Je suis de retour ! Non non, je n'avais aucunement abandonné l'histoire. Et d'ailleurs, même si je l'avais fait, je vous aurais prévenus, je ne serais pas partie comme une voleuse, ça ne le fait vraiment pas ! C'est juste que j'ai énormément de mal à m'ajuster au nouveau rythme de vie que la fac m'a imposé, en plus de ma propre vie. Du coup, je n'ai plus rien posté depuis ma rentrée. Entre-temps, j'ai changé d'ordinateur, de chambre... Enfin, tout ça pour dire que le temps était vraiment contre moi pour terminer ce chapitre 10 ! Pour tout vous dire, la traduction de ce chapitre est débutée depuis fin septembre... et je ne l'ai terminée que cet après-midi ! Je me suis dit que ça ferait un beau petit cadeau de Noël avec un jour de retard... ;D
Joyeuses fêtes à tous, merci à tous ceux qui sont restés jusqu'ici !
( PS: Si quelqu'un voudrait bien se faire Beta pour relire les chapitres traduits que je poste ainsi que mes futures fanfictions... Je leur serais reconnaissante. Je n'ai pas forcément le temps de relire mon travail parfois & deux paires d'yeux valent mieux qu'une ! )
Rien ne m'appartient, pas même l'histoire.
Chapitre 10
PDV Jasper
Je ne suis pas sûr de ce qui m'a surpris le plus : l'accueil plus que favorable de Bella envers Peter, ses yeux rouges et tout ça ( je ne suis même pas sûr qu'elle le remarque finalement ) et la camaraderie aisée qui s'est installée entre eux, ou mes réactions possessives envers le flirt de Peter. Le fait qu'il flirte n'était bien sûr pas une surprise après tout, c'était un foutu chien en chaleur, et Bella était bonne. Lui et Charlotte étaient un peu plus libéraux dans leur relation Char ne bougerait pas d'un pouce s'il tentait quelque chose sur Bella. En fait, elle ne serait probablement vexée que si elle n'était pas invitée à les rejoindre.
Mais vu comment allaient les choses, la connexion entre Bella et Char a été presque tout aussi immédiate que celle entre elle et Peter. Char était dans la cuisine en train d'apporter les dernières touches aux enchiladas qu'elle avait cuisinés pour le diner de Bella. Ça avait l'air et ça sentait vraiment dégueulasse, mais à la façon dont Bella s'en extasiait, ça devait être pas mal.
« OhmonDieu, Char, si ça marche pas entre toi et ce trouduc' là-bas, veux-tu m'épouser ? Ce sont les meilleurs enchiladas que j'ai jamais mangé. » gémit Bella tout en mâchant l'énorme bouché qu'elle venait de prendre. Char était remplie de fierté, n'ayant pas eu l'opportunité de cuisiner pour quelqu'un depuis un bon bout de temps.
« Eh bien ça fait plaisir de savoir que je n'ai pas perdu la main ! Je suis contente que tu les aime, Bella. Et bien que je pense pas jeter Peter de sitôt, tu peux m'emprunter quand tu veux. » dit Char en rigolant. Mais je pouvais dire qu'elle ne plaisantait pas vraiment. Char n'avait pas non plus loupé la beauté de Bella.
« Fais gaffe, ma p'tite Char, tu risques de ne jamais te débarrasser de moi ! » répondit Bella, enfournant une nouvelle bouchée.
Char passa une main dans ses longs cheveux blonds et se pencha sur la table vers Bella. « Bella, j'espère bien que non. Ça fait longtemps qu'on avait pas vu notre Jasper sourire. » Elle me regarda en souriant à son tour, et je sais que si j'en avais été capable, j'aurais rougi d'une manière si propre à Bella. Bella me regarda, haussant un sourcil.
Je me raclais la gorge nerveusement, aussi peu nécessaire que fut le geste. « Aw, Char, arrêtes. » marmonnais-je en baissant la tête.
