Hello dear reader ! How are you ? Bientôt les vacances ! Excité(e) ? ;)

Désolée pour la looooongue attente, mais je suis enfin là !

Puisque je vais être sans internet pendant une semaine (oui, tu as bien lu : SANS. INTERNET. Je sais, je vais mourir ^^) voici la suite de Mortel pour Noël ! D'ailleurs puisque je ne vous verrai pas d'ici là…

De Christmas akhtar de bakhtawar au newai kal de mubarak sha !

Happy Christmas !

Merry Chrismas !

Zalig Kerstfeest !

Feliz Natal !

Feliz Navidad !

Sheng Tan Kuai Loh !

Frohliche Weihnachten !

Mboni Chrismen !

Hauskaa Joulua !

Eftihismena Christougenna !

Shub Christu Jayanti !

Buon Natale !

Merii Kurisumasu !

Boas Festas !

Hristos Razdajetsja, Rozdjestvom Hristovim !

Ewadee Pe-e Mai !

Kung His Hsin Nien bing Chu Shen Tan !

et enfin... Sungtan Chukha !

Bonne lecture mes lecteurs adorés! :D

Titre : Mortellement vivant.

Chapitre : Welcome back ! Wanna do a nervous break down with me ?

Couple : Mon premier GrimmIchi !

Rating: M pour la suite.

Résumé :Ichigo vient d'une longue lignée de sorciers, mais il a renoncé à son héritage pour étudier la psychologie au Sereitei, où il a une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où un homme mystérieux lui arrache une promesse. Il ignore alors qu'il vient de recevoir un ancien et très puissant pouvoir, que tous –vampire, sorciers et elfes- convoitent ardemment. Parmi eux, Grimmjow Jaggerjack, un vampire aussi redoutable qu'insupportable. Un tueur puissant et magnétique qui semble être plus que ce qu'il laisse paraître. Ichigo se retrouve vite au cœur de la tourmente, entre un héritage maudit et un amour impossible…mais si tentant.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Tite Kubo, et l'univers m'a été inspiré par D. Harkness.

Warnings : AU, OOC, Romance, Humour, Supernatural, Mystère, Vampire/Sorcier/Elfe Fic…(en ai-je oublié ? Ah oui !) et évidemment, Grimmjow et ses gros mots ! Hahaha

! En italique sont les pensées des personnages. !


Welcome back ! Wanna do a nervous break down with me ?

Cette nuit-là, il me fut impossible de dormir. Je restai assis sur le canapé, puis sur le lit, le téléphone à portée de main au cas où le bleuté me rappellerait.

Ni boire du thé, ni continuer (et presque terminer) mon devoir ne suffirent à me faire oublier ma journée. L'idée que des sorciers aient pu tuer ma mère dépassait mon entendement. Savoir que Grimmjow avait massacré des centaines de mes frères et sœurs me terrifiait. Je ne le connaissais pas en fin de compte ce vampire. Et pourtant on me disait de lui faire aveuglément confiance.

Et Baraggan me faisait peur.

En fait je commençais à avoir peur de tous les sorciers. Des sorciers qui avaient tué ma mère et qui n'hésiteraient pas à m'éventrer et me torturer de la même manière. Penser à ce qu'elle avait subit me fit vomir vers les quatre heures du matin.

Toujours éveillé à l'aube, je pris une douche et me changeai. L'idée du petit déjeuner ne me disait rien, contrairement à mon habituel appétit d'ogre. Je n'avais même pas envie d'aller faire du sport. Baraggan, Soi Fon, ou une autre charmante créature pourrait me tendre une embuscade. A la place, j'attendis l'ouverture de la bibliothèque, puis j'allai m'installer à ma place habituelle en m'efforçant de ne pas trembler de fatigue…ou de crainte. J'avais mon téléphone en mode vibreur dans ma poche, au cas où.

A 10 heures et demie, Baraggan vint s'installer à l'autre bout de la salle. Sous le prétexte de rendre un livre, je retournai au comptoir vérifier si Hallibel était dans la bibliothèque. Elle était là. Et elle était furieuse.

-Dis-moi que ce sorcier n'est pas allé s'asseoir là-bas, cracha-t-elle.

