Cannibal Romance, Chapitre X

" Séparation "


Au bout de quelques secondes, on ne vit plus ni Drago, ni Ron. Tous deux étaient montés à une vitesse affolante dans le ciel noir d'encre de la nuit. Hermione tenta de scruter le ciel pour les suivre, mais elle abandonna, car elle ne pouvait rien voir. Harry lui, avait pris son balai et volait près des deux adversaires afin d'éviter qu'ils ne s'entre-tuent.

Les deux adversaires volaient chacun à un bout du terrain. Drago décrivant de petits cercles, scrutant la nuit et les alentours du terrain à la recherche de la petite balle. Cette balle dorée qu'il n'avait jamais réussi à attraper était à présent tout pour lui. Cette petite chose allait lui permettre de continuer de voir Hermione, de parler à Hermione, de toucher Hermione. Mais il savait que contre Ron, sa foutue rage de vaincre et la nuit par-dessus le marché, tout allait être bien plus compliqué.
De l'autre côté du terrain Ron cherchait aussi la balle, mais il n'en n'avait pas l'habitude. Il n'était pas Harry, lui et l'observation faisaient 666. Lui demander de chercher une pomme bleue dans un verger de pommes blanches, était un enfer, alors un vif d'or, une minuscule balle dorée à chercher dans la nuit noire et face à son pire ennemi, c'était une horreur.

Tous deux tournoyaient dans les airs et pendant ce temps en bas sur la pelouse, Hermione faisait les cent pas. Et si Ron gagnait et si Drago gagnait, que se passerait-il ? Si Ron gagnait elle savait qu'il l'enfermerait dans une prison dorée, elle savait qu'elle ne pourrait plus jamais parler à Drago et cette optique lui déchira le coeur et lui arracha quelques larmes. Mais si Drago gagnait Ron se calmerait-il ? Elle ne le savait pas, mais elle connaissait Ron et c'était là sa plus grande peur, même si celui-ci restait son ami, elle avait peur.

Plus haut dans le ciel Drago s'était rapproché de Ron qu'il pouvait à présent voir à quelques mètres de lui. Ils tournèrent l'un à côté de l'autre durant un moment, ne se parlant pas et se foudroyant du regard. Lorsque leur attention n'était plus tournée vers le vif d'or Drago sentit quelque chose effleurer son oreille droite, il tourna vivement la tête et là devant eux la petite balle voletait, les narguant avec sa rapidité, elle s'envola soudainement.

Drago et Ron se regardèrent à peine et dans un étrange grognement, ils partirent comme des flèches à la poursuite du vif d'or, ne se lâchant pas l'un et l'autre des yeux. Ils se collaient l'un contre l'autre et se donnaient des coups d'épaule, Drago crut sentir la sienne partir tellement la douleur fut vive après le coup violent de Ron, car il était bien plus fort que lui. Il s'allongea sur son balai de tout son long et à peine à quelques mètres du vif, il tendit sa main pour attraper la petite balle, Ron arriva à sa hauteur et fit de même.

En bas Hermione pouvait enfin les voir, car ils étaient à quinze mètres au-dessus du sol. Elle mit ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de crier.

- Harry, ils vont se tuer !
- Hermione ne t'en fait pas, je veille.

Elle continua de suivre la scène des yeux, manquant de courir sur le terrain pour ne pas les perdre des yeux.

- Lâche l'affaire Malfoy, Hermione n'est pas à toi. Grogna Ron. Moi contrairement à toi, Hermione, je l'aime, pas comme toi qui t'en sers pour je ne sais quoi.
- Mais Weasley, Fit Drago sur ton presque joyeux et victorieux. Moi aussi je l'aime Granger et je l'aime peut être même plus que t...

Il se sentit alors quitter son balai et commença à voir trouble. Il avait mal au niveau du visage et tombait. Il pouvait sentir l'air immiscer sous sa robe, puis il entendit son cri.

- NON !
- LEVIS CORPUS !

Il se sentit alors suspendu dans les airs par la cheville et sa chute sembla ralentir. Le contact de son corps avec le sol fut plus doux qu'il ne l'aurait cru, il crut atterrir sur un énorme matelas, mais un matelas tout de même assez dur. Il crut notamment entendre ses os craquer et c'est ce qui lui fit comprendre que la chute avait du être violente même s'il ne l'avait pas senti comme cela. Il avait mal partout et n'arrivait pas à parler.

- DRAGO !

Quelqu'un s'agenouilla près de lui, il sentit deux mains d'une infinie douceur caresser son visage, une chevelure à l'odeur enivrante tomba sur son visage et des larmes.

