SALUUUUT VOUS NE RÊVEZ PAS! Voici le chapitre final!

Oui bon, je suis désolé pour l'attente, alors on se rejoins en fin de page ^^

Bonne lecture!

Chapitre 10

Tous ceux qui étaient présent dans la chambre de Sanosuke Harada attendaient la réponse de Toshizo Hijikata. Sauf peut-être Okita, il connaissait déjà la vérité -et Sano lui-même…Sans oublier William…-.

Cependant, Souji s'est subitement calmé, cachant sa bouche pour retenir sans conviction un rire, ne voulant pas manquer Hijikata répondre. Ce dernier fusilla du regard le jeune Anglais, assis sur ses fesses, comprenant désormais pourquoi on le surnommait le vice-commandant démoniaque. Alors quoi? Il n'était pas supposé en parler de sa méthode d'endormir Shigeru? D'ailleurs, l'enfant était devenu trop calme tout d'un coup. En fait, Shigeru faisait de gros yeux. Il regardait tout le monde, à tours de rôle, sans vraiment comprendre la situation. L'attention n'était plus sur lui. C'était une surprise de voir apparaître l'homme qui lui ressemble en version grande –Harada, pas Smith- et le danseur d'un seul coup. Même Ondo était là. Et puis personne ne parlait! C'était vraiment bizarre! C'était très suspect, surtout, alors SURTOUT si Tataaa a cessé de rire. Valait mieux se taire pour le moment…

Enfin, comme Hijikata ne répondait pas à la question, Kondo crut bon qu'il fallait répéter parce que son vice-commandant ne l'a peut-être pas bien entendu.

- Toshi? Tu dansais le Soran Bushin pour endormir Shigeru?

Son ami de longue date lui lança un regard meurtrier. Il l'a très bien entendu la première fois! Pourquoi diable répétait-il quelque chose d'aussi embarrassant ?! Kondo recula, surpris qu'il lui en veuille pour une si simple question. Sanosuke leva les yeux au ciel en secouant la tête de droite à gauche. Leur commandant en chef n'a pas du tout compris la situation…

Hijikata regarda tous ceux présents dans la pièce, en commençant par Yamazaki, le plus proche de lui, Chizuru derrière, Shinpachi toujours debout, William assis devant Shinpachi, Saito au coin de la chambre et Okita en face du gaucher. Il n'osa pas regarder le lancier, le premier à connaître son secret. L'homme à la longue chevelure ténébreuse ferma doucement les paupières et se pinça l'arrêt du nez en soupirant bruyamment. Lorsqu'il enleva sa main qui cachait son visage, ils remarquèrent tous, sans exception, qu'il rougissait comme une tomate.

Hijikata rougissait! Il rougissait de honte! Okita laissa échapper un petit rire, vite étouffer en pressant sa main sur sa bouche. Saito ne put s'empêcher de lui donner un coup de coude aux côtes. Et après ce long silence plus qu'embarrassant Hijikata annonça le plus sérieusement du monde :

- À partir de demain, TOUS les soldats devront apprendre la danse Soran Bushin et devront la faire chaque matin avant le déjeuner*. Ceux qui ne se soumettront pas à cette nouvelle règle devront se faire seppuku. FIN DE LA DISCUSSION!

Sans regarder ses interlocuteurs, il tourna les talons et partit avec une démarche qui se voulait naturelle, mais qui démontrait son empressement à déguerpir de cet endroit. Kondo ne comprenait toujours pas et restait surpris, en suivant du regard Toshizo.

- Mais quelle mouche l'a piqué? Demanda le commandant naïvement.

- La mouche de la honte! Répondit Okita dans un nouveau rire narquois.

- Souji! C'est… c'est vraiment irrespectueux ce que tu as fait! Réprimanda Saito, triste pour son vice-commandant.

- C'était surtout drôle, Hajime-kun! Se défendit le délinquant.

- Okita-san, ce n'était pas gentil… rajouta Chizuru.