-Si. Et il n'arrête pas de me fixer pendant que je travaille.

-Si seulement j'étais plus grande, grinça-t-elle.

-Je crois qu'il en faudrait plus pour le faire reculer, répondis-je avec un sourire fatigué.


A 11H et des poussières, je sentis des flocons de neige effleurer mes cheveux, mes épaules et mon dos, comme si un regard soucieux vérifiait que j'allais bien. Mon cœur fit une embardée alors que mon corps se crispait. C'était le regard d'un vampire, mais je n'avais pas ressentit de sensation glaciale, ça avait été plus doux, plus…tendre. Je n'avais rien entendu, pas un bruit n'avait annoncé l'arrivée d'une nouvelle créature dans la salle de travail.

Un instant, je n'osai pas me retourner, au cas où mes espoirs étaient une fois de plus vains et que ce n'était qu'Hallibel qui venait vérifier que Baraggan ne m'attaquait pas. Soufflant doucement par la bouche, je tournai la tête.

C'était bien Grimmjow, comme je l'avais espéré.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et le rose me monta aux joues.

Mais le vampire ne regardait plus dans ma direction. Il fixait Braggan d'un air féroce.

Je me demandai si dans une autre « vie » il l'aurait tué et il aurait bu son sang. Peut-être allait-il le faire ?

-Grimmjow, l'appelai-je discrètement en me levant.

Il se détourna à regret et vint me rejoindre sans un bruit, il semblait presque flotter, telle une panthère redoutable. Et il était visiblement en colère. Je frissonnai sous son regard de tueur et il le remarqua. Son expression s'adoucie immédiatement et il me fit son sourire de dément habituel.

-Alors Bambi, j'peux pas t'laisser seul deux jours sans que t'attires les nuisibles à c'que j'vois.

Il était si proche que la froideur de son corps fut comme une brise rafraîchissante par une journée d'été. Malgré tout ce que je savais à présent sur lui…Seigneur, que c'était bon de le retrouver.

-Rien que je ne puisse gérer, mentis-je.

-Ouais, j'te crois, ricana-t-il, pas dupe. Mais va falloir attendre ce soir pour s'parler Jolie Fraise. (Ses doigts caressèrent sur sa poitrine une bosse visible sous son t-shirt. Je me demandai ce qu'il y avait ainsi à la hauteur de son cœur.) Un yoga, ça t'dit ? On s'rejoint comme d'hab', à 18 heures.

Bien qu'ayant besoin de sommeil (d'urgence !), la perspective de me rendre à Las Noches pour passer une heure et demie à méditer me parut idéale.

-Okay, j'en ai besoin, dis-je, sincère.

-T'veux que j'travail à côté de toi ? demanda-t-il en me scrutant de ses iris hypnotiques.

Son parfum était si enivrant que j'en fus étourdi.

-Non, ça ira, merci, répondis-je pour ne pas passer pour une demoiselle en détresse.

J'avais ma fierté tout de même. Elle était mise à mal depuis quelques temps, mais elle était toujours là !

-Okay, comme tu veux. S'tu changes d'avis tu murmures mon prénom et j'accourrai, princesse, susurra-t-il avec un air narquois.

L'enfoiré.

-Va te faire foutre, grinçai-je, rouge pivoine.

Son sourire s'agrandit et il se pencha vers moi. Je crus que mon cœur allait lâcher et je déglutit difficilement, tant le goût de musc et de cannelle fondaient dans ma bouche.

-Oh mais c'est quand tu veux Bambi… chuchota-t-il d'un ton chaud et séducteur.

Ses iris flamboyèrent et je vis qu'il se délectait de mes réactions. Gêne, excitation, mortification, tentation, désir, embrassement, tous se battaient en duel alors qu'une chaleur suspecte envahissait mon corps.

Seigneur que je haïssais ce foutu vampire.

…Même s'il m'avait manqué. Un peu. Trois fois rien.

Après un clin d'œil et un dernier sourire de carnivore, il se détourna de moi. Il lança un regard haineux à Baraggan et retourna s'asseoir.

Tremblant, le cœur en vrac et mon estomac dans les chaussettes, je fis de même.

Grimmjow Jaggerjack était de retour.