Hermione pleurait au-dessus de lui, elle était complètement paniquée, car au vu de son état, elle craignait le pire. Elle était à moitié allongée sur lui en larmes, cherchant quoi faire, quand elle sentit quelque chose bouger sous la robe du Serpentard au niveau de sa poitrine. Elle sursauta, ouvrit des grands yeux ronds et vit une petite masse arrondie s'affoler sous la robe de Drago. Intriguée par cela, Hermione releva la manche de sa chemise, son cœur se mit à jouer une douce et piquante mélodie, son estomac libéra une fois de plus de petits papillons qui volèrent en elle, provoquant le léger sourire de la Gryffondor, elle sentit ses joues rosir violemment. Lentement, elle glissa sa main sous la robe de Drago, remonta doucement le long de son torse jusqu'à sentir entre ses doigts quelque chose de froid et de sphérique gigotant entre ses doigts. Sa peau était si chaude, si douce qu'elle en eut des frissons, elle se maudissait d'apprécier cela...surtout devant Harry et Ron qui, interloqués ne parlaient pas et la regardaient faire. La peau de Drago Malfoy, le prince des Serpentards juste sous ses doigts, à elle la Gryffondor détestée de tous les verts et argents, elle la sang de bourbe.

Elle revint à la réalité, attrapa la petite chose sphérique et sortit sa main de sous la robe de Drago, qui avait reprit connaissance, mais ne parlait pas. Elle avait le vif d'or dans la main, la petite balle s'affairait pour sortir de la main d'Hermione, mais Harry prit le relais, il prit la balle, la regarda :

- Malfoy t'a gagné. Dit-il en remettant le vif d'or dans la boite contenant les balles de Quidditch.
- Hé, Murmura Drago d'une voix tremblante et le corps douloureux, j'ai gagné. Il regarda Hermione droit dans les yeux, puis perdit connaissance.
- Harry ! Couina Hermione.
- Malfoy j'ai pas envie de te voir claquer alors ouvres les yeux, fais quelque chose !
- TOI ! La voix d'Hermione fut si forte que les cognards cessèrent de s'agiter dans la boite.

Ron était redescendu de son balai et avait l'air mal à l'aise. Apparemment, il n'avait pas voulu causer autant de dégâts. Hermione s'approcha de lui et le gifla avec une force telle que Ron tourna sur lui-même.

- S'il lui arrive quelque chose ! Je jure que tu subiras le même sort !

Il ne parla pas, sa colère s'était tut.

- Et je me fiche de cette histoire de pari. Que tu ais ou non pu avoir cette balle, ne change rien. Tu crois réellement que j'allais t'écouter et rester sagement avec toi ?! Tu aurais pu le tuer ! Je veux que tu arrêtes avec ta jalousie maladive. Drago est mon ami et tu devras t'y faire ! J'ai le droit de choisir mes fréquentations, je suis une grande fille ! Par Merlin grandis Ron ! Je n'ai rien fait de tel avec Lavande, alors tu sais quoi ? Va la voir ! Mais moi ne vient plus jamais m'adresser la parole. Tu me déçois...

Elle se tourna et couru vers Drago qui tenait à peine debout, Harry le tenait par un bras, ils murmuraient tous deux.

- Hermione...
- Oui Malfoy, Hermione, voilà.
- Herm...
- Voilà, comme Krum.
- Harry que.. ?
- C'est la seule qu'il sache dire alors bon, il faut qu'il reste conscient, si je me moque ne m'en veux pas.
- Harry sa tête saigne ! Et son visage...et... Cria-t-elle. Et je t'interdis de te moquer !
- Oui, il faut l'emmener à l'infirmerie.
- Et on va dire quoi ?
- Il a voulu venir sur le terrain s'entraîner. Il ne nous a pas vu et il à prit un cognard en pleine figure. Il va vraiment passer pour un crétin, mais c'est mieux que rien.

Ils emmenèrent Drago à l'infirmerie. Une fois là-bas Harry se chargea des explications auprès de Madame Pomfersh qui goba l'histoire du premier coup, ce qu'Harry n'aurait pas cru. Elle fit s'allonger Drago dans un lit puis jeta Hermione et Harry, dehors, leur intimant de revenir dans une dizaine de minutes. Une fois dehors Hermione fit les cent pas dans le couloir.

- Pour lui, je pense que ça va aller. Toi ça va ? Demanda Harry.
- Oui, je vais bien, il a failli se tuer à cause moi !
- Non à cause de Ron, c'est lui qui l'a frappé en plein visage, c'est ce qui à fait tomber Malfoy de son balai.
- C'était une idée stupide ! Et pourquoi l'avoir frappé ? Ils n'en étaient jamais venus aux mains !
- Je sais et crois moi, moi non plus j'ai du mal à comprendre...
- Et je ne veux pas le savoir... il me déçoit tellement... j'aimerais comprendre...

