Mon chapitre était-il si nul que je ne méritais aucune review? Un peu déçue quand même...
Comme je trouvais cela bizarre...Tout au long de ma vie, à chaque fois que j'avais vécu une catastrophe, à chaque fois que j'avais pensé que jamais je ne pourrai me relever, une personne sortait de nul part et m'aidait à tenir le coup. Cela avait été mon grand-père après la perte de ma famille, puis Sasuke... Ces deux personnes m'étaient apparue telles un cadeau de la providence ou même un signe venant du ciel. Un indice qui me chuchotait de continuer, de m'accrocher, que tout n'était pas perdu et que j'avais le droit, moi aussi, à un peu de bonheur. Une lueur d'espoir lorsque tout était noir, la sortie de ce tunnel interminable et dans lequel j'avais cesser de croire et d'espérer.
Pour autant, la douleur émanant de la perte que je venais de subir quelques jours auparavant ne s'était pas effacée ni même estompée. Cependant, un avenir s'offrait désormais à moi et je me sentais capable d'effectuer mon deuil, ce qui n'était pas envisageable deux jours avant.
Sasuke m'avait enfin convaincue, non sans mal, de quitter définitivement Orochimaru. Je le lui devais bien. Pas que j'aimais travailler avec cette ordure, mais lorsqu'on baigne dans l'illégalité, il est bien difficile d'en sortir, que ce soit physiquement ou psychologiquement.
-Je compte aller voir Orochimaru dès ce soir, me dit Sasuke, me sortant de ma rêverie.
-Pardon? Lui demandai-je, cette dernière phrase m'irritant au plus haut point.
-Tu as très bien entendu, me répondit-il sans me regarder.
-Ce n'est pas à toi d'y aller mais à moi.
-C'est beaucoup trop dangereux. Tu sais très bien qu'il n'acceptera jamais ta démission.
-Et alors? Il doit surement être au courant de notre relation à toi et moi. Il a trop peur de toi pour se risquer à me faire du mal.
-Très bien. Fait comme tu veux, me répondit-il, énervé.
Il me tourna le dos et alla s'assoir à son bureau et fit mine de se plonger dans un de ses dossiers. Oui, Sasuke pouvait être boudeur et avait,certes, un caractère de cochon mais c'est ce qui faisait son charme.
Je me rapprochai doucement vers lui et le serra contre moi. Puis, dans l'espoir de le rassurer, je lui chuchotai:
-Je reviens vite. Ne t'inquiète pas, tout sera bientôt terminé.
-Quoi? Tu comptes y aller tout de suite?
-Bien sûr! Il n'y a aucune raison d'attendre davantage! Puis, c'est toi qui voulait absolument que je démissionne!
-Tu as raison. Fais attention.
-Oui.
Ce fut sur ces derniers mots que je me rendis vers mon futur ex lieu de travail, non sans une certaine appréhension. Il ne me fallut pas moins de quinze minutes pour y arriver et, sans même prendre la peine de saluer Ino (qui à mon humble avis ne méritait pas que je lui porte la moindre attention), je pénétrai dans le couloir menant au bureau d'Orochimaru.
Faisant preuve de la même audace que lorsque j'avais superbement ignoré celle qui avait l'habitude de me prendre pour une gamine, je m'engouffrai dans l'antre du serpent, mes yeux lançant des éclairs.
-Sakura...me dit-il avec son air doucereux que je détestais tant. Quelle bonne surprise...
-Je pense que vous avez été mis au courant du décès de mon grand-père.
-En effet. Tu sais bien que tout fini par se savoir ici. Mais je pense que tu n'es pas venue me voir dans la simple attention de me faire part du triste sort qu'a connu celui pour qui tu t'es tant battu.
Sa dernière phrase fit naître en moi une nouvelle vague de tristesse. Je savais pertinemment qu'il se délectait du fait qu'il ait le pouvoir de me faire souffrir grâce à de simples paroles. Cependant, je refusais de me laisser abattre. Je ne voulais pas flancher devant lui.
-C'est vrai. Je suis venue vous faire part de ma démission.
A ces mots, il éclata d'un grand rire sans joie, un rire à faire froid dans le dos.
-Voyons, Sakura. Crois-tu réellement qu'il suffit de me soumettre une simple lettre de démission pour pouvoir partir? Tu ne travailles pas dans un supermarché! Tu es prostituée!
