Merci à petite grenouile pour sa review anonyme. Pour les autres, j'espère avoir répondu à tout le monde.

Voilà le dernier chapitre, l'épilogue. Chose promise, chose due. On est mardi et j'avais dit que je postais aujourd'hui. J'espère que cet épilogue vous satisfera.

Leylah, j'espère que tu as aimé cette fiction qui était rien que pour toi.

Je remercie mes deux bêtas, mon hibou chou d'amour Archimede et Morwenedhel qui m'ont, mine de rien, bien aidée et soutenue. Je pense aussi à LN-la-seule-l'unique et aliena of apple qui m'ont quand même donné plein de conseils sur un monde que je ne connaissais pas du tout. J'ai tenté de changer certaines choses qui n'allaient pas dans les chapitres suivants. Au moins, je saurai plein de choses si je veux écrire une autre fic avec des sourds et je n'ai plus l'excuse de ne pas savoir. Donc merci à elles.


Lis sur mes lèvres

Épilogue

Partie 4

La voiture s'arrêta sur le parking de l'hôpital et deux personnes en sortirent.

- Tu es certain ?

- Oui Dray, il est plus que temps.

- Tu es sûr ?

- Arrête, tu vas finir par me faire douter. J'ai pris ma décision et en tant que compagnon, j'attends de toi que tu la respectes.

- Mais je la respecte. Cela dit, ce n'est pas une décision à prendre à la légère, Harry. C'est important. Ça va changer ta vie ou alors, tu seras très déçu.

Le brun ne quitta pas la bouche vermeille des yeux avant de les fermer. Il ne voulait plus les voir bouger, parce qu'il risquait fort de remonter dans cette voiture et de demander à Drago de partir. Son amant avait raison, ce n'était pas une décision à prendre à la légère. Le choix qu'il avait fait n'était pas anodin. Il n'allait pas chez le dentiste pour soigner une carie ou chez l'ophtalmologue pour voir l'état de ses yeux.

Il allait chez l'ORL. Ce n'était qu'un rendez-vous pour voir si on pouvait lui poser des implants afin de l'aider à entendre. Grâce à eux, il pourrait retrouver une audition partielle à près de quatre-vingt pour cents.

Mais la réaction de Drago le laissait perplexe.

- J'ai l'impression que tu ne veux pas que je sois heureux, dit-il en le regardant de nouveau.

- Tu te trompes. C'est ce que je désire. Mais seras-tu vraiment heureux en entendant ? Tu es sourd depuis vingt-huit ans, Harry, depuis que tu es tout petit.

- Et alors ? Il y a des choses qui existent pour nous, maintenant. Tu as essayé de voir ce que ça faisait de vivre comme moi, sans rien entendre. Redis-moi ce que tu as ressenti ?

Il le vit soupirer et baisser la tête.

- Dray ? Dis-le.

- J'ai dit que je ne pouvais pas imaginer comment tu faisais à longueur de temps. Mais c'est parce que je ne suis pas habitué.

- Donc, tu penses que je ne pourrais jamais m'y faire ? Au bruit ? Que parce que je suis habitué au monde du silence, je serais un incapable avec...

- Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, Harry. J'ai juste souligné le fait que tu fondais beaucoup d'espoirs sur ces implants et qu'ils ne sont peut-être pas adaptés du tout pour toi. Je ne veux pas que tu sois déçu si l'ORL dit que tu ne pourras pas en bénéficier. Ta vie va aussi beaucoup changer. Tu dois en être conscient. Je sais, je ne suis pas médecin, ajouta-t-il en voyant Harry ouvrir la bouche pour répliquer. Je te le redemande : tu es sûr de toi ?

- Oui.

- Bien, alors on y va.

Drago n'était pas inquiet. Il savait juste que si cela ne fonctionnait pas, il serait là pour soutenir Harry. Mais il maudissait Amanda d'en avoir parlé pendant un repas. Depuis, son compagnon ne cessait de se renseigner sur le sujet.

Il comprenait Harry et son désir d'être comme tout le monde, de pouvoir entendre, de ne plus avoir à compter que sur ses yeux pour comprendre.