Elle cessa de parler durant un moment et tomba dans les bras d'Harry pour pleurer.
Harry détestait Malfoy, mais il adorait Hermione, et il avait confiance en elle. Elle était intelligente, jamais elle ne se serait fait avoir par un sortilège qui l'aurait forcé à écouter Malfoy. Si elle était comme ça et Harry le savait, c'est qu'elle était sincère. Peut-être qu'après les événements de l'année dernière, Malfoy était devenu un peu plus gentil. Il la laissa pleurer, un long moment sur son épaule. Elle était déchirée et il ne le supportait pas. D'un côté, Ron son meilleur ami, était devenu trop étouffant au point d'en devenir méchant et de l'autre, Drago avec qui elle se sentait bien, celui qui savait qui elle était et qui l'écoutait plus que n'importe qui d'autre en ce moment. Elle connaissait son vrai visage, l'appréciait l'aimait ...beaucoup.
Madame Pomfresh finit par ouvrir la porte.

- Il a besoin de repos. Vous pouvez entrer miss Granger.

Hermione lâcha Harry et entra précipitamment dans l'infirmerie.

- A l'avenir, sourit madame Pomfresh à l'égard de Harry, procédez aux entraînements de jour et arrangez vous pour les horaires. Puis elle referma les portes.

Harry lui retourna à grands pas vers la tour de Gryffondor dans l'intention de parler à Ron et de lui en coller une.

Dans l'infirmerie. Hermione s'était assise près du lit où dormait Drago. Il n'était plus blessé, plus de sang, plus de bleus, plus de fractures, plus rien, il dormait simplement. Elle regarda sa robe de quidditch pleine de sang qui se trouvait sur une chaise. Lui était vêtu d'un des pyjamas que Madame Pomfresh fournissait aux malades. Hermione prit place près de lui et le regarda dormir tout en pensant à Maly. Elle devait dormir devant le feu de cheminée de la salle.

La rouge et or passa une longue partie de la nuit à veiller le Serpentard, quand elle vit sa main, celle qu'elle avait guérie en haut de la tour d'astronomie, celle qu'il avait abattue sur un mur par colère. Elle posa sa main tremblante sur celle de Drago et à ce contact la jeune fille sentit une douce chaleur s'immiscer en elle avec lenteur, parcourant le chemin de son estomac jusqu'à son cœur. Pourquoi aimait-elle tellement ce contact entre elle et lui ? Pourquoi voulait-elle toujours être avec lui ? Pourquoi cette réaction sur le terrain de quidditch ? Pourquoi était elle si apaisé en sa présence ?

- Je peux te proposer une réponse si tu veux ? Interviens une douce voix près d'elle.

Elle sursauta et vit qu'e son homologue avait ouvert les yeux et tentait de lui sourire sans trop souffrir. Elle avait pensé à haute voix et en eut honte... tellement honte.

- Co...comment ça ?
- T'es pas doué Granger, tu penses à voix haute. Il pressa la main d'Hermione et en caressa le dos avec son pouce. Besoin d'aide ?
- Non, j'ai ma fierté. Je n'ai pas besoin de quelqu'un. Elle le foudroya du regard, mais se radoucit très vite. Tu vas mieux ? Demanda la gryffondor d'une voix timide.
- Moi oui ça va, mais Weasley me paiera le crochet auquel j'ai eu droit.
- Je lui ai déjà fait regretter.
- Oh, tu l'as frappé ?
- Non j'ai juste usé de mes divines cordes vocales, dit-elle avec fierté.
- Je vous tire donc mon chapeau Miss Granger.
- Merci Monsieur Malfoy.

Elle lui fit un sourire si grand, si beau, si joyeux, qu'il en resta sans voix. Il se contenta de profiter de cette vue à laquelle il avait droit. Ils se regardèrent un long moment, jusqu'à ce qu'Hermione commence à somnoler. Elle posa sa tête sur le lit près de lui.

- Je vais un peu dormir, juste un peu...après, jete..da...ge...plus... Puis elle s'endormit.

Il eut un léger sourire, serra la main d'Hermione et caressa sa chevelure brune qui s'étalait sur ses genoux. Il regarda sa robe de quidditch tachée de sang et se souvint pourquoi il était là. Il était là pour avoir été sincère et à cause de ce crasseux de Weasley. Lui aussi, il lui aurait bien envoyé un crochet du droit en pleine figure, mais à cet instant-là seule chose qui lui avait importé c'était elle et sa douce crinière qu'il n'aurait plus jamais pu toucher, sa voix chantante que jamais plus il n'aurait pu écouter. Il se souvint qu'à cette pensée son cœur s'était fissuré, mais qu'importait, il avait remporté cette foutu balle, au prix de son visage et d'une partie de son corps remit en état par les bons soins de Madame Pomfresh.

