Pairing : DMHP et d'autres couples

Tome : C'est après la mort de Sirius et ils sont tous en 7e année donc en 1997.

Disclamer : certains personnages appartiennent à J.K. Rowling mais d'autres personnages sont simplement originaires de mon imagination.

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Trop à mon goût

Chapitre 10 :

(Poudlard 2017)

Severus sortit rapidement de la cheminée de son bureau, le manteau plein de suie. Depuis leur discussion chez les Potter-Malfoy, il n'avait fait que des recherches sur le retour des enfants et il n'était pas beaucoup retourné à Poudlard.

Ce n'était pas le fait de ne pas pouvoir revenir souvent à Poudlard qui l'énervait, mais qu'il ne pouvait pas voir son mari autant qu'il le voulait. Il sortit rapidement de ses appartements et prit la direction des serres, le seul endroit où pourrait se trouver Neville en ce moment.

Severus aimait le calme. Son intimidation sur les élèves avait toujours fonctionné car c'était la chose qu'il aimait le plus à Poudlard, le silence. Mais ce silence là il le détestait. Il se demanda si ce n'était pas à cause de la génération des Potter-Malfoy qu'il s'était habitué à entendre de l'animation dans le château. Depuis l'absence des élèves, le château avait perdu un peu de sa splendeur et était devenu un peu maussade, même Severus en avait perdu un peu de sa stature.

Ses enfants lui manquaient énormément et par Salazar il leur apprendrait à disparaître d'un coup de l'établissement ! Severus soupira de frustration alors qu'il arrivait aux serres de Neville. Après la guerre, le professeur Chourave avait décidé de laisser sa place pour prendre sa retraite et Neville en avait profité pour prendre la place. Les serres étaient toujours autant remplies de plantes, Neville en avait même rajouté depuis son arrivée, toutes plus rares les unes que les autres.

Le botanique se trouvait un peu plus au fond de la salle et semblait occupé à dépoter et remettre des plantes dans d'autres pots. Bien que le soulagement fût présent, l'exaspération monta rapidement quand il vit ce que faisait son mari. L'inquiétude était bien visible chez le jeune professeur. L'une de ses mains s'occupait à tasser un peu la terre des pots alors que l'autre s'affairait à caresser le ventre proéminent de quelques mois. Neville ne faisait cela que lorsqu'il était stressé et vu la situation à laquelle ils faisaient tous face, ce geste n'étonna pas Severus.

Le potionniste se rapprocha du jeune homme qui ne l'avait toujours pas vu et le prit par derrière, ses bras se nouant devant le ventre de l'homme enceint.

- Severus, sourit Neville.

Le jeune homme se colla encore plus au torse de son époux et alla poser sa main propre contre la joue de ce dernier. Severus tourna un peu sa tête et embrassa la main puis vint nicher son visage dans le cou de Neville.

- Comment ça s'est passé ?

- Comme je l'avais prévu, soupira Severus, Potter ne nous a appris que les raisons mais il ne sait pas encore exactement comment ramener les enfants.

Neville se remit à caresser son ventre d'un rythme plus rapide, signe visible que la situation ne lui plaisait pas plus qu'avant.

- Vous avez pensé à un retourneur de temps ? Hermione en avait un à notre époque.

- Ce n'est pas possible, répondit Severus, La création de ce genre d'artefacts prend du temps, surtout vu le nombre d'élèves que nous avons, et le ministère n'est pas au courant pour les disparitions.

- Et Harry et Draco, ils ont eu quelques idées ?

- Parmi toutes les solutions. Harry et les autres ont trouvé qu'il serait plus judicieux de faire un rituel. Potter ne fera pas le rituel tout seul.

- Qui ?

Severus hésita à lui dire. Par Salazar, Néville lui ferait une crise cardiaque et accoucherait prématurément.

- Potter, Dean, Blaise, Remus, Hermione, Draco, Sean, Stephen, Maëlle et Moi.

Le brun s'arrêta brusquement avant de marmonner une phrase que Severus ne comprit pas.

- Quoi ?

- J'ai dit non !

Le cri de son époux fit sursauter Severus. Neville s'accrochait à lui comme une bouée, les larmes commençant à déborder sur son visage. Le professeur de potion eut un soupire las alors qu'il tentait de calmer son époux.

- C'est le seul moyen que nous ayons pour ramener les enfants.

- Et je prendrai le risque de vous perdre, toit et Maëlle ? s'écria Neville, Non. On trouvera un autre moyen de ramener les enfants.

- Tu te rends compte que ton comportement est plutôt égoïste, posa calmement le professeur. Tu ne seras pas le seul dans cette situation Neville. Lucius, Weasley et Finnigan seront dans la même situation.

- Ça c'est leur problème.

La colère monta rapidement en Severus. Il avait l'impression de retrouver le Neville d'avant la guerre, le peureux et ça Severus n'accepterait jamais ça.

- Tu agis comme un enfant, siffla Severus, Gabriel risque d'accoucher d'un moment à l'autre, Basil et les autres commencent à ressentir l'éloignement de leurs compagnons. Et par Merlin, les enfants s'amusent avec les liens d'un veela !