- Je ne m'y attendais pas… murmura Shinpachi. Bon sang, je ne sais même pas si je dois rire ou réprimander Souji tant que je suis surpris!

- Je n'ai plus du tout envie de rire… confessa Yamazaki, honteux d'avoir presque embarqué dans le délire d'Okita.

- Souji, c'est bon, tu peux arrêter maintenant. Lança Sanosuke.

Le jeune sadique tenta de se calmer, mais en vain. C'est alors qu'une toux finit par l'arrêter dans le délire et inquiéta ses camarades. Elle ne dura que quelques secondes et se redressa, toujours avec le même sourire narquois collé aux lèvres.

- Maintenant je peux mourir en paix…

[…]

Après l'incident dans la chambre de Sanosuke, le lancier se dirigeait vers la chambre du gaucher de la milice pour se préparer à se coucher. Le soleil n'était plus visible depuis quelques minutes à peine, mais il devait dormir tôt pour se lever à l'aube puisque le bateau de William partait le lendemain. Il essayait de ne pas trop y penser. Et puis, il aura la chance de revoir Saito dormir. L'image qu'il avait de son camarade le fit sourire. Hajime Saito, le très sérieux samouraï qui était connue pour son génie au maniement du sabre et pour son efficacité pour les batailles. Sa façon de dormir était particulière, lorsque Saito dormait il était…

- Sano!

Harada se retourna en oubliant le fil de ses pensées. À quelques mètres de lui, son meilleur ami se tenait là avec Heisuke. C'était le plus petit qui l'avait appelé. Sanosuke arrêta de marcher et attendit que ses deux compagnons le rattrapent.

- Dis, tu as un moment? Demanda Heisuke.

- Si ça ne dure pas longtemps, ça va. Répondit le lancier.

Ils s'installèrent tous les trois dans la chambre de Saito. Une fois assis, Sanosuke baissa la tête et s'inclina devant ses amis. Ces derniers ne comprirent pas du tout pourquoi il faisait ça.

- Je suis sincèrement désolé… avoua Harada.

Heisuke et Shinpachi se regardèrent en se questionnant du regard. Ils se posaient la même question, sans avoir la réponse. Heisuke lui demanda donc :

- Pourquoi?

- Je suis désolé d'avoir été aussi colérique ces dernières semaines… Je me fâchais pour rien, dès qu'il s'agissait de Shigeru, je pétais un câble. J'étais injuste. En particulier envers toi, Shinpachi.

Ce dernier se pointa le nez pour s'assurer qu'il parlait bien de lui. Son meilleur ami lui hocha la tête en souriant. Heisuke et Shinpachi se regardèrent de nouveau, d'abord étonné, et reportèrent leur attention sur le lancier et lui sourirent.

- Ça va, j'ai eu tords aussi d'être partit sans prévenir avec Shigeru… avoua le beau musclé.

- J'ai l'habitude que tu me frappes de toute façon! Rajouta Heisuke.

- Tu vois, M. tête-brûlé? Un homme, un vrai, ça reconnaît ses fautes et s'excuse!

- Je le sais! Et alors?

- Tu ne t'es pas excusé!

- Quoi? M'excuser de quoi? C'est lui qui m'a frappé!

Et la chamaillerie recommença comme dans le bon vieux temps. Sanosuke les regardait en souriant. Ah, ces moments lui ont vraiment manqué! À partir de demain, tout redeviendra comme avant… ouais, exactement comme avant. Son visage devint légèrement triste.

- Les gars… Commença Sanosuke.

Ses deux amis se querellaient, le plus grand en tirant les cheveux du plus jeune pendant que le plus petit tirait la lèvre du plus vieux. Ils regardèrent le troisième membre du trio comique qui allait dire quelque chose… quelque chose de sérieux vue son regard. Sanosuke regardait le vide, se souvenant de quelque chose, mais finit par sourire en secouant la tête.

- Non, ce n'est rien… changea-t-il d'idée.

- Quoi? T'allais dire quoi? Demanda curieusement Heisuke.