« Quoi, Jasper ? C'est vrai, » réprimanda Char. Je lui lançais un regard insistant pour qu'elle comprenne qu'elle devait arrêter, mais sur Peter se devait d'ajouter son putain grain de sel.
« Arrêtes ça Whitlock, ça fait des mois que tu broies du noir. Je crois que tu sais plus que bien que c'est grâce à Bella que t'as sorti la tête de ton trou d'balle. » dit Peter, me donnant une claque sur le bras. Je le poussais pas si gentiment que ça. Essayeraient-il de m'embarrasser jusqu'à ce que mort s'en suive ?
Bella bu une gorgée du vin de la bouteille que Char avait ouverte pour aller avec son dîner, observant notre échange avec pur amusement. Char vit l'assiette presque vide de Bella et lui demanda si elle en voulait encore un peu. « Non, » dit Bella, « j'en voudrais encore beaucoup. C'est d'la bonne merde ça, ma p'tite femme. » Char se leva et embrassa la tête de Bella, puis me dit silencieusement : «Je l'adore ! »
Bella englouti une bonne partie de la bouteille de vin pendant qu'elle finissait son repas, étrangement à l'aise alors que trois vampires étaient assis à table avec elle et la regardaient manger. A un moment elle murmura tout de même : « C'est comme quand on nourrit les animaux au zoo pour vous, hein ? » Peter ne la récompensa que d'un de ses rictus de merde, hochant la tête comme un imbécile.
Après qu'elle eut fini, on se alla tous dans le salon et finit par raconter quelques histoires sur les moments qu'on avait passés ensemble quelques-uns récents, d'autres dans le passé, pendant mes jours d'avant Alice. Bella rigola jusqu'aux larmes, de temps en temps me touchant ou me prenant la main, m'envoyant une sorte de décharge à chaque fois qu'elle le faisait.
Alors qu'il commençait à faire noir, Peter se leva et s'étira, envoyant un clin d'œil à Char. « Bella, moi et Char allons-nous rendre en ville et aller chercher un snack on te ramène quelque chose ? »
Pendant un moment le seul son dans la pièce était celui de ma paume de main frappant mon front dans un désespoir le plus complet. On pourrait presque entendre les criquets.
Je regardais Bella, dont le visage était dénué de toute émotion, ses yeux regardant dans le vide comme ceux d'Alice le faisaient. Merde, elle va pêter un cable, pensais-je. Je tournais la tête vers Peter, des éclairs dans les yeux, mais il m'ignorait totalement, à l'exception d'un de ses majeurs qu'il tenait soulevé en ma direction.
Bella baissa la tête vers son verre de vin à présent vide, puis regarda Peter et lui dit : « Ramenez-moi encore un peu de ce vin, il est vraiment pas mal. » Elle posa le verre sur la table de salon, se leva, et annonça : « Je dois pisser. Contente de vous avoir rencontrés, vous deux. » Une fois de plus, cette femme m'avait rendu sans voix.
Pendant que j'étais là bouche bée, Char me poussa gentiment du passage pour atteindre Bella, lui fit la bise et l'enlaça. « Je suis contente que tu as apprécié le dîner et le vin, j'en prendrais en stock pour toi. Tu peux venir quand tu veux ici, compris mon chou ? »
Bella sourit et la serra dans ses bras à son tour. « Merci, ma p'tite Char. »
Peter prit Bella de Char. « Recule, femme, c'est à mon tour. » Il prit Bella dans ses bras et la fit pencher en arrière, reniflant son cou au niveau de sa jugulaire. « Mmm, délicieux ma bouche devient folle. » Il embrassa sa veine palpitante. Bella gloussa. Un putain de gloussement. Son instinct de conservation était manifestement encore inexistant. « Char à raison, Bells, à tout moment du jour ou de la nuit, notre casa es su casa. »
Elle sourit et fit un rapide baiser sur la joue de Peter. « Aw, merci Petey. Maintenant sors de là avant que toute la lie de l'humanité soit prise. »
Peter rigola et lui donna une claque sur les fesses alors qu'elle allait vers la salle de bains. Il tourna la tête vers moi. « Ferme ta bouche, Jazz, les mouches vont rentrer dedans. Vous avez beaucoup de choses à vous dire, on rentrera vers l'aube. Char ! En route, femme. » Et les deux sortirent par la porte.