Neville eut la décence de paraître honteux, se calmant immédiatement sur sa crise passagère. Le botaniste n'avait jamais aimé être seul. Avant son arrivée à Poudlard il n'avait jamais réussi à avoir la moindre attention des personnes qu'il aimait. Sa grand-mère le blâmait pour ce qui était arrivé à son fils bien-aimé et sa belle-fille, ses oncles le rabaissaient en le traitant de cracmol et ses tantes n'hésitaient à lui casser du sucre sur le dos sans aucune affection maternelle.

Severus avait été le premier à lui prêter de l'attention. Neville se souviendrait encore du jour où il avait rencontré Severus. Aujourd'hui, la librairie n'était plus mais les souvenirs étaient encore là. Qui aurait cru que le cruel professeur de potion finirait sa vie avec un élève peureux et amoureux de la botanique ? Sûrement personne. Neville en aurait souri si la situation n'était pas déjà si désespérante pour lui.

Severus était le père de ses enfants et l'homme de sa vie. Leurs enfants étaient la concrétisation d'un amour qu'ils pensaient au début impossible à construire et voilà que leurs chairs disparaissaient dans leur passé, laissant derrière eux des parents perdus, dont un Neville au bord de la crise de nerf. Non, Neville ne voulait pas que Severus parte, il ne voulait pas perdre l'homme qui l'avait aidé à s'épanouir.

- Je ne veux pas te perdre, souffla Neville.

Severus sourit tristement à son mari. Il prit Neville dans ses bras et caressa son dos dans un geste de réconfort. Il comprenait tout à fait les craintes de Neville mais il savait très bien qu'ils ne pouvaient se permettre de laisser leurs enfants dans leur passé. C'est mentalement impossible.

Neville leva sa tête vers lui, les yeux encore suppliant d'oublier une telle idée. Severus soupira et le serra encore un peu dans ses bras avant de l'embrasser. Neville approfondit le baiser, cherchant là un certain réconfort, même encore aujourd'hui un baiser de Severus lui faisait oublier ses craintes.

Le baiser fût un peu trop court pour le couple. Ils restèrent un moment enlacés, front contre front, faisait fit du froid qui commençait à s'installer sur Poudlard. Puis d'un commun accord, ils prirent la direction des appartements où Neville pourrait enfin se reposer et Severus travailler un peu plus sur les recherches du rituel. S'il voulait rassurer son compagnon alors il devrait mettre les bouchers doubles pour éviter tout problème.

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(Poudlard 1997)

Emy avait l'impression d'être devenue folle. Depuis qu'elle avait parlée à sa mère, elle était plus isolée que jamais. Les autres membres de la famille l'évitaient ou encore la regardait tel un paria. Elle avait bien tenté de venir s'excuser mais les filles de la famille ne lui avaient pas laissé le temps et l'avaient humilié.

Pour se faire pardonner, elle s'était mise à faire pleines de recherches dans la bibliothèque de Poudlard. Beaucoup de livres de cette époque avaient disparu à son époque à cause de la guerre. Emy soupira en repensant à la guerre. C'était un sujet que sa mère et son père n'aimaient jamais aborder, se justifiant derrière des rancœurs à enterrer ou les protéger d'un passé dont ils n'avaient rien à savoir.

- Ne devrait-on pas t'interdire l'accès à ces livres ?, dit une voix qui la fit se retourner, Après tout c'est à cause de toi que Draco est à l'infirmerie.

Un groupe d'élèves lui faisait face, la majorité les bras croisés dont la seule fille du groupe alors que d'autres se contentait de la toiser d'un air supérieur. Leurs regards glacèrent Emy qui ne comprenait pas leur amertume envers elle. Si cela avait été son oncle Blaise elle aurait tout à fait compris mais il s'agissait là de son oncle Draco. Alors pourquoi un groupe de loup-garou de Serpentard, si elle ne croyait leur uniforme, venaient derrière elle ? La fille se démarqua un peu du groupe et Emy ne put s'empêcher de la trouver belle. Son regard ocre donnait un charme qui fit peur à la jeune Serdaigle.

- Aurais-tu perdu ta langue ?, nargua la fille du groupe, Pourtant tu semblais avoir encore ta langue au début de la semaine.

- Je …

- Tu quoi ?

Elle n'aimait vraiment pas le ton de cette fille. Que pouvait-elle leur répondre ? Leurs questions semblaient plus oratoires qu'autre chose. Ils savaient très bien pourquoi elle était là et cette optique ne leur plaisait pas, surtout après ce qui était arrivé à Draco. Emy ne cessait de se rappeler les mises en gardes de sa mère. Elle lui avait dit de faire bien attention, car ils étaient en guerre à cette époque. Elle n'était pas prête de l'oublier cette fois.

- Je suppose que tu sais pourquoi nous sommes là ?

Emy hocha de la tête, attirant quelques rires de la part du groupe.

- Donc j'espère qu'on aura ton entière coopération. Il serait … malheureux que la fille de Granger finisse loup-garou, rigola la fille.

