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CHAPITRE 10

I see trees of green

Red roses too

I see them bloom

For me and you

And I think to myself

What a wonderful world.

Anna chantonnait avec entrain, assise sur le banc d'une des tables du parc de l'asile. Elle tapait en rythme sur le bois usé. House la regardait faire, l'air de s'ennuyer profondément. Elle croisa son regard et le vit insatisfait.

- Quoi, t'aimes pas ?

- Tu chantes mal, railla t-il avec une moue moqueuse.

- Bah, au moins, moi je chante.

- C'est une qualité ?

Elle ne répondit pas, continuant de plus belle à brailler l'air plus ou moins chanté de la chanson.

- Elle m'aime, tu crois ?

- T'es niais et sirupeux, Greg. Et en plus, tu m'empêches de me concentrer sur la chanson. Tu te poses franchement trop de question... Pourquoi il faut que tu rationalises tout ? Un exemple, si tu as mal à la jambe c'est que tu devais être puni pour ton comportement trop marginal ?

- Nan, c'est parce que des incompétents n'ont pas su faire leur travail.

- Et s'ils n'ont pas su faire leur travail c'est parce que....

- Qu'ils étaient nuls et qu'ils avaient leur diplôme dans une pochette surprise.

Elle n'écoutait plus, les yeux rivés vers la porte qui se trouvait quelques centaines de mètres derrière House. Il se retourna instinctivement et vit une femme et un homme, plutôt banals dans leurs fringues banales et leurs attitudes banales. Il fit volte face et comprit à la vue du visage fermé d'Anna qu'elle devait les connaître.

- Qui est-ce ? souffla t-il.

- Mes géniteurs. Cache moi.

- Anna, ils t'ont vu...

- M'en fous, cache moi !

House se mit à rire.

- Allez, affronte les donc !

- Si tu affrontes Cuddy...

Il rit jaune cette fois.

- D'ailleurs, elle aussi, elle est là, annonça Anna en désignant vaguement la porte.

House se tourna à nouveau et entraperçut le décolleté, les fines jambes et les talons aiguilles de sa patronne. Il détourna le regard vers Anna, l'air de penser « Et je fais quoi maintenant ». Anna se contente de lui sourire et se leva pour accueillir ses parents quelques mètres plus loin.

- Toujours pieds nus, commenta son père. Quand est-ce que tu te décideras à enfiler des chaussures ?!

Anna ne répondit pas. House les entendit s'éloigner tandis qu'il sentit une main se poser sur son épaule. Un « Bonjour House » murmuré le fit frissonner. Elle s'assit à côté de lui, les mains sur la table.

- Comment allez-vous ?

- Mieux, laissa t-il échapper. Je vais mieux. Cinq jours que je suis clean.

- Félicitation ! Et la douleur ?

- Omniprésente mais on essaye de s'y faire.

Elle eut un sourire plein de compassion qui fit plus de mal que de bien à House. Alors, c'était donc ça, elle avait pitié de lui. Pitié de sa condition, de sa douleur, de son addiction. Il se renfrogna en détournant la tête. Elle s'en rendit compte. Elle approcha sa main de sa joue toujours aussi barbue.

- House, vous ne me faites pas pitié. Vous ne m'avez jamais fait pitié.

Voyant qu'il ne démordait pas de sa bouderie Housienne, elle attrapa son menton et le força à la regarder dans les yeux. Il semblait perdu, innocent, attirant avec sa moue boudeuse... Elle inspira pour se remettre les idées en place. Il sentit pourtant le malaise qui s'était installé.

- Il me tarde de sortir, déclara t-il. Je... Vous, moi... besoin de vous.

Elle esquissa un sourire qu'il qualifia de sexy. Elle s'approcha un peu plus de lui, jusqu'à coller leur deux cuisses. Elle avait retiré sa main de son visage et l'avait glisser dans la sienne, sous la table, sur la cuisse gauche.

- Je crois que je deviens vraiment fleur bleue... constata House.

- Ca ne me dérange pas...

- A moi, si. J'ai perdu ma répartie, mon détachement, mon ironie, mon franc-parler...

- Mais vous avez gagné en humanité, ça ne peut que vous rendre meilleur, n'est-ce pas ?

Il se contenta de grogner, resserrant sa main sur ses doigts, caressant la peau douce de Cuddy. Elle se laissait timidement faire.

- Excusez-moi, commença une voix.


Qui est donc cette personne ? ^^