Au lendemain vers 7h30 Hermione se leva, les yeux mis clos, les cheveux tombant à moitié sur son visage, elle n'était pas totalement éveillée et concentra son attention sur la fenêtre à sa gauche et voyant que le jour était levé, elle s'affola.

- Par MERLIN ! Je vais être en retard !
- Granger il est à peine 7h30, fais moins de bruit... Supplia la voix du Serpentard qui apparemment voulait encore dormir.
- Pas la peine de grogner. Siffla Hermione. Tu es vraiment détestable de bon matin.
- Et alors ? J'ai le droit non ? ...je suis souffrant.

Hermione se leva arrangea ses cheveux, se dirigea vers la sortie et lorsqu'elle se retourna vers lui, elle lui tira la langue, comme une petite fille.

- Range ça jeune fille. Souris le jeune homme.
- Tu m'agaces !

Elle n'ajouta rien et sortit.

- Granger !
- Quoi ? Siffla-t-elle en s'arrêtant près de la porte et faisant demi tour pour retourner près de lui.
- Je suis à la salle commune, je ne me sentais pas bien.
- Pour pas que ta plus grande fan vienne te tenir compagnie ?
- Voilà. T'as compris.
- D'accord, bon, je peux partir ?
- Hum, je n'ai plus rien à te demander donc... oui.
- Bien, je prends donc congé.

Elle lui fit une révérence grotesque et fila en cour sans même passer par la grande salle, elle ne voulait pas voir Ron. Lorsqu'elle arriva en cour de sortilège, elle fut heureuse de voir que Ron n'était pas là. Elle prit donc place près d'Harry qui avait d'immenses traits violets sous les yeux et paraissait vraiment fatigué.

- Harry ?
- Je ne tenterais plus de vouloir le raisonner. J'ai passé une nuit blanche à l'écouter parler...enfin pas que moi.

Hermione leva alors la tête et vit que Neville, Seamus et Dean étaient dans le même état que celui d'Harry. Seamus dormait derrière son livre avec Dean , et Neville se pinçait le poignet pour ne pas dormir.

- Et toi ? Demanda Harry.
- Tout va bien, j'ai réussi à dormir.
- Heureux de l'entendre. Bon. Dit, il en levant son livre devant lui, il croisa les bras et y enfouit sa tête, imitant Dean et Seamus. Tu m'excuseras, mais je dois dormir. Et si tu veux le savoir Ron dort dans la salle commune, on lui a jeté un sort pour le faire taire. Je t'en parlerais plus tard . Puis il s'endormit.

En fin de cours Hermione dut frapper de son livre Dean, Seamus et Harry pour les réveiller. Tous les quatre avec Neville n'ayant pas cours jusqu'à 12h, car le professeur Chourave avait eu des soucis avec certaines plantes, allèrent prendre place dans le parc du château.

- DORMIR Cria Seamus en se jetant au sol, sur l'herbe fraîche.
- Bon, Demanda Hermione, alors ?
- Ron à été un fléau, dit Neville, il a passer les trois quart de la soirée à insulter Malfoy, il à dit que c'était...
- Un connard de manipulateur à la con, Continua Dean.
- Après il a dit que tu étais naïve que tu allais te faire manger toute crue avec lui.

A cet instant le souvenir de la scène des toilettes de Mimi lui revint en tête. Elle avait failli se faire manger là aussi. Elle devint alors rouge pivoine et tourna vivement la tête pour que personne ne le remarque. Mais personne ne s'en rendit compte.

- Ensuite... Neville s'arrêta et eut un regard hésitant vers Harry.
- Ensuite, reprit Harry, il nous a dit que Lavande c'était pour te rendre jalouse. Il pensait que si tu étais jalouse, tu cesserais de voir Malfoy.
- Enfin, termina Dean, tout ça pour dire que Ron, nous à fait le numéro de l'amoureux transi durant près de 7 heures. Il hait Malfoy, il est près à le tuer parce que monsieur, t'aime comme un fou et puis roooh merde, je hais l'amour.
- Tu ne dirais pas ça face à Parvati, Ricana Seamus.
- Boucles là Seam !
- Ron est un crétin. Cracha Hermione. Il a pas besoin de me rendre jalouse pour m'avoir. Il devra s'y faire et vous aussi. Malfoy est gentil avec moi, je ne vais pas m'amuser à tout détruire alors que j'ai la paix et de plus, j'aime parler avec lui... il est intelligent et aime les débats et...