L'antarctique ? Oui, elle aurait bien aimé se trouver là-bas qu'ici. L'ambiance y aurait été beaucoup plus chaude. Venait-elle vraiment de la menacer de la mordre ? Quelques souvenirs des transformations qu'elle avait pu voir ne lui donnait pas du tout l'envie de devenir un quelconque loup-garou. Fenrir était l'enseignant des loups à leur époque et il n'était pas vraiment connu pour sa gentillesse. Le groupe pointa les baguettes sur la jeune fille qui ne sut quoi faire. Crier ? Pleurer ? Appeler à l'aide ? Elle n'en savait rien, son cerveau semblait s'être déconnecté de la réalité.

Tout à coup, une ombre se plaça devant Emy, bouchant sa vue des Serpentards. Elle leva ses yeux et vit sa mère qui toisait les Serpentard, la baguette en main.

- Bouges de là Granger.

- Je ne vous laisserai pas approcher Emy.

- Et tu vas nous faire quoi Granger ? Nous envoyer un Expeliamus ?

- N'ose même pas me tester.

La fille de Serpentard rigola un peu avant de toiser Hermione d'un air supérieur. Emy vit la fille passer sa langue sur ses dents aiguisées, un moyen de bien leur montrer leur différence de calibre : un loup-garou et de la chair humaine. La fille n'hésiterait pas à les mettre en pièce.

- Tu fais peut-être partie du trio d'or mais tu ne nous fais pas peur.

- Tu devrais.

- Quoi qu'il en soit, ta fille a empoisonné Draco, dit la Serpentard, Je lui conseillerais de faire bien attention à elle. Qui sait … un accident peut arriver si vite.

Emy eut un mouvement de recul quand elle vit les sourires affamés qui lui étaient adressés. Hermione voulut répliquer mais le groupe de Serpentard ne lui en donna pas le temps. Quelques secondes plus tard, Hermione tentait de se défendre et protéger Emy tout en répliquant mais ce fût très difficile pour la Gryffondor. Elle se fit rapidement acculée avant qu'un sort ne la touche et qu'elle ne tombe dans les pommes.

Emy poussa un cri quand elle vit sa mère tomber sous le sort. Un garçon vint lui tenir la bouche pour l'empêcher d'attirer du monde, rapidement aidés de ses amis. Emy tenta de se faire remarquer mais elle ne pouvait ni crier, ni se débattre. L'un de ses agresseurs lui mis un chiffon devant son nez, affolant encore plus la jeune fille. En quelques secondes, elle s'évanouit, la laissant aux mains d'inconnus.

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Severus soupira après avoir lancé un énième tempus de sa baguette. Léo prenait du temps, un temps précieux qui lui permettrait de guérir Draco plus rapidement, et de s'assurer que le voyage dans la forêt interdite ne s'était pas mal passé.

Il y eut un cognement à la porte et il se dépêcha d'aller ouvrir. Pensant voir Léo, il fût étonné de voir Neville attendre, les joues rouges.

- Vous ne deviez pas être …

- Embrassez-moi.

La demande surprit Severus qui ne s'attendait pas à un tel début de conversation. Horrifié que quelqu'un ait pu entendre, il regarda autour de lui et ne vit que des enfants du futur. Sans aucune mesure, il fit entrer Neville dans sa salle de potion.

- Mais que vous passe-t-il par la tête Londubat ? ! Vous ne voulez pas non plus une pancarte ? ! Et si un professeur se faisait de mauvaises idées et faisait un rapport au ministère ? !

- Désolé, souffla Neville.

Severus soupira avant de retourner vers sa potion inachevée. Son cœur battait à un rythme dont il n'était pas habitué. La chaleur qu'il avait ressentie aux paroles du brun était presque comparable à la peur qu'il avait ressentie au même moment.

- Pourquoi voulez-vous que je vous embrasse ? demanda-t-il.

- Je voulais une confirmation.

- A quoi donc ? Que vous m'aimiez ?

- Non. Je voulais savoir si je vous plaisais ne serait-ce qu'un peu.

Severus regarda Neville comme s'il lui poussait des cornes sur le crâne. Le jeune homme rougit sous le regard insistant puis sortit un objet de sa poche. C'était l'objet que lui avait prêté Marvin lorsqu'il s'était fait rejeté par Severus. Il fronça des sourcils et activa la pièce avant de la montrer à Severus.

Ce dernier prit l'objet dans sa main et vit l'animation que Neville avait vue quelques semaines plus tôt. Il ne put s'empêcher de vouloir être à la place de son futur et de pouvoir tenir dans ses propres bras celui qui partagerait sa vie et fonderait une famille avec lui. Severus s'apprêta à lui demander les raisons de tout cela mais Neville le devança

- Je sais qu'on risque de tout oublier quand les enfants seront partis mais je veux pouvoir me dire que les sentiments ne seront pas à sens unique. Tu me plais énormément et je veux juste une preuve que cette attirance ne vienne pas que de moi mais aussi de toi.