Quand je passais près de sa table pour déjeuner, Grimmjow toussota. Hallibel posa bruyamment son crayon et m'emboita le pas. Je fus déçu qu'il ne m'accompagne pas mais au moins Baraggan ne me suivrait pas. Grimmjow y veillerait.


L'après-midi fut interminable et je m'assoupis pendant une petite heure sur mes devoirs. Je me réveillais en sursaut en sentant un bisous sur ma paupière et regardais, encore hagard, l'elfe-latte-Bic me faire un salut de la main avant de prendre un livre dans une étagère près de moi et de repartir « travailler ».

A 17heures, j'étais plus que prêt à partir.

Je rentrai chez moi, sentant Grimmjow me suivre pour empêcher Baraggan de me retrouver pour une autre de ces discussions si agréables dont il avait le secret.

Plus tard, quand sa voiture s'arrêta à l'endroit habituel, je m'étais changé, j'avais mon tapis sous le bras, et je l'attendais en bâillant.

-T'as l'air de dormir debout Bambi, me salua-t-il avec un sourire en mettant mon tapis dans le coffre.

Il inspira profondément en « m'aidant » à monter. J'étais tellement fatigué que je ne lui criais même pas dessus. Je me demandai bien quels messages (hormis le manque de sommeil) mon corps lui faisait parvenir.

-Il faut qu'on parle Grimmjow…

-Rien n'presse Bambi. On sort d'abord du Sereitei, okay ? Cette ville commence à empester la vermine, marmonna-t-il en fronçant le nez comme si une odeur désagréable l'indisposait.

Je me demandais s'il parlait de Baraggan mais ne lui posait pas la question.

Après un moment de silence je ne tins plus et engageais la conversation.

-Comment était Wakkanai? Demandais-je d'un ton que j'espérais léger.

Peu importait le sujet, du moment que nous parlions. Il me jeta un bref coup d'œil.

-Normal…

-Hallibel m'a dit que tu étais parti chasser.

Je le vis se tendre et ses yeux lancèrent des éclairs.

-Elle n'aurait pas dû, grogna-t-il, les jointures des poings blancs.

-Pourquoi ?

Parce que tu as tué des sorciers ?

-Parce que ça t'regarde pas ! Répondit-il avec impatience. J'te demande, moi, si t'as passé ton weekend à faire bouillir des chauves-souris et à mettre des yeux dans des bocaux ?

-Les sorciers ne font pas ça ! M'indignai-je.

-T'as compris c'que j'voulais dire.

-Tu étais seul ? Demandais-je après un autre silence tendu.

Son sourire revint et il me lança un coup d'œil railleur.

-Pourquoi, t'es jaloux ?

Je grognai avant de soupirer avec lassitude.

-C'est impossible de discuter avec toi, tu le sais ça ?

Il rit avec son habituel son grave et un peu dégénéré sur les bords et je ne pus m'empêcher de sourire aussi.

-Alors ? Insistai-je quand même, réellement curieux. Tu étais seul ou pas ?

-Nan, répondit-il après un long moment.

-Ah.

Nouveau silence.

-Et tu étais avec… ?

Il me lança un coup d'œil entre l'exaspération et l'amusement.

-T'vas pas lâcher l'affaire, hein ? Ricana-t-il.

-Je fais la conversation, rétorquai-je hautainement avec un accent anglais exagéré, ce n'est que politesse mon cher.

Il repartit dans son rire caractériel et je l'étudiais en catimini. Il était toujours aussi beau et magnétique. Et il m'avait manqué. Mais ces histoires de chasse aux sorciers… je tressaillis. Y penser me fit soudainement penser à Baraggan et à Soi Fon. Et à ma mère. Je perdis toute ma bonne humeur retrouvée. Grimmjow le sentit et se calma.

-Bambi ?

-C'est rien…juste…

Je me pinçai les lèvres et tournais la tête vers la fenêtre. Je ne voulais pas perdre le contrôle de mes émotions devant lui. Je devais me calmer, et ensuite lui raconter.

-J'étais avec des amis, dit-il d'un ton léger.

Je compris qu'il savait ce qui m'arrivait et qu'il me laissait un peu de temps. Mon cœur se gonfla et réprimer toute la pression de ces derniers jours fut encore plus difficile.

