Maoruwa : Le but de ma fiction est de faire des couples improbables. Donc non, pas de AoKaga, désolé xD
izumi-kln : Ouai, Kuroko est super méga vachement mignon x) Et oui, Akashi a été gentil, bien que j'avais prévu quelque chose de plus hardcore à la base ! (ahah xD) Et oui, Murasakibara n'a aucune notion de pudeur ! Et j'adore Kagami, alors c'est normal que je l'incruste ! xD Bref. J'espère que ce nouveau chapitre et plaira !
Cristalya : Ahah, merci du compliment !
Radioactif : La suite ? Elle est lààààààà ! xD
Un-raton-laveur-lunatique : Awwwwww, t'es troooop mimi ! Mon écriture progresse ? Tu trouves ? Merciiii ! Ça me fait trop plaisir que tu me dises ça !
Pour la scène avec Kise, je l'écrivais tout en la visualisant (et en écoutant un Ost de Kimi ni Todoke xD) donc j'espère bien que ça ta plu ! Et c'est vrai que Murasakibara et Takao sont vachement top ! Mais il serait temps que j'écrive un peu plus sur Izuki. Après tout c'est censé être sa fiction ! Et puis, j'ai pas mal mis Midorima de côté. Va falloir que j'y remédie ! Ihih.
bref ! Je vous cacherai pas que j'ai galéré un max pour écrire ce chapitre, et surtout que je n'ai pas commencé le chapitre suivant xD
Je ne manque pas d'idée pour la fic, mais la motivation a décidé de prendre des vacances ! du coup voilà quoi xD
La matinée était déjà bien avancée en ce Mardi. Il suffisait à Kuroko d'attendre la fin du cours qu'il suivait actuellement puis il irait manger au réfectoire avec Kagami. Une organisation banale et habituelle en somme.
« Oï, qu'est-ce que tu fou Kuroko ? »
L'interpellé releva la tête, surpris, quand bien même il garda son expression neutre.
« Ça a déjà sonné ? demanda le joueur fantôme.
- Ouai. Faut suivre un peu ! plaisanta son camarade en lui ébouriffant énergiquement les cheveux.
- Tu me fais mal, Kagami-kun.
- C'est le but, crétin ! »
Le bleuté retint un sourire, notant sans mal la ressemble entre Kagami et Aomine. Mais le faire remarquer à l'un des deux revenait toujours à se faire frapper, donc il préférait garder le silence.
Kuroko rangea ses affaires, puis suivit son coéquipier en dehors de la salle, se dirigeant vers le réfectoire.
« Tu viens à l'entrainement ce soir ? demanda soudainement le Tigre.
- Tu sais bien qu'avec les examens qui approchent, l'entrainement n'est plus obligatoire, Kagami-kun.
- Je sais ! Mais t'a déjà manquer celui de samedi et celui d'hier !
- Je suis venu hier matin.
- Mais t'a manqué celui du soir ! »
Le joueur fantôme retint un rire. Il voyait bien que Kagami était frustré. Après tout, ils formaient un duo. Mais il se devait d'aider Izuki, quitte à manquer l'entrainement. Et bien sûr, mise à part la GM et Takao, personne n'était au courant de leur entrainement secret.
« Et puis Kyoshi et Izuki ne sont pas venus une seule fois, grommela le plus grand.
- Kyoshi-sempai doit faire attention à son genoux. Il ne peut plus se permettre de jouer, Kagami-kun. Et Izuki-sempai est venu Vendredi, mais il veut réviser maintenant. »
Le tigre soupira.
« Je sais. Juste... Çà m'énerve. »
Kuroko lui lança un coup d'œil. Son coéquipier semblait légèrement abattu.
« Nos sempais partent l'année prochaine. Ce sera plus comme avant. Je... J'ai l'impression que notre équipe se détruit peu à peu, Kuroko... »
Kagami cessa de marcher, fixant le sol. Alors le plus petit s'arrêta à son tour, observa son camarade. Il eu un silence, seulement rompu par les nombreux élèves qui passaient en bavardant à côtés d'eux. Et soudain, Kuroko ouvrit la bouche, décidé à prendre la parole :
« Kagami-kun a donc un cœur ?
- Putain Kuroko ! »
Une veine avait fait son apparition sur la tempe du plus grand alors qu'il avait relevé la tête, frappant celle de son coéquipier :
« C'est sérieux comme question ! assura le rouge.
- Tu m'as fais mal Kagami-kun.
- C'était le but !
- Tu es méchant.
- Ehh ! N'inverse pas les rôles ! C'est toi qui a dit que j'étais insensibles !
- Ce n'est pas ce que j'ai dit.
- Tu l'as insinué !
- J'ai insinué que tu n'avais pas de cœur.
- Mais ça revient au même !
- J'ai faim.
- Moi aussi !
- Tu n'as plus besoin de crier.
- Je cri pas !
- Le réfectoire va fermer.
- Bha on y va alors ! »
Ils se remirent en marche, continuant leur "dispute" sous les regards désabusés des autres étudiants. Mais Kuroko était rassuré de constaté que son coéquipier avait repris du poil de la bête. Il n'aimait pas le voir déprimer.
Kuroko et Kagami s'installèrent à une table vide après avoir récupérer leur déjeuner. Comme d'habitude, le basketteur aux cheveux rouges avait une tonne de nourriture, contrairement au joueur fantôme qui n'avait qu'un sandwich qu'il ne terminerait sans doute pas.
« En fait, j'ai vu Kise hier », lâcha soudainement le Tigre.
Kuroko le regarda, une pointe d'étonnement dans les yeux.
« Kise-kun ? demanda-t-il.
- Ouai. Il a appris pour Aomine et Haizaki. »
Froncement de sourcil de la part du joueur fantôme, visiblement inquiet.
« Il l'a appris de la part de Momoi. Autant te dire qu'il l'a mal reçu », ajouta Kagami.
Momoï. Décidément, la jeune fille ne pouvait rien garder pour elle.
Le bleutée retint un soupir. De toute façon, Kise aurait finit par l'apprendre, d'une façon ou d'un autre. Et d'une certaine manière c'était sans doute mieux que se soit la manageur qui lui apprenne, car Aomine et son merveilleux tact ou bien Akashi et son sang froid légendaire auraient causés plus de mal que de bien.
