Voila alors elle arrive plus tôt que prévue et voila cette fois c'est off plus aucune avance sur cette fic, le chapitre 9 est en cours donc faudra attendre un peu pour la suite qui sera en pov d'Amazone lol ! Merci pour vos reviews et voici donc la suite de mon délire, non je ne me drogue pas !


remerciement des guests :

Fiona : Ca serait plus en mode Indiana Jones lol ! Merci pour ta review et t'as pas fini de trembler et de te marrer !

Lunyaa : Lol bah oui je m'arrêtes là et t'as pas fini d'être dégouté lol ! Faut savoir arrêter au bon moment pour qu'on supplie pour la suite mdr ! Merci.

Fosie : Alors je te remercie vraiment tu me touches, tu as pris ma défense et vraiment c'est un plaisir d'être comprise et que les gens aimes, vraiment merci à toi, ça m'a fait un bien fou, si tu savais rien que cela rebooste merci encore. Je ris devant ton cerveau qui marche à plein régime mais toute tes théories Castléliennes sont fausses lol. Je te rassure, il n'est pas mort, pas dans le coma juste ailleurs !

Kitten ! : Déjà culotté de juger sans avoir lu ! Mes fics sont bisounours certes mais surement pas guimauve car je n'aime pas le dégoulinant de plus si y a bien une de mes fics ou il y a de l'action c'est celle ci ! Après je ne te force pas à lire mais évites de juger sans savoir, et non je ne supprimerais pas cette fic car oui mes fidèles lecteurs ceux qui ont lu et qui sont en droit de dire tout le bien ou mal qui veulent attendent une suite alors par respect oui je continuerais, je suis certes impulsive mais pas injuste ! Et pour tes fics je dis pas ton pseudo me dis quelque chose mais je lis beaucoup de fic et retient pas tous les auteurs alors je ne sais pas mais comme tu es guests peut être est ce un camouflage, je ne t'ai pas démasqué et je vois pas pourquoi je m'embêterai à chercher !

Mulan : Castle sans ses attributs ? ben Eunuque pourra devenir une Amazones et rester auprès de la reine comme ça lol ! Alors Antilope elle est pas une guerrière Kate est enfermée, hum il est dans le caca non ? Merci pour ta review

Angie : Oui Angie, je l'ai promis, je suis parfois impulsive et des fois dis les choses sur le coup de la colère mais je ne vous laisserais pas tomber elle arrivera plus lentement par contre le chapitre 9 est commencé mais j'ai pausé pour 7 ! Merci

Titefolle : Contente que tu aimes cette fic complètement délire ! J'adore écrire cette fic qui me laisse tant de liberté dans mon délire ! Merci, voila t'auras pas eu a attendre longtemps !


Chapitre 8

Je tentais de me dégager, mais il me tenait trop fermement. Fermant les yeux en serrant les dents, j'attendis que la douleur arrive, mais elle ne vint pas. Je les rouvris, pour voir que l'homme qui voulait me priver de ce que j'avais de plus précieux, était mort, allongé au sol, une flèche en plein cœur. Je me redressais, constatant que le second homme avait une flèche au milieu du front. Je regardais autour de moi, et je vis un attroupement d'amazones à cheval qui hurlait leur Youli à tue-tête. L'une d'elle traînait le roi par une corde de son cheval. Je tournais la tête et vis Iria arriver elle aussi sur un cheval. Elle me sourit en me tendant sa main. Je la regardais un peu surpris, hésitant puis lui prit.

« C'est toi qui m'a sauvé ? » Demandais-je quasi certain de la réponse puisque les autres amazones ne me connaissaient pas.

« Oui, ça serait dommage de mutiler cet endroit de toi ! » Répliqua-t-elle en me lançant un regard de braise en avisant mon anatomie avec intérêt.

« Haha ! Eh bien merci infiniment d'avoir sauvé mon endroit ! » La remerciais-je quelque peu gêné par son regard lubrique.

« Oh mais tu peux me remercier d'une certaine façon tu sais ! » Me dit-elle en s'approchant de moi caressant sensuellement mes épaules.

