Titre : Dog Days of Dixon

Auteur : Silver Dog Demon

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY - Carol arrive dans 2 chapitres, ne vous inquiétez pas. Et bon dieu, que vous allez l'aimer cette Carol… Je le redis, cette fic est super !

OOO

Merle fermait la porte de son frère derrière lui avant que son dos frappe le mur et qu'il se laisse glisser au sol, le visage dans les mains. Il était perdu. Comment allaient-ils avancés ? Comment pouvait-il aider son frère ? Il ne savait vraiment pas quoi faire d'autre, à part laisser Daryl seul, lui donnant un peu d'espace. Merle voulait que les choses redeviennent normales, il voulait simplement que son frère revienne. Mais il n'avait pas la moindre idée de comment l'aider à redevenir ce qu'il était, ni même si c'était possible.

C'était le milieu de la matinée mais il était épuisé. Trop fatigué pour bouger, Merle soupira, tirant sa tête en arrière, puis il ferma les yeux, se laissant aller à la dérive.

Il était à nouveau dans le hangar, pris au piège, incapable de bouger. Le visage du monstre lui souriait de derrière son frère, Le corps de Daryl était malmené par les mouvements de son père. Le bruit qu'il faisait, rendait Merle malade. Les yeux de son petit frère rencontrèrent les siens, son regard était glacial, le fusillant d'un air accusateur. Daryl ne disait rien mais il n'avait pas à le faire—son visage parlait pour lui. C'était la faute de Merle.

Le monstre terminait, une lame apparut dans sa main, et un sourire horrible divisa son visage. Avant que Merle ne puisse crier, le monstre enfonça la lame dans le dos de son frère, la pointe ressortait de sa poitrine. Daryl ne fit pas un bruit, ses yeux s'assombrirent et son menton retomba sur sa poitrine.

Les yeux de Merle s'ouvrirent brusquement, alors qu'il s'éveillait en sursaut. Son cou était endolori d'avoir dormi de la sorte et il tremblait. Ca en était trop, toute cette situation – les cauchemars, les souvenirs, la culpabilité, la perte de son frère, l'état de son frère. Même « l'enfoiré » de Merle Dixon qu'il était ne pouvait pas gérer ce merdier. Il se releva sur ses jambes flageolantes, et il se dirigea dans le salon en tirant sur son torticolis.

Il ne savait pas l'heure, mais il y avait encore de la lumière qui traversait la fenêtre du salon, donc la nuit n'était pas encore tombée. Si disant que la journée était suffisamment avancée pour que le bar soit ouvert, Merle attrapa les clefs de sa moto et il partit.

OOO

Il était bien après minuit quand Merle tituba dans la maison, ivre et défoncé après une soirée. Un large sourire couvrait son visage et il repéra Daryl qui était assis dans le fauteuil. Il ne faisait rien, il était juste assis, regardant dans le vide. Il n'avait même pas remarqué le retour de son frère. Il y avait une bouteille vide de whisky sur la table en face de lui. Si Merle avait été dans son état normal, il se serait souvenu que la bouteille était encore pleine au matin.

Daryl s'était réveillé peu de temps après le départ de Merle. Il était en colère et frustré de son état pitoyable de la matinée. Il ne voulait plus ressentir quoi que ce soit. Alors, il s'était avancé dans la cuisine, il avait pris la bouteille de whisky, et il avait passé le reste de la journée à noyer son chagrin avant de sombrer.

« Héééé, p'tit frère. Qu'est-ce qu'tu fouts ? » Bredouilla Merde. Daryl répondit à peine, haussant les épaules sans prendre la peine de le regarder.

L'absence de réponse de son frère, agaça Merle. Il était trop défoncé pour réfléchir clairement et il voulait simplement que son frère lui réponde. Qui était cette chose morte sur le fauteuil ? Où était son petit frère ?