Elle avait dit ça à une telle vitesse que tous les garçons se demandèrent si elle allait bien et restèrent sans voix, puis Hermione se tourna vers Dean avec un sourire malicieux.

- Donc... Parvati ?
- Roooh souffla Dean, taisez-vous !
- Dean ! nous sommes tes amis non ? Ricana Harry.

Il fallut à peine deux minutes pour que Ron tombe dans l'oubli au profit de Dean et de ses vues sur Parvati Patil.
Un peu plus tard la conversation tournait autour des conquêtes ou futures conquêtes de Seamus quand Neville qui regardait ailleurs devint blanc.

- Neville ? Demanda Harry.
- C'est pas le père de Malfoy avec Zabini et Parkinson . Demanda-t-il en montrant l'entrée du château d'un doigt tremblant.

Tous se tournèrent et en effet, Lucius Malfoy, et ses habituels longs cheveux blancs voletant derrière lui marchait en compagnie de Blaise et Pansy qui suivaient comme un petit chien celui qu'elle rêvait comme son futur beau-père. Ils entrèrent dans le château.

Hermione assise dans l'herbe resta les yeux grands ouverts, elle n'arrivait pas à bouger. Zabini l'avait fait. Son estomac lui fit mal, comme si des griffes lui déchiraient les entrailles. Cet habituel monstre qui apparaît quand vos pires peurs se dévoilent devant vous, quand vous voyez quelque chose que vous ne voudriez pas voir, quand vous êtes sûr que le pire arrive.

Elle n'entendait pas les autres qui lui demandaient si elle allait bien et se leva, oubliant tout jusqu'à ses chaussures qu'elle avait enlevées pour sentir l'herbe sous ce pieds et se mit à courir vers le château, sentant ses pieds se meurtrir sous les pierres et la terre, mais rien d'autre n'importait, elle devait arriver avant eux, elle devait prévenir Drago avant eux.

Hermione courut à en perdre haleine, jusqu'à ce que sa poitrine la force à s'arrêter, mais elle continua et arriva devant les portes fermées de l'infirmerie. Elle chancelait et avait du mal à reprendre son souffle, mais peu lui importait. Avec la force du désespoir la gryffondor poussa la porte, mais l'infirmerie était vide. Il n'était plus là. Son père l'avait-il emmené ? Que s'était-il passé ? Où était Drago ? Hermione avança dans l'infirmerie et la porte du bureau de Madame Pomfresh s'ouvrit et l'infirmière en chef toisa la jeune fille qui avait les yeux fixés sur le lit vide de Drago.

- Si vous cherchez le jeune Malfoy, il est monté dans le bureau de Monsieur Dumbledore, qui a aussi demandé à vous voir. Le mot de passe est, elle réfléchit quelques secondes, ''Patacitrouilles'', mais miss...

Hermione s'était déjà retournée et se remit à courir. Elle ne sentait plus que son coeur et cette douleur lancinante qu'elle voulait ignorer se faisait de plus en plus violente, mais à au cinquième étage elle s'arrêta pour s'asseoir sur une marche et respira. Elle maudissait Parkinson et Zabini. Qu'allait-elle faire une fois là-bas ? Qu'allait-on penser si elle débarquait sans prévenir ? Mais le directeur lui avait demandé de venir. Hermione n'avait aucune crainte à avoir, d'une certaine manière. Mais Lucius Malfoy était là. Son ventre se crispa, elle eut mal, mais se décida une fois de plus à ignorer la douleur et se remit en route, monta les marches quatre à quatre et finit par se retrouver face à la gargouille du bureau du directeur. Elle prononça le mot de passe et la gargouille se sépara en deux laissant la préfète pénétrer dans l'escalier en colimaçon qui s'éleva lentement.

Tout en se rapprochant de sa destination, la Gryffondor crut sentir son courage s'envoler et aurait voulu devenir une petite sourie pour s'enfuir, sa cacher. Mais à l'approche du bureau de Dumbledore Hermione sentit toute peur la quitter, elle se sentait légère et ne comprit pas pourquoi. Une fois face à la porte du bureau, elle colla l'oreille contre la porte, mais n'entendit rien. Elle leva sa main et toqua timidement contre celle-ci.

- Entrez Miss Granger. Fit la voix du directeur.

Hermione poussa avec précaution la porte. Dumbledore était assis derrière son bureau, face à lui se tenaient Drago et son père, tout deux étaient assis sur les fauteuils de cuirs et enfin debout au fond de la pièce Zabini et Parkinson. Hermione referma la porte et avança de quelques pas vers le bureau.