Sanosuke affirma plusieurs fois qu'il n'allait rien dire de sérieux, sans convaincre Heisuke, mais qui finit par laisser tomber. Shinpachi non plus crut à ses paroles, mais contrairement au plus jeune, il allait réussir à faire parler son ami, mais pas maintenant. Sans la présence de Heisuke.

Le shôji s'ouvrit sur un Saito irrité. Ils regardèrent le gaucher et ce dernier les dévisagea.

- Qu'est-ce que vous faites dans ma chambre? Trancha Hajime Saito.

- J'étais en train de dire à Sano, vu qu'on s'est réconcilié, qu'il peut venir dormir dans ma chambre pour te laisser tranquille cette nuit! Répondit jovialement Shinpachi en prenant son meilleur ami des épaules.

En aucun cas il lui avait mentionné ça, mais ne le contredit pas. Il était d'accord, mais trouvait dommage de ne plus revoir Saito dormir. Ce dernier fut plus que soulagé d'entendre cette décision. Avant que Sanosuke ne sorte de la chambre, il murmura quelque chose à son colocataire d'une nuit. Saito rougit et se cacha derrière…Ah, il devrait vraiment s'acheter une nouvelle écharpe!

[…]

- Tu vas vraiment dormir !?

Shinpachi était déçus. Son meilleur ami allait passer la nuit dans sa chambre et tout ce qu'il voulait, c'était dormir! Sanosuke se coucha, ou plutôt, se laissa tomber comme une pierre sur son futon.

- Pourquoi !? On s'est réconcilié! C'est l'heure de boire un peu!

Le lancier ne releva même pas sa tête et maugréa dans son oreiller.

- J'ai strictement rien compris! Bon, je sors la….

- Shinpachi, merci.

L'interpellé regarda du coin de l'œil son meilleur ami. Sanosuke était couché sur le dos et fixait le plafond, un sourire aux lèvres. Le guerrier narcissique soupira.

- Pourquoi tu me remercie?

- Je te connais. Ricana Harada. Et tu me connais.

- C'est quoi ce charabia!? Se plaint Shinpachi. Bien sûre qu'on se connait! Mais pourtant, tu refuses de vouloir boire avec moi! Tu ne sais pas que la nuit c'est fait pour s'amuser? Aller, lèves-toi et prends un verre!

Sanosuke ricana encore.

- Toi alors… Donc, la nuit n'est pas faite pour dormir?

- Non, sourit Shinpachi en versant du saké dans une coupe. Pas quand ton meilleur ami a quelque chose à te dire.

Il lui tendait la coupe d'alcool d'un regard insistant qui signifiait «si tu refuses, c'est une insulte et une déclaration de guerre !». Sanosuke s'assit en soupirant et accepta l'offre de son compagnon. Il fixa le liquide en s'égarant dans ses pensées. Ça faisait des semaines qu'il n'avait pas but. Ça lui avait manqué, il but d'une traite. Ouais, ça lui avait vraiment manqué du bon saké.

- Demain, commença Shinpachi, tout redeviendra comme avant…

- Non… murmura Sanosuke.

- Quoi? Demanda son meilleur ami pour qu'il répète, l'entendant à peine.

- Non, ça ne sera pas comme avant… Je veux dire, c'est pas comme si Shigeru nous avait pas laisser des souvenirs, pas vrai?

- Ha ! T'as raison! Ricana Shinpachi en pensant aux nombreuses jeunes femmes qui sont tombé dans son filet grâce au petit bout de choux.

- … Je dois t'avouer, sourit Sanosuke, que j'ai aimé jouer au papa.

- Hein? Vraiment?

Sanosuke acquiesça en redemandant d'un geste de main à son ami de remplir sa coupe de nouveau. Ce dernier s'exécuta et demanda :

- En gros, il va te manquer, c'est ça?

Le silence du lancier était une réponse positive. Shinpachi continua.

- Je comprends pas vraiment, mais tu sais que si t'as besoin de quelque chose, tu peux compter sur moi!