« Hé, j'te parle, » Merle trébucha sur le canapé et appuya un doigt sur l'épaule de Daryl, essayant de le faire réagir. Daryl gifla sa main et finalement, finalement, ses yeux rencontrèrent ceux de Daryl. Le whisky était comme une étincelle, elle enflammait son humeur, il ne voulait pas qu'on le touche, il ne voulait pas que son frère lui pose des questions stupides, il voulait qu'on le laisse seul avec sa peine.

Grâce à la colère dans le regard de son frère, Merle vit quelque chose qu'il ne pensait plus jamais revoir – une lueur, l'étincelle d'un bout de vie. Et il voulait en voir plus, même si ça voulait dire qu'il allait devoir mettre son frère en rogne, car la colère valait mieux que la mort. Le mettre en rogne valait mieux que ce visage livide. Alors Merle continua de l'agacer, un sourire imbibé sur le visage, énervant son frère – il continuait de le titiller, envahissant son espace, en se moquant de lui. Une partie de lui désirait réellement rendre Daryl furieux, il voulait vraiment que son frère se libère de toute sa colère sur lui, car Merle pensait le mériter. Et qui mieux que Merle Dixon savait toucher les points sensibles. Il était juste trop doué pour ça.

Daryl tremblait, pas de peur, mais de colère. Merle l'envahissait et il savait que son frère le faisait exprès. Ses épaules se raidirent et il serra les poings en dévisageant Merle.

« T'as l'air vraiment tendu. Tu devrais te reposer, p'tite pucelle, » Le taquina Merle, puis il s'arrêta, faisant semblant de réfléchir. Jamais il n'aurait prononcé les mots qui suivirent si il n'avait pas été si défoncé. Mais son état d'ébriété le poussait à tout pour enrager Daryl. « T'es plus vraiment une pucelle, hein ? Papa s'en est chargé, non ? »

« VA TE FAIRE FOUTRE ! » Hurla Daryl en bondissant sur Merle, ses mains encerclant sa gorge, alors qu'ils tombaient au sol. Il commença à lui donner des coups de poings. Il avait touché le point sensible, la colère de Daryl se déversait. Merle sentit que sa joue et sa lèvre étaient fendues, mais il se contenta de rire, la bouche en sang. Il cracha l'air de ses poumons quand Daryl le frappa dans la poitrine. Même si Merle pensait qu'il méritait tout ça, il n'était quand même pas une femmelette – il n'allait pas rester coucher sans rien faire. Il rendit les coups, dégageant son frère sur lui, en le projetant sur la table basse.

Daryl saisit la bouteille vide de whisky sur la table et il la jeta sur son frère, mais il était si plein qu'il loupa sa cible et elle se fracassa contre le mur, derrière Merle qui rigolait.

« T'es là p'tit frère, j'me demandais où t'étais passé ! »

Son frère grogna simplement et il se jeta à nouveau sur lui, mais Merle lui lança un solide crochet du droit dans le bide, et Daryl tomba sur les genoux, se courbant en essayant de reprendre son souffle. Merle lui tournait autour, en rigolant et en le tapotant du pied. Ca l'amusait, c'était presque comme au bon vieux temps. Lui et son frère se battait tout le temps, ils ne n'avaient pas d'autres manières de régler leurs conflits. Et c'était bien mieux que de marcher sur des œufs, c'était bien mieux que de regarder son frère régresser.

« Allez petit frère, c'est tout ce que tu peux faire ? Ne fais pas ta chochotte ! »

« Va en enfer ! » Cracha Daryl, passant les mains autour des jambes de son frère pour le faire tomber. Il s'écroula de nouveau sur la table. La table était trop vieille, et elle céda sous son poids, évitant par chance que des éclats de bois ne viennent le blesser sérieusement.

Merle ne savait pas exactement ce qui déchaînait son frère. Tout le mal, toute la tristesse, toute la frustration que Daryl avait contenu au fil des années. La frustration et l'impuissance qu'il ressentait pour ce qu'on lui avait fait subir. La cocote sous pression venait d'exploser, et le transformait en une vrai furie. Une rage qui le suivrait jusqu'à la fin de ses jours. Daryl était las de se sentir impuissant et faible. La colère de son frère lui donnait un bouclier, un masque derrière lequel se cacher. – une barrière pour garder les gens hors de portée, loin de ses zones d'ombre, de ses premières blessures. Il ne laisserait plus jamais personne lui faire du mal.