Il prit la main de son amant et, ensemble, ils se dirigèrent vers le cabinet de l'ORL. Dans quelques minutes, Harry saurait si sa vie changerait du tout au tout ou resterait la même. Le blond le savait déterminé, mais il le sentait trembler. Cependant, il ne dit rien. Le brun, pour lui, n'était pas sûr de sa décision. Ce possible futur l'angoissait et avec raison.

Le docteur Lamberwilson les accueillit après une bonne heure d'attente et, à la suite d'une petite discussion avec le principal concerné, ils convinrent de prendre un temps de réflexion avant d'avoir un autre rendez-vous. Harry avait paru accepter les avertissements de l'homme de science – de l'avis de Drago, ils étaient identiques à ce qu'il avait dit – sans mot dire.

En sortant, le brun était étrangement silencieux.

- Alors ? lui fit Drago une fois à la voiture.

Il mourait d'envie de dire qu'il avait raison, mais, pour sa sécurité – parce qu'Harry pouvait se montrer mauvais – il préférait garder le silence.

Un grognement lui répondit. Le brun monta en voiture sitôt celle-ci déverrouillée. Le silence se fit dans l'habitacle. Personne n'ouvrit la bouche avant que le véhicule ne se gare au pied de l'immeuble dans lequel ils vivaient.

Ils avaient décidé de vivre ensemble après un an de relation. Cela faisait un an qu'ils partageaient un appartement aux dimensions intéressantes. Avec leurs deux salaires combinés, ils avaient pu obtenir un beau loft. Pétunia et Narcissa s'étaient malheureusement parfaitement entendues pour le meubler sans paraître vouloir avoir envie de connaître les goûts des locataires.

Au final, ils avaient apprécié la décoration mais n'avaient pas pu s'empêcher de changer quelques petites choses. C'était leur appartement, il était donc normal qu'ils l'aménagent comme ils le désiraient.

Deux ans de couple et aucune dispute ne venait ternir leur relation, sauf les prises de bec habituelles pour des désaccords qui entraînaient une nuit de bouderies.

Sirius les attendait au pied de l'immeuble et ils se rappelèrent que le parrain d'Harry devait venir manger avec eux. Il était seul, comme à l'accoutumé.

Éternel célibataire, à presque cinquante ans, il n'avait toujours pas trouvé la femme de sa vie, contrairement à Remus qui avait craqué pour la cousine lointaine de Drago, Nymphadora, la nièce de Narcissa. Ils s'étaient mariés quelques mois plus tôt et avaient déménagé à Brighton, Remus ayant décidé d'étendre sa librairie jusque là-bas.

Sirius n'avait plus aucune envie de se caser, arguant qu'à son âge, il n'en voyait pas l'intérêt. Il avait eu plusieurs conquêtes, mais n'était jamais resté plus de quelques mois avec.

- Sirius ! l'appela le brun.

Ce dernier se retourna et parut soulagé de les voir.

- Désolé, lui fit son filleul quand ils furent à quelques mètres. On avait un rendez-vous et j'ai complètement oublié de t'appeler pour décaler. Tu n'attends pas depuis trop longtemps, j'espère.

- Non, cinq minutes. J'étais déjà en retard, dit-il en embrassant les garçons sur la joue – Drago avait mis du temps à s'y faire. Vous aviez rendez-vous où ?

- Médecin.

- Lequel de vous est malade ?

- Personne. Nous allons très bien, répliqua Drago en poussant la lourde porte en bois pour accéder au hall.

- Mais...

- ORL, pour Harry.

- Alors ? s'exclama Sirius en comprenant.

Le brun lui en avait parlé quelques jours auparavant, ainsi qu'à Remus. Les deux hommes avaient été surpris par cette idée, mais ne l'avaient pas dissuadé de subir cette opération, même s'ils étaient contre. Pétunia était de leur avis. Dudley, lui, n'avait rien dit. Il voulait juste que son cousin soit heureux et ne voyait pas le mal à ce qu'Harry ait des implants auditifs.

- Alors, répondit Harry une fois dans l'ascenseur, l'ORL a estimé que je devais encore réfléchir.

- Pour quelles raisons ?

- Il pense que je ne suis pas prêt, que je ne me suis pas assez penché sur la question.

- Ah ? Je croyais que tu étais certain, pourtant.

- Quand il m'a dit vraiment ce qui allait se passer... j'avoue que j'ai eu peur, confia Harry en sortant de la cage de l'ascenseur et remontant le couloir à reculons pour voir son parrain.