-De vrais chieurs, rigola-t-il, ça faisait longtemps qu'on s'était pas vu… Ils m'ont fait réaliser pleins de trucs…

Je sentis des flocons de neige sur le derrière de ma tête, mes épaules, et mon flanc. Grimmjow vérifiait si je tenais le coup et que je ne pleurais pas. Sa soudaine sollicitude me surprit par sa douceur. Depuis quand Grimmjow et délicatesse rimaient-ils ensembles ? Il allait bientôt pleuvoir des poulets en tutu bleu ma parole...

Je reposai mon regard sur la route lentement et inspirai.

-Je n'étais pas seul non plus, commençais-je d'une voix que je voulais ferme mais qui sortie chevrotante à ma plus grande honte. Le sorcier, Baraggan…

-J'sais Bambi, Tia m'a raconté. (Ses mains se crispèrent sur le volant.) Si j'avais su que c'était lui qui te tournait autour, je n'aurais jamais quitté le Sereitei.

Je tournai la tête et observai son profil. Il avait les yeux qui lançaient des éclairs et la mâchoire serrée, faisant ressortir sa nuque puissante. Il avait une main qui serrait le volant, dévoilant ses larges muscles crispés et la deuxième était posée sur le levier de vitesse. C'était incroyablement sexy. Ses cheveux étaient en désordre comme à leur habitude et mon ventre se tordit alors que j'éprouvai l'envie irrépressible de passer ma main dans ses mèches bleues indomptables, comme lui. Je voulais ses bras forts autour de moi, je voulais sa voix grave au creux de mon oreille, je voulais son sourire pour moi, je voulais…

-Tu avais raison, bafouillai-je, éprouvant le besoin soudain de me confier à lui. Il faut que j'apprenne à contrôler ma magie parce que je vais en avoir besoin. Ceux qui ont tué ma mère… (Je déglutis). S'ils apprennent ce dont je suis capable ils me tueront aussi. Il faut que j'apprenne à me défendre. Et Baraggan...Il y a quelque chose en lui qui me fait peur.

-J'sais Bambi, dit-il en posant une main glacée sur mon genou.

-Qu'est-ce que je vais faire ? Chuchotai-je.

-On va voir ça, m'apaisa-t-il alors que nous passions les grilles de Las Noches. J'm'occupe de toi Bambi, okay ? Alors panique pas.

Je soufflai lentement par le nez et fermai les yeux. « J'm'occupe de toi Bambi, okay ? Alors panique pas. » Ces simples mots me firent le plus grand bien et une chaleur plaisante se diffusa en moi.

-T'es fatigué, tu vas pouvoir supporter l'cours ?

Je hochais la tête. Il me dévisagea pendant un instant puis se pinça les lèvres avant d'ouvrir la bouche…pour la refermer. Je lui lançai un regard interrogateur et il secoua la tête avant de sortir de la Maserati.

Il vint m'ouvrir la portière mais il ne m'aida pas à descendre cette fois, je souris et vis ses lèvres tressauter.

-Prends pas l'habitude Bambi. T'es juste trop crevé pour qu'on s'chamaille, alors c'est pas drôle. Mais dès qu'tu te seras reposé, j'recommencerai à t'faire chier, me sourit-il d'un air espiègle.

-Comme j'ai hâte… lançai-je, sarcastique.

Il alla sortir nos tapis et les porta pendant que d'autres personnes passaient en nous jetant des regards curieux.

Il attendit que nous soyons seuls sur l'allée. Il baissa les yeux vers moi, l'air incertain. Je fronçais les sourcils, la tête levée vers lui. Mais qu'il accouche bordel ! Il avait d'évidence quelque chose à me dire depuis tout à l'heure, mais il n'osait pas. Qu'avait-il de si affreux à me confier pour que ce soit si difficile ? Allait-il enfin me parler de son passé de tueur de sorcière ? Ici… au beau milieu de l'allée de Las Noches ? Peu probable.

-Mes amis à Wakkanai… commença-t-il finalement avant de s'interrompre.

-Oui ? L'encourageai-je.

-Je leur ai parlé de toi.

-Ah. En bien ou en mal ? Tentai-je de plaisanter devant son air constipé.

