-elle.
Une tendre chaleur monta en moi à l'évocation de mon Dieu vivant m'attendant non loin d'ici.
- Oui pourquoi pas, répondis-je, essayant tant bien que mal de retenir cette envie irrépressible de me jeter sur le sentier menant à la villa.
Mon état ne passa pas inaperçu car, d'après le regard malicieux qu'ils me lançaient tous les deux, j'étais comme qui dirait... démasquée ! Je les suivis quand ils se mirent en route. Ils marchaient, lentement, les doigts entrelacés, et se lançaient des petits regard emplis de tendresse de temps à autre. Lui regardait le ciel, scrutait les alentours, puis revenait à elle, et la contemplait. Elle, respirait les odeurs de la fôret, attrapait des feuilles entre ses doigts, les froissait et se retournait vers lui, et le contemplait.
- J'ai hâte de voir comment elle chasse, s'enthousiasma Alice à l'attention de Jasper comme si je n'étais pas là.
Il porta à nouveau le poignet de sa bien-aimée à son nez et inhala un peu son odeur, en un geste mécanique, presque discret, signe de son habitude de faire ce genre de chose.
- Moi aussi, chuchota son amant.
Encore une fois, leur différence me frappa. Elle si turbulente, pleine d'énergie, impossible à canaliser, et lui, si calme, posé... Je soupirai et rejoignis la conversation.
- Comme n'importe quel vampire, dis-je.
Jasper se retourna vers moi, leva un sourcil et reporta son attention devant lui.
- Pas comme n'importe quel nouveau-né d'après ce que l'on m'a dit, argumenta-t-il.
Et voilà que lui aussi me parlait de nouveaux-nés, bla bla bla.
- Tu sais que je ne vois pas très bien ce qu'a de spécial un nouveau-né, lui dis-je, espérant qu'il m'en dise plus et mette un terme à mes interrogations.
Il dut sentir mon impatience car je sentis une vague de calme s'immiscer en moi. Beaucoup plus détendue tout à coup.
- Je t'expliquerai quand nous aurons chassé, cela fait partie de mon histoire. Étant donné que tu vas faire partie de la famille, tu as le droit de savoir, me promit-il.
Très bien, pensai-je, plus tard alors. Je soupirai bruyamment et filai comme une forcenée devant eux. La petite promenade de mamie et pépé, finie ! Le rire cristallin d'Alice emplit mes oreilles et je l'entendis claquer des mains avant de se ruer vers moi. J'ouvrais la marche, je courais vite, ne laissant qu'un courant d'air derrière moi. Courais... ou... volais ? Mes pieds ne touchaient que rarement le sol, une fraction de seconde tout au plus, de quoi me donner de l'élan. Je laissais mes sens s'épanouir, et très vite l'odeur du sang, des effluves animales vinrent me chatouiller les narines, très tentatrices. Sans réfléchir plus, je me dirigeai vers elles. Encore une fois, le rire aigu d'Alice emplit la forêt.
- Trop forte Bella !
Mon rire se joignit au sien, mais très vite il se bloqua dans ma gorge quand l'odeur du sang humain vint m'enivrer. Cette ivresse maladive et inacceptable. Cette ivresse infernale et dangereuse. Cette ivresse à laquelle jamais je ne suivrai. Ma tête tourna avec brusquerie, et sans le vouloir vraiment j'analysai la source de cette odeur qui signerait à coup sûr ma descente aux enfers si je me laissais tenter par elle. Il y avait deux personnes là bas, deux personnes que je connaissais peut-être. Deux personnes qui riaient de bonheur de faire une randonnée en plein air " Je suis fatiguée ! " disait une voix féminine. "On est bientôt arrivés chérie ! Tu verras, les sources sont géniales !" Dégoutée de ressentir l'envie de me ruer vers eux, je pressai le pas vers la horde d'élans qui seront, je l'espérai, assez nombreux pour éteindre le feu qui m'incendiait de l'intérieur. Ne faisant pas attention aux exclamations admiratives d'Alice et à ses applaudissements, je continuai ma route, comme si de rien n'étais. Deux infimes secondes s'étaient écoulées entre le moment où j'avais senti les humains, et le moment où je les avais ignorés.