- Miss, savez-vous pourquoi vous êtes ici ? Demanda le directeur qui rajustait ses lunettes sur son nez.
- Hé bien, non Monsieur. Répondit-elle calmement.
- Hé bien, figurez vous, que Monsieur Malfoy m'a fait part d'une étrange ''peur''. Dit-il en riant.
- Vieux fou ! Vociféra Lucius Malfoy en se levant.

Il approcha de la Gryffondor et se planta devant elle, la dominant de toute sa hauteur.

- Savez-vous ce qu'il en est de la relation des Gryffondors et des Serpentards ?
- Mauvaise, répondit simplement Hermione. Et si vous avez peur que se ne soit pas le cas entre moi et votre fils croyez-moi, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil.
- Comment osez-vous le parler sur ce ton !
- J'ose. Le courage est la vertu première d'un Gryffondor.
- Attention à ton langage devant mon père Granger.

Drago fusillait Hermione du regard. Elle pria pour qu'il ait compris son jeu et continua.

- Toi la fouine, la ferme.
- J'ai brisé des membres pour moins que ça. Siffla le Serpentard.
- Et moi, je t'ai brisé le nez. Attention.
- Bien, bien, Sourit Dumbledore, je pense que cela devrait suffire à vous rassurer Lucius ?
- Non.
- Oh et que voudriez-vous pour l'être ? Demanda d'un ton joyeux le directeur. Sachez que je ne peux destituer un préfet en chef de son statut.
- Je veux que mon fils retourne dans la salle commune des Serpentard, là où est sa vrai place ! C'est à cause de vos idées farfelues que mon fils s'est retrouvé avec cette...cette...
- Sang de Bourbe, Dit Hermione. J'ai appris à supporter figurez-vous.
- Bref, je ne veux plus de cette idée ridicule de salle commune de préfet Albus !

Le silence tomba. Hermione regarda Drago, malgré le regard noir que chacun jetait à l'autre, ils avaient la même peur et Hermione réussi à entrevoir un léger et furtif sourire de la part du vert d'argent. Hermione sentit son coeur se serrer, Drago ressentit la même chose.

- Bien, il en sera fait comme vous le souhaitez Monsieur Malfoy.
- Nous, nous entendons bien pour une fois Albus. Lucius se tourna vers Zabini et Parkinson, morts de peur, car leur plan n'avait pas marché, comment Lucius pouvait-il être si crédule ? Vous deux ! si j'ai encore une lettre stupide annonçant que mon fils s'est lié d'amitié avec une sang impure, vos parents n'apprécieront pas. Surtout pas ta chère mère à qui j'enverrai ma femme. Fit-il en foudroyant Zabini du regard. Il tapota l'épaule de son fils et sortit.
- Miss Parkinson, Monsieur Zabini ? Retournez à votre salle commune et plus un mots sur ceci.

Sans un mot de plus, les deux compagnons quittèrent la salle au pas de course, laissant Drago, Hermione et Dumbledore seuls. Une fois qu'ils eurent entendu la statue se refermer Drago explosa.

- Vous ne pouvez pas ?! Il s'était levé de sa chaise manquant de la faire tomber.
- Je le dois Drago. Je pense que si tes amis ne te voient pas revenir dans la salle commune de Serpentard, je recevrai encore une visite de ton père et la sentence sera bien pire, toi et moi, nous le savons. Mais ne vous en faites pas, le mot de passe ne changera pas, vous pourrez y aller quand vous voudrez. En tant que directeur j'ai l'oeil partout et je sais que vous ne vous détestez pas tant que cela et je suis plutôt content de constater les plus hautes autorités de vos maisons s'entendent. A vrai dire je me demandais quand cela se produirait. Il sourit. Bien, je vous laisse aller reprendre vos affaires.

Hermione avait le teint cadavérique, son coeur bouillonnait d'une rage sans nom, il se déchirait, mais elle croisa le regard du Serpentard. Il était comme le sien, mort, triste. Hermione perdait un égal contre lequel se battre, une personne qui la faisait se révéler chaque jour un peu plus et Drago perdait la seule personne qui l'aidait à se rendre compte qu'il était humain. Ils se levèrent se dirigèrent vers la porte que Drago ouvrit. Quand la voix du directeur se fit entendre.

- Drago restez un peu, Miss voudriez-vous l'attendre en bas ?
- Bien sûr, Répondit Hermione en poussant la porte du bureau par laquelle elle sortit tête basse.

Le directeur regarda le visage plein de stupéfactions et d'interrogations de Drago, qu'il invita d'un geste de la main à se rasseoir, ce qu'il fit.