« Tetsuya ! »
Les deux basketteurs se tournèrent simultanément vers la personne qui venait de parler.
« Shun-kun, le salua Kuroko.
- Je t'ai dit d'arrêter avec le kun !
- Shun »
Kagami observa le court échange entre les deux et nota tout de suite la familiarité qui s'était installé.
« Depuis quand vous vous appelez par vos prénoms ? », demanda-t-il.
Silence. Il va sans dire que Izuki paniqua TOTALEMENT. Merde merde merde... Kagami allait les grillés ! Les autres membres de l'équipe allaient être au courant ! Son entrainement secret n'en serait plus un ! Il ...
« Tu es jaloux, Kagami-kun ? »
Kuroko avait lâcher ça comme ça, toujours aussi neutre, ne semblant pas avoir le moins du monde été déranger par la question du tigre de Seirin.
« Quoi ? M.. Mais... N'importe quoi ! s'outra le plus grand.
- Tu as les joues rouges.
- Mais n'importe quoi !
- Si.
- Tu m'énerves ! »
Et ils repartirent dans une chamaillerie alors que le meneur de Serin pouffait de rire. Ses Kouhais étaient décidément très amusant !
« Sinon, qui-a-t-il ? demanda le joueur fantôme à son senpai.
- Riko m'a demandé de te faire venir »
Regard inquiet entre les deux premières années : Quand la coach convoquait, c'était jamais bon ! Ils demandèrent brièvement à Izuki s'il savait pourquoi la jeune fille demandait à le voir, mais malheureusement le deuxième année ne savait rien de plus. Alors Kuroko se décida à y aller, envers et contre tout.
Kagami et Izuki le suivirent jusqu'à la salle de classe de leur coach, puis attendirent devant la porte que le plus petit reviennent. Autant dire que chacun avait fait sa prière pour le bleuté et qu'ils craignaient de ne pas le voir revenir en un seul morceau. Cependant, au bout de plusieurs minutes, le joueur fantôme ressortie enfin dans la salle, semblant aller pour le mieux.
« Alors ? demanda Kagami.
- Il y a un mini tournoi qui se prépare, expliqua Kuroko. La coach a décidé de former une équipe seulement avec les premiers années.
- Un tournoi... ? Super ! »
Bien évidemment, le tigre de Serin était enthousiasmé. Cependant, Izuki avait perdu toute trace de sourire. Et le regard que lui lança le joueur fantôme eu tôt fait d'affirmer ce qu'il craignait : Si les premières années formaient une équipe pour ce tournoi, cela voulait dire que Kuroko en faisait partie et donc, qu'il était obligé de participé aux entrainement. En gros, le bleuté ne pouvait plus l'accompagner à ses entrainements secrets.
Midorima remonta pour la énième fois ses lunettes. Les sourcils froncés, une goutte de sueur coulant le long de sa tempe, il était dans un état de concentration totale. Ses yeux étaient rivés devant lui alors que ses doigts se crispaient un peu plus à chaque seconde. Le silence était maitre, l'atmosphère était pesante... Et puis...
« PERDU ! », s'écrièrent Takao et Kise d'une même voix.
L'As de Shutoku se retint de balancer la console portable qu'il avait dans les mains. Stupide jeu vidéo ! Voilà qu'à cause de ça, il était humilié face au blond et au brun. Ces deux dernier étaient d'ailleurs en train de chantonner joyeusement, se moquant allègrement du vert.
« J'en ai assez. Je rentre », lâcha sèchement le garçon à lunette.
Il posa la console sur le banc où il était assis puis se leva. Mort de rire, son coéquipier posa une main sur son épaule :
« C'est bon Shin-chan ! On rigole ! Ne sois pas mauvais joueur !
- Je ne suis pas mauvais joueur ! » s'emporta le plus grand.
Cela eu le don de redoubler le rire des deux autres alors que Midorima replaçaient une nouvelle fois ses lunettes. Comment en était-il arrivé là ? ... Ah. Oui. Grâce à Takao et toute la connerie dont il était rempli, un tube à essaie avait explosez dans la salle de science où ils avaient cour, répandent un gaz dans les trois quarts de l'école. Par mesure de sécurité, les élèves avaient été évacués et autorisés à rentrer chez eux le temps qu'une inspection soit fait dans l'ensemble de l'établissement. Autant dire qu'en retournant au lycée, le brun allait avoir des problèmes.
Et puis, en prenant le chemin du retour, les deux élèves de Shutoku avaient croisé Kise qui sortait tout juste d'une séance photo. Le blond et le brun ayant vite sympathisé, ils décidèrent de passer du temps ensemble en embarquant le pauvre Shintaro. Takao avait alors sortie sa console portable, qui se trouvait inexplicablement dans son sac, et y avait joué avec Kise. Les deux avaient ensuite eu la brillante idée de défier Midorima en lui assurant que celui-ci ne pourrait pas terminer le premier niveau. Son honneur mit en jeu, le vert avait commencé à y jouer... Amenant à la situation actuelle.
« Quitte à ne pas être en cour, autant réviser chez soi ! Dit de mauvaise foi le vert, voulant une excuse pour partir loin des autres énergumènes.
- Mais c'est pas drôle de réviser ! Bouda Takao.
- C'est vrai Midorimacchi ! C'est pas drôle ! », appuya Kise en boudant à son tour.
L'As de Shutoku soupira en se frappant le front. Deux gamins. Il était en compagnies de deux gamins à l'intelligence limité.
« Si on jouait plutôt au basket ? », proposa joyeusement le mannequin.
Entendant ça, Midorima fut tout de suite intéressé, bien qu'il tenta de ne rien laisser paraître. Enfin... C'était sans compter sur ce stupide Bakao.
« Alors Shin-chan ? Heureux ? »
Le vert lança un regard noir à son coéquipier, qui explosa de rire en allant se cacher derrière Kise.
« Nouveau défi ! s'écria alors le brun. Ryouta et moi contre Shin-chan ! Les gagnants se font payer une glace par le perdant. »
Si les yeux étaient des mitraillettes, Takao aurait été tué depuis déjà bien longtemps ! L'aura de haine et de violence qui entourait le joueur aux cheveux verts avait de quoi faire peur à Akashi !
« Je prends ça pour un oui ! s'écria joyeusement son coéquipier.