Harada répondit au large sourire de son meilleur ami en le lui rendant. Ils trinquèrent pour leur énième pacte d'amitié.

- Tu sais, reprit Shinpachi en prenant le lancier par les épaules, pour avoir été papa pendant quelques semaines, t'as pas mal assuré.

- … merci? Répondit avec incertitude Sanosuke.

- Et puis, t'en fait pas! Si ce gosse va te manquer, tu as l'embarras des femmes qui vont vouloir te donner un fils!

Sanosuke roula des yeux. Il fallait s'y attendre… Il n'avait pas compris que personne ne pourrait remplacer Shigeru. Shigeru était Shigeru, point.

Il haussa un sourcil sans essayer de comprendre à son dernier commentaire. Quel était le rapport entre sa popularité envers les femmes et « sauf si tu te coupes les cheveux »?

[…]

C'était le matin. Ils étaient arrivés au port assez rapidement pour que personne –Itou- se rends compte de l'absence de quatre capitaines et du vice-commandant. Chizuru avait préparé des gâteries pour le voyage de Shigeru. Saito n'avait pas envie d'être là, mais comme c'était la dernière fois qu'il allait voir cet enfant diabolique, il fit un effort d'accompagner l'étranger en sécurité. De plus, c'était un service que son vice-commandant lui avait demandé, comment refuser? Shinpachi était étrangement silencieux. Il n'allait pas avouer qu'il était fatigué tout de même. Et s'il était présent, c'était pour être un soutien moral pour son meilleur ami.

C'était l'heure, le bateau était prêt et il ne manquait que quelques passagers. William regardait les samouraïs et les remercia en anglais. Il commença avec Saito.

- Thank you very much. I have something for you…

N'ayant strictement rien compris, Saito haussa un sourcil. William fouilla dans son sac quelque chose, et une fois trouvé, il tendit un morceau de tissus vers le gaucher.

- It is a scarf. Yukimura told me what you… well, you know…

Toujours sans comprendre la langue, Saito déplia le tissu et hoqueta en s'apercevant qu'il s'agissait d'un…

- Un foulard ?! S'enquit-il, presque d'une voix émue.

Elle était semblable –enfin, de la même couleur surtout- de son écharpe précédente. Le tissu était un peu plus épais, donc plus chaud, mais Saito n'en avait rien à faire! Trop heureux, il porta le foulard à son cou et s'y couvrit pour cacher sa joie de retrouver une partie de lui. Le samouraï ferma les yeux et s'inclina en guise de remerciement. William ricana et se tourna vers Hijikata, un peu craintif.

- I am so sorry, Hijikata…san?

Ce dernier fronça les sourcils, mais ne pouvait empêcher les rougissements de ses joues prendre de l'ampleur. Il détourna le regard et maugréa :

- N'en parlez plus, franchement!

Shigeru gazouilla pour attirer l'attention du vice-commandant. Ce dernier le regarda du coin de l'œil et son visage s'adoucit en voyant l'enfant se cacher derrière ses mains et faisant un « Bouh » pas du tout épeurant en écartant les bras. Hijikata caressa la tignasse de l'enfant comme signe d'adieu.

Shinpachi donna de petit coup de coude à Sanosuke et murmura :

- Ne me dit pas que….

Le lancier sourit et répondit à sa phrase en suspense à son oreille.

- Tu as bien compris. Il faisait ça aussi.

Alors là… Shigeru leur a fait découvrir un côté de Hijikata qu'ils n'auraient jamais cru. Enfin, cette nouvelle découverte restait toujours moins surprenante que la danse Bushin.

William se tourna vers Shinpachi. Celui-ci lui sourit et serra la minuscule main de l'enfant en la secouant légèrement. Shigeru regarda le brun étonné.

- Adieu, Shigeru. Ce fut un plaisir de connaître autant de fille grâce à toi.