- Ah, l'amour, Fit le directeur d'une voix rêveuse, tout en levant les yeux vers le plafond étoilé qu'il venait d'installer et dont il était très fier.
- Que voulez-vous dire ? Drago devenait rouge, mais ne semblait pas s'en préoccuper.
- Ce n'est pas pour cela que vous ne souhaitez pas restez dans cette salle ? Vous savez Drago, j'ai beau être un vieillard décrépit, je n'en reste pas moins directeur qui a le nez partout même là où il ne faut pas. Par exemple dans les toilettes de cette chère Mimi. Il sourit, mais Drago déchanta et ses joues prirent une teinte rouge vif, il crut brûler de l'intérieur. Mais je n'en dirais pas un mot bien sûr. Voir deux personnes telles que vous se rapprocher de la sorte me rend heureux et savez-vous pourquoi ? Drago ne bougea pas. Toi, Drago, tu changes au contact de cette jeune fille. Tu es sur la voie du bonheur, tu vis et Miss Granger apprend enfin à vivre en tant que jeune fille et non pas accro au travail, elle prend aussi de l'importance pour quelqu'un. J'ai bien vu qu'elle restait bien trop dans l'ombre d'Harry et de Ronald Weasley. Mais sachez que je ne vous ai pas mis dans une même salle dans ce but. C'est un jeu de hasard moldu qui l'a décidé sinon vous seriez avec Miss Lovegood.
- J'ai peur de ne pas comprendre. Fit Drago.
- Changer ? C'est un terme étrange n'est-ce pas ? Ne vous sentez-vous pas mieux depuis que vous connaissez Miss Granger ?
- Je... Si, mais...
- Mais vous avez peur que, tout cela ne soit que manipulation ? vous avez tort, sinon j'aurais fait en sorte de dissuader votre père. Je vous garde ici pour vous faire comprendre que votre secret sera bien gardé, et que vous ne devez pas avoir peur des autres. Ce qui vous arrive à vous et Miss Granger est extraordinaire. Cette jeune fille apprend à vivre en dehors des livres, elle a besoin d'être une jeune fille et non un livre ambulant accompagnant Harry, de plus elle vous adoucit et vous aide à combattre vos mauvais démons. Vous le pouvez vous-même, mais avouez que penser à elle est une aide précieuse ?

Drago se rendit compte que Dumbledore n'était pas si vieux et sénile qu'il n'y paraissait et surtout, il avait raison. Le jeune homme sentit alors son coeur battre avec force, comme s'il revivait. La douleur fut vive, mais la sensation agréable. Il la faisait vivre et elle l'aidait à revenir à la vie. Dumbledore fit signe à Drago que celui-ci pouvait sortir. Il se leva et s'apprêtait à passer la porte quand :

- Moi, je choisirais les soirs de ronde si j'étais, vous. Ils sont toujours calmes, je crois que les élèves ne voudraient pas vous croiser dans les couloirs. Vous êtes chanceux.

Il sourit et descendit. En bas Hermione semblait anxieuse et pressa le pas vers lui.

- Alors ?
- Rien de grave, il m'a parlé de mon père et de comment faire la prochaine fois que ce genre de situations se reproduira. D'ailleurs bon numéro d'actrice.
- Merci, souri-t-elle, tu n'es pas mal non plus.
- Bon, on devrait...
- Oui...elle baissa la tête.

Le chemin jusqu'au tableau se fit en silence. Une fois face au tableau, la jeune femme était dans les bras de l'homme, tout deux étaient immobiles, on pouvait même les entendre sangloter. D'une voix tremblante et douloureuse Hermione prononça le mot de passe et ils entrèrent. Jamais la salle ne leur avait paru aussi froide et morte. Le feu crépité pitoyablement dans l'âtre, la lumière du soleil n'était même pas là, il pleuvait, le ciel était noir. En silence Hermione alla s'asseoir dans le canapé rouge et or, Drago fit de même dans le canapé vert et argent. Ils auraient voulu se sourire, mais toute joie avait disparu.

- Quelle merde, Siffla Drago entre ses dents.
- Je vais tuer Parkinson et Zabini, continua Hermione.

Ils se regardèrent.

- On devrait faire nos affaires. Murmura Drago. Même si c'est pas l'envie qui me manque de pas le faire.
- Mais si on ne le fait pas, ce sera pire.

Mais aucun d'eux ne bougea. Ils se regardèrent un long moment. Drago se dit que tout allait lui manquer. Revenir le soir et la voir assise à la petite table entrain de travailler, ses cheveux emmêlés pendant devant son doux visage, arriver derrière elle pour la taquiner, la harceler pour qu'elle aide à travailler. La regarder tout simplement, lui parler le soir près du feu, la voir sortir en serviette de la salle de bains, car elle avait encore oublié quelque chose, la voir rougir en sortant et crier pour qu'il tourne la tête. Il secoua la tête et regarda Hermione, elle ne bougeait pas et le regardait. Il sentit son coeur battre et se serrer, elle était là et quelque chose coulait lentement le long de son visage, une larme. Il se leva et s'approcha en silence de la Gryffondor.