- J'ai un ballon ! Plus qu'à aller au terrain ! » s'écria à son tour Kise.
Puis les deux adolescents partirent en courant alors que Midorima soupirait. La journée allait être longue. Très longue.
« Mon bébé ! Tu veux bien aller acheter du lait s'il te plait ? »
Hanamiya commençait sérieusement à croire qu'il était maudit. Il était tranquillement dans sa chambre, à lire un bon livre tout en mangeant une tablette de chocolat, et voilà que sa mère lui disait ça ! Et puis... Sérieusement, qui surnommait son fils « Mon bébé » ?
Mais l'autorité maternelle étant plus puissante que tout, le capitaine de Kirisaki Daichi n'eut d'autre choix que de sortir de sa chambre, enfiler son manteau et ses chaussures, puis se rendre dehors. Son humeur s'arrangea légèrement lorsqu'il vit que la température avait augmenté par rapport aux derniers jours, mais cela ne changeait rien au fait qu'il n'avait absolument AUCUNE envie d'être dehors.
Il se mit à avancer dans la rue en direction de l'arrêt de bus, ayant vraiment envie de terminer cette course au plus vite. Cependant, lorsqu'il vit ledit bus arrivé, il se ravisa à monter dedans... Pour la simple et bonne raison que les transports publics bondés ne l'attiraient absolument pas. Ainsi il quitta l'arrêt de bus et se décida à aller au magasin à pied, soupirant de lassitude.
Il décida de prévenir sa mère qu'il prendrait du retard étant donné qu'il ne prenait pas le bus, mais se stoppa quand, en mettant sa main dans ma poche, il ne trouva que le vide. Merde. Il avait oublié son portable ! Soupir désespéré. Ça faisait seulement 10 minutes qu'il était dehors, mais s'était définitivement 10 minutes de trop !
Jetant un coup d'œil en arrière, il regretta bien vite le bus bondé qui était partie il y a quelque instant et qui ne repasserait pas ici avant un bon moment. Plus qu'à faire comme il l'avait prévu : Y aller à pied. Ainsi, après une demi-heure de trajet ennuyeux, il parvint enfin à la supérette. C'est avec un certain soulagement qu'il paya sa brique de lait avant de sortir.
Bon. Pour le trajet du retour, autant prendre le bus. Avec un peu de chance, il serait moins bondé. Cependant la malchance semblait définitivement s'abattre sur lui car, en passant devant le parc, un objet non identifié passa devant lui et percuta le lait qui lui explosa à la figure. D'abord, Hanamiya ne dit rien, trop surpris pour faire le moindre geste. Puis, reprenant ses esprits, il sentie la colère monter en lui alors qu'il regardait l'objet qui venait de causer ce méfait : un ballon de basket qui roulait innocemment à ses pieds.
« Ah, désolé ! », s'excusa un adolescent en sortant du parc.
Cette voix... Cette apparence...
C'était formel : Hanamiya était en colère. VRAIMENT en colère !
Et le pauvre Kise (car s'était bien lui) ne put que blêmir face à l'aura meurtrière qui avait soudainement enveloppée le capitaine de Kirisaki Daichi.
« Décidément, tu es un cas désespéré Kise », commenta Midorima.
Takao, lui, se retenait comme il pouvait de pouffer de rire face à la vision qui se présentait devant lui : Hanamiya, dégoulinant de lait, était assit sur un banc et se nettoyait le visage avec la veste de Kise pendant que ce dernier jouait l'étendoir afin que le manteau de la victime puisse sécher. Le pauvre blond pleurnichait d'ailleurs en se plaignant que sa veste était d'une rareté absolue et que son manageur le tuerait en apprenant qu'elle servait de serviette.
« Je commence à croire que tu le fais exprès, maugréa l'araignée en lançant un regard noir au blond.
- Je suis désolé Senpaï ! » , geint celui-ci.
Devant la mine déboussolé du mannequin, un mot vint tout de suite apparaître dans l'esprit du plus petit : Mignon.
... Hein ? Mignon ? N'importe quoi ! Hanamiya ne trouvait pas le blond mignon ! Ça devait être le choque qui l'avait chamboulé... Mais le ballon ne l'avait pas touché. Mais il avait quand même eu une belle frayeur ! Donc ça pouvait être considéré comme un choque psychologique !
« Promis, je vais te racheter du lait ! », continua Kise en ignorant la bataille intérieure que menait l'araignée.
Merde. Le lait. Hanamiya revint subitement à la réalité en réalisant que sa mère devait surement être inquiète de son retard. Et la connaissant, elle n'hésiterai pas à appeler la police afin de le retrouver !
Soupirant, il se leva et laissa la veste sur le banc avant de reprendre son manteau des mains de Kise. Sans saluer aucun des trois adolescents, il leur tourna le dos et repartie en direction de la supérette, son humeur frôlant légèrement la folie.
« A... Attends moi Senpaï ! », s'écria le joueur de Kaijo en lui courant après.
Il s'arrêta rapidement pour faire un signe aux deux joueurs de Shutoku, puis continua sa course vers le troisième année.
Laissés seuls, Midorima et Takao regardaient, étonnés les deux autres s'éloigner. C'est le brun qui posa alors la question que tous deux se posaient :
« Depuis quand ils sont amis ? »
Silence. Puis Midorima finit par prendre la parole :
« C'est toi qui paie la glace.
- Qu.. ? Mais Shin-shaaaan ! »
« Senpai ! »
Nouveau soupir de la part de Hanamiya :
« Quoi ? craqua-t-il.
- Je vais te racheter ton lait !
- A croire que tu adores me racheter des choses. »
Kise prit une mine gênée, loin d'avoir oublié le pauvre livre qu'il avait massacré. Il fonça ensuite dans la supérette et le joueur de Kirisaki Daïchi décida de l'attendre dehors. Mauvaise idée : Lorsque le blond ressorti, ce fut les bras chargés de brique de lait, au point qu'il ne parvenait même plus à voir devant lui !
« Mais... Tu en as trop pris ! lâcha Hanamiya.
- Ah.. ? »
Désespéré... Le troisième année était juste désespéré. Un millième soupir passa ses lèvres, puis il entra dans la supérette avant d'en ressortir quelques secondes plus tard avec deux sac. Soulagé, le mannequin y rangea ses achats avec un sourire.