Je restais là pendant un petit moment jusqu'à ce que je m'aperçoive que Bella n'était pas encore revenue. Les toilettes étaient maintenant vides alors je me suis aventuré plus loin dans le couloir, où je l'ai trouvée dans ma chambre observant le mur qui était rempli d'étagères contentant des livres. Elle se tourna vers moi alors que je rentrais. « Impressionnante collection, Jasper. »
« Sers-toi, » lui offris-je. Je me souvins que Bella était un peu un rat de bibliothèque.
Elle me fit un demi-sourire, l'air un peu mélancolique. « Merci, je le ferais peut-être un jour. Je ne lis plus autant qu'avant. Je crois que ça me manque quand même un peu. »
Elle soupira et passa à côté de moi, se laissant tomber sur un côté de mon lit et posant sa tête sur un des coussins posés contre la tête de lit. J'haussais un sourcil en sa direction. « Confortable, chérie ? »
« Evidemment. » Elle hocha la tête. « Je suis un peu intoxiquée par le vin ça fait du bien de s'étirer un peu. » Elle tapota ensuite le côté inoccupé à côté d'elle et me sourit.
J'haussais les épaules et gloussant, je fis le tour du lit, m'assis, retirai mes bottes, puis m'étendit à côté d'elle, imitant sa position couchée, observant le plafond. Nous restâmes allongés en silence pendant un moment, puis je l'entendis tourner sa tête vers moi. « Comment vas-tu, Jazz, franchement ? »
Je lui jetais un coup d'œil. Ses yeux étaient sur moi, emplis de curiosité.
« Honnêtement Bella, Char avait raison. Je me sens mieux que je ne me suis senti depuis un long moment. »
Elle me fit un petit sourire puis retourna sa tête pour regarder de nouveau le plafond. « Jazz, je peux te poser une question ? »
« Tu peux me demander ce que tu veux, Bella. » Je crois que je savais ce qui allait suivre vu le fait qu'elle était soudain sur les nerfs.
« Que s'est-il passé après que vous soyez partis ? »
Je soupirais, pensant à comment je pouvais aborder ça. « Deux jours après ta fête d'anniversaire, nous sommes partis pour l'Alaska. Edward nous a rejoints deux jours après ça, bien qu'il ne soit pas resté longtemps. Il était sérieusement fâché contre moi, et tout le monde, moi inclus, était complètement misérable aux vues de ce qu'il t'était arrivé et se sentait horrible de t'avoir quitté. Tu nous manquais tant à tous. Il ne pouvait ma supporter notre misère en plus de la sienne alors il est parti. »
Bella se releva un peu. « Attends, quoi ? IL était misérable ? Pourquoi il serait misérable, j'ai supposé qu'il aurait été content et soulagé d'être enfin débarrassé de moi. »
Je tournais la tête vers elle, perdu. « Pourquoi tu dis ça ? »
« Il a été assez clair sur ses sentiments pour moi quand il est parti. » dit-elle amèrement.
« Qu'est-ce qu'il a dit au juste avant de partir ? » Quelque chose ne collait pas.
Bella procéda alors à me raconter leur conversation qu'ils avaient eue dans les bois derrière sa maison, comment il lui avait fait croire qu'elle n'était pas assez bien pour lui, et puis comment ce fils de pute l'avait laissée dans les bois. Ses mots seuls lui valaient déjà de s'en prendre quelques-unes, la laisser dans les bois comme ça… eh bien, il pouvait s'estimer heureux de ne pas être aux alentours en ce moment.