- Ce n'est pas possible, grommela Jasper. C'est contre nature.
Je me stoppai net, piquée au vif. Avais-je bien entendu ? Avait-il dit « contre nature » ? Je me retournai pour lui faire face. A l'expression qu'il affichait, il avait dû ressentir que "contre nature" n'était pas vraiment un compliment.
- Non, non ne le prends pas mal. C'est très troublant tu sais.. depuis toujours je vois des nouveaux-nés aussi sanguinaires les uns que les autres. Toi, tu trouves des humains sur ton passage et tu n'y prêtes même pas attention, se justifia-t-il.
- Je n'allais pas les attaquer pour te faire plaisir Jasper. Ce sont des humains, nous ne sommes pas des Dieux pour décider de leur prendre la vie. Il n'y a rien de contre-nature là dedans, lui lançai-je.
Il me regarda un long moment. Je voyais mon reflet à travers ses prunelles dorées, un reflet de mon visage chargé d'accusation. Je voyais que quelque chose avait changé tout le long de ma tirade. Ses yeux exprimaient quelque chose que je n'arrivais pas à saisir... Puis sans que je ne comprenne vraiment, il s'en alla. Je regardai Alice, paniquée, et tout ce qu'elle trouva à faire était de hausser les épaules.
- Il fait souvent ça, il a besoin de réfléchir.
- Comment tu sais qu'il a besoin de réfléchir ?
Elle me sourit gentiment.
- Je le sais, c'est tout.
Insatisfaite par cette réponse, je me ruai à sa poursuite. Je me mis à courir derrière lui, honteuse et coupable d'avoir pu lui parler de manière si impolie.
- Je reviens, lançai-je à Alice qui soupira.
Il était vraiment rapide, si son fumet n'avait pas été si présent, je n'aurais pas pu le retrouver. Quand enfin je l'aperçu loin devant moi, j'accélérai un bon coup. Il sentit ma présence derrière lui, et las, ralentit. J'arrivai à sa hauteur et le pris par le bras pour qu'il sache que je m'excusais. Il s'arrêta finalement et se tourna vers moi, intrigué par ma main sur son bras. Il serra les poings et regarda ailleurs. Je le lâchai et commençai à balbutier...
- Je suis désolée Jasper, vraiment ne m'en veux pas, je n'aurais pas dû te parler ainsi...
- Je ne t'en veux absolument pas Bella, me coupa-t-il. C'est juste que tu me donnes de quoi réfléchir. Retourne auprès d'Alice, je vous retrouverai à la maison.
Il me tapota le haut de la tête et rajouta:
- A toute à l'heure petite sœur.
Et là, il s'évanouit dans la nature.
Si j'avais su à ce moment là que le laisser partir était une des erreurs qui serait la cause de jours entiers de malheur, je l'aurais trainé de toutes mes forces jusqu'à la villa et l'aurais enfermé à double tour dans une pièce, en priant pour que ça n'arrive jamais.
PARTIE 2.
Avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit, il avait déjà disparu.
Il m'avait appelée « petite sœur ». Avait-il ressenti combien cette simple parole m'était importante ? J'étais si émue qu'il me considère ainsi, c'était tellement... Un avenir heureux se profilait à l'horizon. Je rebroussai chemin et revins vers Alice qui avait chassé en mon absence. Je traquai un élan, le vidai de son sang très vite et jetai sa carcasse au loin. Tout ca, sans bavure et sous les yeux admiratifs d'Alice.
- Tu es très douée, rigola-t-elle.
Arrête, tu vas me faire rougir, blaguai-je.