« Maintenant, tu m'aides à tout porter, ordonna Hanamiya.
- Heiiin ?
- Tu crois vraiment que je vais me trimballer tout ce lait alors qu'à la base je n'en voulait qu'une brique ? », gronda le plus petit.
Le première année détourna le regard et gonfla les joues, rappelant étrangement l'attitude d'un enfant prit en train de faire un bêtise. Et Hanamiya se surprit à sourire. Sourire d'amusement. Ce que ne vit pas Kise, qui regardait ailleurs.
Aomine s'étira tout en laissant un bâillement passer ses lèvres. La dernière sonnerie venait de retentir, annonçant la fin de la journée de court pour son plus grand bonheur. Et non, contrairement à ce que vous pourriez croire... Il n'était pas en salle de classe, mais sur le toit. Incroyable, n'est-ce pas ?
« Dai-chan ! », cria la voix de Momoï derrière la porte amenant au toit.
La porte s'ouvrit et la jeune fille aux cheveux roses apparus, pour le plus grand malheur du basketteur qui soupira avant de se redresser et de sauter devant elle, descendant de son perchoir habituel.
« Je suis là, répondit-il lassé.
- Tu es pas croyable ! Les examens approchent et toi tu continue de sécher !
- Je viens le matin.
- Et bien vient aussi l'après midi !
- Non. Y'a math l'aprèm », se justifia-t-il en baillant une seconde fois.
Momoi soupira. Son ami d'enfance la désespérait franchement. Mais, plus que ça, il y avait autre chose qui perturbait la jeune fille.
« Eum... Dis, Dai-chan... ?
- Mmm ? »
Elle s'apprêtait à continuer, mais se stoppa, la gorge soudainement nouée. Comment annoncer à son camarade que Kise était au courant pour l'histoire avec Haizaki ? Et en plus, par sa faute ?
« Satsuki ? demanda Aomine, inquiet face au silence inhabituelle de la jeune fille.
- Apparemment, Izuki est très fort en math ! se rattrapa-t-elle. C'est Tetsuya qui me l'a dit ! Tu pourrais peut-être prendre des cours avec lui ? »
L'As haussa un sourcil. C'était quoi cette proposition foireuse ? Et puis quoi encore ? Il détestait les mathématiques et n'y comprenait rien ! Et en plus il devrait prendre des cours avec un de ses adversaires ?
...
Bon, après réflexion, s'était vrai que toutes ses moyennes étaient un peu bancales et que sa moyenne en math était catastrophique. Avec tout ça, il y avait peu... Mais alors vraiment TRES PEU de chances qu'il passe en deuxième année.
Soupir.
« Je vais voir », répondit-il avant de partir.
Momoi resta stupéfaite. Oups... Il l'avait prise au sérieux ?
« Je déteste les bus blindés. »
Pourquoi Hanamiya avait-il dit ça ? C'était clairement une phrase totalement inutile. Mais là, coincé dans ledit "bus blindé" avec Kise depuis déjà plusieurs minutes, il n'avait pas pu s'empêcher de se plaindre. Leurs sacs étaient posés sur un siège afin que les brisques de lait ne soient pas écrasées, contrairement à eux qui étaient près à mourir d'asphyxie tant ils étaient serrés.
Le blond lui fit un sourire désolé, compatissant avec le joueur de Kirisaki Daichi qui, au vu de sa petite taille, souffrait bien plus que lui.
A leur grand bonheur, plusieurs des passagers descendirent à l'arrêt suivant, les libérant quelque peu, quoique pas assez pour se déplacer librement.
Hanamiya soupira. Non, décidément, il détestait les bus blindés. Et à bien y réfléchir, il détestait aussi les trains blindés. En fait, ils détestaient tous transports ou lieu public blindés.
Il leva la tête vers Kise qui n'avait plus dit un mot depuis déjà un petit bout de temps. Mauvaise idée : Son cœur manqua un battement lorsqu'il vit le visage du plus jeune de côté, les yeux rivés au dehors, un sourire rêveur sur ses lèvres alors que ses cheveux dorés bougeaient au gré des secousses du bus.
Hanamiya rebaissa la tête, fixant le sol. Merde. Pourquoi il était si mal à l'aise tout à coup ? Il ne réagissait pas comme ça habituellement !
Soudainement, une nouvelle secousse. Secousse bien plus violente que les autres qui fit trébucher plusieurs passagers, dont Hanamiya qui avait eu la bonne idée de ne pas se tenir, prétextant un trop grand nombre de microbes. Il fut donc projeté contre le torse Kise. Ce dernier, bien entendu surpris, eu le réflexe de passer un de ses bras autour du troisième année afin de le maintenir.
Situation gênante. Le visage rouge, le cœur battant soudainement bien plus vite, Hanamiya ne pensa même pas à se dégager, trop de pensés tournant dans sa tête. S'était quoi cette scène clichée digne des plus grands shojo ? Pourquoi son cœur semblait-il sur le point d'exploser ? Pourquoi... Pourquoi n'avait-il pas envie de s'éloigner du blond ? Et en parlant du blond... Pourquoi l'avait-il trouvé putain de mignon tout à l'heure ?
« Ha... Hanamiya-senpai ? demanda le blond tout aussi mal à l'aise que le plus âgé.
- ... pas bien...
- Pardon ?
-... Je me sens pas bien... »
Un mal de crâne venait de le prendre alors que sa vue se floutait. Bordel, la malchance s'abbatait définitivement sur lui.
Il se dégagea du mannequin mais tangua légèrement, inquiétant le première année.
« Ça va aller ? demanda le blond.
- Oui oui. Maugréa le plus âgé. C'est notre arrêt », continua-t-il lorsque le bus s'arrêta une nouvelle fois.
Ils prirent chacun un sac et descendirent du transport, mais ne purent faire que quelques pas car Hanamiya se stoppa soudainement, s'appuyant contre le mur en respirant anormalement vite.
« Senpai ? », s'inquiéta Kise.
L'autre ne répondit pas. L'avait-il seulement entendu ?
Posant avec hâte son sac au sol, le joueur de Kaijo posa une main sur le front du plus petit. Ce dernier se laissa faire, appréciant le brusque contact froid contre son front brulant.
« Tu as de la fièvre ! fit remarquer le mannequin.
