Disclaimer: Pas grand chose à moi, les persos à JKR, le thème à Frenchdrabble...

Note: Drabble écrit pour le thème "tuile" de frenchdrabble, donc.

Titre: Thé et Tuiles

Pairing: Albus Dumbledore/Tom Jedusor

Rating: G

« Assieds-toi, mon garçon. »

Il avait pensé d'abord rester debout, les deux pieds plantés dans le tapis tissé d'entrelacs.

« Je ne sais pas pourquoi vous m'avez fait venir, Professeur. »

Il était satisfait, fier même, d'avoir déjà intégré le « Oui, Monsieur, tout de suite Professeur, je vous en prie, Madame » après deux mois à peine dans sa nouvelle école, SON école, celle qui lui était destinée bien avant sa naissance avait dit le chapeau.

« Pour causer, Tom, simplement pour causer. »

Le petit fauteuil recouvert de tissu, moins râpeux et moins vert que celui qui habillait les chaises dans leur salle commune, se repoussa d'un bon mètre pour venir se placer juste contre ses cuisses. Ca l'énervait un peu de se sentir contraint mais il s'installa quand même.

« Veux-tu un jus de citrouille ? »

« Non, je n'aime pas ça. Nous n'avions pas ce genre de choses à… »

« A l'orphelinat, oui je m'en doute, les Moldus ont des goûts sensiblement différents de ceux des sorciers. C'est pourtant délicieux, ça m'étonne que tu n'aies pas… »

« Je n'y ai pas touché, je n'aime pas ça, c'est tout. »

« Oh très bien. Je puis t'offrir un thé, alors, si tu préfères. »

« Un thé, je veux bien. »

« J'ai des tuiles au citron quelque part. Si tu m'accordes deux petites minutes, je retrouve la boîte… »

« Non ! »

« Non ? »

« C'est inutile de chercher vos sucreries pour moi, je m'en passerai, je ne suis plus un enfant. »

« Tu as onze ans, Tom, bien sûr que tu es un enfant. »

« … »

« Dans ce cas, je ne te force pas, mais vais quand même les chercher. J'adore tremper. »

Il aurait dû se sentir à l'aise avec celui-ci, il semblait si irrésistiblement cinglé que ça n'aurait pu que le réconforter, lui qu'on appelait si facilement « le fou » quand il était parmi les enfants d'avant.

Son hôte avait fait disparaître le plus gros de sa barbe et de sa figure au fond du tiroir de son bureau pour ressurgir quelques minutes plus tard avec un sourire bienheureux.

« J'en garde toujours pour mes visiteurs. Tous ne sont pas aussi sages que toi. D'ailleurs, peu sont aussi bien élevés. Tous mes collègues vantent ta politesse et ton application. Certains vont même jusqu'à affirmer que tu es un exemple pour la maison de Serpentard. »

« Mes camarades sont des brutes et des crétins, vous pouvez le dire, Monsieur, mais ils me plaisent ainsi. »

« Et pourquoi donc, Tom, dis-moi ? »

« Parce qu'ils m'écoutent, Professeur, parce qu'ils m'écoutent… »