- Je n'aime pas être gentil, mais avec toi, j'arrive pas à être méchant, alors me rends non plus sentimental Granger. Sèche-moi cette chose, c'est moche. Puis...il hésita, le vieux fou m'à dit de choisir les soirs de rondes, ça veut tout dire. On va contenter tout le monde, sauf les soirs de rondes ou les soirs ou les préfets auront ''de la paperasse'' à remplir. Ne pleure pas d'accord ?

Il passa ses bras autour d'elle et la serra contre lui. Il enfouit son visage dans ses cheveux, il oublia ce qui l'entourait, seul comptait cette enivrante et obsédante odeur, un mélange de vanille et de fleurs. Il la sentit trembler et l'entendit renifler, puis elle cessa de bouger et entoura le corps du Serpentard de ces bras. Ils restèrent un long moment sans bouger, chacun écoutant battre le coeur de l'autre. Il fallut un moment pour que Drago arrive à se détacher d'elle.

- Je vais monter faire ma valise... Dit celui-ci d'une voix tremblante.
- Moi aussi... Murmura-t-elle en allant d'un pas trainant vers sa chambre.

Ils se séparèrent et chacun monta à sa chambre pour jeter violemment des vêtements et des livres dans une valise, les larmes aux yeux, le coeur en morceau. Hermione se fichait d'oublier des choses, elle y reviendrait. Elle jeta un dernier livre dans sa valise et la ferma, elle prit Maly sur son épaule puis descendit sa valise. Une fois en bas, elle attendit et vit le Serpentard arriver avec sa valise. Ils avancèrent vers la sortie se demandant comment vivraient la jeune fille et le jeune homme du tableau, qu'allaient-ils devenir ?

Le tableau pivota pour les laisser passer. Une fois dehors le tableau se referma, la jeune femme était assise près du jeune homme, ils se regardaient et ne bougeaient pas.

- Bon... Commença Hermione. Je vais aller poser mes affaires.
- Moi aussi.

Ils ne bougèrent pas, ils restèrent là, debout l'un face à l'autre ne se quittant pas des yeux, comme s'ils avaient peur que l'autre disparaisse à jamais. Mais un caquètement venant de Peeves qui se faisait poursuivre par Rusard à l'étage du dessus les fit revenir violemment à la réalité. Drago avança vers elle.

- On fait comme ça ? Soir de rondes et de ''travail'' ?
- Pourquoi tu fais ça ?
- De quoi ?
- Hé bien, tout pour qu'on puisse se voir ? Enfin pas que je te déteste au contraire... Elle rougit et baissa la tête.
- Granger, moi aussi... je t'aime bien quand même. Je me marre pas souvent avec les autres, alors qu'avec toi, j'ai juste à ouvrir la bouche pour te faire rire ou t'énerver. Tes manières moldus, tes réactions tout ça... enfin...voila. Il s'arrêta sentant ses joues se teinter de rose. Je te propose que devant les autres, nous nous détestions ''amicalement'', ''avec gentillesse''. Tu peux dire non.
- Sans insultes ? Tu y arriveras ?
- Je suis moi. Je devrais y arriver sans problèmes.
- On verra. Fit la Préfète en souriant. Bien, alors Meilleurs ennemis ?
- Meilleurs ennemis, répéta Drago en s'inclinant devant Hermione qui fit de même.
- Bien, je vais aller poser mes affaires. A plus tard.
- A plus tard, fais attention à toi le loup n'est jamais loin.
- J'ai pas peur du grand méchant loup, je pensais te l'avoir dit. Chatonna-t-elle en sautillant vers un escalier.
- Tu ne connais pas le loup qui vit en moi Granger. Il est très méchant, très méchant et il aime les Missjesaistout.


Petit Mot: Et oui, vous devez me haïr de les faire se séparer, mais tout ne pouvait pas être rose et pleins de bons sentiments, tout du long de la dramione. On ne pouvais pas les laisser ensemble dans cette salle commune, se serait bien trop facile pour eux de se retrouver, d'où la venue de Lucius qui les fait se séparer ! puis j'aime beaucoup Lucius, je voulais le faire apparaître Revenons en au début du chapitre. Oui, j'ai eu tord de faire un peu souffrir Drago, mais au moins il a Enfin attrapé le vif d'or -pour une fois !- et Ron comprend sa bêtise, au profit du sommeil de ses amis -huhu-

Cyclae ~