-Et puis-je savoir ce que vous avez l'intention de faire pour m'empêcher de faire ce que je veux?
-Tu n'as nullement besoin de me poser une telle question car tu as déjà la réponse. Tu me connais et tu sais ce dont je suis capable.
-Oui! Mais vous savez vous aussi que je ne suis plus seule désormais! Vous connaissez les gens qui m'entourent et vous les craignez! Alors, si j'étais vous, je ne ferai pas d'esclandre et considérerai que cette histoire est terminée!
Au fur et à mesure que je réfutais ses dernières paroles, je pouvais voir son visage se décomposer, passant de l'assurance la plus totale à une crainte difficilement dissimulée.
-Je pense que nous sommes finalement d'accord, lui lançais-je d'un ton narquois.
Ce à quoi je ne m'attendais pas, était qu'il reprenne confiance aussi rapidement en réadoptant son éternel sourire en coin.
-Je pense au contraire que nous allons bientôt nous revoir et je pense également que c'est toi qui finira par revenir vers moi.
-Plutôt mourir que de retravailler pour vous!
Sans attendre de réponse de sa part, je quittai ce lieu qui ne m'inspirait rien d'autre que du dégoût et parti rejoindre l'homme dont j'étais tombé amoureuse.
C'est ainsi que trois semaines passèrent. Trois semaines où j'avais appris à vivre auprès de Sasuke et à me reconstruire tout doucement. Malgré l'énorme charge de travail que lui apportait son métier de policier, il trouvait toujours le temps d'être avec moi et de m'apporter son soutien. Un soutien très important pour moi et qui avait joué un rôle primordial dans ma reconstruction. Je vouais une gratitude sans limite à cet homme ainsi qu'à son meilleur ami qui semblait lui aussi se préoccuper de moi. Ces deux là avaient l'air de croire en moi et ce, bien plus que quiconque ne l'avaient fait tout au long de ma vie. C'est donc grâce à cela que je regagnais peu à peu confiance en moi et j'étais intimement persuadée que bientôt je me sentirai prête à me construire une véritable carrière professionnelle, chose inenvisageable quelques temps auparavant.
-Tiens Sakura! J'ai quelque-chose qui pourrait t'intéresser! M'avait un jour dit Naruto en rentrant de sa longue journée de travail.
-Ah bon? Qu'est-ce que c'est? Lui demandai-je avec curiosité.
-Un entretien pour un poste de serveuse. Tu pourrais commencer par ça avant de te lancer dans une formation.
-C'est une super idée! M'exclamai-je.
Pour la première fois de ma vie, je me lançais dans un emploi tout à fait honorable et le salaire que j'allais toucher ne serait pas de l'argent sale. Oui...Pour la première fois de ma vie je vivrais comme quelqu'un de normal et de respectable.
-Ne t'emballes pas encore, me dit Naruto, le sourire aux lèvres. Rien n'est sûr, il faut d'abord que tu passes l'entretien. Le rendez-vous est pour demain à quatorze heures.
-Oui, lui avais-je répondu, mes ardeurs soudainement freinées.
-Mais ne t'en fait pas. Je suis sûr que tu y arriveras. Tu es quelqu'un d'agréable et d'intelligent donc il n'y a aucune raison pour que tu échoues.
Encore une fois, il avait réussi à me redonner courage en une simple phrase et pour toute réponse, je lui fis mon plus beau sourire.
Comme prévu, le lendemain en début d'après midi, je me dirigeais vers ce qui allait surement être mon nouveau lieu de travail. Ou tout du moins, je l'espérais. En effet, je priais intérieurement pour pouvoir ramener une bonne nouvelle à Sasuke dès qu'il rentrerait. Je voulais à tout prix qu'il soit fier de moi.
Une fois arrivée, on me fit patienter quelques minutes dans une salle d'attente. J'avais à peine eu le temps de me perdre dans mes pensées qu'un homme de grande taille vint me chercher.
-Bonjour mademoiselle, me salua-t-il en me tendant la main. Vous êtes là pour l'entretien au poste de serveuse, c'est bien cela?
-Tout à fait, lui répondis-je le sourire aux lèvres.
-Très bien, suivez-moi.
Il me mena dans une pièce qui devait être son bureau. Je pris place en face de lui et attendais qu'il engage la conversation car j'étais malgré moi très nerveuse. Jamais de ma vie je n'avais passé d'entretien.