Je détournais la tête alors qu'elle approchait dangereusement la sienne. Ok j'étais passé de « je vais te tuer » à « je vais te violer » avec Calamiti Jane. Parfait ! Je ne savais pas vraiment ce que je préférais des deux en fait, mais si elle continuait à me faire aussi ouvertement des avances, je sentais que les ennuis n'allaient pas tarder à survenir.

« Ouais bon allons sortir Kate et les autres de leur cachette ! » Dis-je en me dégageant prestement.

« Oui faisons d'abord cela ! » Susurra-t-elle en me faisant un clin d'œil.

Je montais à cheval derrière elle et posais mes mains sur ses hanches, elle les prit, me faisant complètement sa taille.

« Il faut te tenir fermement ! » Dit-elle en caressant mes avant-bras.

Je levais les yeux au ciel, décidément je ne donnais pas cher de ma chasteté sur cette île. Entre la reine et ses sujets, je risquais vraiment gros, mais quitte à choisir, je n'hésiterais pas une seconde quant à celle qui violerait mon corps. Sentant mon être se réchauffer, je raclais ma gorge afin de reprendre mes esprits. Le moment n'était pas venu de penser au corps somptueux de Kate.

« Qui a mis ce rondin devant l'entrée ? » entendis-je furieusement une des Amazones s'enquérir alors que nous arrivions à la cache.

« C'est moi désolé ! » Répondis-je penaud.

Elle s'approcha de moi, me prenant par le col de ma chemise.

« Et de quel droit ? Tu voulais les faire mourir de faim ? » Hurla-t-elle à mon visage, serrant de plus en plus mon col coupant ma respiration.

« Mais non pas du tout juste les protéger… » Gémis-je en me détachant un peu de son emprise.

« La reine est avec elles ? » Voulut-elle savoir en resserrant son étreinte avec hargne, constatant mon écart, l'interprétant comme une fuite, elle me ramena à elle, resserrant encore plus son emprise.

« Oui mais la reine est blessée et le roi la voulait pour femme, qu'aurait-elle fait contre 10 hommes ? » Lui répondis-je en déglutissant difficilement.

« Dix nous n'en avons trouvé que 5 en plus du roi ! » Contra-t-elle avec ferveur, resserrant sa pise m'étouffant un peu plus.

« Parce…Parce… que je me suis…déba…rrassé des… 5 autres avant… de me faire prendre ! » Lui appris-je avec fierté, articulant difficilement alors que je sentais mon gosier se resserrer.

L'amazone me scruta avec méfiance jusqu'à ce que Iria s'interpose.

« Ce qu'il dit est certainement vrai, il nous en a déjà livré un précédemment et a sauvé notre reine d'une mort certaine en allant cherché l'Acerola. »

« Lui ? » S'étonna la guerrière en me scrutant avec mépris.

« Oh ce ton méprisant n'est pas vraiment gentil ! » Dis-je vexé.

L'amazone me toisa sévèrement, me faisant comprendre que je n'étais pas en position de commenter.

« Ok je me tais ! » Fis-je en simulant une fermeture éclair sur ma bouche.

Deux amazones dégagèrent l'entrée, tandis que miss amabilité continuait de me scruter férocement. Lorsque je vis Kate, je ne pus retenir un sourire et accourais vers elle. Mais à peine fus-je arrivé qu'elle me décrocha une droite monumentale. Je m'écroulais au sol sonné.

« Mais… ? » Balbutiais-je confus de tant de férocité.

« Es-tu idiot ? Je vais finir par le croire. Qu'avais-tu en tête en bloquant la sortie m'empêchant de sortir pour t'aider ? » Hurla-t-elle en me scrutant sévèrement, son visage tellement proche du mien.

« Je voulais te protéger ! » Dis-je sans détour, subjugué par ses yeux ombragés de colère qui ne faisaient qu'attiser mon envie d'elle.

« Je n'ai pas besoin d'homme pour me protéger ! » Rétorqua-t-elle avec force.

« Non toi tu veux juste un homme pour copuler ! » Répliquais-je avec hargne, sentant la colère m'envahir.