- De quoi ?

- Je sais parfaitement que toi et Remus n'étiez pas d'accord. Que personne ne l'était. Au final, ça vous fait plaisir.

- Harry, mon grand, ne confonds pas tout, je te prie.

- Entrez, fit Drago en pénétrant dans le loft situé au dernier étage de l'immeuble qui n'en comptait que sept.

Le logement était spacieux et clair. C'était la condition pour Harry qui adorait les espaces lumineux.

- Dis-moi, pourquoi tu as eu peur ? s'enquit de nouveau Sirius en prenant place dans un des confortables poufs de la pièce.

- Drago m'avait déjà mis en garde mais... bref, quand le médecin m'a dit que, même si j'entendrai de mieux en mieux, changer ne sera pas facile. J'ai envie d'entendre mais...

- Mais si tu hésites, c'est que tu ne le désires pas autant que tu le penses. Pourquoi crois-tu que nous n'étions pas d'accord ? Lorsque tu nous en as parlé, tu avais l'air... de ne pas vraiment savoir. Et ne nie pas, tes « heu », « peut-être », « oui », « non », « je ne sais pas », c'est certain que c'est convainquant.

- Depuis le temps que je le dis, gronda Drago de la cuisine. Mais personne ne m'écoute jamais, surtout pas cette tête de bourrique, siffla-t-il en pointant Harry avec une poêle.

Manque de chance pour lui, Harry l'avait vu et le foudroya du regard.

- Gnagnagna !

- Vous avez fini tous les deux ? J'ai l'impression d'avoir affaire à deux enfants et non deux hommes de presque trente ans.

- Vingt-huit.

- C'est pareil.

- Donc on peut dire aussi que tu as cinquante ans ? demanda Drago, perfide.

- Vingt-huit, très bien, se reprit Sirius qui se refusait d'avoir cinquante ans.

Il en avait quarante-huit, qu'on se le dise ! Cinquante, c'était déprimant et c'était un palier qu'il ne voulait pas franchir. Pas vraiment. Pas du tout, même. Ses cheveux commençaient juste à grisonner, il trouvait des mèches dans sa chevelure ébène et bouclée. Par moment, il aurait bien voulu être blond. Lucius n'avait pas ce genre de problèmes. Le gris et le blond se confondaient puisqu'il avait les cheveux presque blancs depuis des années.

- Donc tu vas réfléchir ? fit-il pour changer de sujet.

- Oui. Si j'ai décidé, je reprends rendez-vous.

- Si tu as décidé ? Ce qui veut dire ? Tu ne l'es pas ?

- Disons que Drago avait raison.

Sirius grimaça en entendant un hurlement de joie venant du coin cuisine. Harry darda un regard vers l'idiot qui lui servait d'amant et le vit exécuter une sorte de danse étrange.

- Cache ta joie !

- J'avais raison, j'avais raison !

- Mais quelle andouille ! Pourquoi je sors avec ?

- Il paraît que tu l'aimes.

- En le voyant danser, on peut se poser la question. D'ailleurs, tu sais ce que c'est ? On dirait... une sorte de... Je ne vois pas du tout.

- Ne me demande pas, je n'en sais rien. Mais je crois qu'on va devoir appeler l'hôpital rapidement.

Le blond s'arrêta en riant et les retrouva après avoir mis la viande à cuire. Il se laissa tomber sur un autre pouf.

- Où se trouve la grâce légendaire des Malefoy ?

- Ce n'est qu'une légende, ricana Harry. La classe et la distinction des Malefoy n'ont jamais existé. Surtout le matin.

- Épargne-moi les détails. Et revenons sur le sujet principal. Toi, mon grand.

- Traître ! Et toi, ne ricane pas ! menaça-t-il en toisant son petit-ami qui manqua tomber de son pouf tant il riait. Il n'y a plus rien à dire.

- Oh si, Harry. Il y a encore beaucoup à dire. Pourquoi tu as peur des implants ?

- J'ai peur du changement que ça occasionnera. Et Drago, tais-toi. Je ne veux pas t'entendre.

- Techniquement...

- Tais-toi !

- D'accord ! Si on ne peut plus plaisanter. Je vais surveiller la viande. Ça serait dommage qu'on mange du poulet cramé. Mais note que je daigne lever mes fesses pour te faire plaisir.