William haussa un sourcil. Donc, il avait utilisé son fils pour draguer les filles? C'était vraiment pour ça? Quelle drôle d'idée…

Et la cerise sur le gâteau. William adressa un triste sourire vers Sanosuke. Ce dernier ne le regardait pas, fixant l'horizon bleu marine.

Shigeru n'était pas content. Il ne l'a pas ignoré depuis le début, pourquoi est-ce qu'il l'ignorait maintenant? Non, un câlin! Shigeru exigeait un câlin tout de suite!

Shigeru gigota pour que son père biologique le dépose par terre. Ensuite, il devait marcher vers le grand bonhomme qui le ressemblait. En titubant, il arriva à ses pieds et tira sur son hakama pour qu'il le prenne dans ses bras.

Depuis que l'autre roux est arrivé, il l'avait délaissé. Il ne le prenait plus dans ses bras, ne prenait plus la peine de lui parler, de jouer avec lui, rien! Alors maintenant, il voulait qu'il le prenne dans ses bras! Allez, qu'il le prenne!

Sanosuke regarda l'enfant qui tirait sur son vêtement pour qu'il fasse selon sa volonté. Le samurai ne put s'empêcher de sourire et d'enfin le prendre et le soulever haut dans le ciel. Shigeru rigola, un rire que le Shinsengumi entier allait manquer.

- Shigeru... murmura Sanosuke.

Le concerné reconnut son nom et tendit l'oreille.

- Deviens un grand homme courageux, tu fais partie du Shinsengumi. Sayonara.

Sanosuke rendit l'enfant à son père. Shinpachi bailla bruyamment avant de faire remarquer :

- Dommage, on n'a pas entendu les premiers mots de Shigeru…

- L'important c'est qu'il est avec sa vraie famille, n'est-ce pas, William-san? Sourit Sanosuke.

- Yes

- Est-ce que tu es capable de nous dire quelque chose Shigeru? Insista Shinpachi.

- Nagakura-san, ils doivent partir. Fit remarquer Saito.

- Je sais! Mais on l'a vue marcher, ça serait trop dommage de ne pas l'entendre parler!

Sanosuke leva les yeux au ciel et caressa une dernière fois les cheveux de l'enfant comme signe d'adieu en lui demandant :

- Aller, Shigeru. Dis quelque chose d'impressionnant qui va faire taire Shinpachi.

- Il est trop jeune… tenta d'expliquer William.

Les samurais savaient pertinemment que Shigeru était trop jeune pour parler. Cependant, le costaud samurai voulait entendre quelque chose d'autre qu'un gazouillis venant du petit. Il se mit à donner des idées de mots à dire tout en gesticulant.

Shigeru riait en voyant ce colosse de muscle dire des choses drôles. Il semblait partie dans un délire pour le forcer à dire quelque chose, mais il n'était pas doué pour parler comme les adultes. Un mot? Un simple mot? Pourquoi pas un mot qui sonne rigolo? Allons, il y en a tellement! D'ailleurs, il en a entendu un il n'y a pas trop longtemps. Comment ça se disait encore? ...

- … Ou kawaï! Les filles adorent ça!

- Shinpachi…. Murmura Sanosuke, amusé.

- Attends, je vois qu'il essai de dire quelque chose! Aller Shigeru, tu peux me demander ce que tu veux, je suis un homme de parole!

- Seppuku!

Ce mot était vraiment rigolo non seulement au son, mais aussi parce que le visage des gens après l'avoir entendue était hilarant. Shigeru applaudit, fier de sa réussite.

Les adultes restèrent silencieux. Puis le rire de quelqu'un dont ils n'avaient pas l'habitude d'entendre rire brisa ce silence. Shinpachi sentit une main taper sur son épaule, il se tourna lentement pour rencontrer des yeux diaboliquement violets.

- Alors soit, tu vas devoir te faire Seppuku.

Hijikata éclata de rire après cette mauvaise blague douteuse. Il tourna les talons et donna l'ordre de rentrer. Saito fut le premier à reprendre ses esprits et suivre son vice-commandant. Shinpachi s'approcha de son meilleur ami et chuchota :

- Pendant un instant, j'ai cru que Souji était parmi nous….