Daryl était sur Merle, martelant sa poitrine et son abdomen avec toute la rage qu'il possédait. Merle sentit qu'une de ses côtes se brisait et il décida que ça en était assez. Il balança son poing dans la tempe de Daryl, le faisant tomber sur le côté, puis il enchaîna avec un coup de pied dans la poitrine, se dégageant de la fureur de son frère. Daryl était désorienté et il pouvait à peine respirer. Il essayait de reprendre son souffle, en se relevant, et en se dirigeant vers son frère.

Mais les frères n'avaient plus d'énergie, l'adrénaline les avait vidé, et ils s'effondrèrent au sol sous la douleur. Ils restèrent ainsi durant une journée, jusqu'au midi du lendemain

OOO

Daryl était le premier à ouvrir les yeux, en se plaignant du mal de tête qui traversait son crâne. Il pouvait dire qu'il avait de sérieux coups sur la poitrine à la douleur qu'il ressentait, mais il n'avait pas la moindre idée de comment il se les était fait, ni du pourquoi il se réveillait sur le sol du salon. Il se rappelait simplement de s'être mis en colère il pouvait toujours ressentir cette colère en lui, sous la surface. Il ne savait pas ce qui l'avait énervé mais il se sentait bien avec sa colère, il pouvait gérer cette émotion – ce qui était bien mieux que les autres saloperies auxquelles il avait eu affaire avant. Les bâillements de son frère attirèrent son attention dans l'autre coin de la pièce Daryl était surpris de voir où Merle dormait – sur une table cassée.

« Bon dieu, qu'est ce qu'il s'est passé ? » bredouilla Merle, en se frottant le front – il avait aussi la gueule de bois.

« Pas la moindre idée. On dirait que nous nous sommes expliqué ou un truc du genre, » Merle était surpris par son frère, il lui répondait. Merle lui jeta un coup d'œil. Des flashes de la nuit précédente lui traversèrent l'esprit – le désir de faire revenir son frère, tirer sur l'étincelle de vie en le faisant exploser, en se battant même. Il ne se rappelait plus de ce qu'il avait dit pour faire sortir Daryl de ses gonds mais il se réjouissait du résultat. Il savait que Daryl n'allait pas mieux – Il était impossible de se remettre de ce qu'il avait vécu en une nuit, Merle savait que son frère était mal, au plus profond de lui, mais à présent tout était caché derrière un mur épais qu'il avait aidé à construire. Il n'avait plus son regard livide. Merle n'était plus obligé de ressentir cette culpabilité dévorante, même si il ne pouvait pas réparer son erreur, cependant Merle pouvait l'enterrer et prétendre qu'il allait mieux, lui aussi.

« Ca va ? Tu n'as pas trop mal ? » Demanda Merle.

« Non, ça va. Et toi ? »

« Tu ne pourrais pas me faire mal, même si tu essayais petit frère, » Souffla Merle dans un rire qui prit fin immédiatement, puisque ses côtes protestaient aux mouvements. Bien sûre, il bluffait mais il n'admettrait jamais qu'il s'était fait botter les fesses par son petit frère. Jamais. Daryl rouspéta et leva les yeux aux ciels – les bleus sur le visage de son frère étaient la preuve suffisante qu'il en avait pris pour son grade, mais il se disait qu'il devait laisser sa fierté à Merle.

« Tu as faim ? Je crève la dalle. On pourrait aller déjeuner ? »

« Bien sûre, » Daryl haussa les épaules en réponse. Les deux hommes se douchèrent et s'habillèrent décemment avant de se rendre dans un café où il servait les déjeuner toute la journée.

