Salut, suis reviendue !!! Hé oui, je suis déjà là, telle le Scroutt à Pétard, toujours prête !

Et pour faire patienter tous ceux et toutes celles qui n'ont pas encore dévoré le dernier tome des vraies, des pures, des dures, des tatouées aventures de Harry Potter, je vous offre très humblement le chapitre 10 des fausses, des farfelues, des joyeuses aventures de Ronald Weasley ! Enfin, il n'est pas tout seul dans cette galère, hein !

Allez, trêve de bavardages, c'est parti mon kiki !

Disclaimer : Ce n'est pas parce que JK Rowling a terminé son histoire que les personnages sont à moi. Ils sont toujours à elle (sic) !

Remerciements : Toujours à ma bêta-reader, Zazaone, qui a rajouté ses petites touches délirantes de-ci, de-là, pour mon plus grand bonheur !

Nota : Vous avez très certainement reconnu un des titres de l'album du super groupe MUSE « Black holes and revelations ». Mais pourquoi n'y-a-t-il que le début du titre ? Hé, hé, hé, c'est parce que le chapitre est coupé en deux ;)


Chapitre 10 – Black holes…

- Alors, tu les as vus ?

- Bulstrode et Crabbe ? Oui, ils se tiennent par la main, c'est… bizarre ! On dirait un troll qui promène son chien. Elle a tout du doberman, Bulstrode, surtout avec ses poils aux pattes !

- Wouf ! Wouf !

- Waahhaaaahh !

Les rires s'éloignèrent et Ron ne put s'empêcher de pouffer malgré lui tout en se disant qu'il faudrait quand même qu'il en touche un mot à Bulstrode. Une petite séance d'épilation ne serait pas du luxe et Ron devenait perfectionniste avec « sa créature ».

Confortablement installé sur la pelouse, il s'amusait depuis quelques minutes à lancer de petits cailloux dans le lac d'où le calamar les interceptait habillement pour les renvoyer sur des élèves passant un peu plus loin. Ces derniers criaient d'indignation quand un projectile les atteignait et ils partaient en maugréant. Bref, c'était une belle après-midi pour buller (1) et rêvasser tout en écoutant discrètement les conversations des promeneurs.

Sa mission dans l'affaire Bulstrode avait été une réussite et tout Poudlard s'était enthousiasmé de ce tour de force. Transformer une jeune fille banale… très quelconque… bon, ça va, moche et revêche, en une jeune fille… toujours moche mais moins revêche ? Okiii, donc toujours moche mais beaucoup plus souriante et aimable pour le garçon qu'elle aimait, Vincent Crabbe.

L'amour est un grand mystère…

- Weasley ?

- Hum ?

Ron leva le nez et son regard s'assombrit en reconnaissant Nathaniel Anderson. Et merde !

- Je te dérange ?

- Non, non, assieds-toi…

Le jeune Serdaigle s'assit en tailleur près du Gryffondor, l'air aussi à l'aise que Severus Rogue devant un shampooing de chez Boréal « Parce que tu le vaux bien ». Nerveusement, il triturait son écharpe tout en jetant des coups d'œil ennuyés vers Ron.

- Euh, voilà… se lança Nell. J'ai entendu dire que tu étais plutôt doué pour… euh, aider ceux qui ont des problèmes pour… draguer. Et comme tu es un ami d'Hermione…

- Je suis son meilleur ami.

- Alors je ne vais pas te raconter des bobards. Voilà, Hermione m'intéresse beaucoup alors pourrais-tu me conseiller, toi qui es son meilleur ami ? Ce qu'elle aime, ce qu'elle n'aime pas. J'ai vraiment envie que ça marche entre nous.

Immobile, le visage impassible, Ron fixait le jeune sorcier en silence, ne pouvant croire à cette chance miraculeuse de se retrouver avec lui pour discuter de… séduction.

- Alors, s'inquiétait Nell face à son silence, tu vas m'aider ?