- Il a donc bel et bien un côté sadique, notre vice-commandant. Ricana le lancier.

Ils inclinèrent la tête pour saluer William et se tournèrent pour partir. Shigeru ne comprenait pas pourquoi ils s'éloignaient de lui. C'était à cause du Seppuku? Il n'aurait pas dû le dire? C'était un mauvais mot? C'est parce qu'il pleurait trop qu'il l'abandonnait? Pourquoi il partait? Que pouvait-il faire ou dire pour qu'il reste avec lui?

Shigeru qui gigotait pour démontrer son mécontentement s'arrêta et se souvint d'une après-midi qu'il avait passé avec son père adoptif. Il avait répété ce mot tellement de fois. Shigeru n'avait pas compris pourquoi, mais peut-être qu'il s'arrêtera s'il le disait?

Shinpachi, après s'être remit de sa petite gêne, observait son ami de guerre du coin de l'œil. Il avait le visage sérieux et il ne savait pas trop comment l'interpréter. Il osa lui demander :

- Ça va? Tu vas t'en remettre?

Sanosuke ne lui répondit pas tout de suite, cherchant les mots justes pour s'exprimer. Il s'arrêta brusquement lorsqu'il entendit la jeune voix de Shigeru au loin lui crier :

- Oto-san!

Shinpachi, qui l'avait devancé de quelques pas, s'arrêta à son tour et regarda son ami avec curiosité. Un instant il était sérieux, il s'arrêtait avec ce regard surpris et il se mis à sourire tendrement. L'homme aux cheveux courts ne comprenait pas et n'avait pas entendue l'appel de l'enfant. Sanosuke reprit sa marche avec plus de légèreté et lui répondit avec confiance :

- Tant que je vais de l'avant, tout ira bien.

Shinpachi haussa un sourcil. Il n'essaya pas de comprendre d'avantage, tant qu'il souriait, c'est qu'il allait bien, non?

Puisqu'ils étaient seuls, après quelques minutes, Shinpachi se souvint d'une chose qui l'intriguait mais qu'il avait oublié de demander.

- Au fait, pourquoi Hajime-kun était gêné de dormir avec toi?

Un large sourire se dessina sur les lèvres du lancier. La curiosité piqua d'avantage Shinpachi qui voulait en savoir plus. Sanosuke ferma un œil en plaçant un doigt sur sa bouche.

- Ça, c'est un secret que j'emporterais dans ma tombe.

Shinpachi se mis à se plaindre et essaya par tous les moyens de lui tirer les vers du nez. Sanosuke ne dira rien, car il l'avait promis. Il sourit en se souvenant l'embarras du gaucher en le suppliant de le dire à personne. Comment les soldats du Shinsengumi allaient prendre au sérieux le talentueux Saito Hajime s'ils savaient qu'il suçait son pouce en dormant?

Bon, alooors! Je suis vraiment désolé d'être aussi en retard! Tellement de choses se sont produites! Mais mieux vaut tard que jamais comme on dit ^^'

Donc bon, petit * pour le mot déjeuner: j'habite au Québec, donc pour nous, le petit déj, bah on dit Déjeuner! donc Déjeuner, Dîner, Souper!

Merci énormement pour vos encouragements, vos commentaires, il s'est passé tellement de temps, que je ne sais pas quel commentaire répondre! J'en suis vraiment reconnaissante, c'est grace à vous que j'ai persisté et terminé officiellement cette fic!

J'ai une autre fic en tête, plus sérieuse, mais bon, manque de temps et de courage. Je crois?

En tout cas, merci beaucoup, dites moi en commentaire si vous voulez que j'implique à une autre fic!

Merci beaucoup, j'étais pas très inspirée pour la fin, comme si j'avais pas envie de la terminer! J'avais déjà l'idée de fin, mais bon, j'y arrivais juste pas la finir! bouhouuuu

À la prochaine!