Voici le chapitre 10 ! J'attends vos commentaires avec impatience :)

Pour répondre à une question qui m'a été posée... je ne vais pas poster tous les jours! Il y a une raison à ça: si je poste tous les jours, je vais avoir terminé de poster cette fic dans 10 jours... Je viens à peine de commencer D - III. C'est un problème car je ne poste jamais si je n'ai pas terminé ou bien avancé une fic ! Ça me laisse donc 10 semaines pour avancer D - III...

Chapitre 10 – Une note

La juge écoutait le procès avec attention, le visage toujours neutre. Après huit jours, le jury semblait épuisé. Il ne restait que deux témoignages à entendre. La couronne avait étalé la preuve devant le jury pendant plusieurs jours pour démontrer qu'Amanda était bien coupable des trois meurtres, de l'incendie, de l'attaque armée contre Brennan.

Camille avait témoigné dans l'étalement de toutes les accusations, puisqu'elle avait travaillé sur tous les corps. Brennan avait été appelée comme expert pour le corps de l'enfant seulement.

Booth s'apprêtait à témoigner au sujet de l'arrestation. Puis, Amanda livrerait son propre témoignage.

Booth, habillé d'un ensemble veston cravate assez chic, se dirigea avec confiance vers la barre. Brennan ne put détacher ses yeux de son partenaire alors qu'il se déplaçait. Ex partenaire. Elle baissa les yeux quand il fut face à l'assemblée. Elle ne supportait pas de le regarder dans les yeux.

Il raconta d'abord son histoire pour Caroline, puis Maître Russell l'interrogea à son tour.

- Agent Booth, vous dites qu'Amanda O'Sullivan s'est livrée elle-même lorsque vous êtes arrivé sur les lieux.

- Oui, avoua-t-il à contrecœur, sachant que cette information jouerait en la faveur de l'accusée.

- Que vous a-t-elle dit ?

- Elle… a demandé si elle pourrait voir ses parents.

- A-t-elle tendu ses poignets ?

- Oui.

Maître Russell interrompit son interrogatoire pour insister sur le fait que l'accusée voulait se rendre et que sa culpabilité était évidente. Il se retourna alors vers Booth.

- Et pendant la journée du 3 janvier, lorsqu'elle s'est rendue chez vous, Agent Booth, ma cliente a dit au Dr. Brennan vouloir se rendre.

- Elle ne l'a pas fait.

- Que s'est-t-il passé lorsque vous êtes arrivé ?

Booth raconta qu'il était entré dans son condo, fusil à la main.

- Croyez-vous qu'Amanda ait voulu se rendre, mais qu'elle ait paniqué à la vue du fusil ?

- Mlle. O'Sullivan était déjà en position défensive, la seringue à la main.

- Pouvait-elle appréhender votre entrée de cette façon ?

- Peut-être.

- A-t-elle mentionné qu'elle voulait se rendre, devant vous ?

Booth soupira, expliqua qu'elle avait négocié que tous deux reposent leurs armes et qu'elle avait mentionné qu'elle se rendrait s'il la laissait terminer son histoire. L'avocat en vint donc à la conclusion que Booth avait menacé l'accusée qui avait alors paniqué. Elle était trop jeune pour rester calme dans une situation aussi stressante. Puis, l'avocat changea radicalement de sujet :

- Agent Booth, pouvez-vous nous éclairer sur la relation que vous entreteniez avec le Dr. Brennan à ce moment ?

- Euh…

- Objection !

Booth fut surpris par la question et chercha instinctivement le regard de Temperance. Leurs yeux se croisèrent. Booth vit de la panique dans le regard de Brennan. Caroline argumenta un moment avec le juge et l'avocat de la défense. Celui-ci expliqua que la question était pertinente, puisque la réponse pouvait expliquer la modulation de réponses comportementales que l'agent avait apportée dans la situation. Booth ne comprit pas bien ce baratin d'avocat, mais il comprit ce que la juge ajouta :

- Objection refusée. Continuez, Maître Russell.

- Donc, Agent Booth, est-ce que vous entreteniez une relation sentimentale avec le Dr. Brennan à ce moment ?

Est-ce que ce serait un parjure de cacher la vérité ? Booth avait placé sa main sur la bible et juré de dire toute la vérité. En tant que chrétien pratiquant, il se sentirait extrêmement coupable de mentir.

Il soutint le regard de Brennan un moment qui, tendue, attendait sa réponse. Il regarda alors le reste de l'assemblée. Tout le monde semblait sur le bout de sa chaise, attendant sa réponse avec avidité. Sweets le dévisageait avec curiosité. Camille semblait murmurer : « Réponds la vérité » avec insistance.

Il se retourna vers l'avocat, et répondit avec confiance, le regardant droit dans les yeux.