- Il semblerait »
Le blond n'aurait su dire si ça remarque était sarcastique ou bien sérieuse tant le ton employé était las et fatigué.
Motivé, Kise prit le sac que tenait le malade et récupéra celui qu'il venait de poser. Il invita ensuite le plus âgé à s'appuyer contre lui le temps d'arriver jusqu'à chez lui. D'abord récitant, le capitaine de Kirisaki Daichi finit par accepter. Mais il regretta rien qu'en imaginant la tête que ferait sa mère lorsqu'ils arriveraient.
Bon. Izuki, stressé d'être seul face à l'entrée du parc et appréhendant le moment où il allait se retrouver devant les membres de la GM ? A peine ! Ce n'est pas comme s'il était soudainement devenue pâle et que son corps tremblait de la tête au pied !
Putain, mais où était passé sa bonne humeur et sa motivation de la veille ? Surement partie avec Kuroko. Bon dieu, qu'il aurait aimé que le joueur fantôme soit là !
Prenant une bouffé d'air, il tenta de se rassurer. Il n'avait rien à craindre des membres de la GM ! Pourquoi s'inquiétait-il ? Akashi l'avait même complimenté ! Ça prouvait qu'il n'avait aucune animosité envers lui, n'est-ce pas ? ... Hein ?
Purée, il était mal barré !
Prenant son courage à deux mains, le brun pénétra dans le parc et s'avança vers le terrain de basket. Il ne devait surement y avoir personne, étant donné qu'il était venu exprès en avance afin de s'entrainer. Enfin... C'est ce qu'il croyait, jusqu'à apercevoir Takao et Midorima en train de manger une glace, assit sur le banc près du terrain.
« Eh ! Izuki ! » l'interpella le faucon en l'apercevant.
Le concerné lui sourit en s'approchant alors que le garçon aux cheveux verts le saluait par un simple signe de tête.
« Vous êtes en avance ! », commenta le joueur de Seirin.
Tiens... Il était à l'aise ! Sans doute parce qu'il s'entendait bien avec Takao et que Midorima était le seul membre de la GM présent. Donc, aucune inquiétude à avoir pour le moment.
« On peut te dire la même chose ! lui répondit le faucon.
- Je voulais jouer un peu avant que les autres arrivent.
- Cool ! On se fait un 1 contre 1 ? »
L'aigle hocha la tête. Au moins, contre Takao, il avait une chance de gagner ! Alors autant jouer pour avoir ne serais-ce qu'une victoire aujourd'hui.
Posant chacun leurs affaires, le joueur de Shutoku prit le ballon de basket et engagea le premier. Il fonça vers le panier adversaire, mais Izuki se plaça sur son chemin. S'en suivit un véritable duel entre les deux garçons, le premier tentant de passer et le second l'en empêchant.
Le joueur de Seirin aperçut soudainement une ouverture, puis dans un mouvement souple, parvint à subtiliser la balle et fonça à l'autre bout du terrain. Surpris, Takao mit quelques secondes à réagir. Il voulut tout de même rattraper l'aigle, mais celui-ci était déjà tout proche du panier, marquant sans aucun mal.
« Zut ! Ça se passera plus comme ça ! », prévint le faucon, vexé de s'être fait avoir.
Ils se remirent en position, Takao engageant une nouvelle fois. De nouveau, il fonça vers le panier, mais Izuki le stoppa une seconde fois. Cependant, préparé, il fit un mouvement afin d'esquiver. Peine perdu : L'autre l'avait vu venir, amorçant le même mouvement afin de le bloquer. Un sourire vint fleurir sur les lèvres du faucon et il enchaina rapidement un troisième mouvement, surprenant cette fois-ci le meneur de Seirin qui se fit passer.
Le troisième année tenta de rattraper le coup, mais il était hors de question pour Takao de se faire stopper maintenant. Il accéléra donc et sauta, dunkant de toute ses forces. Souriant fièrement de ce panier marqué, le joueur de Shutoku perdit toute crédibilité lorsque ses mains glissèrent du panier et qu'il s'éclata sur le sol la tête la première alors qu'un hurlement de douleur passait ses lèvres.
« Bakao... », soupira Midorima.
Un rire passa les lèvres de Izuki, qui vint aider son adversaire à se relever.
Ils reprirent ensuite leur 1 contre 1, toujours sous le regard de l'As, tranquillement assit sur le banc voisin.
Hanamiya cligna à plusieurs reprises des yeux, l'esprit totalement embrumé. Merde... Il avait un gout pâteux dans la bouche, et sa tête semblait sur le point d'exploser. Et puis... Qu'est-ce qu'il était fatigué !
Jetant un regard autour de lui, il s'aperçut qu'il se trouvait dans sa chambre. Plus précisément dans son lit. Très franchement ? Il ne se rappelait absolument pas de ce qui avait bien put se passer. La seule chose qui lui venait à l'esprit était le mot lait. Et après réflexion, ce foutu mannequin de Kaijo lui venait aussi en tête. Mouai...
Soupirant, il se redressa tant bien que mal et sortie de son lit. Il portait toujours son pantalon et son t-shirt, mais ses chaussures et son manteau avaient été enlevés.
Bien que prit de vertiges, le capitaine de Kirisaki Daichi sortie de la pièce pour se diriger vers la salle à amnger, histoire de demander à sa mère des médicaments et, par la même occasion, des explications sur son état.
Quel ne fut pas sa surprise lorsqu'il trouva sa génitrice en train de boire un verre en compagnie du foutu mannequin de Kaijo ! Totalement perdu, il ne dit rien, fixant les deux autres qui papotaient joyeusement.
« Ah, mon bébé ! Tu es réveillé ! », le salua joyeusement sa mère lorsqu'elle l'aperçut.
L'interpellé nota tout de suite le pouffement de rire de la part du blond, surement déclenché par le stupide surnom de sa mère.
« Oui. Je peux savoir ce qu'il fait là ? demanda Hanamiya en lançant un regard noir au joueur de Kaijo.
- Voyons mon bébé, soit plus aimable ! Ryouta a eu la gentillesse de te ramener à la maison en plus des deux sacs qu'il portait ! Et autant te dire qu'inconscient, tu n'es pas un poids léger ! »
Ne sachant pas trop comment réagir, le plus petit soupira pour la seconde fois puis décida d'ignorer l'As.