Harry lui fit un sourire plein de dents et Drago secoua la tête. Sirius rit de les voir se comporter en gamins immatures. Ils allaient bien ensemble, mieux qu'Harry et Stephen. C'était aussi l'avis de Lucius qui était littéralement aux anges de voir son fils avec le jeune Potter.

L'aristocrate avait toujours désiré que Drago soit proche d'Harry et son vœu était exaucé puisqu'ils se fondaient l'un dans l'autre assez régulièrement.

Sirius devait avouer que lorsqu'il avait découvert la relation entre les deux, il avait été surpris, mais pas désagréablement.

Les bureaux de la Corporoy étaient tous au courant et le couple ne se cachait pas le moins du monde, aussi avait-il toutes les chances de se faire voir par Black. Et cela n'avait pas raté. L'avocat les avait vus se bécoter avec ardeur dans un couloir vide. Il avait exigé des explications et était tombé des nues en apprenant qu'ils étaient ensemble, mais les avait félicités chaleureusement en ordonnant de ne rien vouloir savoir de leur intimité, même s'il en doutait fortement depuis qu'il avait contemplé, mal à l'aise, Drago collé contre un mur en train de gémir de plaisir pendant que son amant se frottait contre lui.

- Et je te les prendrai avec plaisir ce soir, mon cœur.

- Pourquoi ce soir ?

- Je ne veux rien savoir ! tonna Sirius. Dray, ta viande et en silence. Harry, on finit notre conversation !

- Il n'y a rien à dire de plus, Sirius. Ces implants, ça va changer ma vie. En bien, ou en mal, je ne sais pas. C'est ça qui me fait peur.

- De ne pas savoir ?

- Entre autre. Et d'entendre, ajouta-t-il avec une grimace.

- Mais... c'est ce que tu veux ? Non ? Entendre. Sinon, tu ne serais pas allé voir cet ORL afin d'avoir plus d'informations.

Harry sembla hésiter mais secoua la tête. Depuis que le médecin lui en avait parlé, les questions se chamboulaient dans sa tête. Il se demandait si c'était une bonne idée de le faire au final. Drago avait raison, il avait passé vingt-huit ans dans le silence. Vouloir entendre tout de suite, ce n'était peut-être pas une bonne idée. Ce n'était pas une décision qu'il devait prendre à la légère.

Il avait le temps d'y réfléchir.

Un autre n'aurait pas mis autant de temps avant de prendre une décision, mais lui, pourquoi voulait-il tellement entendre ?

- À table, appela Drago en mettant le couvert sur la table basse avant de remplir les assiettes de poulet au paprika avec poivrons.

Harry y réfléchirait plus tard. Le poulet au paprika de son amant était plus important.

0o0

Allongés dans leur lit, Harry contre Drago, les deux hommes se regardaient.

- Tu es d'accord pour reprendre la conversation de ce midi ? s'enquit le blond.

- Tu veux entendre que tu avais raison ? Encore ? Tu as déjà esquissé ces pas de cette danse improbable tout à l'heure.

Le blond pouffa.

Les doigts d'Harry se mirent à triturer le tee-shirt de son amant, le regard rivé sur la bouche. La lumière était allumée pour leur permettre cette conversation.

- Tu vois, ces implants nous permettraient de parler sans lumière, fit-il soudain.

- Harry ! C'est quoi le vrai problème ? Un coup tu veux, un coup tu ne veux pas.

- Tu crois que c'est facile ?

- Mettons les choses au clair, chéri. Pourquoi tu veux le faire et pourquoi tu ne veux pas ?

- Je voudrais être comme tout le monde, moi. Être... normal. Je lis sur les lèvres, j'entends à ma façon, mais quand je suis fatigué ou que j'enlève mes lunettes, je n'entends plus.

- Mon cœur, il n'y a pas que cela, n'est-ce pas ? Avant qu'Amanda ne parle de cette... idée, tu n'y as jamais pensé ?

- Non, pas vraiment.

- Alors pourquoi maintenant ? Si tu n'avais jamais envisagé l'éventualité d'être entendant.

- Une fois, si. J'avais cinq ans, je crois. Un copain de Dudley m'avait traité de débile parce que je ne parlais pas comme eux. Ce jour-là, je n'ai jamais eu autant envie d'entendre. Ma tante m'a dit que je n'avais pas à m'en faire, que je n'étais pas stupide et que je n'étais pas différent des autres. Mais je savais que je l'étais. Je sais que je le suis.

