Pause reviewers

Demoniak Angel : Tu sais, j'ai remarqué que tes pavés étaient de plus en plus long... Attention Demon, attention, si ça continue, tes reviews seront plus longs que mes chapitres ! A part ça, parait que mon suspens' killing you? Wesh wesh coooool... Pense à moi dans ton testament! (Allez, jveux bien prendre ton ordi portable! Jte fais une fleur là...) Sinon, tu remarqueras que j'ai rajouté un minus-riquiqui passage sans ton avis, mais bon c'était vis à vis d'un de tes commentaire. Tiens j'te rafraichis la mémoire:

"La X va bientôt accueillir X! Et si je ne me trompe pas, ce sera ce X même !" (comment elle sais ça ?)

Au début ça m'a déboussolé ! J'croyais avoir été assez claire... J'avais même envie de t'envoyer une petite chaise amicale ;) ... Mais NON en fait t'avais raison ! Y avait aucun indice qui permettait de deviner ça! Heureusement que tu me l'as dit... C'est pourquoi j'ai ajouté une petit quelque chose, sortant de la bouche de X au moment où il parle à X pendant le X entouré de X et lui demande "X XXXX X XXXX XX X, XXX? XX XXXXX XX XXX XXXX !" Enfin, tu comprendras !

EmmaD : C'est vrai que c'est toujours plus facile d'écrire une histoire au passé! Là au moins, on connait déjà la fin... Et t'en fais pas pour Dumbledore, t'auras peut-être l'occasion de le voir dans le chapitre prochain... (j'ai dit peut-être...) Et peut-être même qu'on le verra tout vert! (sait-on jamais...)

Tyto27 : Ah bon? Tu crains pour Bertrand et Susan? Tu as peur de ce que les méchants allemands vont leur faire? Mais t'inquiète jte rassure... ILS VONT TOUS MOURIR A LA FIN! TOUT LE MONDE! MOUAHAHAAAAAA !

(se recoiffe) Hum hum ...

Alana chantelune : J'suis contente que ma fic te plaise, jme rappelle que t'étais un peu sceptique quand Susan dit à Bertrand qu'elleest une sorcière... Si la suite t'as plu, ça me rassure :) Hésite pas à me donner ton avis sur la suite !

Cachou : (Croise les bras, l'air extrêmement menaçant...) Euh bon, Cachou, tu sors.

Non mais parce que là, j'vais vraiment m'énerver TOUT ROUGE ! C'est quoi cette manie de dire à tout le monde ce qui va se passer à l'avance ? "En tout cas Susan va surement être confrontée à un autre sorcier..." SCANDALE ! Mais comment tu fais? Tu pirates mon ordi, tu lis l'histoire à l'avance c'est ça? AH AH! J'tai démasqué! Et avec ton "j'espère qu'elle va s'en sortir ou (soyons fou) qu'il va pas se rendre compte qu'elle en est une" j'en ai la preuve!

Quoique, tu t'écrases un peu lamentablement avec ton "à moins que Susan fasse tout exploser!" ... mdr ;)

Lily Petite Etoile : Merci pour le compliment! Et voilà le new chapitre qui répondra à tes nombreuses questions ! Enfin, en partie... (comme si j'allais tout te dire là maintenant... ;) )

BONNE LECTURE A VOUS TOUS !


- - - - -CHAPITRE 10- - - - -

MISTER BLACK

Quelqu'un tourna le verrou derrière la porte. Bertrand attrapa la main de Susan et la força à s'agenouiller. Par réflexe elle dissimula ses mains derrière son dos pour cacher la baguette.

La porte s'ouvrit brusquement. Deux soldats allemands entrèrent et se postèrent près d'eux pour les surveiller, aussi droits et immobiles que des piquets. Susan regarda dans le couloir, et aperçut le soldat officier discuter avec quelqu'un qu'elle ne pouvait pas voir. À sa grande surprise elle saisit dans la conversation quelques mots anglais. Puis très vite, l'allemand pénétra dans la pièce en regardant l'ecchymose de Bertrand avec satisfaction.

"Ça te fait mal j'espère… Lança-t-il avant de se tourner vers la porte et de faire un signe de tête. Ce sont eux."

L'Allemand venait de parler en anglais. Susan devina que la personne qui allait entrer devait être du même pays qu'elle. Mais elle ne se serait jamais doutée de qui elle allait voir. Lorsqu'elle le vit apparaître elle faillit échapper un cri de stupeur. Les yeux écarquillés, elle dévisagea l'étranger… ou plutôt le sorcier en question.