- Tu sais qu'il est impossible pour moi d'avoir développé des sentiments pour toi en si peu de temps ?

- Je sais, souffla Neville, mais…

- Approche.

Neville sursauta aux paroles du professeur. Ce dernier le regardait d'un air blasé, voire même ennuyé mais l'espoir était revenu en lui et il n'hésita pas à se rapprocher du professeur. Severus plaça sa main derrière la tête de Neville et la rapprocha pour un baiser. Le baiser fût aussi simple et rapide que Neville sentit un gros manque monter dans sa poitrine. Le toucher était brutal, un simple effleurement qui était complètement différent des derniers baisers qu'il avait pu avoir avec le professeur.

- Tu vois ?, souffla Severus, Il n'y a rien.

Neville fronça des sourcils et replongea sur les lèvres de Severus, les mains fermement accrochées au cou de ce dernier. L'homme prit au dépourvu et déséquilibré sur son tabouret ouvrit sa bouche sous une exclamation étouffée. Neville en profita et fit rentrer sa langue dans la bouche du professeur, ses mains s'accrochant au cou de ce dernier.

Neville ne sut combien de temps ils restèrent à s'embrasser, mais cette douce chaleur était de retour et le potionniste ne semblait pas récalcitrant à ce baiser-là s'il en croyait les mains qui s'étaient aventurées au niveau de ses reins.

Aucun des deux ne voulut rompre le baiser, chacun expirant ou inspirant par le nez juste pour garder ce peu de contact dont ils s'étaient refusé l'accès depuis les derniers jours. Les mains de Severus se firent plus baladeuses alors que celles de Neville s'étaient mises à passer dans les cheveux de Severus, cheveux qui n'étaient pas si gras qu'on le disait.

Tout se passa très vite. Severus fit Neville se rapprocher encore plus et n'hésita pas à écarter une cuisse pour que le jeune homme puisse bien s'installer sur ses jambes.

- Oncle Severus ! J'ai les larmes !

Le couple se sépara brutalement en entendant le cri de Léo qui venait de rentrer subitement dans la salle. Léo sembla un peu gêné d'avoir dérangé mais Severus changea rapidement le sujet en lui demandant l'ingrédient manquant alors qu'il faisait Neville se lever de ses jambes.

Les trois bruns se rapprochèrent du chaudron et attendirent avec une pression palpable que la potion prenne la couleur adéquate. Neville, ce fût pour ça qu'il fût surpris par le cri de joie de Severus quand la couleur de la potion se stabilisa. Un sourire naquit sur ses lèvres en comprenant que la potion était un succès.

Severus remercia Léo de son aide puis se tourna vers Neville avant de s'arrêter sur l'action qu'il pensait faire. Pris d'une impulsion, il rapprocha le jeune homme par sa taille et l'embrassa, cette fois-ci avec douceur.

- Merci, souffla-t-il.

Puis sans un autre mot, il versa un peu de potion dans trois fioles et partit en direction de l'infirmerie, rapidement suivi de Léo, encore plus gêné qu'à son arrivée.

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Un long soupire s'échappa des lèvres de Dracus alors que ce dernier prenait la direction du dortoir des Serpentard. Il avait l'impression d'être dans une autre dimension. Poudlard ressemblait à autre chose de ce qu'ils avaient pu voir à leur arrivée.

Un léger froid s'insinua en lui à la pensée de ses pères. Comment avaient-ils pu être aussi idiots pour penser qu'ils réussiraient à lier leurs parents ? Ils étaient des Veelas, par Gryffondor ! Dracus avait vécu cette crainte d'être rejeté alors comment avait-il pu être aussi faible devant les paroles des autres ? Il ne cessait de se rabâcher dans la tête qu'il avait été le plus à même de comprendre ce que qu'on son père aurait ressenti et vécu si le lien avait été mal formé.

Il entra dans le dortoir et fut étonné de voir son frère Gabriel pleurer dans les bras de Daniel.

- Tout va bien ?

Daniel lui envoya un regard triste avant de secouer la tête. Il lui expliqua calmement que Gabriel avait eu la malheureuse chance de croiser leur grand-père, Lucius, et que ce dernier n'était pas allé de main morte avec Gabriel.

Puis Ambre et les jumelles entrèrent à leur tour, ces dernières ne cessaient de se plaindre de leur père qui refusait tout contact avec eux, de même que ses amis. Du côté de leurs oncles, Théo et Blaise, la situation ne s'était pas arrangée et toute la maison Serpentard de cette époque les ignorait. Comment pourraient-ils trouver une solution sur leur retour si même leurs parents les ignoraient ? Dracus fronça des sourcils quand quelque chose l'interpella.

- Dis Gaby, c'est normal que l'œil de ton serpent brille ?

Gabriel fronça des sourcils et détacha son anneau de son oreille. Il observa un peu mieux son anneau, de même que le reste du groupe.

- Qu'est-ce que …

- Qu'est-ce que vous faites ?

Les jumeaux se retournèrent et virent Matthew debout juste derrière eux, les bras croisés et le visage soucieux. Gabriel lui tendit son anneau.