Je roulais sur le côté, appuyé sur mon coude et la regarda, les yeux dans les yeux. « Bella, c'est un putain de menteur. Edward que l'on, que je, sois partis pour que tu sois en sécurité et que tu puisses vivre une vie humaine 'normale' Elle roula les yeux. « Ouais, on dirait bien que ce plan n'a pas vraiment fonctionné, hein ? Malgré tout, Edward est resté fou d'amour pour toi il l'était encore quand il est parti en Amérique du Sud parce que nos pensées sur toi devenaient trop dures à supporter. Je crois qu'il est finalement rentré à peu près un mois après que je sois parti, bien que nous ne nous sommes pas parlé. Toujours fâché apparemment. »
Ses yeux se plissèrent. « S'il doit être énervé contre quelqu'un, c'est bien lui-même ! Il ne peut blâmer personne d'autre que lui-même. S'il m'aimait vraiment comme il le disait, comme tu le dis, il serait resté. Alors, qu'il aille se faire foutre. Au moins il a eu une partie de son vœu je suis passée au-dessus de tout ça. Alors maintenant dis-moi, qu'est-ce qui s'est passé pour toi ? »
« Après que nous ayons atteint l'Alaska, Alice commença à être plus distante. Elle essayait d'être compréhensive et de me pardonner, mais le ressentiment était toujours là, elle ne pouvait pas me le cacher. Elle m'en voulait de lui avoir fait perdre sa meilleure amie. Quelques mois après, elle a décidé d'aller à la Fashion Week de Paris. Elle a eu une vision peu après avoir pris cette décision, et j'ai peu sentir qu'elle manifestait du choc, de l'amour, de la douleur, puis de la résignation. Elle ne voulait pas me dire de quoi il s'agissait, mais elle m'a dit par contre que je n'avais pas besoin d'aller avec elle, elle voulait y aller toute seule cette fois-ci. Elle a suggéré que je parte chasser avec Emmett et Carlisle à la place.
« On est partis le même jour qu'elle. Elle m'enlaça ce matin avant qu'on parte j'ai senti une mixture étrange de vertige, d'appréhension, de culpabilité, et de peine. Je pensais juste que c'était parce que c'était la première fois qu'elle ne traînait pas avec elle. Elle m'a dit qu'elle m'appellerait dans quelques jours, de prendre soin de moi, et qu'elle m'aimait. En y repensant, je sais maintenant que ce dernier baiser était son baiser d'adieu.
« J'ai passé un bon moment à chasser avec Em et Carlisle, c'était une des rares fois où on s'amusait vraiment bien depuis un moment. Cela faisait bizarre de ne pas parler avec Alice, mais dans les bois le réseau était vraiment mauvais, alors je me suis dit qu'on se recontacterait après que je sois revenu. Elle a appelé le soir où nous sommes rentrés à la maison tu sais déjà comment cette conversation s'est passée. J'étais en complet état de choc. Je ne pouvais pas aller dans ma chambre j'aurais détruit tout ce qu'elle possédait dedans. Je suis resté assis dans mon bureau pendant une semaine à la place. Emmett et Rose ont essayé de m'en sortir, mais la colère et le désespoir que je projetais les enveloppaient dès qu'ils entraient dans la pièce, alors ils ne restaient pas longtemps. J'ai réussi à sortir et à chasser de nouveau après environ une semaine dans cet état, mais je retournais dans mon bureau juste après. Tout me faisait penser à elle et tout le monde ressentait sa perte, surtout Carlisle et Esme, et ils étaient encore sous le coup de vous avoir perdus toi et Edward. Finalement, je ne pouvais plus le supporter, alors j'ai rassemblé quelques affaires et je suis parti. J'ai conduit jusqu'à arriver à la porte de Peter et Charlotte.