Ma réplique eut le don de lui clouer le bec. Je partis en colère encore, décidément, comme Kate, elle avait le don de me faire sortir de mes gonds. Je devais sortir d'ici quoi qu'il arrive et quoi qu'il m'en coûte. La quitter, aller loin d'elle et de ce qu'elle provoquait en moi.

« Je le rattrape ma reine ? » Demanda une des ses disciples.

« Non, laisse-le, il reviendra, il ne sait pas où aller de toute façon ! » répliqua ma Kate.

Ma Kate, non, elle ne l'était pas et ne le serait jamais, peu importait à quel point elle pouvait lui ressembler, et je ne devais pas l'oublier. Empli de rage par sa dernière remarque, je serais les dents et accélérais l'allure afin de m'éloigner de ces maudites femmes le plus rapidement possible. Tu vas voir si je vais revenir ! Ces hommes étaient bien arrivés par une embarcation, j'allais m'en servir pour quitter cette île de malheur et retrouver ma Kate, la vraie. Oui, j'allais la rejoindre, et lorsque je l'aurais retrouvée, je lui ouvrirais mon cœur, priant pour que mes sentiments soient payés de retour. Et peut-être que la peur de me perdre définitivement l'aurait suffisamment fait réfléchir pour qu'elle ne fuit plus, et qu'elle nous laisse une chance d'être heureux. Galvanisé par cette pensée, j'accélérais encore un peu plus, pressé de retrouver ma vie et de quitter cette île de malheur où je n'étais pas apprécié à ma juste valeur.

J'avançais sur la plage, regardant autour de moi afin de trouver l'embarcation de la tribu des hommes qui avaient osés fouler le sol de Kateirania. Je la vis au loin, maintenue sur le rivage par une corde accrochée à un énorme clou, lui-même ancré solidement dans le sable. Je voyais le bateau agité par les remous et le vent qui s'était levé depuis cinq bonnes minutes. Avisant le ciel, je constatais qu'il s'assombrissait à vue d'œil, annonçant une tempête imminente. C'était bien ma veine, j'allais devoir prendre la mer avec une expérience limitée de la navigation, et pour couronner le tout, avec un orage qui ne me faciliterait pas la tache. Il serait peut être plus judicieux de ne pas m'embarquer dans cette histoire et attendre que la tempête passe pour partir. Mais les souvenirs de ma dernière conversation avec la reine me revinrent, finissant de me convaincre.

« Je voulais te protéger ! »

« Je n'ai pas besoin d'homme pour me protéger ! »

« Non toi tu veux juste un homme pour copuler ! »

Non, hors de question que je reste une minute de plus ici. Je courrais donc vers mon navire, défaisant la corde. Je poussais le bateau dans l'eau et sautais dedans. Mais j'avais encore une fois présumé de mon agilité, mon pied s'accrocha au bord de la coque, et je m'étalais misérablement sur le plancher dans un gémissement de douleur. Me relevant précipitamment, j'avisais les alentours, soupirant en constatant que personne ne m'avait vu. Heureusement pour moi car ma fierté de male en avait déjà pris un sacré coup depuis que j'étais ici. Je décidais de hisser la grande voile, tâche véritablement ardue, j'étais assez costaud, mais je devais reconnaître que j'avais du mal à tirer ce fichu bout de tissu indispensable à ma navigation. Le navire commençait à avancer sans véritable problème à la vue du vent, par contre il tanguait terriblement, me rendant la tâche encore plus difficile pour finir de remonter la voile. Je réussis enfin et attachais tant bien que mal la corde autour du crochet prévu à cet effet.

Puis j'atteignais difficilement la barre pour guider le bateau, priant pour ne pas perdre l'équilibre et aller boire la tasse. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, mais c'était ma seule chance de parvenir à quitter cette île pour rejoindre ma muse, ma fille et ma mère et rien que pour cela, ça valait le coup de braver une tempête. Je ne m'en sortais pas trop mal malgré les violentes vagues et remous qui malmenaient mon embarcation, jusqu'à ce qu'un violent éclair s'abatte sur le mat, l'embrasant comme un feu de paille.

