Chapitre 10 : Un ange gardien

Fred ressortit de la banque Gringott vers 17 h, après un long entretien avec un gobelin, il était confiant, leur affaire prenait une belle tournure. Ouvrir un coffre si jeune était très rare, il avait même pu déposer quelques galions dans celui de ses parents. C'est de si bonne humeur qu'il décida de rentrer à l'appartement en marchant, après tout il ne mettrait que 10 minutes et ça lui permettrait de rêvasser…Ses pensées s'orientèrent rapidement vers une jeune fille blonde, aux yeux noisettes que Fred n'arrivait pas à sortir de son esprit depuis qu'elle lui avait sourit le matin même. Il enviait son frère qui avait passer la matinée et peut être plus avec leur voisine. Le jeune homme avait littéralement craqué sur Charlotte et ce depuis la première fois qu'il l'avait vu même si lui avait été à ce moment là invisible pour elle. Et le fait qu'elle l'aide en si mauvaise posture le jour de l'agression n'avait fait que renforcer le petit pincement au cœur qu'il l'avait dès qu'il l'apercevait.

Fred ressentit tout à coup une immense douleur dans le bas du dos et s'effondra inconscient dans la ruelle. Lorsqu'il entrouvrit les yeux, il sentit un homme le frôler, un homme qui portait à son poignée une marque si mortellement connue de tout le monde magique. Il était allongé sur une table et n'avait aucune idée de l'heure qu'il était…tout ce qu'il savait c'est qu'il lui était impossible de bouger le moindre muscle et qu'il devait lutter pour ne pas reperdre conscience. Mais c'était plus fort que lui, il avait envie de dormir, non il avait besoin de dormir. Et pour la seconde fois de la journée, il sombra dans un sommeil artificiel.

- Fred, mon Dieu, FRED !!!

Le jeune homme entrouvrit les yeux et se trouva face à face avec un ange. Mais pas n'importe quel ange, Son ange. Il esquissa un sourire.

- Fred !! Cria Charlotte. Tu m'entends?

- Quelle heure est-il?

- Oh …tu m'as fait une de ces peurs. Il est presque 23 h !

Fred se redressa avec difficulté et essaya de se relever, mais voyant qu'il grimaçait de douleur Charlotte le soutenu.

- Je te ramène chez toi. Tu crois être en état pour transplaner, je vais t'aider.

- Oui, merci…encore.

C'est un George faisant les cents pas qu'il trouvèrent en entrant dans l'appartement. Dès qu'il les vit entrer il courut soulager Charlotte du poids de son frère et aida Fred à s'asseoir sur un des fauteuil en cuir. Quelques minutes plus tard après une potion revigorante préparé par la jeune fille, Fred avait retrouver des forces et surtout des couleurs.

- Qu'est qui c'est passé? Demanda son jumeau

- Vous voulez peut être que je vous laisse? Proposa la jeune fille en se levant de l'accoudoir de Fred

- Non reste, ça fait deux fois que tu es là pour moi, je te dois bien la vérité.

Charlotte reprit sa place et écouta attentivement, tout comme George la mésaventure de son voisin. Il commença par avouer à la jeune fille ce qui s'était passé quelques jours plutôt et fut surpris qu'elle ne sois pas plus étonnée.

- Tu croyais vraiment que j'avais gobé ton histoire? Je sais que je suis blonde, mais là c'était gros quand même. Un balai cognard qui aurait l'idée d'inventer un truc pareil?

- Nous!! Se défendit George. Ce qui fit rire le trio. Bon Fred, tu arrêtes de tourner autour du pot, passe à l'essentiel.

- La dernière chose que je me souvienne c'est que je rentrais à pied à l'appartement vers 17 h. Et après mes derniers souvenir remontent à il n'y a même pas 15 min lorsque Charlotte m'a aidé à transplanter ici!

- Et les 6 heures qu'il y a entre les deux?

- Le trou noir. Je revois quand même la marque sur son poigné. Maintenant on sait qu'il s'agissait bien d'un mangemort. Mais ça explique pas pourquoi.

- Je comprends rien. Pourquoi …t'enlever et te relâcher 6 heures plus tard. C'est bizarre que tu t'en souvienne pas. Pourquoi il te garderait inconscient pour ensuite te laisser repartir?

- Peut être que j'étais pas inconscient les 6 heures? Peut être qu'il a simplement effacer les souvenirs de ses dernières heures. Et s'il se servait de moi pour faire leur sale boulot sans se salir les mains? S'inquiéta Fred. Imaginez, j'ai peut être tué quelqu'un de mes propres mains cette nuit et je n'en ai aucun souvenir, je n'ai rien pu faire pour l'empêcher.

La jeune fille se dit que décidément, il n'était jamais au bon endroit au bon moment.

Fred se prit la tête entre les mains, à cet instant il imaginait toutes les horreurs possible que pouvait lui faire faire un sorcier sous le sortilège impero. C'est seulement lorsqu'il sentit la main de sa voisine lui caresser avec douceur le dos en signe de soutien qu'il arrêta de broyer du noir et releva la tête.

- Il faut faire quelque chose, si ce n'est pas une chose isolée et qu'il se sert de toi. Il faut en parler à Papa. Proposa George inquiet comme jamais pour son frère.

- Ca va pas !! On ne peut pas faire ça; il en parlerait illico à Maman et adieu la boutique !! Je vais être plus attentif, un contre un j'ai de quoi me défendre.

- Mais tu dis toi même qu'il t'attaque toujours par derrière…

- Je sais bien Charlotte, mais tu connais notre métier, il suffit qu'on fasse en sorte que je puisse voir dans mon dos et le problème sera résolu.

- J'espère que tu as raison. Conclut son jumeau.

- Il faut que je vous laisse, ça va aller tous les deux?

- Oui ne t'inquiète pas, encore merci …pour tout.

Charlotte se leva, embrassa George, elle fit de même pour Fred.

- Prends soin de toi! Murmura t'elle au creux de l'oreille de ce dernier qui ne put réprimer un frisson.

-…

- Fred! Ouou !! Elle est partie ! Ca fait 5 bonnes minutes qu'elle a refermé la porte!! Ok…va te coucher! Je descend à l'atelier réfléchir à une solution qui te permettra d'avoir les yeux derrière la tête.