Nous nous esclaffâmes.
- Bon maintenant, on rentre, lança-t-elle.
Je sentis tout à coup le stress monter, mon Dieu et s'ils ne m'aimaient pas! Alice dut lire ma peur sur mon visage car elle me prit la main, et posa un doigt sur sa tempe. Une fraction de seconde, son regard se troubla. L'instant d'après, un magnifique sourire s'étalait sur son visage.
- Tout va bien se passer, ils vont t'adorer et de toutes façons, ils t'aiment déjà. Je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de vérifier !
- Je ne vois pas quelles raisons ils auraient de m'aimer, lui dis-je, un peu tendue.
- Des raisons tu dis ? Eh bien ! L'immortalité n'a rien changé à ta naïveté, chérie. Mais si tu en veux, en voilà. Primo, en revenant du lycée, tu sais ce qu'à fait Edward ?
Je la regardai, interloquée. Dès qu'il s'agissait d'Edward, j'étais aux aguets. Elle sourit face à mon grand intérêt pour ses paroles.
- Il a embrassé Esmée, discuté avec Carlisle, s'est battu avec Emmett, et a joué du piano.
Et alors ? pensai-je.
- Il n'avait pas touché son piano depuis votre rupture, et pour le reste, n'en parlons même pas, continua-t-elle.
Je me sentais coupable de tout ça...
- Secundo, continua-t-elle, Edward n'a jamais été aussi heureux, et tertio... Bella, notre Bella... Tu es parfaite selon plusieurs points de vue.
Bella Swan, parfaite! Sortez les caméras cachées !
- Ah vraiment, et lesquels? demandai-je, sceptique.
- Eh bien déjà, tu es un magnifique vampire, sourit-elle. Ça c'est pour le physique. Ensuite, Carlisle a été impressionné par tes talents de maîtrise de soi et par tes aptitudes envers les humains. Si tu savais combien il est fier Bella ! Si fier et admiratif! Tu n'aurais pas pu lui faire de plus beau cadeau... Tu lui donnes l'impression qu'il donne le bon exemple.
- Pas l'impression, la coupai-je. Je n'ai jamais vu quelqu'un de plus pur que lui.
Elle acquiesça avec vigueur.
- Puis tu es brillante et horriblement attachante et comme je te l'ai déjà dit, tu rends heureux Edward et ça suffit à te rendre parfaite pour Esmée. Tu aurais tout aussi bien pu être un vilain crapaud, elle t'aurait aimée du moment qu'elle a un fils heureux. Et enfin, je te rappelle que tu n'es pas différente de l'humaine que tu étais. Tu es toujours Isabella Marie Swan, avec une longévité un peu plus sûre.
Sans le vouloir, ce qu'elle m'avait dit m'avait réconfortée. Et puis finalement, une émotion plus forte que la peur m'avait envahie, j'avais terriblement envie de revoir mon Edward.
- J'ai hâte de le revoir, souris-je.
Elle rigola et me répondit:
- Voilà qui est mieux ! Et je tiens à te signaler que c'est peu face à ce que lui éprouve.
Ces paroles m'emplirent de joie.
- Alice, et... pour Jasper ?
Elle fronça imperceptiblement les sourcils.
- Je ne sais pas Bella. Rien de grave, il me l'aurait dit.
Quand nous franchîmes la rivière pour atterrir sur la vaste pelouse, je n'étais même pas encore sur mes deux pieds que je me sentis soulevée, cette fois mes deux pieds ne touchant plus le sol. Je laissai échapper un rire qui s'envola haut dans le ciel.
- Edward ! M'offusquai-je, feignant la plainte.
- Tu veux que je te relâche ? chuchota-t-il dans mon oreille.
Pourquoi avais-je l'impression que sous-entendu il y avait ?
- Non, murmurai-je. Pour toute réponse il me serra plus fort encore.