- Tu sais pourquoi l'œil brille ? Papa ne nous a jamais parlé de ça.

Matthew écarquilla des yeux et lui prit l'anneau des mains de Gabriel. A ce même moment, la porte du dortoir s'ouvrit, dévoilant un Angel essoufflé, accompagné de Khâl, le fils de Greyback. Personnes n'avait encore fait le lien entre Fenrir et lui, supposant sûrement qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre. Rares étaient les moments où Khâl venait les voir. Les seules raisons pour lesquelles il viendrait c'est que quelque chose était arrivé à Johan.

- Il y a un problème ?

- Johan a disparu, dit Angel.

- Il devait me rejoindre à la tour d'Astronomie et …

- Tu sais que tu dois attendre ses 16 ans, le coupa Dracus.

- Je ne joue pas avec les liens, moi, répliqua Khâl en retour.

- Que veux-tu dire par là ?

Gabriel se mit entre les deux adolescents, coupant Khâl dans sa réplique. Personne ne voulait empirer la situation plus qu'elle ne l'était déjà.

- Peut-être qu'il est dans la tour de Gryffondor, supposa Gabriel.

- Il n'y est pas, grogna Khâl,

Un capharnaüm explosa tout à coup dans la pièce, alertant le reste de la salle commune.

- Excusez-moi, fit une petite voix.

Tout le monde se retourna en direction de l'entrée où se trouvait une Serdaigle. Sébastien déclara rapidement qu'elle était une amie à Emy avant de lui demander ce qu'elle voulait.

- Auriez-vous vu Emy ?

- Pourquoi on saurait où cette chipie se trouverait ?, cracha Sébastien.

- Parce que vous vous connaissez, soupira la jeune fille de manière blasée, Tout le monde le sait Sébastien.

Les jumelles s'interposèrent rapidement pour mettre fin au début de dispute et expliquèrent rapidement à la jeune fille qu'ils ignoraient où se trouvait Emy et que pour le moment ce n'était pas leur problème. Dracus vit très bien le regard de reproche de Matthew et commença à se masser le crâne face aux remontrances qui ne tarderaient pas à venir. Cependant l'amie d'Emy n'avait, semblait-il, pas apprécié le ton des jumelles et ne tarda pas à répliquer d'un ton acerbe.

- Je sais que vous ne lui parlez plus depuis ce qu'il s'est passé, gronda-t-elle, Vous vous croyez supérieurs mais vous n'êtes pas mieux ! Vous-même vous n'avez pas hésité à jouer avec les liens d'un veela alors qu'Emy s'est faite manipulée. Entre vous et elle, je serais plus à même de la pardonner elle. Je vous laisse avec votre égoïsme.

Sans un mot de plus, la Serdaigle s'en alla pour aller demander de l'aide à d'autres personnes. Matthew se retourna vers les plus jeunes et les regarda avec colère.

- Vous pouvez m'expliquer ?

- Rien de spécial, Juste Emy qui fait un caprice.

- Gabriel, siffla Sébastien.

- Bon d'accord !, s'exaspéra Gabriel, Disons qu'on l'a un peu « châtié » du groupe.

Matthew regarda le groupe avec effarement. Il prit son collier et essaya de joindre Emy. Un tintement se fit entendre du côté des jumelles qui affichèrent un air coupable avant de montrer le collier d'Emy.

- Qu'est-ce que vous avez fait ?, souffla Matthew.

- On voulait juste lui donner une leçon, se justifia Lyly.

- On voulait juste lui montrer ce qui arriverait si elle continuait de se mêler des affaires de Sébastien.

- J'espère que vous plaisantez ?, siffla Sébastien.

- C'est plutôt toi qui devrais nous remercier, se plaignit Lyly.

Deux claques retentirent dans la salle. Matthew regarda ses sœurs une telle rage qui fit peur à tous les jeunes. Rares étaient les fois où ils avaient pu voir Matthew s'énerver, Léo avait toujours été là pour le calmer.

- Je vous croyais idiotes mais là c'est pire que ce que je ne croyais. Qu'est-ce qu'il vous a pris ? !, cria-t-il.

- Mais...

- « Mais » quoi Lyly ? ! Papa nous a dit de jamais enlever ces colliers et vous, vous le prenez comme si c'était votre droit !

Sébastien se leva et s'adressa immédiatement à Matthew.

- Je vais chercher papa.

- Non, claqua Matthew, Tu as déjà fait assez de dégât avec papa. Retrouve l'amie d'Emy et amène-la au bureau de Dumbledore. Khâl tu viens avec moi.

Sébastien hocha de la tête et partit à la recherche de l'ami d'Emy alors que Matthew et Khâl prenaient déjà la direction du bureau de Dumbledore. Narcissa n'avait plus cet air rebelle et semblait regretter son action alors que Lyly continuait à regarder dans la direction qu'avaient prise leurs frères, un air revêche sur son visage. Des deux, Lyly avait toujours été celle qui poussait l'autre à faire ce qu'elle voulait. Oh non, Narcissa n'était pas un ange. Narcissa se contentait de penser tout bas, ou marmonnait encore des idées saugrenues alors que Lyly était celle qui partirait pour l'action. Ce fut pour cela que Dracus ne tint pas plus longtemps quand Lyly comment ça à marmonner qu'elle n'avait rien fait de mal si ce n'était donner une petite leçon.