« C'est pas vrai ! » Pestais-je.

Je regardais autour de moi pour trouver de quoi éteindre le feu, mais il n'y avait, bien entendu, pas d'extincteur. Je regardais si je pouvais trouver autre chose pour éteindre l'incendie, mais très vite celui-ci atteignit le reste du bateau. Je commençais à suffoquer à cause de la fumée et des flammes. Je n'avais plus le choix, je devais sauter dans l'eau si je voulais sauver ma vie. Sans plus attendre, je m'exécutais au moment où une déflagration eu lieu, me projetant dans les profondeurs de l'océan. Je tentais de remonter mais la force me manquait, et le courant était si puissant à cause de la tempête. Je luttais de toutes mes forces, pensant à ma muse, mon amour, mon enfant et ma mère et je retrouvais finalement la surface. Hors d'haleine je reprenais ma respiration. Je scrutais l'horizon, et constatais que mon navire était en train de couler. Je soupirais de dépit. Mon dernier espoir de quitter cette fichue île partait en fumée, enfin ça c'était déjà fait, je dirais plutôt coulait à pique maintenant.

Bordel qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça ? Alors que j'allais pouvoir partir, je me retrouvais au milieu de l'océan enfin pas tant au milieu que cela, je voyais le rivage. Je n'avais plus qu'à nager jusque là-bas pour sauver ma peau. Je me posais un tas de question. Comment ces hommes étaient arrivés sans encombre ? Bon il n'y avait pas de tempête lorsqu'ils étaient arrivés, mais c'était curieux qu'ils aient construit une embarcation qui ne résiste pas à un petit orage de rien. J'avais l'étrange impression que quelque chose m'empêchait de partir de là où j'étais. A chaque fois que j'avais envisagé cette possibilité, il s'était passé un événement qui m'avait empêché de mettre mes plans à exécution. Les vagues se faisaient plus fortes, me submergeant de temps à autre, me faisant replonger dans les profondeurs océaniques. Je parvenais à remonter à chaque fois, mais mes forces avaient leurs limites, et si je voulais revenir sur la côte sans me noyer, je ne devais pas croupir ici plus longtemps.

Alors que je nageais, un tourbillon se forma dans l'eau. J'eus une vision troublante, celle de ma Kate, son visage dévoré par l'angoisse, les larmes ravageant son beau visage. Elle me demandait de rester de ne pas la laisser, de revenir à elle, pour nous, pour notre… Je n'eus pas la fin de la phrase qu'une lumière vive m'aveugla. Je fus comme happé par ce siphon naturel, puis comme par magie je me sentis rejeter de celui-ci, et ce fut le trou noir encore une fois. J'ouvrais faiblement les yeux, grimaçant en sentant le sable dans ma bouche. Gémissant, je me sentis décoller du sol. On me portait, ma vision était trouble et j'aperçus des ombres autour de moi alors que je flottais dans les airs. Je percevais une conversation.

« Je ne comprends pas ma reine. Pourquoi sauver cet homme qui ne veut pas de vous et est irrespectueux. Laissez-le mourir là ! » Entendis-je, la voix de miss amabilité s'enquérir.

« Gunita, je l'ai choisi ! » Répondit ma reine, d'un ton agacé.

Visiblement, ce n'était pas la première fois qu'elles avaient cette discussion, et je sentais malgré mon état semi comateux, la patience de ma guerrière s'effriter, et si elle était comme ma Kate, cette Gunita n'allait pas tarder à se mordre les doigts d'avoir remis en question une de ses décisions.

« Mais vous savez qu'avec un roi, vos descendants seront bien plus forts ! » répliqua-t-elle avec fougue comme si sa vie en dépendait.

Non mais de quoi je me mêle ? Aucun homme ne peut lui donner de descendants à part moi. Non mais qu'est-ce que je raconte ? J'avais dû prendre un sacré coup sur la tête pour penser une telle chose. Heureusement, le visage ravagé de larmes de ma douce Kate s'imposa à moi, me remettant efficacement les idées en place.