- Avant tout, es-tu digne de sortir avec Hermione ? Quel genre de type es-tu ?

- Oh ! s'exclama Nell avec précipitation. C'est vrai, tu ne me connais pas vraiment… Voyons, je suis plutôt doué dans les études. J'aime bien traîner à la bibliothèque, pour mes recherches, je m'intéresse à la politique étrangère, au cricket et je préfère Beethoven à toutes ces musiques modernes… Je suis apprécié par mes camarades de dortoir, tu pourras demander à Luna, elle me connait bien.

Appuyé sur un coude, Ron écoutait distraitement le jeune Serdaigle. Toutes ses pensées étaient tournées vers ce plan machiavélique qu'il était en train d'imaginer.

- Tu m'as l'air d'un gars très bien, Anderson, admit Ron sur un ton léger, mais…

- Mais ?

Se détournant du Serdaigle, Ron se redressa et laissa son regard glisser vers le lac.

- Ecoute, j'aime beaucoup Hermione et je ne voudrais pas que cette conversation lui revienne. Peux-tu me faire la promesse de ne rien répéter à personne, sur ta baguette de sorcier ?

- Mais bien entendu ! Je te jure sur ma baguette que tout ce que tu me diras restera entre nous !

- Bien… Alors c'est un peu délicat à dire. Tu sais qu'Hermione est sortie avec Viktor Krum, n'est-ce pas ? Entre nous, trouves-tu qu'ils allaient bien ensemble ?

- Euh, maintenant que tu me poses la question, non, franchement non. Hermione est une cérébrale, lui me parait complètement décérébré. Mais après tout, Krum est un joueur de Quidditch, que peut-on attendre d'un azimuté qui trouve passionnant de voler sur un balai pour s'emparer d'un bidule doré avec des ailes tout en évitant des balles névrotiques qui veulent ta mort ?

- …

- Oh mais je ne dis pas ça pour toi, Weasley ! Toi, tu es un gardien de but… euh… c'est différent bien sûr… euh… bon passons…

- Ouais… Enfin, Hermione et Krum étaient aussi assortis que toi et la subtilité, donc comment Krum a-t-il pu séduire une fille aussi intelligente et délicieuse qu'Hermione ? Justement, c'est ce côté homme des Cro-Magnons qui attire Hermione.

- Homme des Cro-Magnons … Je ne comprends pas.

- Eh bien, Hermione a un faible pour les hommes virils et machos. Voilà le secret pour la séduire. Intellectuellement, Hermione est tellement brillante qu'elle a besoin de se sentir dominer physiquement par son petit ami, sinon elle a l'impression d'être toujours la personne forte du couple et à terme, elle se lasse très vite de lui. Regarde sa relation avec MacLaggen !

- Viril et macho ? manqua de s'étrangler Nell. Mais que me suggères-tu ? De l'assommer avec une massue et de la traîner par les cheveux dans la cabane d'Hagrid ?

- Tu n'es pas si loin de la vérité, mentit Ron sans vergogne. Toutefois, je n'ai jamais parlé de violence. Seulement, Hermione a en horreur le romantisme exacerbé et tous signes d'affection. Si tu te promènes avec elle, tu ne dois pas lui tenir la main mais garder une attitude réservée et plutôt cavalière. Le moindre signe de tendresse l'agace profondément. Si vous rentrez dans un magasin, tu passes devant et ne lui tiens surtout pas la porte ! Elle aurait l'impression que tu la traites comme une petite chose toute fragile, un être inférieur, un elfe…

- Et bien, je n'imaginais pas Hermione ainsi mais maintenant que tu m'en parles…

- Hermione est une maîtresse-femme. Tu dois gagner son admiration, vanter tes mérites, lui prouver quel garçon intéressant tu es. Ne la laisse surtout pas prendre le dessus sur toi ou sinon, tu es zappé aussi vite que MacLaggen ! Parle-lui de toi, de tes ambitions, de tes désirs. Réveille la bête qui dort en toi et c'est gagné.