- Tu n'as toujours pas compris Lyly ?, gronda Dracus, Emy est peut-être en danger et encore une fois c'est de notre faute.

Et comme à chaque fois, sa sœur finissait toujours par être la dernière à comprendre.

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Il avait mal au crâne. Harry montait calmement les escaliers qui menaient à la tour d'astronomie. Toute la journée il avait tenté de trouver un lieu tranquille, loin de tous ces visages du futur, en particulier les Potter-Malfoy. Soit les enfants avaient le don de se trouver au même endroit que lui, soit ils cherchaient vraiment à lui parler et Harry ne le voulait aucunement. Il avait été obligé d'utiliser sa cape d'invisibilité pour réussir à les éviter.

Harry retira sa cape quand il arriva en haut des escaliers quand des éclats de voix se firent entendre de l'autre côté de la porte. Il s'avança de la porte, mais avant même qu'il n'ait le temps de s'éloigner cette dernière s'ouvrit brusquement sur Blaise Zabini.

Les deux élèves se regardèrent, l'un avec colère et l'un avec crainte. Harry n'avait pas cherché à rester en contact avec les Serpentards. Les menaces du groupe encore bien ancrées dans son esprit, Harry regretta tout à coup de ne pas avoir pris sa carte de Maraudeur. L'échange de regard fût court mais Harry sentit bien que sa vue n'avait pas plu au Serpentard et tombait très mal. Sans un mot, le Serpentard lâcha un simple « satané Gryffondor » avant de descendre les escaliers.

Harry passa la porte, curieux de savoir avec qui le Serpentard venait de parler, et vit nul autre que Ron qui regardait l'entrer avec étonnement. Les deux amis s'observèrent un moment, sachant bien que la situation n'était pas idéal.

- J'ignorais que tu venais ici, rougit Ron.

- Ça fait un moment que vous vous voyez ?

Ron perdit un peu de ses rougeurs et s'appuya contre la rambarde qui entourait la tour.

- Il nous est arrivé de discuter ensemble.

- En haut d'une tour.

- J'ai encore un peu de mal à accepter tout ça Harry. J'ai l'impression d'être dans une bulle prête à éclater à tout moment.

- On en parle de moi ?

Ron lui envoya un sourire compatissant mais Harry ne se sentait pas à lui renvoyer ce sourire. Le roux se passer la main dans les cheveux et vagabonda son regard sur le paysage sombre qui s'étendait devant eux. Les jours passaient et le moindre espoir qu'ils avaient de voir les futurs rentrer chez eux s'estompaient au fur et à mesure que leurs problèmes s'accumulaient.

- Qu'est-ce qu'on va faire Harry ?, souffla-t-il.

- On ne peut rien faire Ron.

- Alors on abandonne ?, grogna Ron, On ne va pas les laisser ici ? Tu-Sais-Qui risque …

- Je sais, le coupa Harry, Je sais.

Le duo resta silencieux un moment avant que Ron ne reprenne la parole.

- Tu as essayé de voir comment il allait ?

- Tu veux que j'y aille comment avec Lucius Malfoy à côté ?

Ron grimaça au ton d'Harry qui se calma aussitôt.

- J'en peux plus Ron, souffla Harry, C'est trop pour moi. Pourquoi sont-ils venus ? Ils arrivent et chamboulent le peu d'équilibre que nous avions ici. Je me retrouve être le compagnon de Malfoy, je … C'est quand la dernière fois qu'on a bien rigolé tous les trois avec Hermione ?

Ron se tendit à la mention d'Hermione mais son visage montrait bien là que les discussions avec la jeune femme lui manquaient tout autant. Harry tourna son regard vers le lac où se reflétait une moitié de lune. Cette nuit leur paraissait tout à coup calme depuis l'arrivée des futurs et Harry se sentit bizarrement bien et coupable. Ne devait-il pas aimer ses enfants ? Une légère pensée passa dans sa tête et lui soumit qu'ils n'étaient pas tout à fait les siens mais ceux de son futur et rien que ça réussit à le détendre. Pourtant les paroles de Sébastien lui donnaient encore l'impression d'être le fautif de tout ça.

- Tu sais …

- Harry ! Ron !

Les deux amis se tournèrent vers l'entrée et virent un Neville tout essoufflé. Ron lui demanda la raison de cet empressement mais les paroles qui vinrent glacèrent le sang de Harry.

- Hermione a été attaquée à la bibliothèque, souffla Neville.

Harry n'eut pas le temps de se remettre du choc qu'il vit Ron courir en direction de l'infirmerie. Sans plus attendre Neville et Harry le rejoignirent en direction de l'infirmerie.