« Il suffit ! » aboya Kate, visiblement à bout de patience « Je l'ai choisi et je ne veux personne d'autre ! » poursuivit Kate avec ferveur, ne laissant aucune objection subsister.

« Ma reine si je ne vous connaissais pas je dirais que vous êtes amoureuse » Souffla l'autre.

Aucune réponse ne vint, ce qui me fit sourire, amoureuse de moi, la reine… Si seulement…

« Dois-je vous rappeler qu'un homme ne peut vivre avec la mère de ses enfants ? Que c'est interdit ? » Rappela l'empêcheuse de tourner en rond.

« Dois-je te rappeler que cet homme nous a toutes sauvées ? Il a prouvé sa valeur ! » Lui répondit Kate.

« Les hommes n'ont pas droit de régner ici, vous êtes reine, vous devez vous comporter en tant que telle. Prenez de lui ce qui doit être pris et tuez-le, c'est la règle ! » Objecta truc muche, une pointe d'agacement dans la voix.

Là encore aucune réponse. Un temps s'écoula, puis au moment où Kateirania allait reprendre la parole, je m'évanouis de nouveau. Lorsque je me réveillais, j'eus une vision de rêve. Le visage de Kate penché sur moi. Je souris sans pouvoir me retenir. Combien de fois avais-je rêvé d'ouvrir les yeux avec le visage de ma nymphe penché sur moi.

« Enfin ! Cela fait plus de trois jours que tu dors. J'ai eu très peur ! » Avoua-t-elle avant de reprendre d'une voix plus dure « Tu es vraiment inconscient ! Prendre la mer par un temps aussi épouvantable ! » Me reprocha-t-elle, les yeux rougis.

Avait-elle pleuré ? Non impossible, pas pour moi, j'étais juste reproducteur. « Ma reine si je ne vous connaissais pas je dirais que vous êtes amoureuse » Je déglutis tentant de me reprendre. Avais-je rêvé ?

« Tu avais peur de perdre ta semence si précieuse ? » Ne pus-je m'empêcher de lui balancer avec hargne.

Je vis que mes paroles l'avaient profondément blessée, mais moi aussi j'étais blessé. J'aurais aimé être autre chose que de la graine à bébés pour elle. Elle s'assit en soupirant, regardant ailleurs comme pour ne pas affronter mon regard.

« J'ai demandé une assemblée entre les sages du village afin que tu restes auprès de moi pour élever cet enfant qui a tant d'importance pour toi. Cela n'est encore jamais arrivé mais ton courage a prouvé que tu étais digne de rester à mes côtés ! » M'annonça-t-elle d'une seule traite.

Je tournais la tête vers elle et l'observais attentivement, n'arrivant pas à croire à ces paroles plus qu'inattendues. Ses joues étaient légèrement rosies et son regard fuyant. Etait-elle gênée ? C'était craquant, tellement adorable, mais ce qu'elle voulait dire au juste c'est qu'elle m'accordait cette faveur pour que je lui accorde les miennes, où bien y avait-il plus que cela ?

« Et après ? » Voulus-je savoir

« Et après quoi ? » S'étonna-t-elle, ne comprenant visiblement pas le sens de ma question.

« C'est juste ça, je t'aurai donné un enfant et ça s'arrêtera là ? » Soupirais-je me rapprochant d'elle involontairement, comme attiré par son corps.

« Non bien sûr ! Nous pourrons toujours nous unir autant de fois que tu le voudras ! » Sourit-elle, une lueur mutine naissant dans ses yeux envoûtants.

« Et Après ? » Réitérais-je.

« C'est répétitif chez toi ! » s'énerva-t-elle en secouant farouchement sa magnifique chevelure.

« Après, après ! Et bien je ne vois pas quoi te dire de plus ! » S'agaça-t-elle en plantant son regard dans le mien.

Une lueur déterminée dans le regard, elle posa un genou sur le matelas et passa sa main sur mon torse, me faisant frémir par cette caresse.

« Si nous pensions au présent plutôt qu'au futur ? » me susurra-t-elle à l'oreille, mordillant mon lobe, m'arrachant un râle de plaisir.