Il ne me répondit pas, semblant en débat intérieur du « Lui dira ? Lui dira pas ? ». Je tentai de ne pas m'impatienter.

-Et qu'est-ce qu'ils ont pensé de moi ?

-Ils…m'ont dit d'être honnête. Envers toi, finit-il par souffler comme si ces mots lui faisaient mal.

Mon cœur rata un battement, alors il allait vraiment me parler de son passé ?

-…Et ? Chuchotai-je, les yeux rivés sur ses iris bleus.

-Il fallait que je m'éloigne et que je chasse.

Je le dévisageai avec perplexité, ce n'était pas exactement la réponse à laquelle je m'attendais. J'écarquillai les yeux soudainement, était-il en train de me préparer à entendre qu'il avait chassé des sorcières comme il le faisait avant ?

-T'avais laissé ton pull dans la voiture, ajouta-t-il comme si cela expliquait tout.

J'étais perdu. Je ne voyais aucun rapport, que voulait-il me dire à la fin ?

-Oui…répondis-je lentement, confus. Hallibel me l'a déjà rendu.

-J'sais. J'pouvais pas l'garder. Tu comprends pourquoi Bambi ?

-…Parce qu'il puait la sueur ? Tentai-je de deviner.

Il maugréa en anglais et se passa les mains dans les cheveux. Je compris « … The fuck they make me say those bastards… Fucking shit…idiot» entre ses grognements. Que de gros mots pour un vieux vampire.

-Ma voiture était remplie d'ton odeur Bambi, j'devais quitter le Sereitei, expliqua-t-il, agité.

-Je ne comprends toujours pas, avouai-je.

Il grogna et inspira profondément, la tête penchée vers l'avant. Puis il redressa la tête d'un coup et plongea son regard électrique dans le mien, comme s'il voulait me faire comprendre toute l'intensité de ce qu'il tentait maladroitement de me dire par la force de son regard.

-J'pouvais pas cesser d'penser à toi, Bambi.

Mon regard toujours ancré dans le sien, ma bouche s'entrouvrit sous la surprise. Avais-je bien entendu ? Mon cœur battait la chamade et je me sentis étourdi tout d'un coup. « J'pouvais pas cesser d'penser à toi, Bambi. » Seigneur, qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? Que moi, pauvre mortel, soit hypnotisé par sa beauté sauvage soit une chose (tout fait normal quand on connaît les vampires). Mais que lui, vampire dangereux et plusieurs fois centenaire, soit…quoi ? Attiré par moi ? Par mon odeur ? Mon sang ? était quelque chose que je n'aurai jamais osé imaginer.

Je déglutis et me racla doucement la gorge.

-Et tu…tu vas…

Me vider de mon sang ? Avais-je envie de demander. Mais je choisis une autre formulation, celle-ci me terrorisait.

-…me faire du mal ?

-J'en n'ai pas envie, répondit-il avec ce qui semblait être de l'honnêteté. Mais j'suis c'que j'suis alors…j'suis pas à l'abri d'un accident.

C'est plutôt moi qui ne suis pas à l'abri tu veux dire...

-Donc… tu n'es pas parti à cause de ce qu'il s'est passé vendredi soir, dis-je finalement, soulagé.

-Nope, répondit-il doucement. En fait , je…

-Vous allez rentrer ou vous comptez faire le cours dans l'allée ? Cria Yoruichi depuis le seuil, interrompant notre étrange petit moment.

Pendant le cours, nous nous jetâmes de temps à autre des regards à la dérobée. Notre première discussion franche avait modifié la situation. Qu'allait-il arriver maintenant ? Même Grimmjow ne semblait pas le savoir. Mais au vu de son sourire et de ses regards appuyés, je me dis que nous n'allions pas vers un chemin…banal.

Le cours terminé, quand Grimmjow ôta son pull, j'aperçus un objet argenté pendu à un mince lien de cuir. C'était ce qu'il n'avait cessé de tripoter à travers l'étoffe, comme un talisman.

-Qu'est-ce que c'est ? Demandai-je.

-Un rappel, répondit-il laconiquement.

-De quoi ?

-Des limites à n'pas franchir. Des péchés. Des choses à n'pas oublier, dit-il d'une voix lointaine.