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(Futur 2017)

Draco ne savait plus quand était la dernière fois qu'il avait vu son lit. Harry et lui n'avaient pas cessé leurs recherches, quelques fois aidés par Remus, Hermione et Severus. Les recherches n'avançaient pas aussi vite qu'ils le souhaitaient et ça ne leur facilitait pas la tâche de recevoir des souvenirs montrant leurs enfants mettre la pagaille un peu partout !

Draco devait avouer que ça n'avait pas été facile au milieu des recherches quand il avait commencé à avoir ses souvenirs sur sa vraie première fois avec Harry. Leur couple s'était un peu éloigné face à tout ça. Draco avait laissé un peu plus d'espace à Harry, continuant ses recherches dans son bureau avec Blaise et Severus alors que le brun avait tenté de rester aussi proche de lui.

Quand ses propres souvenirs étaient revenus, Draco avait rapidement fait le lien entre ses souvenirs les plus récents et le comportement de Harry. Au début il avait pensé que ce dernier ressentait l'éloignement de leurs enfants mais il s'agissait en réalité d'un réconfort qu'Harry lui avait donné pour qu'il ne doute pas de leur lien.

Draco avait eu vraiment mal lorsqu'il avait réalisé cela, ce qui fût l'une des raisons de son éloignement d'Harry. Son veela avait beaucoup souffert lors de cette dispute silencieuse jusqu'à ce qu'Harry ne décide de régler le problème à sa manière : demander à Sean de prendre les enfants quelque part et demander aux autres de les laisser un weekend seuls pendant qu'il passait son weekend à mettre dans la tête du blond ce qu'il voulait lui faire comprendre. C'était à la fois Serpentard et Gryffondor.

Draco eut un fin sourire alors qu'il s'occupait dans la cuisine à préparer deux tasses chaudes de café. Harry l'avait rendu fou de cette invention moldu et il devait avouer qu'elle n'avait pas été inutile ces dernières semaines. Son sourire perdit de son intensité aux derniers souvenirs qu'il avait de son passé.

Les enfants avaient la vie dure à Poudlard et il ne pouvait que compatir. Au moins ça les calmerait un peu sur leurs folies Potteresques. S'ils pensaient un instant que leur vie serait meilleure en rentrant ils rêvaient totalement ! Il avait dit plusieurs fois à Harry qu'il les gâtait trop, en particulier les filles. Salazar, quelle idée avaient-ils eu d'avoir des filles ? Les premières à mettre la pagaille et à faire comme bon leur semblaient.

Gabriel, celui-là il ne le raterait pas. Draco avait précautionneusement gardé de côté chaque souvenir où il s'était rappelé d'un Gabriel qui osait défier l'autorité de Matthew, emmenant Dracus dans ses plans aussi fous que de jouer avec le lien d'un fichu Veela : lui !

La mâchoire du blond se contracta au souvenir de Sébastien. Draco était mêlé entre une rage folle et une déception profonde. Sébastien, sa plus grande fierté l'avait déçu en traitant Harry comme une personne inférieure, n'hésitant pas à le comparer à un idiot.

Harry ne lui avait jamais parlé des remarques qu'il avait pu recevoir de Sébastien lors de son coma mais Draco savait très bien que ça l'avait blessé. Par contre Blaise n'avait pas hésité à lui montrer, affirmant que ça remettrait un peu d'ordre à leur retour. Il avait été le premier à dire à Harry qu'il chouchoutait trop leurs enfants mais Draco savait très bien que son père et lui n'avaient pas cessé de mettre Sébastien sur un piédestal supérieur aux autres. Draco se frotta le visage avec frustration. Il s'occuperait de chaque cas à leurs retours.

Draco remonta rapidement dans le bureau d'Harry, les deux tasses dans ses mains. Il n'était pas habitué à avoir le manoir aussi calme. Il avait déjà eu des moments de calmes, mais là encore la situation était complètement différente. Leurs enfants ne manquaient pas à l'appel et il se trouvait dans son lit avec son compagnon dans ses bras mais aujourd'hui ils n'avaient pas droit à un calme aussi reposant, surtout quand leurs enfants se trouvaient aussi loin et en danger.

Chaque jour, chaque heure, voire minute, Draco ne cessait de craindre l'arrivée d'un quelconque souvenir avec l'un de leurs enfants disparu ou encore capturé par les Mangemorts. Harry ou les autres devaient sûrement avoir les mêmes craintes, ce qui les motivait encore plus à chercher le bon rituel pour ramener tout le monde.

Draco entra dans le bureau et vit le brun plongé dans un des gros bouquins de sortilèges. La pièce était remplie de bouquins et de brouillons sur rituel et sortilèges de toutes sortes. On ne savait même plus où marcher. Le blond se rapprocha du brun et l'interpella.

- Hey mon cœur, souffla Draco.

Harry leva sa tête de son bouquin, l'air un peu perdu.

- Un café ?