- Décidément, les filles sont vraiment compliquées, soupira Nell. Je te remercie pour ces conseils, Weasley, et d'ici la fin de la semaine, j'espère bien qu'Hermione sera ma petite amie. Viril et macho, je n'aurais jamais imaginé le devenir mais c'est bien tentant ! A plus !

D'un bond, Anderson se releva et tout en époussetant son pantalon, s'éloigna sous le regard goguenard de Ron. Tout bien réfléchi, son statut d'Y.M.C.A. de Poudlard s'avérait très, très… gay !

oOo

Pendant que Ron sabotait la future et très éphémère relation entre Hermione et Nell, Drago n'arrêtait pas de retourner dans sa tête peroxydée toutes les options possibles et imaginables pour amener Neville Longdubat à tomber éperdument amoureux de lui.

Ses intentions étaient claires : il voulait Longdubat. Et pas seulement son corps qu'il devinait mince et souple comme une liane. Non, il le voulait totalement. Plus encore, il se refusait de le partager avec quiconque et encore moins avec Weasley.

Mais comment par Merlin, pourrait-il séduire Longdubat avec l'ombre protectrice de Weasley qui planait sur lui ? Bien entendu, il se moquait royalement de la nouvelle Queen of Poudlard et l'aurait volontiers balayée d'une pichenette s'il n'avait craint s'attirer l'inimitié de Longdubat en retour.

Séduire un garçon, voilà qui allait s'avérer une véritable gageure pour Drago Malefoy. D'habitude, il lui suffisait de passer dans les couloirs, cheveux impeccablement décoiffés avec la mèche rebelle en travers du front, pour que la proie choisie lui tombe RAID dans les bras comme une mouche.

Drago soupira profondément. Et s'il laissait son orgueil et son arrogance dans son dortoir des Serpentards ? Longdubat ne viendrait jamais à lui, il n'avait aucune raison de le faire à moins de le menacer ce qui était exclu. Si Drago voulait le jeune Gryffondor, il faudrait qu'il aille lui-même le chercher. Et pour attirer l'attention de Neville, Drago devait commencer par s'intéresser à lui. Tiens, il l'appelait déjà par son prénom… Etrange, c'était venu si naturellement… Alors comment séduire Neville ?

Un sourire étira les minces lèvres du jeune sorcier.

Une semaine plus tard…

A la table des Gryffondors, le petit déjeuner du dimanche se déroula dans l'effervescence : une sortie Pré-au-Lard était prévue et tous les heureux chanceux qui avaient l'autorisation de sortie trépignaient d'impatience. Noël s'annonçait à grands pas et le village devait déjà se parer de ses plus belles décorations.

Alors que Neville bavardait avec Ginny, un paquet lui fut livré par un magnifique aigle royal. L'arrivée du rapace déclencha des cris de surprise et d'admiration dans toute la Grande Salle et lorsque ledit messager vint planer au-dessus du jeune Gryffondor, les voix se turent. Trop ahuri pour réagir, Neville laissa Harry réceptionner le colis et regarda l'aigle s'éloigner, bouche bée.

- Qu'est-ce que c'est ? s'enquit Seamus assis à sa droite.

- Et de qui est-ce ? renchérit Harry en fronçant les sourcils.

Neville examina le colis attentivement. L'emballage était constitué d'un papier de soie très fin argenté mais aucune carte ne permettait d'identifier l'expéditeur. Levant un regard interrogateur vers ses amis, il hésitait à ouvrir le mystérieux paquet.

- Et si c'était un cadeau piégé ? demanda-t-il enfin d'une voix inquiète.

- Attends, dit Hermione, laisse-moi vérifier deux, trois choses.

La jeune sorcière sortit sa baguette et murmura un sort, un autre et enfin un dernier. Puis avec un sourire triomphant, se tourna vers Neville.

- Ton cadeau n'est pas piégé, tu peux l'ouvrir !

- Merci Hermione !