« Durant ces derniers mois, j'ai enfin fini par me sentir un peu plus moi-même de nouveau, bien que c'en était une version misérable. Je leur suis redevable de m'avoir supporté aussi longtemps qu'ils l'ont fait. Ils sont comme une autre famille, ça fait pas mal de temps qu'on se connaît… » Je fis une pause, me demandant si je devais continuer mon histoire avec eux ou pas. C'était juste, après tout elle m'avait dévoilé son âme la nuit dernière, c'était normal que je la suive.
« Tu devrais savoir mon histoire également, vu que je compte bien passer encore du temps avec toi. » Je souris, m'avançai et embrassai son front. « Tu es sûre que je ne t'ennuies pas ? »
Bella secoua la tête. « Non, je veux savoir comment tu les as rencontrés. Je peux voir que tu les connais depuis plus longtemps que les Cullen, et que vous êtes très proches. D'ailleurs, je ne t'ai jamais vu si relaxé, si à l'aise, que lorsque tu es avec eux. C'est bien de voir cette autre facette de ta personnalité. »
J'ai réfléchit à ça pendant un moment. « Oui, je crois que je le suis, » gloussais-je. « Je suis le créateur de Peter, tu sais. »
Les yeux de Bella étaient ronds. « Vraiment ? Tu n'agis pas comme si tu étais son père… »
Je gloussais une nouvelle fois. « C'est pas comme ça entre nous. On est plus comme des frères. Pour moi c'est comme s'il était mon frère. » J'ai continué avec l'histoire de comment j'ai rencontré Maria alors que j'étais un major servant dans l'armée des Confédérés. Une reconnaissance naquit alors en Bella elle comprenait maintenant quand on faisait référence à moi comme le 'Major'. J'acquiesçai silencieusement avec un sourire et continuais, lui expliquant la Guerre des Vampires : la quête de Maria pour conquérir le sud-ouest, et comment j'avais servi pour elle en tant que général dans la création, l'entraînement, et la disposition de nouveau-nés dans cette quête. Peter était un de ces nouveau-nés mais il était différent, et nous étions rapidement devenus des amis. Plus tard, il s'est échappé avec Char lorsqu'elle était censée être détruite. Je lui ai raconté comment ils étaient revenus pour moi quelques années plus tard ; comment ils m'ont expliqué ce que mon existence pouvait être en dehors de cette guerre qui semblait sans fin, et, après avoir senti ce qu'ils ressentaient, comment je suis parti avec eux. « J'ai rencontré Alice une vingtaine d'années après ça, et le reste tu sais à peu près tout. »
J'ai eu peur qu'elle soit effrayée ou dégoutée, avec tout le carnage auquel j'avais participé. Bien qu'elle ait ressenti toute une gamme d'émotions pendant mon histoire, ces deux émotions particulières n'en faisaient pas partie. J'ai ressenti, par contre, de l'admiration, du respect, et peut-être une pointe de pitié. Je la regardais allongée près de moi pour voir si son expression prouvait ce fait. Ce que j'ai vu m'a surpris.
PDV Bella
Alors que j'écoutais l'histoire de Jasper, mon admiration pour lui, pour la force qu'il avait de passer au-delà de son passé atroce, atteignit des sommets. Il a été impliqué dans de sérieuses merdes. Qui aurait cru que Jasper serait un tel dur à cuire ? Il avait toujours l'air de Mr. Tendre, le soldat de paix de la famille Cullen, mais en réalité il plus l'expérience d'un vampire des rues en étant le plus mauvais fils de pute de la Guerre des Vampires.
Il tourna la tête vers moi et c'était comme s'il avait une de ses périodes similaires à celles où Edward s'attendait à ce que je m'enfuie en criant après avoir entendu des histoires de vampires qui faisaient 'peur'. Son expression était un peu pitoyable, vraiment. Pensait-il vraiment que j'allais tirer une croix sur lui comme ça ? Putain, c'était pas près d'arriver.
Je me mis sur les genoux près de lui et me retournai pour lui faire face, puis tendis les bras, pris sa tête entre mes mains et me penchait légèrement en avant, le regardant droit dans les yeux.