« Non je ne veux pas que ça ! » Murmurais-je, alors qu'elle se positionnait à califourchon sur moi, posant ses lèvres sur les miennes pour faire taire mes protestations.

Aussitôt ma résistance fondit comme neige au soleil, et je passais mes mains dans son dos, l'encerclant complètement de mes bras. Laissant mes mains glisser dans ses cheveux soyeux, je lui rendis son baiser avec fougue, perdant complètement le contrôle de moi-même. Une petite voix au fond de moi me soufflait qu'il ne fallait pas, que je le regretterais, mais je ne l'écoutais plus, submergé par le flot de désir qu'elle éveillait en moi. Ses lèvres étaient si douces, si agréables, et sa langue mélangée à la mienne s'harmonisait parfaitement dans une danse sensuelle. Je l'entendis gémir dans ma bouche alors que je la pressais un peu plus contre moi, afin d'approfondir encore plus notre baiser. J'étais fou d'elle, je ne pouvais plus lutter, je la désirais tellement, et elle me donnait tout ce que ma Kate me refusait. Je commençais à défaire les lanières de sa veste de cuir afin de goûter à la peau laiteuse de mon amazone. Elle soupira d'anticipation alors quelle glissait ses mains plus au sud, me faisant gémir à mon tour.

« Ma reine vous… » Nous interrompit une voix.

Kate se redressa vivement, tournant la tête vers la porte, dardant sur sa guerrière un regard noir qui la fit déglutir.

« Oh pardon ! » S'excusa Iria en sortant précipitamment.

Je soufflais, ne sachant pas si je devais remercier Iria ou la maudire. Qu'allais-je faire ? Comment pouvais-je me contenter d'une simple imitation ? Comment pouvais-je me laisser aller avec une femme qui, même si elle était la copie conforme de ma muse, n'était pas elle ? Comment pouvais-je simplement me contenter de sexe avec une femme comme elle, alors que je l'aimais comme un fou ? J'étais pathétique, véritablement pathétique de laisser mon désir pour Kateirania prendre le pas sur mon amour pour Kate, et je me faisais honte. Je tentais de me redresser, mais elle m'en empêcha, refusant de me laisser lui échapper.

« Où vas-tu, toi ? Nous n'en avons pas fini, nous n'avons même pas commencé ! » Souffla-t-elle en se déhanchant sur moi, se frottant contre mon désir pour elle.

« Je ne veux pas ! » Murmurais-je inaudiblement.

« Ah ben ce n'est pas ce que je constate ! » Souffla-t-elle, continuant son mouvement sur mon envie, me faisant gémir.

« Tu ne comprends vraiment rien ! » Pestais-je, en l'immobilisant fermement, lui tirant un gémissement, alors que mon corps protestait à cet arrêt.

Prenant une profonde inspiration, je plantais mon regard dans le sien, déglutissant en lisant la faim qu'elle avait de moi dans les profondeurs de son regard. Tout mon corps hurlait à mon cerveau de la faire mienne, et celui-ci peinait à conserver la maîtrise de la situation.

« Mais si ! Je comprends parfaitement que tu me désires autant que je te désire ! » Assura-t-elle en se penchant sur moi, effleurant mes lèvres de son souffle.

« Ca ne suffit pas ! » Lui dis-je en la repoussant.

Me levant avec elle dans les bras, je la reposais délicatement sur le lit, m'écartant d'un bond alors qu'elle se redressait souplement pour me ramener à elle. Elle était la tentation faite femme, et je savais que je ne résisterais pas indéfiniment face à ses tentatives de séduction.

« Tu es tout ce que je désire, mais ce n'est pas assez ! » Lui dis-je en caressant sa joue, le cœur brisé par la lueur de chagrin qui traversa son regard face à mon recul.

« Mais que veux tu de plus ? » Demanda-t-elle en posant sa main sur la mienne en fermant les yeux, comme pour m'empêcher de lire ses émotions dans son regard.