Je le dévisageai mais il avait la tête tournée, comme s'il évitait mon regard.

-Je peux le voir ? Demandai-je à son profil.

Il pinça les lèvres et je vis pratiquement son « non » catégorique se former sur sa bouche. Mais à ma grande surprise, après un instant, il finit par soupirer et souleva le lien. L'objet se balança dans la lumière.

-Un six ? Demandai-je, confus.

C'était bien un six gothique en argent qui pendait au bout du lien en cuir. Il acquiesça puis glissa le pendentif sous son pull afin de le dissimuler aux yeux des créatures qui sortaient de la salle. Pourquoi Grimmjow avait-il un six en permanence sur le cœur ? Alors que je m'apprêtais à lui poser la question, il se détourna et partit dire au revoir à Yoruichi. A première vue son honnêteté avait gardé certaines limites ce soir…


Après que tout le monde soit parti, Grimmjow et moi restâmes en arrière, dans l'air doux de Las Noches. Il faisait sombre, malgré les projecteurs qui illuminaient la façade.

-Tu t'sens mieux maintenant ? Demanda-t-il. (J'acquiesçai.) Alors raconte-moi ce qu'il s'est passé.

Par où commencer ? Que lui dire et que lui cacher ?

-C'est le Nagi. Baraggan le veut, ainsi que toutes les créatures qui gravitent autour de moi au Sereitei.

-J'sais. J't'avais dit qu'ils n'étaient pas là pour moi.

Une effraie blanche fondit sur nous. Je frémis et me protégeai, convaincu qu'elle allait me déchiqueter à coups de bec et de serres, mais l'oiseau s'éloigna dans les chênes. Mon cœur bâtait la chamade et je me sentis envahi par la panique.

La peur s'accumulait en moi depuis trop longtemps, elle était en train de me suffoquer.

Soudain, Grimmjow ouvrit la portière de la Maserati et me poussa sur la banquette.

-Garde la tête baissée et respire, dit-il en s'accroupissant sur le gravier, sa grande main sur mes genoux serrés.

La bile monta dans ma gorge et m'étouffa. Je couvris ma bouche d'une main et me mis à vomir. Il releva une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Ses doigts frais m'apaisèrent.

-Calme-toi Bambi, t'es en sécurité. J'suis là alors il t'arrivera rien, okay ? Dit-il en posant sa paume sur mon font moite.

Seigneur que ça faisait du bien.

-Je suis désolé. (La nausée s'estompa et je m'essuyai les lèvres.) Je me suis mis à sérieusement paniquer hier soir, après avoir vu Baraggan.

-Qu'est-ce qu'il t'a dit pour te mettre dans c't'état-là ? Gronda-t-il.

-Rien, répondis-je précipitamment. Enfin, rien dont j'ai envie de discuter ce soir, reformulai-je devant son air dubitatif.

Le vent fit agité les feuilles tout autour de nous et je sursautai. Le parc me semblait immense et inquiétant dans les ténèbres, et j'avais les jambes flageolantes. Grimmjow me dévisagea avec une inquiétude apparente. Il ne devait pas avoir l'habitude de prendre soin des humains en pleine crise de panique.

-Okay Bambi, j'te ramène chez toi, décida-t-il d'un ton ferme.

Il m'aida à me relever et à m'installer devant. Je fermai les yeux pendant qu'il montait à son tour. Nous restâmes sans rien dire, puis il démarra.

-Ça t'arrive souvent ? Demanda-t-il d'un ton un peu bourru.

-Non, heureusement. C'était fréquent quand j'étais gamin, mais c'est beaucoup plus rare maintenant. C'est juste un excès d'adrénaline.

-J'sais, dit-il en lançant la voiture dans l'allée.

-Tu le sens ?

-Ouais. Elle s'accumule depuis qu'tu m'as parlé de ta mère et de ses tueurs. C'est pour ça qu'tu fais autant de sport tous les jours ?

-Obligé. C'est l'exercice ou les médicaments, alors le choix est vite fait, expliquai-je.

Grimmjow grimaça et déboucha sur la route. Il se concentra sur la conduite et je me laissai bercer par la voiture.

-Pourquoi tu m'as appelé ? demanda-t-il brusquement, me tirant de ma rêverie.