OOO

Les jours puis les semaines passaient. Daryl avait trouvé un autre job, dans la construction, après s'être fait remercié à l'atelier d'automobile. Il s'avérait que son employeur n'appréciait pas les employés qui disparaissaient pendant deux semaines, et qui revenait par la suite sans aucune explication – Daryl refusait de raconter à son patron pourquoi il avait manqué le boulot, incapable de lui raconter un mensonge, alors l'homme l'avait licencié. Ca ne l'avait probablement pas aidé d'arriver au boulot avec une gueule de bois – il buvait pour dormir et éviter les cauchemars. Ca fonctionnait, la plupart du temps.

Heureusement, il était difficile de trouver des gens dans la construction en plein milieu de l'hiver, même en Géorgie, alors Daryl avait réussi à trouver un job chez un entrepreneur d'Atlanta qui bâtissait des gratte-ciel. Travailler à l'extérieur ne le dérangeait pas, et puis il n'avait pas le vertige.

Les autres gars le laissaient tranquilles – ils pensaient simplement qu'il était stupide, colérique, un simple péquenaud avec qui il ne fallait pas perdre son temps. Daryl aimait la solitude il se disait que ça ne valait pas la peine de connaître ses collègues de toute façon. Alors, il s'appliquait au boulot et il faisait ce qu'il devait faire, interagissant avec ses collègues le moins possible. A la fin de la journée, il préférait rentrer chez lui plutôt que d'aller boire un verre avec les gars. Daryl avait passé l'entièreté sa vie seul, il n'avait pas besoin d'amis maintenant, et il n'en voulait pas. Personne ne pouvait se rapprocher de lui.

Garder les gens à distance était assez facile, surtout quand ils s'imaginaient qu'il allait péter un plomb à chaque seconde. Un des ouvriers du bâtiments, Jake, avait fait l'erreur de s'approcher de Daryl par derrière, en lui prenant l'épaule pour attirer son attention – le chantier était bruyant et il était presque impossible d'entendre quelqu'un sans s'en approcher. Avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait, Daryl l'avait contourné pour le frapper dans la mâchoire, assez fort pour le faire tomber. Seul Merle était en mesure d'apercevoir la lueur de crainte dans le regard de Daryl.

« Putain de merde, mec ? C'est quoi ton problème, Dixon ? »

« Me touche pas, merde, » Cracha Daryl en réponse. Il s'éloigna et disparut dans une ruelle à proximité. Il devait se calmer, dompter ses flashes à l'abri des regards. Ce n'était pas un flash handicapant comme les précédents, mais il l'était suffisamment pour le rendre violent. Frustré, il claqua son poing dans le mur de brique avant de glisser au sol, en attendant que son cœur cesse de cogner si fort.

Les autres ouvriers avaient vu ce qu'il s'était passé, et il appréciait Jake. Ils pensèrent donc qu'ils devaient le signaler au chef du chantier afin qu'il se débarrasse de ce plouc à la tête brûlée. Mais Jake avait refusé – c'était un vétéran de la guerre du Golf, ce qui lui avait permis de comprendre ce qu'il s'était passé avec Daryl. Il ne savait pas par quoi était passé le gosse, mais il savait que son comportement était une réponse à un traumatisme. Jake ne perdit pas son temps l'expliquer aux autres, il se contenta de leur demander de ne plus se faufiler discrètement près du gamin.

Après ça, les gars se tenaient encore plus éloigné de Daryl. Daryl ne pouvait pas louper les sales regards qu'ils lui lançaient, et il savait qu'ils parlaient de lui. Il se contentait de leur rendre leurs regards, ce qui les fâchait. Non, il n'avait pas besoin d'amis.

OOO

Une autre semaine avait passé. Merle avait réussi à emmener Daryl au bar pour regarder le match. Ils avaient mangé et un peu joué au billard avant de s'installer au bar pour regarder la TV. La mi-temps n'était même pas encore arrivée, que Merle avait déjà disparu avec une femme, laissant Daryl au soin de ses bières. Il était accoudé au bar et il essayait d'éviter le moindre contact avec les gars assit près de lui. Il ne quittait pas la télévision du regard, évitant de devoir parler à qui que ce soit. Malheureusement, cela n'empêchait pas les autres de le faire.