-Alors, mademoiselle. Pouvez-vous me parler de vos expériences professionnelles passées? Ce sont-elles bien déroulées? Qu'avez-vous appris?
Voilà. Tout était fini avant même que cela ne commence. Lorsqu'il apprendrait que j'étais anciennement prostituée, il me chasserait de son établissement sans plus de cérémonie.
-Et bien...C'est à dire que...Je n'ai jamais eu d'expérience professionnelle.
Il leva un sourcil, surpris par ma dernière affirmation.
-Comment cela jamais?
-Je n'ai jamais travaillé.
-Y a-t-il une raison à cela? Me demanda-t-il, dubitatif.
Sa dernière question me donna le coup de grâce. Je baissai la tête...vaincue. Finalement, je ne décrocherai pas ce travail. L'image de Naruto me proposant cette chance me revint en mémoire, puis ce fut celle de Sasuke. Non...Je n'avais pas le droit de baisser les bras. Je devais me battre, comme je l'avais toujours fait. Je relevai alors la tête, le regard déterminé.
-Je n'ai jamais travaillé. Pas une seule fois de ma vie. Cependant, je suis convaincue que je serai à la hauteur! Laissez-moi une chance. Laissez-moi vous prouver que je peux vous être utile. Ma motivation vaut bien dix ans de travail!
Son regard était vrillé sur le mien, cherchant à me sonder, mais je ne baissai pas les yeux. Je voulais à tout prix lui faire comprendre que j'étais prête à tout.
Au bout de quelques secondes, pensant que ma tirade ne suffirait pas à le faire changer d'avis, je me résignai à accepter l'inévitable vérité.
-Vous êtes prise.
-P...Pardon?
-Vous avez bien entendu. Je vous embauche mais ne me décevez pas mademoiselle.
-Je vous le jure! Lui assurai-je, le sourire aux lèvres.
-Dans ce cas, nous nous revoyons lundi prochain, dès huit heures.
-Je vous remercie du fond du cœur! A lundi, monsieur!
-Au revoir, mademoiselle.
En sortant du grand bâtiment dans lequel j'allais bientôt passer la plupart de mes journées, je décidai d'aller faire quelques courses en vue de préparer un bon diner à Sasuke, histoire de fêter cette victoire. Cependant, sans que je ne m'en rende compte, quelqu'un me tira par le bras et me traîna dans un coin reculé à l'abri des regards indiscrets. La panique c'était insinuée en moi tel un venin dans mes veines et je hurlais, espérant de toutes mes forces que quelqu'un m'entendrait. Lorsque tout à coup, je sentis que l'on me frappait violemment au niveau de la tête, puis plus rien.
-Tu es réveillée, Sakura? Me demanda une voix mielleuse et affreusement familière.
Je tournai la tête lentement, appréhendant horriblement le visage que j'allais rencontrer et comme je m'y attendais ce furent deux yeux semblables à ceux d'un serpent qui me scrutaient. Orochimaru.
-Que...
-N'essaye pas de parler, tu es encore trop faible. Je te propose donc de m'écouter. J'ai une proposition intéressante à te faire.
-Je n'ai que faire de vos affaires douteuses...Vous n'auriez jamais dû m'enlever...Vous aller le regretter.
-Laisse-moi te dire que tes menaces n'ont aucun effet sur moi. De plus, je serai prêt à parier tout ce que j'ai que c'est toi qui le regrettera si tu ne m'écoutes pas.
Je le sondais, essayant de déceler le moindre signe de mensonge dans ses paroles ou ses mimiques. Était-ce encore une de ses ruses pour m'enrôler à nouveau dans ses affaires illicites?
-Quoi que vous me proposiez, jamais je ne retravaillerai pour vous! Il me semble vous l'avoir déjà dit.
-Ce n'est absolument pas pour cela que tu es ici. Je vois que tu ne saisis pas le sérieux de la situation il me paraît donc judicieux de te montrer quelque-chose qui saura te rendre plus attentive à ce que j'ai à te dire. Suis-moi.
-Non! Je n'irai nul part avec vous! Laissez-moi partir!
Avant même que je ne puisse m'en rendre compte, les sbires de mon ancien patron me relevèrent assez brusquement et, comme ils l'avaient fait pour m'enlever, ils me traînèrent dans un dédale de couloir que je n'avais jamais vu. J'avais toujours su qu'Orochimaru était en possession de bons nombres de cachette et le lieu vers lequel on m'entrainait devait en être une.