L'homme était vêtu d'une robe rouge sang qui tombait à ses pieds et d'une cape noire qui pendait sur ses épaules. Susan ne l'avait jamais vu auparavant. Mais un frisson lui parcourut l'échine lorsqu'elle comprit que devant elle se tenait un des partisans de Grindelwald. Il portait son symbole, la croix gammée, cousu sur sa poitrine. Elle n'avait plus aucun doute à présent sur l'événement qui allait bientôt se passer au bout du couloir, derrière la gigantesque porte. Le visage fin, une sévère barbichette noir sur le menton, le Partisan avait une mine hautaine et dévisagea Susan et Bertrand d'un regard rapide. La sorcière se tourna vers le français. Le regard surpris, les sourcils froncés, il ne faisait aucun doute Bertrand n'avait jamais vu de sa vie un homme porter une robe.

"C'est vous l'anglaise ?" Demanda soudain le sorcier.

Susan se tourna vers lui, frustrée… Il ne devait sûrement pas savoir qu'elle était aussi une sorcière… Comment l'aurait-il su ?

"Oui, mais… Qui êtes-vous ?" Demanda-t-elle.

"Black, répondit-il avec un rictus. Mais je doute que mon nom vous dise quelque chose…"

Il se trompait. Susan connaissait la famille Black de réputation. Elle était l'une de ces familles de sorciers britanniques qui vouaient un culte à la pureté de leur sang… Et qui haïssaient en tout point les moldus et les sang-mêlé.

"Et c'est sans doute le dernier nom que vous entendrez de votre vie, continua Black avec un sourire amer. Que faites-vous ici ?"

"Ce sont ces soldats qui m'y ont amené de force… Je ne comprends pas pourquoi, ils n'avaient aucun droit."

"Arrêtez de me prendre pour un imbécile, vous avez réussi à pénétrer dans la capitale par un moyen que je veux connaître… En temps normal une anglaise n'aurait jamais pu."

Susan comprit alors qu'il la soupçonnait. Le regard perçant de Black ne laissait aucun doute. Si elle ne se trompait pas, Grindelwald et ses sbires devaient savoir qu'on essayait de les repérer à Paris.

"Je suis ici depuis des mois, répondit Susan en contrôlant sa voix et en se forçant à ne pas ciller. Je ne fais rien de mal. J'ai assisté à la prise de la capitale et depuis je n'ai pas bougé.

"Depuis des mois, vraiment ?"

Black émit un petit rire.

"Vous voulez savoir ce que je pense ? Je pense que si un anglais se trouvait en France, il aurait immédiatement quitté Paris dès qu'il aurait su que les Allemands arrivaient… Et ce qui m'intrigue dans tout ça, c'est qu'on vous a seulement découvert aujourd'hui. Justement aujourd'hui…"

Susan baissa les yeux un instant. Le sorcier avait insisté étrangement sur le dernier mot. Elle ne mit pas longtemps pour comprendre. Black soutint son regard pendant des secondes qui parurent interminables, puis se tourna vers l'officier.

"Vous les avez fouillés ?"

"Bien sûr. Ils n'étaient pas armés."

"Et vous n'avez rien trouvé… d'anormal ?"

"D'anormal ? Non, des papiers d'identité pour l'homme, et pour la femme des choses sans importance, mais pas de papiers."

"Soyez plus précis, qu'entendez-vous par des « choses sans importance » ?" Insista Black avec une pointe d'agacement.

"Du maquillage, un peu d'argent français, un stylo et une enveloppe vide," répondit l'officier avec raideur, en fixant l'anglais sans comprendre.

Black regarda à nouveau Susan, qui se força à prendre un air intrigué, puis dans un mouvement de cape, il fit volte-face et sortit de la petite pièce.

"S'ils ne disent toujours rien, tuez les," ordonna-t-il au supérieur allemand qui n'avait pas bougé.

La porte se referma derrière lui. Ils n'étaient plus que trois soldats à présent… Si Susan ne commettait pas d'erreur, Bertrand et elle pourraient s'en sortir sains et saufs.

"Comme vous l'avez compris, reprit le supérieur allemand en français, c'est votre dernière chance…"

"Mais que voulez-vous ?" S'emporta Bertrand.

"Le nom de tous ceux qui vous ont aidé à saboter cette voie ferrée."

Bertrand regarda quelques instants à terre. Puis, résolu, il prit une profonde inspiration et reprit la parole.

"Alors laissez-la d'abord sortir," ordonna-t-il sans quitter des yeux l'Allemand.

Un air victorieux se peignit sur le visage de ce dernier.

"Vous commencez à vous soumettre, c'est une bonne chose… Mais laissez-moi vous dire que nous ne passerons pas à côtés des informations que cette petite peut nous donner… Cependant, si vous collaborez, il se peut qu'elle reste en vie…"

La fureur et la crainte se mêlaient sur le visage du français. Susan se tourna vers lui pour essayer d'attirer son regard. Leurs yeux se rencontrèrent l'espace d'un millième de seconde. La jeune femme était pratiquement sûre qu'il comptait sur elle pour agir. Mais Bertrand continua de parler, les dents serrées.