- Non, tu...

- Je suis différent, Dray. Je n'entends pas. Tu ne sais pas ce que ça fait de ne pas entendre. Toi, tu peux couper le son ou te boucher les oreilles, mais tu pourras toujours entendre si tu le remets ou retires tes doigts.

- Et quand Amanda t'a parlé de cette idée, tu as voulu penser autrement ?

- Ça m'a fait réfléchir.

- Mais tu te poses toujours des questions sur ton envie de le faire ou pas, conclut Drago.

- Oui. Je sais ce que Sirius a dit. Je n'en ai peut-être pas besoin, mais... il faut que je réfléchisse encore.

- Donc tu la feras ?

- Peut-être, mais vu mon manque de motivation, je crois qu'il va falloir que j'y réfléchisse.

Ils se turent et Harry allait éteindre la lumière quand Drago l'arrêta.

- Quoi ?

- Tu sais ce que je me suis dit quand je t'ai vu pour la première fois ?

- Tu t'es dit que j'étais beau ?

- Oui. C'est certain. Beau, attirant, bandant, sexy. Mais ce n'est pas tout. Quand j'ai appris que tu étais sourd, j'ai été surpris, parce que ça ne se voit pas du tout. Tu fais ce que tu veux, c'est ton choix, c'est ton corps. Mais si jamais tu entends un jour, tu auras un avantage sur les autres et sache que je trouverai cela injuste.

- Ah ?

Drago le força à rouler sur le dos et s'installa sur lui. Habilement, il parvint à lui écarter les jambes pour se caler entre elles et l'embrassa chastement.

- Tu serais une sorte de super Harry.

- Pardon ?

Le nom le fit rire. C'était ridicule, n'est-ce pas ?

- Réfléchis, Ryry, tu lis sur les lèvres, tu vois plus de choses qu'une personne normale et tu es sourd. Si tu entends, tu comprendras deux fois plus de choses.

- Tu veux que je reste comme cela parce que tu as peur de ne plus rien pouvoir me cacher ?

Il vit avec surprise une légère grimace sur le visage de son amant et l'embrassa pour le rassurer.

- Pour l'heure, mon cœur, tes secrets sont bien gardés. Je n'ai pas envie de me faire poser un implant tout de suite. On a le temps d'en rediscuter, Dray, fit-il en caressant les mèches blondes. Bon, aller, dodo.

Il bâilla et repoussa son homme puis éteignit la lumière. Il sentit les bras de Drago s'enrouler autour de sa taille et un baiser dans son cou.

Mais avant de s'endormir comme il en mourait d'envie, il ralluma la lampe de chevet et se tourna vers le blond, ses lunettes encore sur le nez – il avait oublié de les retirer et ne s'en serait rendu compte que lorsqu'il se serait tourné.

- Un souci ? grogna le fils Malefoy.

- Non, aucun. Juste que... oublie.

Cette fois, Harry éteignit la lumière et ôta ses lunettes. Il s'endormit sitôt la tête posée sur l'oreiller. Alors que Drago ne cessait de tourner en rond dans son lit malgré son épuisement.

Il ne finit par sombrer entre les bras de Morphée que tard dans la nuit en serrant contre lui son compagnon.


FIN

J'aurais pu finir par "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" mais non. Je ne voulais pas. Ils sont en couple, ils s'aiment. Je pense qu'il est inutile d'aller plus loin, de prolonger cette histoire encore et encore au risque que je m'en lasse.

Beaucoup d'entre vous ont peut-être remarqué qu'il n'y a pas de "je t'aime". Concrètement, ils s'aiment, profondément, mais je n'ai pas voulu l'écrire. Ne me demandez pas pourquoi.

C'était donc le dernier chapitre. Je n'ai pas trop de projets après, pas finis en tout cas. Sauf un OS Harry/Ron et la suite de "Dans les Ténèbres". Après, comme je me concentre sur un projet personnel, je mets les fictions HP de côté. Donc, ne vous attendez pas à une publication régulière dans les mois à venir. Je sais, je délaisse ff net, pas définitivement cependant. J'ai plein de fictions à finir, je reviendrai! Mouwahahahaha