En quelques secondes, le papier fut déchiré et le colis ouvert pour découvrir… la plus belle orchidée que Neville n'ait jamais vue. Le cœur battant à tout rompre, les mains tremblantes, Neville souleva délicatement la fleur dans son pot et la dévoila à ses amis.

- Oh Neville, s'enthousiasma Hermione, qui a pu te faire un aussi beau cadeau ?

- Elle est magnifique ! approuva Ginny. N'est-ce pas Harry ?

- Euh… ouais, ouais…

- Bouarf, marmonna Seamus déçu, ce n'est qu'une fleur…

- Tu n'y comprends rien ! persifla Ginny.

- Ne me dis pas que tu aurais aimé recevoir une fleur ! s'exclama Lavande moqueuse. Un nouveau balai Minus 2000 te plairait d'avantage !

- Qu'est-ce que tu insinues ? demanda la rouquine en s'empourprant dangereusement. Que je n'ai rien de féminin ?

- Ron est bien plus féminin que toi !

Stoïque, l'intéressé se contenta d'esquisser un petit sourire navré à sa sœur. Pendant que les deux jeunes filles s'engueulaient copieusement, Neville contemplait son orchidée, incapable de s'en détourner tant la beauté, la finesse et la pureté des couleurs le fascinaient. Mais qui avait pu lui offrir un tel cadeau ?

Un regard plus sombre le tira de ses pensées confuses et inexorablement, il se sentit attiré par cette intensité pesante. Par-delà la salle, Neville comprit avant même de le voir que c'était lui. Lui le mystérieux expéditeur. Lui et personne d'autre. Drago Malefoy. Ses prunelles grises paraissaient le transpercer alors que son visage impénétrable ne laissait rien deviner. Neville sentit son cœur s'emballer et le temps parut se suspendre autour de lui. Alors un timide sourire passa sur son visage et ce fut pour Drago comme si la brume hivernale se levait pour dévoiler un soleil éclatant.

- Neville ! Ne-ville !!!

- Oui ? dit Neville en papillonnant des paupières comme s'il sortait d'un rêve.

- On va à Pré-au-Lard, tu viens ?

- Non, je vais m'occuper de mon orchidée. Amusez-vous bien !

Et sans attendre leur réponse, Neville se leva et s'enfuit presque de la Grande Salle, son orchidée précieusement serrée contre lui.

- Et toi, Hermione, tu viens ? demanda Harry.

- Ne m'attendez pas, j'ai rendez-vous avec Nell !

- Oh ! fit Harry en jetant un coup d'œil intrigué vers Ron qui terminait son thé sans mot dire.

- Bonne journée ! lança Hermione en les quittant joyeusement.

La jeune fille partie, Harry effleura l'épaule de Ron.

- Que fais-tu aujourd'hui ?

- J'ai des devoirs à terminer, je reste au Château.

- Bon… Et bien, à plus…

Perdu dans ses pensées, Ron ne répondit rien. Aujourd'hui, tout allait se jouer entre Hermione et Anderson et Neville et Malefoy.

oOo

Dès que Neville eut disparu, Drago n'avait pu s'empêcher de le suivre. Il savait intiment où le Gryffondor s'était réfugié et voulait être là pour le regarder découvrir son orchidée. C'était plus fort que lui. Il avait besoin de revoir cette lueur s'allumer dans son regard noisette.

Sans faire de bruit, Drago le suivit jusque dans la serre n° 6 et referma la porte. Tout en écartant les feuilles sur son passage, il s'avança à la recherche de Neville qu'il trouva au fond de la serre, penché sur l'orchidée, un léger sourire flottant sur les lèvres. Drago s'arrêta à quelques mètres de lui, le cœur battant à tout rompre.

L'humidité étouffante de la serre destinée aux plantes exotiques avait amené le Gryffondor à se débarrasser de sa cape d'écolier et de son écharpe. Il avait même retiré son pull, desserré sa cravate et remonté les manches de sa chemise, dévoilant des avant-bras minces et encore bronzés. En éternel passionné de la nature, Neville respirait la vie au grand air.