« Je vais prendre de l'aspirine, annonça-t-il en commençant à partir.
- Vas donc t'assoir. Je vais t'amener ce qu'il faut ! », lui dit alors la femme en sortant de la pièce.
Troisième soupir. Hanamiya étant trop fatigué pour dire quoique se soit à sa mère, il préféra l'écouter et alla s'installer en face du blond.
« Ça va mieux, senpai ? », demanda le plus jeune.
L'autre maugréa un oui alors que ses yeux laissaient clairement entendre un "J'ai l'air d'aller bien ?". Le pauvre mannequin ne put que lui faire un sourire désolé et compatissant, qui calma tout de suite le troisième année.
« Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il.
- On est sortie du bus et tu as commencé à te sentir mal. Je t'ai aidé à avancer pendant un bout du trajet, mais tu as soudainement perdu connaissance. Je dois avouer que j'étais totalement paniqué ! Surtout qu'on était arrivé dans une rue totalement déserte ! Donc : Impossible de demander de l'aide. J'ai continuer à avancer en te portant sur mon dos, mais je ne savais pas ton adresse ! C'est là que j'ai eu de la chance : ta mère t'a vu et est venu à ma rencontre ! Elle te cherchait car elle était inquiète de ton retard ! Je lui ai donc expliqué la situation et elle m'a emmené ici ! On t'a alors allongé dans ton lit et on a discuté en attendant ton réveil ! »
Le débit de parole du blond était tel que Hanamiya sentie son mal de crâne devenir encore plus insupportable. Heureusement, sa mère arriva bien vite avec des comprimés qu'il avala aussitôt. Le goût était affreux, mais l'efficacité était assurée.
« Je vais devoir vous laissez ! annonça le joueur de Kaijo après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge.
- Oh... Tu ne peux pas rester Ryouta ? demanda la femme déçut.
- Excusez-moi, mais j'ai rendez-vous avec des amis !
- Très bien. Laisse-moi juste te donner des gâteaux pour te remercier ! »
Puis elle partie dans la cuisine, laissant de nouveau seuls les deux garçons.
C'est alors que l'araignée pensa à quelque chose :
« Kise.
- Oui ?
- Ne raconte ça à personne. "
Le ton était autoritaire, mais il y avait comme une sorte de crainte dans la voix du plus petit. D'abord surpris de cette demande, le joueur de Kaijo se mit ensuite à sourire avant de répondre :
« Compris senpai ! »
C'est le moment que choisit la mère du concerné pour revenir, un sac à la main.
« Voilà les gâteaux ! »
Le blond la remercia, puis salua les deux membres de la famille avant de partir.
Quand elle entendit la porte d'entrée claquer, la mère de Hanamiya se tourna vers son fils en souriant :
« Il est gentil ton ami.
- Ce n'est pas mon ami. »
Silence... Puis insistance de la part de la mère :
« Ah oui ? »
Et l'adolescent tourna la tête vers l'endroit où se trouvait le blond encore quelques minutes auparavant, ayant subitement comme un doute. Mais... Un doute agréable.
« 16 à 10 ! Il semblerait que je mène la danse ! », plaisanta Izuki après avoir marqué un énième panier.
Takao poussa un soupir désespéré, reprenant sa respiration alors que la sueur perlait sur son front. Merde, ce duel devenait de plus en plus long et fatiguant ! Et en plus, il était en train de perdre ! Devant Midorima ! Pouvait-il avoir plus la honte que ça ?
« Ce ne serait pas plutôt le faucon qu'il faudrait entrainer ? »
Tournant la tête, Takao eu sa réponse : Oui. Oui, il pouvait avoir encore plus la honte lorsqu'il aperçut Aomine, Momoi et Akashi s'approcher d'eux. Bon ba, plus qu'à rentrer chez lui et sortir la corde et la chaise hein !
« J'étais pas en forme aujourd'hui ! bouda le joueur de Shutoku.
- Je veux bien te croire, ajouta Midorima. Car aucune personne saine d'esprit et en pleine possession de ses moyens ne fait exploser une solution à base d'eau et d'huile.
- Tu vas pas t'y remettre Shin-shan ? », s'écria le brun, vexé.
Certes, pas plus tard qu'il y a quelques heures, le faucon avait fait sauter leur préparation en court de chimie qui, comme l'avait dit Midorima, se résumait simplement à un mélange d'eau et d'huile. Mais ce n'était pas la peine de revenir là-dessus ! Tout le monde fait des erreurs après tout !
Bon, ok, peut être pas des erreurs aussi stupide. Mais... Mais... Mais voilà quoi !
« Bien, lâcha soudainement Akashi. Nous pouvons commencer l'entrainement.
- On n'attend pas les autres ? demanda Aomine.
- Tetsuya va cesser de venir. Quand aux trois autres, ils ne devraient pas tarder.
- Quoi ? Mais pourquoi Tetsuya ne vient-il plus ? s'écria Momoï, inquiète.
- Il participe au "Small sapphire", le tournoi qui va débuter dans peu de temps. Il va donc rester s'entrainer à Seirin. », expliqua l'empereur.
Izuki resta muet d'étonnement : Décidément, Akashi était vraiment au courant de tout ! Avait-il des espions à Seirin ? Cette possibilité était fort possible !
Cependant, Midorima haussa un sourcil, tiltant à la seconde réponse de son ancien capitaine :
« Tu as dis Quand aux trois autres, fit-il remarqué au rouge. Mais il manque seulement Kise et Murasakibara, si on exclut Kuroko.
- J'ai aussi convoqué Shougo. », répondit naturellement le schizophrène.
Grand silence... Puis cri collectif de la part de toutes les autres personnes présente.
« Haizaki ? T'a demandé à cet enfoiré de venir ?! hurla l'As de Tôô.
- Satsuki, nous allons une nouvelle fois observer Shun pendant qu'il jouera, signala l'empereur à la manager.
- Ne m'ignore pas ! »
Il se calma bien vite quand une paire de ciseaux passa - totalement par hasard - à côté de lui, frôlant sa joue de trèèèèès peu.
Plus personne n'osa faire de commentaire, écoutant attentivement les consignes du Capitaine de Rakuzan.
« Aujourd'hui, Shun va jouer contre Shintarou. Satsuki, Kazunari et moi-même allons rester sur le côté pour les observer et Daiki va faire trente fois le tour du parc.