- Je vous ai entendues arriver, chuchota-t-il en passant un bras autour de ma taille et en me reposant au sol.
- Dis plutôt que tu guettais notre arrivée, le taquina sa sœur.
En réalité, il ne l'écoutait même plus. Son regard était plongé dans le mien, inséparables.
- Prête? – Ses lèvres bougeaient à peine, un murmure tout au plus. Je sentis l'haleine sortir de sa bouche, je levai la tête pour humer. –
Bonheur et plénitude.
- Plus que jamais, chuchotai-je.
Il marcha en direction de la maison où Alice était déjà allée sans nous attendre et me déposa devant la baie vitrée éclairée. Je pouvais voir à l'intérieur, mais je m'en abstins. Puis il me prit la main, je retins mon souffle, lui semblait complètement détendu... Edward entra le premier, il me tira la main, amusé par mes réticences. La première chose qui me parvint en entrant fût les somptueuses odeurs qui me chatouillèrent les narines d'une façon totalement envoutante. C'était comme si quelqu'un avait regroupé des roses, la mer, le soleil, la terre, le thym, ainsi que le jasmin, le lilas, le sel, le miel... dans une seule pièce. C'était tellement agréable que j'inhalai encore.
Edward me prit par la taille et me chuchota:
- N'aie pas peur...
Je n'avais pas peur. Je me sentais bien. Mieux que jamais. Je relevai enfin la tête et fis face à cinq têtes, cinq regards bienveillants, cinq vampires, cinq membres d'une famille aimante.
- Bonsoir, dis-je, faute de mieux.
Emmett étouffa un rire. Certaines choses ne changeaient pas. Carlisle s'avança, tel un ange d'une beauté divine, les cheveux d'un blond presque blanc éclatant et me tendit les bras, sans rien dire comme si ce geste était naturel, attendu. Je m'approchai et il m'enlaça tendrement. Pour la première fois depuis leur retour, je me sentais enfin soulagée, je n'avais plus aucun sentiment négatif en moi, plus aucune peur cachée, plus aucun remord. Un poids invisible venait de se décharger de mon cœur et de mon âme.
- Nous sommes désolés Bella, me murmura Carlisle.
Je m'écartai un peu de lui afin de pouvoir voir tout le monde et je déclarai une bonne fois pour toutes:
- Ce n'est la faute de personne, aucun d'entre vous n'est responsable.
Et soudain, l'atmosphère se détendit. A croire qu'ils pensaient que je les tenais pour responsables de ma malchance. Esmée vint à moi, le visage empreint d'une beauté maternelle implacable. Elle aussi me serra contre elle et déposa un baiser sur ma joue
- Tu nous a tellement manqués chère Bella, me dit-elle d'une magnifique voix rassurante.
- Autant que vous m'avez manquée, lui répondis-je, émue.
Elle me relâcha et alla dans les bras de son mari qui l'embrassa amoureusement sur le front. Je regardai Edward. Je l'avais senti, sans bien savoir comment. Je le sentais aussi. Il était fou de joie.
Puis il y eut Emmet. Lui aussi me serra contre lui, un peu trop fort d'ailleurs, ce qui l'amusa.
- Dommage je n'aurais plus l'occasion de te faire rougir petite Bella. – Sa voix grave était teintée d'amusement, mais aussi de ce que je pourrais qualifier de mélancolie résonna dans la maison. –
- Petite ? Répétai-je.
Utilisant un petit truc que Paul m'avait appris, je lui assenai un point dans l'estomac avant qu'il ne le voie venir. Il recula sous le choc et éclata de rire:
- Pas mal, pas mal du tout, rit-il. Pour un minimoy.
- Paul tout craché, ironisai-je.
Et enfin, ce fût Rosalie. Je jetai un nouveau coup d'œil à Eward qui avait l'air plus ou moins serein. Je n'avais pas envie de faire le premier pas, pas envie de me voir rejetée. Néanmoins, je m'approchai et dit timidement:
- Bonsoir Rosalie.