Des petites gouttelettes de sueur perlaient sur sa peau et des fines mèches brunes se collaient sur sa nuque. Dissimulé derrière les larges feuilles, Drago sentit une délicieuse chaleur monter dans ses reins et il dut se retenir pour ne pas fondre sur sa proie.

Occupé à rempoter l'orchidée au parfum enivrant, Neville n'avait même pas remarqué sa présence, fasciné par la blancheur éclatante des pétales veinées de lignes violettes qui partaient de son pistil pour s'épanouir sur les bords.

Ses doigts longs et fins plongèrent dans la terre et Drago retint son souffle, s'imaginant presque sentir ces mêmes mains glisser dans ses cheveux avec sensualité et douceur.

Avec précaution, Neville retira l'orchidée de sa prison de terre et la remit soigneusement dans un pot plus spacieux. Puis il combla les vides avec du terreau sans jamais cesser de fixer la fleur éclatante de beauté.

Ses gestes étaient empreints d'une délicatesse qui fit vaciller l'aplomb de Drago tandis que l'éclat de ses prunelles sombres se tintait d'adoration. La gorge sèche et l'estomac noué, le Serpentard ne pouvait détacher son regard du visage rayonnant de Longdubat.

Il aurait voulu que ses mains fines malaxent sa chair comme elles malaxaient la terre.

Il aurait voulu que ses yeux se voilent en le regardant comme ils se nimbaient de lumière en regardant l'orchidée.

Il aurait voulu que son sourire promesse de soupirs et de baisers ne soit que pour lui et non plus pour cette fleur inanimée.

Brusquement, comme s'il avait perçu son trouble, Neville releva la tête et rencontra les prunelles grises de Drago. S'il parut surpris de le trouver là, il n'en laissa rien voir mais son sourire vacilla quand Drago quitta l'endroit où il se tenait pour s'avancer vers lui. Incapable d'esquisser le moindre mouvement de retraite, Neville fixait intensément le jeune Serpentard. Les traits altiers de Drago lui rappelaient ceux des statues de marbre découvertes au musée du Louvre lors d'un trop court séjour en France et la couleur pâle de ses iris aurait pu être fade s'il n'y avait eu cette profondeur qui rendait son regard fascinant.

Les quelques mètres qui les séparaient furent bientôt comblés. Ils étaient si près l'un de l'autre que Drago frémissait à l'idée que le Gryffondor puisse entendre les battements effrénés de son cœur. De sa haute taille, il le surplombait mais au plus profond de lui-même, il savait qu'il n'était pas en position de force. Qu'il ne l'avait jamais été. Parce qu'il était tombé amoureux. L'impensable était arrivé. Drago Malefoy était amoureux.

Quelque chose de fugace passa sur son visage pourtant réputé impénétrable. De la peur. De la douleur.

- Pourquoi es-tu là ? chuchota Neville d'une voix douce en rompant le silence.

- Pour toi, répondit Drago impulsivement.

- Pour moi ? Et que veux-tu de moi ? insista Neville sans jamais le quitter des yeux.

- Que tu m'aimes…

C'était dit, dans un murmure teinté d'espoir, d'impatience et de crainte. Neville sentit une bouffée de tendresse l'envahir. Lentement, il leva sa main, puis s'avisant qu'elle était couverte de terre, voulut la retirer mais plus prompt que lui, Drago s'en empara et la posa sur sa joue, indifférent à la saleté.

- Mais je risque de le regretter, remarqua Neville sur un ton un peu tremblant. Tu pourrais me faire beaucoup de mal, ajouta-t-il avec une note un peu triste.

- Pas si tu m'en empêches, souffla Drago. Pas si tu m'apprends à aimer…

- Alors faisons un bout de chemin ensemble, dit gravement Neville.