Au bout de quelques minutes, nous arrivâmes devant une immense porte en marbre qui se dressait devant nous telle une forteresse impénétrable. Que se cachait-il derrière elle pour qu'Orochimaru risque la colère de Sasuke? C'est tout en pensant à cela qu'elle s'ouvrit avec une lenteur déconcertante, laissant découvrir une pièce plongée dans l'obscurité la plus totale et ce à tel point qu'il m'était impossible de discerner sa taille ou encore ce qu'elle contenait.
Orochimaru s'y engouffra et semblait la connaître si bien que même le fait qu'elle fut plongée dans le noir ne le dérangeait pas. Je fus contrainte d'y pénétrer également par les deux armoires à glace qui m'avaient servies d' escorte jusque là. Ce fut à ce moment précis que l'homme aux allures de serpent choisit, pour mon plus grand bonheur, d'allumer la lumière. Cependant, la vue qu'elle m'offrit me laissa perplexe. En effet, je m'étais attendue à rencontrer quelque-chose de terrifiant voire même une salle de torture, mais là rien. Rien. Absolument rien. Ce n'était rien d'autre qu'une pièce très ressemblante à un salon avec un canapé, une table et même une télévision.
-Qu'est-ce que ça veut dire? Demandai-je à bout de nerfs.
-Tu es trop impatiente Sakura. Regarde bien.
-Il n'y a rien à voir! C'est une pièce, tout ce qu'il y a de plus normal!
-Regarde bien, répéta-t-il avec patience.
En lui obéissant, je tournai la tête et scrutai attentivement un coin de la pièce plongée dans l'ombre mais je ne voyais rien
-Approche toi, me dit-il.
Je fis les trois pas les plus lents de toute ma vie, appréhendant ce que je trouverai dissimulé à cet endroit. Plus je m'approchai et plus je réussissais à discerner une ombre se mouvoir difficilement. Qu'est-ce que ce pouvait bien être? Je fis un pas de plus et à ce moment là, je crus tourner de l'œil. Ce que je vis me fit l'effet d'une décharge électrique. Je n'arrivais plus à bouger et je restais sans voix devant ce spectacle. Je ne croyais pas ce que mes yeux voyais...C'était impossible...Ce devait être une hallucination...
-Oh, mon dieu...réussis-je à articuler. Ce ne peut pas être...
-Et bien si, Sakura, rigola Orochimaru.
Mon grand-père se trainait vers moi, demandant mon aide. Mais comment était-ce possible? Je l'avais vu mort...
-Sa...Sakura...
Mon corps refusait toujours de bouger, j'étais totalement pétrifiée à l'inverse de mon cœur qui lui battait à tout rompre.
-Co...Comment est-ce possible?
-Tout à été orchestré dans le but à ce que tu croies à sa mort, me répondit mon ex patron, triomphant.
-C'est impossible...
-Rien n'est impossible. Il nous a simplement suffit de lui administrer un produit dissimulant les battements de son cœur et le tour était joué.
A ces mots, je retrouvai subitement la mobilité de mon corps et sans plus attendre je me jetai sur mon grand-père et le serrai dans mes bras aussi fort que j'en étais capable. Je ne pus retenir plus longtemps mes larmes et je me laissais aller complètement contre le torse de celui que j'avais crus mort, remerciant dieu de finalement me l'avoir laissé. Plus rien n'existait autour de nous jusqu'à ce qu'Orochimaru me ramène brutalement à la réalité.
-Ne te réjouis pas trop vite.
A ces mots, je tournais violemment la tête vers lui, le regard menaçant.
-Que voulez-vous dire?
-Il m'est possible de guérir ton grand-père. D'ailleurs, nous avons déjà commencé à lui administrer un traitement auquel il réagit très bien.
-Mais...Continuai-je, attendant une contrepartie à cet excès de générosité.
-Mais si tu veux un jour pouvoir vivre tranquillement avec le seul parent qu'il te reste, il va falloir que tu me rendes un service.
-Que voulez-vous?
-Rien de bien compliqué. Je veux que tu tues Sasuke Uchiwa.
J'espère sincèrement que vous me ferez part de vos impressions cette fois, même si elles sont négatives. Bien sûr je n'en veux absolument pas à ceux ou celles qui me laissent généralement des reviews mais pour les autres qui suivent mon histoire, un avis me ferait le plus grand plaisir même si c'est pour me descendre^^