Elle me regarda du haut de son mètre 90, et rejeta ses cheveux empreints de magnificence derrière son épaule dans un de ses gestes bien rodés.
- Bonsoir Bella, me répondit-elle, d'une voix neutre.
Son visage n'exprimait rien, et je ne pouvais capter son regard qui alla se poser sur quelque chose derrière la baie vitrée.
Le silence se prolongea, puis Alice s'exclama:
- Arrêtez de faire les enfants vous deux ! Nous avons des tas de choses à faire ce soir.
Le ton qu'elle avait utilisé me fit rire, c'était tellement Alice!
Je reportai mon attention vers Miss Parfaite devant moi et lui souris gentiment. Rosalie regarda Alice, amusée, et se retourna vers moi. Je pus enfin voir une véritable expression et non un de ces visages neutres qu'elle arborait si souvent en ma présence. Elle me sourit en retour, une chaleur s'installa en moi. Puis elle vint vers moi, me caressa le bras et dit:
- Dans la famille, on m'appelle Rose. Tu devrais le savoir.
Je ne pus m'empêcher de la serrer fort contre moi. Quand je me rendis compte de ce que je faisais, je la lâchai avant qu'elle ne me rejette. Mais elle ne fit rien de tel... Elle me souriait.
- Ça c'est ma Rose ! s'exclama Emmett.
Il enroula ses bras puissants autour d'elle et la fit pivoter. Ensuite, eh bien... Je préfère censurer.
Je revins vers Edward qui m'emprisonna dans ses bras.
Carlisle et Esmée allèrent s'asseoir sur le grand canapé blanc. Nous les avons rejoints, Alice, Edward et moi. Emmet embrassait toujours Rose avec fougue et amour... Autant ne pas les déranger.
Un fois sur le canapé, Carlisle me regarda, une lueur de fascination dans les yeux couleur or liquide puis dit:
- Je suppose que tu ne veux pas en parler, commença-t-il, hésitant. Mais nous aimerions tellement savoir comment tout cela est possible. Alice nous a racontés ton histoire avec les loups, ton aptitude à te contrôler, tes premières semaines... Vraiment, cela me fascine.
Les loups! Me revint à l'esprit tout ce qui s'était passé avec les loups il y a moins d'une heure. J'en sentis un malaise, la seul tache noire au milieu de ce paradis blanc.
Carlicle dut penser que je ne voulais pas lui parler et s'excusa.
- Non, non ce n'est pas ça. C'est juste que les loups...
Je m'interrompis, incapable de dire la suite. Je regardai Alice pour qu'elle le fasse à ma place. Je sentis Edward se raidir à côté de moi au moment où Alice repensait à ce que je lui avais dit.
- Les loups ont dit à Bella qu'elle n'avait plus le droit de franchir la frontière si elle faisait partie de notre clan, qu'ils ne pouvaient pas faire d'exception, expliqua-t-elle.
- Sam, le chef de meute a rajouté que j'étais toujours leur amie, donc je ne suis pas vraiment triste, juste un peu sous le choc... Et puis je n'étais pas sûre que vous m'acceptiez.
Ma petite révélation eu le don de décoller Emmett et Rosalie qui me regardèrent, mi-étonnés mi-résignés.
-Cette petite ne comprendra jamais, marmonna le premier.
Rose lui donna une petite tape sur l'épaule et m'envoya un sourie bienveillant.
- Bien sûr que nous t'acceptons ma très chère Bella. Je t'ai toujours considérée comme ma fille, s'offusqua Esmée.
- Merci Esmée. Pour ce qui est du reste, rajoutai-je à l'adresse de Carlisle, que voulez-vous savoir?
Avant même qu'il n'ai eu le loisir de me répondre, Edward se leva d'un bond pour soutenir Alice.