Parce que ma défunte mère avait eu des visions de nous deux. Parce que mon père m'a conseillé de le faire. Parce que j'avais peur. Parce que tu me manquais.

-A cause de Baraggan et du Nagi, répondis-je, le cœur palpitant.

-J'sais ça Bambi, s'impatienta-t-il. (Son changement de ton et d'humeur soudain m'inquiéta.) J'te demande pourquoi tu m'as appelé, moi.

Seigneur, que répondre à ça ? La vérité ? Trop confuse, même moi je ne savais pas où elle était.

-Je…je n'ai pas d'amis créatures. Et c'est impensable de mêler mes amis humains à cette histoire. Ma famille est… elle me laisse vivre ma vie, sans s'en mêler, c'est comme ça chez nous. Alors, il ne restait que toi. Il ne fallait pas que je t'appelle ?

-J'sais pas Bambi. C'est toi qui m'disais que sorciers et vampires ne devaient pas être amis.

-J'ai dit des tas de choses que je ne pense plus Grimmjow, dis-je doucement.

Grimmjow se tut et se concentra sur la route.

-Je ne sais plus quoi penser, repris-je. Mais j'ai une certitude. Je préfère partager la bibliothèque avec toi qu'avec Baraggan.

-J'serais tenté de t'dire que c'est évident, mais il faut qu'tu comprennes Bambi qu'les vampires ne sont pas totalement dignes de confiances quand ils sont en présence de sang-chauds, et moi en particulier. J'ai… j'avais l'habitude d'faire certaines choses, et c'était pas joli.

Oui, je sais.

-Je préfère risquer ta morsure que de laisser Baraggan s'insinuer dans mon esprit pour y violer mes pensées, répliquai-je d'une voix basse.

-Il a essayé ? demanda-t-il d'un ton calme où je perçus une violence sourde.

-Ce n'était rien, me hâtai-je de répondre. Il me mettait en garde contre toi.

Entre autres.

-Il a bien fait, chuchota-t-il. Avec c'que j'ressens pour toi, j'peux basculer d'un côté ou d'l'autre en une fraction d'seconde.

Une boule se forma dans ma gorge et le rouge me monta aux joues. Avec ce qu'il ressentait pour moi… que ressentait-il exactement ? Je mourrai d'envie de le savoir mais en même temps…j'avais peur d'où ça nous mènerait.

-On est amis alors ? Demandai-je d'une petite voix.

Il sembla hébété pendant un instant, puis fronça les sourcils.

-Amis ? Répéta-t-il d'une voix sourde.

-Eh bien…ce qu'on est, ça y ressemble, non ? Les amis se disent la vérité (j'étais pas dans la merde avec tout ce que je lui cachais), même quand c'est difficile.

En fait, je voulais surtout en apprendre plus sur Grimmjow. Qu'il se confie à moi. Qu'il me raconte sa vie. Sa si longue vie. Embarrassé, je me mis à tripoter les cordons de mon sweat-shirt.

-Les vampires ne sont pas particulièrement doués pour l'amitié avec les vivants Bambi, me dit-il, de nouveau irrité sans raison.

-Ecoute Grimmjow, si tu veux que je te laisse tranquille…

-Bien sûr que non, me coupa-t-il. C'est juste qu'les relations des vampires sont…compliquées. On est protecteur et extrêmement possessif. Ça pourrait ne pas t'plaire.

-Un peu de protection me paraît très bien en ce moment, dis-je d'une petite voix timide en me tortillant sur mon siège.

Ma réponse sembla l'attendrir.

-J'te l'rappellerai quand tu commenceras à t'plaindre, j'te préviens, sourit-il de toutes ses dents.

Nous étions arrivés. Le concierge jeta un regard à la voiture et sourit en nous reconnaissant, avant de se détourner. J'attendis que Grimmjow ouvre la portière pour lui faire plaisir, me sentant un peu coupable de lui faire tant de cachoteries alors qu'il me protégeait avec autant d'ardeur. Avant de descendre je vérifiai que je ne laissais rien derrière moi, pas même une mèche de cheveux, afin de ne pas le contraindre à repartir aussi loin de moi.

-Pour Baraggan… commençai-je pendant qu'il me donnait mon tapis.