Le brun soupira, las, un léger sourire adressé au blond alors qu'il hochait de la tête en guise de remerciement. Le blond lui donna sa tasse et alla se poser sur le canapé, seul rescapé de toute cette paperasse. Le brun soupira d'aise après sa première gorgée et se tourna vers le blond qui tapota sur la place à ses côtés. Sans attendre le brun vint s'asseoir auprès de lui et n'hésita pas à se caler dans le creux de son bras libre qu'il posa sur la taille de Harry. Ils restèrent un moment à savourer leur pause mais Draco n'était concentré que sur Harry. Son compagnon était épuisé, les cernes commençaient à se creuser et son attention devenait de moins en moins présente.

- Il faut que tu te reposes un peu.

Harry sursauta un peu quand il brisa le silence puis se cala encore plus dans les bras du blond.

- Je ne peux pas Dray. Toi aussi tu devrais te reposer.

- Tu crois que je ne te vois pas utiliser le lien pour savoir s'ils sont rentrés ?

- Je t'ai vu le faire aussi, lui reprocha Harry.

Draco eut un léger sourire puis embrassa le front de son époux avant de caresser son ventre de sa main libre. Ils utilisaient rarement leur lien et s'amusaient plus à regarder leurs enfants l'utiliser entre eux ou encore avec leurs cousins et compagnons. Le lien avait été un petit sort de famille qu'Harry avait créé pour raffermir leur lien et à présent ils gaspillaient leur magie dans ce sort à la recherche de leur progéniture en quête d'un quelconque réconfort, un petit espoir qui leur permettrait de leur dire que les enfants seraient rentrés. Ils avaient pourtant prévu une bonne année pourtant, remplie de bonnes nouvelles et de nouvelles venues dans la famille mais il fallait toujours que quelqu'un programme un mauvais plan pour eux.

- Je m'inquiète, soupira Harry, J'ai peur que nos souvenirs de la guerre se mélangent à ceux des enfants.

- Tu n'es pas le seul, soupira Draco à son tour, L'attaque de Pré-au-Lard se rapproche et Jason ne va pas tarder à faire son apparition à Poudlard.

- Nous avons déjà eu le souvenir de l'attaque de son village, souffla Harry, C'était…

Harry s'interrompit à la mention de l'attaque qui avait fait la une de la Gazette le jour où Draco s'était mal lié à lui. Draco tenta bien de le réconforter mais Harry s'écarta un peu du blond, plongeant son regard éploré sur lui.

- Tu m'en veux pour ce qu'il s'est passé ?

- Harry…

- Tu sais que je t'aime n'est-ce pas ?

- Bien sûr Harry, sourit le blond, Je t'aime aussi. Je ne t'en veux pas. C'est plus aux enfants que j'en veux, je pensais bien leur avoir enseigné ces choses-là. J'ai juste…

Draco s'arrêta subitement. Il n'osa pas continuer sa phrase, craignant de blesser le brun qui avait déjà bien du mal à supporter toute la situation.

- J'ai juste un léger effet secondaire de tous ce qu'il s'est passé. Bien que nous sachions que mon état était dû à un empoisonnement, mon Veela voit encore très mal la malformation du lien. J'ai cette peur que tu m'abandonnes qui me prend à l'estomac depuis ses souvenirs.

Harry prit leurs tasses et les posa sur la table, après avoir bougé le tas de feuille avec sa magie, puis retourna dans les bras du blond. De sa main il caressa la cicatrice qui longeait le visage de Draco.

- Tu as sacrifié tellement de chose pour moi. Je ne te mérite pas.

Draco prit la main du brun et l'embrassa dans le creux de la main avant de l'embrasser sur le front.

- Tu as sacrifié autant pour moi. Tu aurais très bien pu m'abandonner à mon sort.

- Et nier mes sentiments pour toi ? Ne sois pas idiot, plaisanta Harry.

- Alors arrête de te dénigrer, répliqua Draco, Je t'aime Harry et nous avons neuf enfants qui nous prouvent que nous avons fait le bon choix. Alors arrête de douter à cause de ce qu'il s'est passé.

Harry hocha lentement de la tête puis vint embrasser Draco. Ils s'embrassèrent plusieurs fois, prenant bien leur temps de savourer chaque baiser, cherchant la douceur et le réconfort chez l'autre. Draco commença calmement à caresser le corps de son compagnon auquel ce dernier répondit avec autant de tendresse avant qu'il ne se tende tout à coup.

Harry s'écarta brusquement de lui, interrompant leur baiser qui commençait à réveiller une partie intime du blond. Ce dernier inquiet, caressa le bras du brun pour attirer son attention.

- Harry ? Tout va bien ?

Le brun leva son regard vers le blond et un grand sourire naquit sur ses lèvres. Le blond ne put s'empêcher de sourire à son tour lorsqu'il vit le regard pétillant de joie de son époux. Il lui semblait pourtant que leur discussion n'avait pas de quoi amener un si grand sourire mais le blond espérait avoir des réponses assez vite.

- J'ai trouvé, souffla Harry.

- Trouver quoi ?

- Je me rappelle du rituel que mon futur avait utilisé, dit Harry étonnant Draco, Je sais comment les ramener, Dray.

A Suivre.