Sur le coup je ne compris pas. Puis mon attention fut focalisée sur elle.
Son regard était perdu au loin mais même comme cela, il était évident que ses prunelles ne reflétaient que terreur, tristesse et effarement.
-Non ! Hurla-t-elle. Non, non, non ! Pourquoi...
Elle s'était laissée tomber à genoux, hurlant toute la peine de son corps. Sa tête bougeant frénétiquement dans un signe négatif. Un cri aigu et terrifiant. Un déchirement, une plainte, un mal.
Sous le choc, aucun d'entre nous ne réagit. Puis très vite, Emmet alla se placer devant la baie vitrée, avec Rosalie, guettant un quelconque danger. Esmée alla consoler sa fille qui pleurait toujours, le visage déformé par la peine et par des sanglots heurtés et sans larmes...
Je me précipitai sur elle à mon tour.
- Alice ma chérie... Alice que se passe-t-il? Suppliait Esmée. Mon bébé, parle nous !
Je me retournai vers Edward qui était figé par l'horreur de voir Alice dans un tel état.
- Edward, dis-nous, assenai-je, essayant de garder mon calme au milieu de tout ça.
Il détourna la tête, empreinte d'un réel mal de vivre. Il fit non de la tête, et la prit entre les mains.
- Il est parti... sanglotait Alice. Il m'a quittée...
Jasper !
Rosalie lâcha un hoquet de stupeur en se retournant vivement. Elle se rua sur elle et la prit dans ses bras comme elle l'aurait fait avec un enfant. Emmett jura et sortit à toute vitesse. Carlisle porta sa main à la bouche dans un geste de stupéfaction.
Il m'a quittée.
Je connaissais ces termes, pendant plus d'une semaine je les avais pleurés sans retenue. Jasper venait de quitter Alice, mais pourquoi?
Quand enfin, sournoisement, un raisonnement vint me percuter l'âme et l'esprit.
J'arrive, il part.
Oh mon Dieu!
Il la quitte au moment où je reviens. Je reviens, il part. Il ne me veut pas dans le clan, préférant partir plutôt que de me voir. Il part, la quitte par ma faute... Comment avais-je pu causer tant de mal en si peu de temps ? Tout était de ma tombait sous le sens.
J'arrive, il part.
Il n'y avait aucune autre solution...
Il fallait que je le retrouve. Que je le ramène.
Comment avais-je pu être aussi égoïste? Je me haïssais à ce moment précis, je venais de faire souffrir ma meilleure amie, ma sœur de cœur.
Souffrance, peur, protestation.
Oh mon Dieu. Alice, Alice, qu'avais-je fait ? Moi-même je ne le savais pas. Mais une chose était sûre, cela avait un rapport avec le fait que j'étais de nouveau de retour dans leur vie.
J'étais à genoux près de Rosalie. Je la regardai faire de son mieux pour la réconforter.
- Ma chérie, tu dois te tromper. Alice, ma sœur, remonte à la source. Nous comprendrons peut-être, la supplia Rosalie.
- Non ! Hurla-t-elle. Je l'ai vu ! Il me dit que c'est fini, qu'il est désolé ! – Elle cria une dernière fois, puis tomba, inerte, les yeux grands ouverts, dans les bras d'une Rosalie horrifiée. –
- Edward qu'est-ce qu'elle a ? Elle ne bouge plus ! paniquai-je. Edward !
Il la regardait, impuissant et finit par détourner le regard.
- Elle décide... de se... je ne sais pas. Elle se coupe du monde. Elle.. s'enferme, gémit-il/
Esmée lâcha un sanglot à fendre l'âme et se réfugia dans les bras de Carlisle.
Là, c'en fut trop.
Je déposai un baiser dans les cheveux d'Alice, me collai le plus possible à son oreille et chuchotai afin que personne ne l'entende:
- Je te le ramène...
VOILAAAAAA