-T'inquiète pas au sujet d'Baraggan, Bambi. Il t'approchera plus.

Il avait parlé d'un ton sinistre en touchant le six sous son pull. Je regardai la porte de mon immeuble et me pinçai les lèvres, repensant à mon puzzle qui manquait de pièces. J'avais besoin d'informations. Il fallait que je parle à Grimmjow. Et pas dans la bibliothèque, mais en tête à tête.

-Ca te dirait de venir dîner chez moi demain ? Lâchai-je brusquement.

Il se figea, déconcerté et en proie à une émotion que je ne pus identifier. Il tripota légèrement le six avant de le lâcher.

-Tu m'donnes rendez-vous, Bambi ? Susurra-il en me faisant son sourire colgate de carnivore.

Je sentis le rouge me monter traitreusement aux joues alors que je bafouillais une réponse sous ses yeux goguenards.

-M-mais non, pas du tout ! Je crois juste qu'il faut qu'on parle de tout ce qui se passe. Rien de plus !

Il s'approcha lentement de moi et renifla un grand coup, puis il braqua son regard dans le mien et laissa un demi-sourire tordre sa bouche. Seigneur, qu'il est craquant…

-Rien d'plus, t'es sûr ? Ronronna-t-il d'une voix suave.

L'enfoiré. Il trichait aussi ! Il arrivait à sentir les émotions de mon corps alors que je luttais contre !

-Oui, je suis sûr, grinçai-je, toujours pivoine. Ne te fais pas d'illusion Grimmjow, tu n'es pas mon genre, tentai-je de fanfaronner.

-Nan, c'est certain. J'te plais pas du tout, railla-t-il en se redressant.

-Pas du tout, affirmai-je sous son regard électrique et son insupportable attitude de tombeur désinvolte.

Je le fusillai du regard.

-Alors, c'est oui ou c'est non ? M'irritai-je.

-C'est oui, répondit-il d'une voix chaude, c'pas une aubaine qu'on décline t'sais ?

-Bien, dis-je, crispé et embarrassé au-delà des mots. Demain dix-neuf heures trente dans ce cas.

Il hocha la tête en me fixant toujours. Je me détournai pour me réfugier à l'abri de ses sens qui voyaient tout. Surtout ce qu'ils n'étaient pas censé voir. Je parvins à faire deux pas avant de me souvenir de quelque chose. A regret je me retournai.

-Tu manges quoi au fait ? Demandai-je en rougissant encore plus.

-A part toi t'veux dire ? Rigola-t-il alors que je le fusillais des yeux. J'suis omnivore Bambi.

-Okay. Oh ! Et une dernière chose. Laisse Hallibel faire son travail. Je peux me débrouiller tout seul.

-C'est c'qu'elle m'a dit, répondit-il en retournant vers la voiture. J'y songerai. Mais demain j'serai là, comme d'hab', me dit-il de dos en tournant légèrement la tête vers la droite, me laissant apercevoir on sourire de démon.

Il monta dans sa voiture et comme je ne bougeai pas il baissa la vitre.

-J'pars pas tant que j'ai pas vu ton joli p'ti cul se trémousser dans l'entrée !

-Pervers, grognai-je en levant les yeux au ciel et en me dirigeant vers l'immeuble.

Je ne pus m'empêcher de sourire et de rougir en l'entendant siffler depuis sa voiture comme un ouvrier en chaleur.

Quel crétin quand même, songeai-je avec attendrissement alors qu'il démarrait en s'esclaffant comme un dément.


Prochain chapitre… leur premier rendez-vous !

Ichigo : ce n'est PAS un rendez-vous ! C'est un…un…dîner d'affaire ! Parfaitement.

(On y croit tous ! xD)


Et oui, encore et toujours le même vote rébarbatif^^

M-preg (homme qui tombe enceint d'un autre homme, mais uniquement dans l'épilogue, à la fin de l'histoire et pas de manière « Bam ! Ichigo porte un enfant du jour au lendemain, on sait pas comment. ») :

OUI ? (94 votes pour !)

Ou

M-preg : NON ? (31 votes contre !)

Tous à vos claviers ! Comme ça la majorité sera satisfaite, je trouve ça plus sympa ;)

Ayase.