"Vous n'êtes que des monstres… Vous n'aurez rien de moi."

Les mains derrières le dos, l'officier commença à faire quelques pas de long en large. Il secoua la tête et eut un petit rire glacial.

"Ne faites pas l'imbécile… Vous savez que vous ne vous en sortirez pas. D'ailleurs, aucun résistant ne gagnera. Dans le meilleur des cas, s'ils ne sont pas déjà morts, ils verront tous comment nous, les nazis, nous sortirons vainqueurs de cette guerre. Comment l'Europe finira par nous appartenir. Et comment les français ramperont devant Hitler comme des chiens !"

Bertrand ferma les yeux, la tête baissée. Chaque trait de son visage semblait sur le point d'exploser de rage. Lorsqu'il se redressa et qu'il regarda l'Allemand, Susan fut presque effrayée de voir une lueur meurtrière dans ses yeux. Mais lorsqu'il prit la parole, sa voix fut étrangement calme.

"Le plus pitoyable dans tout ça, c'est que vous croyez réellement à la folie de posséder le monde… Mais ne vous faites pas d'illusion. D'accord, vous avez vaincu l'armée française. Mais vous n'avez pas vaincu son peuple pour autant. Tout ce que vous avez réussi à avoir, ce sont des informations acquises par la menace. Mais dites-vous bien que ça ne marche pas toujours, et que ça ne veut pas dire que les français vont vous suivre en rampant. Ils n'attendent qu'un signe pour se lever. Qu'un seul signe pour défendre leurs terres. Je préfère mourir cent fois plutôt que de vous dire quoique ce soit !"

Susan comprit que Bertrand venait d'aller trop loin. Les traits de l'officier allemand se contractèrent avec fureur. Il sortit en un éclair son pistolet de sa ceinture et le pointa sur Bertrand.

"Rassurez-vous, une seule fois suffira… Grogna-t-il en s'apprêtant à appuyer sur la gâchette. Dites adieu à votre amie Mr le Résistant !"

"IMPEDIMENTA !" S'écria Susan en pointant sa baguette vers l'allemand.

Ce dernier fut projeté dans un jet de lumière rouge contre le mur derrière lui. Son arme tomba à quelques mètres de là. Les deux autres allemands, totalement abasourdis, ne firent pas un geste et Susan n'attendit pas plus longtemps pour agir.

"Petrificus Totalus !" S'exclama-t-elle à deux reprises.

Chacun leur tour, les deux soldats se raidirent comme des planches et tombèrent à terre dans un bruit sourd.

"Attention !" Cria Bertrand.

Susan tourna la tête vers l'officier. Il s'était relevé et accourait vers son arme.

"Stupéfix !" S'écria-t-elle aussitôt.

Dans un autre éclair rouge, l'allemand retomba à terre, complètement figé. Bertrand se tourna vers Susan avec un air impressionné.

"Bon sang !"

"Vite, dit aussitôt Susan en se précipitant vers la sortie. Partons avant que les autres ne reviennent !"

Une fois sûr que personne ne se trouvait de l'autre côté, Bertrand entrouvrit la petite porte en bois et ils se glissèrent tous les deux de l'autre côté. Le couloir parqué était désert et complètement silencieux. Bertrand commença à grimper l'échelle qui menait au rez-de-chaussée du café. Susan tourna la tête et suivit des yeux les drapeaux rouges décorés de la croix gammée. Son regard tomba sur l'immense porte rouge qui retint son attention. Elle était certaine que Grindelwald amènerait ses Partisans de l'autre côté, et une terrible curiosité s'empara d'elle, la démangea de l'intérieur.

"Qu'est-ce que tu fais ?" Demanda Bertrand en se tournant vers elle.

"Je… Il faut que j'aille voir. Il faut que je sache ce qu'il y a de l'autre côté."

"Non ! Je t'en prie, viens vite, il faut partir d'ici tout de suite !"

Dans un dernier geste d'hésitation, elle finit par céder et grimper à son tour l'échelle.

Le souffle court, Bertrand et Susan sortirent aussi discrètement que possible de la rue commerçante, à présent déserte, et regagnèrent une autre ruelle plus petite, en s'assurant qu'aucun allemand ne rôdait dans les parages.

"Vient, décida alors Susan en se tournant vers Bertrand, il faut aller au quartier général !"

"Attends, l'arrêta Bertrand en l'attrapant par le bras, il faut que tu m'expliques… Je ne comprends plus rien. Pourquoi m'as-tu dis que le café a été ensorcelé ?"

"Mais parce qu'il l'est ! On lui a jeté un sort pour ne pas que quelqu'un puisse y transplaner, ça veut dire qu'on ne peut pas se transporter à l'intérieur !"