Il eut à peine le temps de terminer sa phrase que les bras nerveux de Drago l'enfermèrent dans une étreinte passionnée et que sa bouche s'empara de la sienne, impérieuse et possessive. Neville avait revécu leur baiser des dizaines de fois depuis le bal d'Halloween mais rien ne l'avait préparé au flot d'émotions qui le submergèrent quand Drago le serra contre lui.

Le corps tout en muscles du Serpentard épousait le sien comme s'il voulait se fondre en lui et ses lèvres descendaient sur ses joues, dans son cou, pour revenir avec fièvre sur les siennes, divins effleurements qui lui arrachaient des gémissements de plaisir. Rien n'aurait pu le séparer de Neville. Il avait tellement aimé leur premier baiser empreint de douceur et de sensualité, qu'il avait redouté ne plus jamais ressentir de telles sensations. Mais Neville était là, contre lui, avec sa sensibilité à fleur de peau, ses caresses toutes en finesse et retenue, ses soupirs lourds de désir et de volupté.

D'une sexualité débridée, Drago avait toujours jonglé entre fille et garçon au gré de sa fantaisie mais à cette seconde, il comprit qu'il ne pourrait plus jamais se passer de Neville Longdubat. Le côté lumineux et pur du jeune Gryffondor soulevait le voile de son obscurité et il ne craignait pas de se brûler à cette flamme si douce, si tendre, si passionnée. Et au diable son père, la marque des Ténèbres, Vold-emmerdeur et les autres dégénérés à capuche, il était avec Neville et c'est tout ce qu'il désirait pour l'instant, se laisser entraîner dans cette spirale d'émotions et tomber dans ce trou noir pour oublier tout ce qui n'était pas Neville.

Enlacés, perdus dans leur monde, ils n'entendirent pas la porte se refermer doucement et des pas s'éloigner rapidement.

Ron respira profondément et s'étira dans la lumière automnale, satisfait de la tournure des évènements. Malefoy qui en pince sérieusement pour Neville ! Incroyable ! Qui aurait pu croire ce blondin fouineur capable de sentiments ? Décidément, l'amour prenait des voies détournées pour sceller des cœurs…

Maintenant que l'affaire Malefoy était terminée, Ron pouvait tranquillement s'occuper de…

- Weasley ! Ronald Weasley ! Je te cherchais partout !

- Et bien, tu m'as trouvé… euh ?

- Oh, excuse-moi Olivia Smith, de Poufsouffle. J'ai besoin de tes conseils ! Pourrais-tu m'aider à me trouver une tenue pour le mariage de mon frère ? Lavande Brown t'a chaudement recommandé.

- Ce serait avec plaisir mais j'ai une tonne de devoirs en retard…

- Quels devoirs ?

- Potions et métamorphoses…

- Oh pour ce qui est du devoir de potions, je peux t'aider ! Je suis la meilleure de ma classe et nous sommes dans la même année d'étude.

- Vraiment ?

Hé, hé, hé…

- Je t'en prie, Ron ! Tu as fait des miracles avec la tenue de Lavande à Halloween.

- Je ne sais pas, c'est moi qui suis censé faire mon devoir…

- Ne t'inquiète pas, je vais juste d'aider à rédiger ton parchemin pour ce vieux vicelard de Rogue !

- Alors ne perdons pas de temps !

Etre l'icône gay de Poudlard, ça commençait à devenir franchement sympa, pensa Ron en glissant son bras sous celui d'Olivia.

(1) Pour tous les gens qui bossent et bullent en même temps… Oui, oui, c'est possible, j'en suis la preuve vivante !


Hé oui, c'est déjà fini... enfin pas tout à fait, j'ai précisé que le chapitre avait été coupé en deux. Donc, pour avoir la suite, j'attendrais simplement d'avoir une cinquantaine de reviews supplémentaires et hop, ce sera fait :)) !!

Euh, comment ça, j'abuse ?! Meuhhh non, c'était juste une p'tite blague... Ben voui... Ouais, ça va, laissez-moi juste le temps de boire ma pina-colada et je reviens ! Arfff, quelle impatience...

Bisous ;)