- Quoi ?! s'écria Aomine.
- Lorsque Ryouta et Atsushi arriveront, ils courront avec toi.
- Mais pourquoi on devrait s'entrainer aussi ? Je croyais que c'était seulement pour l'aigle ! »
Le regard d'Akashi devint subitement noir et une violente aura de sadisme l'enveloppa alors qu'un grand sourire venait étirer ses lèvres :
« Voyons Daiki. Tu pensais réellement pouvoir te trouver en ma compagnie sans t'entrainer ? »
Pour une fois, le joueur de Tôô n'eut aucune pulsion suicidaire et il partie en courant faire le tour du parc sous les regards compatissants de Takao et Izuki.
Bien vite, chacun suivit les consignes de Akashi. Midorima se retrouva donc, ballon à la main, sur le terrain face à Izuki. Autant dire que, pour le meneur de Seirin, ce fut beaucoup moins facile que son 1 contre 1 avec Takao ! En particulier parce que l'As de Shutoku passa son temps à utiliser sa faculté à tirer de n'importe où du terrain.
« A ce stade, ce n'est même plus un entrainement ! », déclara soudainement une voix.
Les regards se tournèrent vers le nouveau venu et les visages devinrent soudainement sombres et méfiants. Heureusement que Aomine était déjà loin et qu'il ne pouvait pas voir qui venait d'arriver, car Haizaki se tenait maintenant près du terrain de basket, un sourire carnassier étirant ses lèvres
Murasakibara avançait dans la rue d'un air lasse, mangeant discrètement un paquet de bonbons. Il se rendait au parc sans grande envie, sachant pertinemment qu'il devrait s'entrainer une fois arrivé. Il connaissait bien Akashi depuis le temps et savait que celui-ci prendrait un malin plaisir à entrainer la GM de nouveau ! C'est pour ça qu'aujourd'hui, le grand violet prenait TOUUUUT son temps pour se rendre au rendez-vous.
La vibration de son portable l'interpella soudainement. Il fouilla dans sa poche afin de le récupérer et ne prit pas la peine de regarder l'écran, décrochant sans même savoir qui l'appelait.
« Salut Atsushi ! le salua une voix.
- Muro-shin », fit simplement son camarade.
Contrairement à ce qu'on pouvait croire, le grand violet était très heureux d'entendre la voix de son coéquipier. Mais il n'était pas spécialement démonstratif, sauf quand il s'agissait de bonbons !
« Je n'ai pas pensé à t'en parler aujourd'hui, mais une nouvelle boite de nuit à ouverte ! déclara Himuro dont le sourire se devinait. Ça te dit d'y aller ce week end ?
- Pourquoi tu n'y vas pas avec Kagami... ? »
Pris au dépourvu, le brun se mit à bégayer :
« M...Mais p.. Pourquoi tu me demandes ça ?
- Ben... Tu es amoureux de lui,
- Mais n'importe quoi ! » S'emporta son ami dont la gêne était plus qu'évidente."
Murasakibara haussa un sourcil. Ah ? Il aurait pourtant cru... Mais peut être que regarder des photos de Kagami, parler souvent de lui et rougir en sa présence n'était autre que des éléments prouvant l'amitié que ressentait le brun pour le joueur de Seirin. C'était quand même bizarre... Murasakibara ne faisait pas ça, lui !
« Alors ? Tu veux venir ou non ? demanda Himuro bien que toujours mal à l'aise.
- Je ne sais pas. C'est fatiguant les boites de nuit.
- S'il te plait ! Ce sera juste pour voir à quoi ça ressemble ! »
Étrangement Atsushi se mit à s'inquiéter. Fronçant les sourcils, il s'arrêta en plein milieu du trottoir.
« Tout va bien Muro-shin ? », demanda-t-il.
Le silence lui répondit. Surement avait-il surpris Himuro avec sa question.
« Oui. Tout va très bien ! », répondit l'autre.
C'était faux. Sa voix sonnait faux.
« Tu n'insistes pas autant d'habitude, Muro-shin », commenta L'As.
Son coéquipier ne lui répondit pas. Alors Murasakibara décida d'accepter l'invitation, sentant que c'était la meilleure chose à faire.
« Dis-moi Kuroko... Izuki et toi ne me cacheriez pas quelque chose ? »
Le joueur fantôme n'en montrait rien, mais le sourire sadique et le regard meurtrier de Riko lui faisait imaginer le pire à chaque instant !
« Non Coach »
Le sourire de la jeune fille disparut mais elle continua de le fixer, tentant de lire en lui et de deviner s'il lui mentait ou non.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle avait vite compris que quelque chose clochait. Intuition féminine sans doute !
« Je trouverai ce que vous me cachez ! », dit-elle à son joueur.
Puis elle lui ordonna de retourner s'entrainer, ce qu'il fit sans ce faire prier. Cependant, il se demanda comment réagirait Riko en apprenant le problème d'Izuki. Du point de vue de Kuroko, la jeune fille les aiderait sans hésiter ! Mais le joueur fantôme ne pouvait rien dire quand même puisque son sempaÎ lui avait demandé de garder le silence... En exceptant la GM.
« Vous lui cachez vraiment quelque chose ? »
Le bleuté se tourna vers Kagami et compris sans mal que celui-ci avait entendu la conversation. Un léger sourire étira ses lèvres et il répondit, énigmatique :
« Ne me pose pas de questions et je ne te mentirai pas, Kagami-kun. »
L'As prit une mine vexé mais, face au regard amusé de Kuroko, ne put s'empêcher de sourire.
« Je trouverai ce que tu caches ! prévint-il.
- Attention, Kagami-kun. Tu commences à ressembler à la coach. »
Le visage du rouge se décomposa et le plus petit se fit violence pour ne pas rire.
« Ne dit pas des choses pareilles, même pour plaisanter ! s'outra le tigre.
- Quelles choses ? », demanda subitement une voix.
Les deux garçons se figèrent. Lentement, TRÈS Lentement, Ils se retournèrent... Pour apercevoir Riko, une grand sourire au lèvres et une aura noire autour d'elle.
« RETOURNEZ A L'ENTRAINEMENT ! hurla-t-elle.
- Oui Coach ! », répondirent-ils en partant en courant."