"Mais… Seul un sorcier aurait pu jeter un sort !"

"Et c'est le cas…"

"Ne me dis pas que ces allemands étaient des sorciers !"

"Non, ils sont moldus, comme toi… Mais cet homme qui est arrivé après, cet anglais qui portait une robe, lui en était un. J'en suis sûre. Ecoute Bertrand, nous ne devons pas tarder, je dois à tout prix avertir mes amis de ce que nous avons découvert ! La Tulipe Rouge va bientôt accueillir Grindelwald ! Et si je ne me trompe pas, ce sera ce soir même !"

"Quoi ? Mais… Qui est Grindelwald ?"

"Le Führer ! C'est lui !"

Bertrand en resta sans voix quelques instants.

"Nous le savions… Finit-il par dire. Nous le savions ! Hitler n'est donc qu'une marionnette ! Mais… alors cet homme, c'est aussi…"

"Un sorcier, finit Susan en surveillant les alentours. Comme moi, mais en beaucoup plus puissant. Maintenant viens vite, dit-elle en lui prenant la main, il ne faut pas perdre de temps !"

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent, essoufflés, dans la rue du quartier général qui faisait face à la Seine. Personne n'était visible. Aucun passant, aucune tête apparaissant à une des fenêtres. Même le canal était désert, rempli d'une eau noire et profonde. Susan se précipita vers la porte de la maison du sorcier français et la tambourina, tandis que Bertrand vérifiait qu'aucun soldat allemand ne les avait suivis.

"Ouvrez… Murmura Susan pour elle-même. Je vous en supplie… Que quelqu'un ouvre."

C'était sa seule chance de prévenir à temps Dumbledore en Grande Bretagne. Elle devait absolument trouver une cheminée connectée au réseau. Même si Susan avait eu un hibou à portée de main, l'animal n'aurait pas été assez rapide pour prévenir les autres à temps. C'était le seul moyen… Et personne n'ouvrait cette maudite porte. Elle scruta la façade mais aucune fenêtre ne montrait un signe de vie.

Bertrand revint près d'elle.

"Les allemands ne nous ont pas repéré, dit-il, le souffle court. Mais… Qu'y a-t-il ?"

Il venait de voir ses yeux terrorisés.

"Il n'y a personne… Articula-t-elle. Personne… Ils sont tous partis… Je ne peux même pas les prévenir."

Bertrand resta aussi paralysé qu'elle. Puis il se tourna vers la porte.

"On ne peut pas… L'enfoncer ? Avec la magie, il y a bien un moyen de l'ouvrir ?"

"Elle est protégée… Le propriétaire lui a fait subir plusieurs sorts de sécurité…" Expliqua-t-elle en dans un soupir éprouvant à entendre.

"Et tu ne peux pas te transporter jusqu'à eux comme tu as voulu le faire tout à l'heure ?"

"Transplaner en Angleterre ? Mais non, c'est beaucoup trop loin ! C'est impossible d'être aussi précis !"

Susan plongea son visage dans ses mains. Elle sentait monter en elle de la colère, de l'énervement, de la fureur contre le destin… Elle était à bout de nerf. Pourtant, il devait bien y avoir un moyen… Forcément… Elle rouvrit les yeux, baissa les bras et tourna la tête en direction de la Seine. Par-delà le trottoir occupé par quelques arbres, et derrière la rambarde, l'eau noire du canal était totalement paisible, à peine remuée par le faible vent. Il n'y avait aucun bruit, aucun mouvement dans la rue. Tout était calme… effrayant même. Comme si le destin la regardait avec un sourire narquois. Susan se tourna vers Bertrand. Qu'allait-il se passer maintenant ? Se pourrait-il qu'ils…qu'ils tentent à eux deux d'arrêter un puissant mage noir ainsi que tous ses disciples ? C'était impossible… Bertrand se rendit compte à quel point elle était à bout. Il passa une main sur son visage.

"Calme-toi… Il y a forcément un moyen. Il faut garder espoir, tout ne peut pas se terminer comme ça…"

"Non Bertrand, répondit-elle en secouant la tête, les yeux baissés, il n'y a plus aucun d'espoir…"

Il soupira et l'enlaça de telle sorte que Susan finit par se calmer, par oublier tout ce qui était en train de s'accumuler, et par ne plus penser à rien d'autre qu'eu confort de ses bras.

Soudain un miaulement attira son attention. Elle tourna la tête en même temps que Bertrand vers un des arbres qui faisait face à la maison, et vit une ombre descendre des branches. Des yeux jaunes les observaient. Une fois retombé mollement sur le sol, le chat s'approcha d'eux. A la lumière d'un réverbère, son pelage tigré fut reconnaissable. Une immense flamme s'alluma en Susan.

"Minerva !" S'exclama-t-elle en quittant les bras de Bertrand.