« Ecoute-moi maintenant, Major Whitlock. Ne pense même pas pendant une seconde que je vais tenir quoi que ce soit contre toi. Bien sûr, j'ai compris. T'étais un putain de dangereux dieu de la guerre à l'époque. Je suis même prête à parier que t'as encore un peu de ce côté sombre qui traîne en toi. Tu es LE mec et j'admire l'homme que tu as réussi à devenir aujourd'hui, après toute la merde dans laquelle tu as été et que tu as faite. T'es super, Jazz, et c'est un honneur de te connaître. »
Soudain j'ai ressenti une vague de quelque chose ressemblant à de l'adoration, et en un clin d'œil Jazz a séparé la distance entre nous deux, sa bouche s'écrasant sur la mienne. J'étais trop choquée pour répondre, enfin pendant peut-être une demi seconde, puis je me rapprochée encore plus de lui, glissant mes mains de ses joues pour aller les mettre dans ses cheveux, me saisissant de son cou. Il s'appuya sur le lit, m'entraînant avec lui, me positionnant pour que je l'enfourche. Ses mains caressèrent le bas de mon dos, puis il prit mes fesses dans ses paumes, les pétrissant et me pressant sur lui. Un gémissement m'échappa, ce qui lui causa de coller encore plus contre lui alors qu'il se pressait en avant. Mon hypothèse préalable semblait être correcte : ce cowboy était définitivement bien monté.
Je reculais mon visage en un sursaut pour de l'air, et il descendit sa bouche le long de ma mâchoire, embrassant mon cou, me goûtant et caressant ma jugulaire avec sa langue avant de sucer doucement ma peau à cet endroit.
Je me reculais un peu plus. « Eh, pas de suçons, mec. J'ai pas besoin de ça visible par tous au boulot. » Puis je remis ma bouche sur la sienne avant qu'il ne puisse répondre. Sa langue s'introduisit dans ma bouche. Goûtant. Caressant. Conquérant. Ugh, Edward valait vraiment pas un rond.
Je balançais mon corps sur le sien, me frottant à lui. J'entendis un grognement sourd émanant de lui et ohmondieu, quel son sexy. Je me rassis pour le regarder : les yeux étaient aussi noirs que l'obsidienne. Cela m'a arrêtée pendant une seconde. Je me suis demandée si je poussais pas les choses trop rapidement et trop loin. « Ça va ? » demandais-je.
Il fit un petit sourire en coin. « Je n'ai jamais été mieux, chérie, et toi ? »
Je lui rendis la pareille. « Comme si tu ne le savais pas. » J'ai tellement prête pour lui en ce moment-là et je savais qu'on arrivait à un carrefour. Eh bien merde, je crois bien qu'on avait traversé la route de l'amitié pour en arriver à – quoi, au juste ? Une amitié améliorée ? Bien que typiquement peu opposée à ce genre de choses, c'était de Jasper dont on parlait. Il méritait mieux. Je méritais mieux.
Sentant probablement la conclusion que je venais juste d'atteindre, il me recula un peu, me rasseyant sur ses cuisses et se redressant, maintenant ses bras autour de moi. « Je crois que tu as raison, chérie. » dit-il.
« Quoi, tu lis dans les pensées, maintenant ? »
Il me donna un baisser rapide sur ma bouche. « Non, mais je ressens la même chose que toi. Si on fait ça maintenant, ça pourrait rabaisser 'ça'. Je veux que notre première fois soit spéciale. Merde, je ne ressemble pas Edward l'imbécile là, si ? »
Je ris. « Non, tu as déjà prouvé que tu étais capables de bien de plus prouesses sexuelles qu'Edward, crois-moi. »
Il s'avança et m'embrassa une nouvelle fois, puis se recula, posant son front contre le mien, et me regardant dans les yeux. « Tu n'as encore rien vu, chérie. »