Et encore une fois, je voyais ma Kate en elle. Toutes deux avaient l'habitude de me tenir à l'écart dès lors qu'elles se sentaient vulnérable, comme si elles me percevaient comme une menace à leur équilibre. Ce nouveau trait commun ne fit qu'accentuer mon trouble, et je dus me faire violence pour ne pas la prendre dans mes bras et envoyer au diable ma conscience vacillante.

« De l'amour, c'est ton amour que je veux ! » Rétorquais-je avec fougue, emprisonnant ses mains dans les miennes, les serrant fort.

Elle pencha la tête sur le côté, ne semblant pas comprendre véritablement ce que je voulais dire. Comment l'aurait-elle pu ? Je ne pouvais même pas la blâmer pour cela, sachant que rien dans l'éducation qu'elle avait reçue ne lui avait appris ce qu'était l'amour entre un homme et une femme. Non, pour elle, les hommes n'étaient que des distributeurs à bébé que l'on mettait à la casse après utilisation.

« Est-ce que tu m'aimes ? » M'enquérais-je en la regardant droit dans les yeux.

Elle ouvrit puis referma la bouche, sans pouvoir me donner de réponse. Bien entendu, je savais bien qu'il n'y en avait pas. Je fis volte face, la main sur la poignée, lorsque je l'entendis crier.

« Qu'est ce que l'amour ? C'est quoi au juste, quelle est la différence entre amour et désir ? » S'enquit-elle en me rejoignant posant une main sur mon épaule.

Je me retournais vers elle, la scrutant à la recherche d'une quelconque trace de manipulation de sa part mais ses yeux ne reflétaient que la sincérité et l'incompréhension. Je soupirais et allais vers elle, m'asseyant sur sa couche. Je la regardais un moment, toujours autant fasciné par sa beauté. Elle me rejoignit, s'asseyant à mes côtés, me scrutant avec intérêt, attendant patiemment que je réponde à sa question. Elle avait l'air tellement vulnérable en cet instant, que sans pouvoir me retenir, je passais ma main sur sa joue, la perdant dans ses cheveux que j'adorais. La sentant frémir sous mes doigts, je souris.

« L'amour c'est vouloir que l'autre soit heureux, peu importe comment, même si ce n'est pas avec toi » Soufflais-je en lui souriant tendrement alors qu'elle ouvrait des yeux ronds d'étonnement face à ma réplique.

« Mais c'est idiot, je ne veux pas partager ! » Rétorqua-t-elle avec fougue en se redressant pour me lancer un regard noir de reproche.

Sa réaction me fit rire, me rappelant celle de ma Kate qui, malgré ce qu'elle pouvait dire, était jalouse. La possessivité de Kateirania aurait pu être un signe de son amour pour moi, mais cela pouvait simplement être la manifestation de son statut de reine ayant choisi son mâle reproducteur. Elle protégeait son territoire, tout simplement.

« Oui mais l'amour pour l'autre passe par son bonheur. L'amour, c'est aussi vouloir passer chaque secondes avec l'être aimé, vouloir tout faire pour le faire sourire, guetter chacun de ses rires en se félicitant d'en être l'instigateur ! » Lui appris-je en continuant mes caresses, sentant mon cœur battre à tout rompre alors qu'elle ne me repoussait pas, comme Kate Beckett l'aurait fait.

« Elle te fait sourire celle que tu aimes ? » Voulut-elle savoir en me toisant, les yeux pétillants.

« Très souvent ! » répliquais-je sans réfléchir.

« Je ne comprends pas vraiment, je ne sais pas ce que c'est l'amour mais apprends-moi ! » Me dit-elle en s'approchant de moi, encerclant ma nuque de ses bras, collant son front contre le mien.

Je fermais les yeux à cette requête plus que tentante. Que répondre à ça ? Comment lui dire non alors que je mourrais d'envie de lui dire oui ? Mais et ma Kate dans tout ça ? Que deviendrait-elle sans moi ? Est-ce qu'elle me pleurerait, comme j'en avais eu la vision, si je ne revenais pas, la délaissant pour une autre ?


A Vous les gens ! Et merci par avance !