- Oui.

Un murmure discret s'éleva dans l'assemblée. Camille leva un sourcil, peu surprise. Sweets ouvrit la bouche avec surprise. Il s'en doutait fortement. Mais il n'aurait jamais cru l'apprendre aussi tôt. Wendell et Daisy se regardèrent, échangeant un « je le savais ». Finalement, Angela et Hodgins échangèrent un regard entendu et compatissant. Angela serra la main de Brennan, pour lui apporter du support.

- Personne ne viendra t'énerver avec ça, Brennan, promit Angela.

Les gens avaient un minimum de sensibilité. La juge demanda le silence.

- Donc, vous étiez attaché à elle, conclu l'avocat.

- Oui, souffla Booth, ne comprenant pas où il voulait en venir.

- Se peut-il donc, que vous aillez paniqué en entrant chez vous ?

- Bien sûr ! Enfin… je suis resté en contrôle mais…

- Mais vous avez sortit votre arme, devant une adolescente de quinze ans.

- Qui avait commis un meurtre ! Et qui avait drogué Dr. Brennan !

Maître Russell s'éclaircit la gorge et s'adressa au jury :

- Messieurs et mesdames les jurys, ma cliente était venu pour se rendre, mais elle a paniqué, de peur d'être blessée par l'agent Booth, comme nous l'apprendra son témoignage par la suite. D'ailleurs, la réaction de l'agent, même si elle s'explique par la panique, aurait contribué à augmenter le sentiment de peur de ma cliente.

Booth s'en voulu d'avoir été piégé ainsi. Heureusement, lorsque Caroline l'avait interrogé, il avait spécifié que la jeune n'avait pas eu une seule once de peur, ni dans son visage, ni dans son discours. La juge ordonna que l'audience soit suspendue jusqu'au lendemain avant d'entendre le témoignage d'Amanda O'Sullivan. Après tout, le témoignage de Booth avait duré trois heures, le temps qu'il ne raconte tout ce qui s'était passé, deux fois.

Brennan sortit tranquillement de la salle d'audience. Tous ses anciens collègues vinrent la saluer, lui demander de revenir, mais personne ne fit allusion à ce qui s'était dit dans la salle d'audience.

Elle attendit, contre le mur du palais de justice, que Booth sorte. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait lui dire. Elle voulait juste le voir.

Il sortit au bout de quelques minutes, seul. Il aperçut Brennan et lui sourit. Il s'avança vers elle. Il ne dit rien cependant. Ils ne firent que s'observer une minute.

Temperance se sentait comme une adolescente. Elle aurait voulu agir en adulte, parler en adulte, prendre des décisions d'adulte. Mais devant Booth, elle perdait tous ses moyens. Elle avait su, pendant cinq ans, agir en adulte devant lui. Mais depuis qu'ils avaient entamé une relation, ils agissaient en adolescents.

Angela lui aurait probablement répondu que c'était une bonne chose, parce qu'il fallait être autre chose que des adultes sérieux dans la vie. Il fallait s'amuser.

Maintenant, j'ai des responsabilités, pensa Brennan.

Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres. Brennan eut un vague sourire, s'éloigna de Booth et partit dans une direction opposée. Booth la regarda pendant un moment. Il oublia pourquoi il l'avait laissé et se traita d'imbécile pour la millième fois dans la journée.

31 mai. Camille sentait que les grandes chaleurs arrivaient. Elle avait remarqué que l'été, les meurtres cruels étaient plus fréquents. Elle avait émis l'hypothèse que les chaleurs donnaient des pulsions plus importantes aux gens. Des pulsions en tout genre, autant sexuelles que criminelles.

Seuls Wendell et elle étaient retournés au labo après l'audience de la journée. L'après-midi était bien entamé, quand Wendell vint la chercher. Sa voix trahit son anxiété.

- Dr. Saroyan, vous devriez venir voir.

Camille soupira. Ce genre de phrases ne présageait jamais rien de bon.

Elle le suivit jusque dans son bureau, anciennement le bureau du Dr. Brennan.

- J'ai reçu ça.

Il pointa une boîte de chaussure. Camille se douta bien que la boîte ne contenait pas des chaussures Nike neuves. Elle soupira de nouveau et porta une main à la tête.

- Laissez-moi deviner, M. Bray. Cette boîte contient une partie d'un corps.

- Euh… oui.

- Gé – nial. J'adore ce genre de cas, fit-elle sarcastiquement.

Elle se pencha vers la boîte et y découvrit un radius humain, soigneusement nettoyé. Elle haussa un sourcil.

- Il y avait une note.

- Ah, une note. Hourra.

Wendell la lui tendit. Camille en prit connaissance et grinça des dents.

- J'en connais qui vont être fou de joie.