Kise n'arrivait pas à y croire. C'était une blague. Ça ne pouvait être qu'une blague. Impossible que se soit vrai. Non, pas une blague. Un rêve ! Oui, c'était un rêve ! ... Ou plutôt un cauchemar, en fait. Enfin BREF ! Dans tous les cas, il n'arrivait pas à croire que Haizaki se trouvait face à lui... Et que Akashi avait décidé qu'il s'entrainerait avec eux !
« C'est une plaisanterie ? »
La question était sortie toute seule. Le fixant sans un seul sourire, l'Empereur lui répondit :
« J'ai l'air de plaisanter, Ryouta ? »
Le blond ne savait pas du tout quoi faire et que dire. Devait-il avoir peur d'Haïzaki ? Ou devait-il être en colère ? Les deux peut-être ?
Aomine semblait avoir opté pour la deuxième option au vue du regard qu'il lançait au brun. Les autres aussi d'ailleurs, bien que ça ne soit pas aussi intense que l'As de Tôô. Puis, en jetant un coup d'œil à Momoï, Takao et Izuki, Kise put voir de l'inquiétude. Et c'était bien là un des sentiments qu'il détestait le plus...
« J'espère que tu n'as pas l'espoir de prendre ta revanche, Haïzaki ! », commenta le blond avec un grand sourire malicieux.
Son changement d'humeur étonna tout le monde, mais Akashi se douta bien que le mannequin prenait sur lui.
« Ne prend pas le grosse tête, Ryouta ! », lui répondit Haizaki sur le même ton.
Ils se fusillèrent du regard dans le silence mais furent coupé par un nouvel arrivant.
« Tiens... Haïzaki.
- Atsushi », dit simplement le concerné.
Murasakibara était effectivement là et regardait le brun avec un air flegmatique. Enfin... Jusqu'à ce qu'il semble avoir une illumination :
« T'as frappé Muro-shin.
- ... Qui ? demanda le joueur de Fukuda Sōgō.
- Himuro Tatsuya. Le gars que tu as frappé avant notre match », expliqua Kise.
Le brun se mit à réfléchir, mais rien ne lui vint à l'esprit. Il avait été tellement obnubilé par le match qu'il en avait oublié ce qu'il avait fait avant.
« Tu vas aller t'excuser, dit subitement le joueur de Yosen.
- Hein ? s'écria Haizaki. Mais je ne sais même pas qui s'est !
- Je te montrerai. »
Le brun s'apprêtait de nouveau à répliquer lorsque Akashi intervint :
« Nous verrons ça plus tard, Atsushi. Pour l'instant, tous à l'entrainement. »
Son ton ne donnait pas lieu à une quelconque discutions. Le capitaine de la Génération miracle donna donc les dernières directives et chacun s'exécuta sans protester, de peur de se prendre un malheureux ciseau.
Quelques heures plus tard, c'est un Izuki essoufflé et en sueur qui vint s'écrouler sur le banc aux côtés de Momoi et Takao. Midorima s'entrainait à ses lancés, Haizaki et Murasakibara s'étiraient et Aomine et Kise faisaient un un contre un, tous ça sous la surveillance de Akashi.
« Ce sont... des monstres... souffla le joueur de Seirin.
- C'est vrai qu'ils ont un rythme infernal ! rit Satsuki qui avait l'habitude.
- C'est donc à ça que ressemble un entrainement de la GM... fit Takao admiratif.
- Si seulement Tetsuya était là aussi ! », se plaignit la jeune fille en boudant.
Les deux garçons rirent et l'aigle prit une bouteille d'eau, buvant avec un plaisir non dissimulé. Il reporta ensuite son attention sur les joueurs de génie. C'est vrai qu'ils étaient impressionnant... Ça devait être un enfer de jouer un match contre eux tous réunies !
« Je suis sûr que t'as triché ! » se fit soudainement entendre la voix de Kise.
Interrompu dans ses pensées, le deuxième année releva la tête pour voir Ryouta et Daiki venant vers eux. Surement venaient-ils de terminer leur un contre un et, aux vue du ton et de l'expression du blond, celui-ci devait avoir perdu.
« C'est juste toi qu'est pas assez doué », se moqua l'As de Tôô.
Le mannequin se mit alors à bouder, croisant les bras et gonflant les joues, se qui fit rire le garçon à la peau mate.
Momoi se leva du banc et vint leur donner à chacun une bouteille d'eau afin qu'ils puissent se désaltérer. Kise retrouva son sourire alors que Aomine semblait n'en avoir rien à foutre, acceptant l'eau avec son air flegmatique habituel. Il vint ensuite s'écrouler à son tour sur le banc, entre Izuki et Takao, et se mit à boire.
« Bakao ! interpella soudainement Midorima.
- J'arrive Shin-chaaan ! »
Momoi discutant avec Kise, ne restait plus que Izuki et Aomine sur le banc.
Le premier, mal à l'aise, opta pour rester silencieux alors que le second terminait de boire. L'entrainement ne devait pas tarder à finir, au vue de l'heure. Ainsi, le joueur de Seirin décida de commencer à ranger ses affaires... Lorsque le joueur de Tôô prit la parole :
« Eh, l'aigle. Apparemment, t'es doué en math ? »
D'abord dubitatif face à la question, Izuki hocha ensuite la tête, se demandant pourquoi le première année lui demandait ça. Celui-ci semblait d'ailleurs mal l'aise, à présent !
« Dis... Tu penses que... enfin... », ajouta Aomine en se passant une main dans les cheveux.
Il avait une mine gênée et le regard fuyant, comme si ce qu'il avait à demander était la chose la plus importante de l'univers ! Etrangement, le plus âgé se sentie devenir nerveux. Qu'est-ce que son Kouhai voulait lui demander ?
« Tu pourrais me filer des cours ? »
Silence... Ouai. Evidemment. Qu'est-ce qu'il aurait pu demander d'autre ?
Izuki eu un rire nerveux en se donnant une baffe mentale. A noter : cesser de ce faire des films. Et cesser de regarder des films aussi, juste au cas où…
« Ouai, bien sûr ! accepta le brun avec un léger sourire.
- Cool », fit simplement le métisse en reprenant une gorgée d'eau.
A côté d'eux, Momoï et Kise les observaient, se retenant du mieux qu'ils pouvaient pour ne pas exploser de rire.