« Hé, mon sucre, ça te dit de prendre du bon temps, hm ? » Une femme à la voix écoeurante s'approcha de lui sans qu'il ne le remarque, pressant sa poitrine contre son dos, enlaçant ses bras autour de son torse, une des ces mains glissant vers son entrejambe.

Il pouvait sentir le monstre se presser contre son dos, ses mains tenir fermement ses hanches alors qu'il le suppliait d'arrêter –

Daryl sursauta violemment, renversant sa bière pour reculer du bar. Il s'empara des membres intrusifs pour les repousser, et il s'éclipsa rapidement par la porte arrière. La femme, complètement beurrée, tituba derrière lui, sans se rendre compte qu'il la fuyait, et non pas qu'il leur cherchait un endroit plus calme. Elle le trouva accroupi près du mur, respirant rapidement, ce qu'elle imaginait être de l'excitation, et non pas de la peur.

« Tu veux que j'm'occupes de toi en premier, hein ? Mon vieux, je vois… » Elle pouffait de rire en se rapprochant, se plaçant devant lui, en remontant sa jupe. Mais avant qu'elle ne la remonte trop haut, Daryl la repoussa en se levant, appuyant son dos contre le mur, en souhaitant pouvoir disparaître dedans. Pourquoi cette salope ne voulait pas comprendre qu'il voulait être seul ? Pire, elle insista, en se pressant contre lui, son genoux entre ses jambes, ses mains se faufilant sous sa chemise pour se rapprocher dangereusement de ses cicatrices. Ce fut la goutte d'eau. Il l'attrapa par les bras et la repoussa violemment, assez fort pour l'envoyer par terre.

« Aie ! Je ne t'imaginais pas si rude chéri, tu ferais mieux d'y aller plus doucement ! »

« Va te faire foutre, salope, je ne suis pas intéressé. Tu peux garder tes mains ! » Daryl partit furieux, avant qu'elle ne puisse se relever. « Tu ne voudrais pas de moi de toute façon…je n'en vaut pas la peine, » marmonna-t-il, hors de son champ d'écoute. Daryl détestait la réaction de son corps à son contact – marcher avec une érection était une expérience désagréable, et le fait de s'être fait chauffé le rendait malade. Il savait qu'il ne serait jamais avec une femme, pas avec la sensation qu'il avait d'être sale et usé. Aucune femme ne voudrait dormir avec lui, et de toute façon, il n'éprouvait pas le désir d'être intime avec quelqu'un. C'était encore trop frais, trop proche de ses blessures profondes. Il n'avait jamais été intéressé par le sexe avant que son père le viol il avait déjà une aversion pour les contacts physiques. A présent, Daryl était sûre à cent pour cent qu'il n'en aurait jamais, il ne pensait même pas en valoir la peine de toute façon.

Donc, il rentra chez lui et il se termina dans la douche, se débarrassant de la tension sexuelle. Il prit une autre bouteille de whisky et il disparut dans sa chambre – la bière fonctionnait très bien habituellement, mais au vue des évènements, il savait qu'il aurait besoin de plus ce soir, pour éviter les cauchemars.

Il faisait du mieux qu'il pouvait, se disant simplement que c'était sa vie, et qu'il devrait faire avec. Il était moche, débile, endommagé, et un bon à rien, le tout caché derrière un mur de colère qui repoussait les gens. C'est tout. Avoir des amis, et une copine, ne faisait pas partie de ses plans, il s'en incommodait. La seule chose qu'il avait au monde, c'était son frère, et Daryl en était heureux. Il se doutait que Merle espérait le voir agir normalement, et il était content de sortir Merle de sa peine, se forçant à être fort car son frère ne voudrait pas se charger d'un faiblard.

Les choses n'iraient jamais mieux pour lui, non, simplement qu'il cachait mieux l'état lamentable dans lequel il était. Daryl avait appris à être heureux avec le peu qu'il avait.

OOO