Chapitre #10 – The End Has No End
Ils étaient tous retournés dans le restaurant préféré de Maya, qui avait en effet l'air assez proche d'Apollo. Larry ne pouvait s'empêcher de trouver qu'ils n'allaient pas tellement bien ensemble, mais Apollo lui parlait de quelque chose de très secret, vu l'air qu'il avait, en lui montrant son bracelet doré. Maya avait alors sorti son Magatama et mimé des choses au-dessus de sa tête. Larry ne comprenait pas trop de quoi elle parlait, mais Phoenix avait l'air de comprendre tout ce qu'ils se disaient. Encore une fois, son ami connaissait un rayon sur tout ce qu'il se passait autour de lui. Même si Apollo et Maya ne formaient pas le plus beau couple du monde (enfin ils n'étaient pas encore ensemble, hein !), ils avaient l'air de bien s'entendre. C'était le principal, après tout.
Miles, Maya, Apollo, Vérité et Phoenix arboraient tous une belle bosse sur le crâne, preuve qu'ils s'étaient fait assommer par l'homme hystérique devant les coulisses. Le pied entouré d'un plâtre, Larry avait eu du mal à s'asseoir devant son assiette, mais Klavier l'avait aidé avec beaucoup d'attention. Depuis leur mésaventure, ils ne s'étaient plus quittés deux minutes. La proximité de la mort les avait rendus beaucoup plus proches, et ils profitaient de chaque seconde qu'ils passaient ensemble. A présent, Klavier discutait avec Franziska de quelques affaires de tribunal, et Larry mangeait paisiblement ses frites.
Au départ, Franziska était restée immobile en entendant la révélation de Larry. Elle n'aurait pas pu imaginer que Phoenix et Miles puissent sortir ensemble, et il avait fallu qu'elle les surprenne main dans la main pour se faire une raison. Elle l'avait très bien pris, mais n'y avait pas vraiment cru, au début. Elle considérait Phoenix et Miles comme des rivaux, et ne comprenait pas qu'ils puissent bien s'entendre. En fait, la procureur n'était pas gênée qu'ils soient ensemble, elle avait plutôt cru qu'ils faisaient ça par désespoir, ou quelque chose comme ça. Mais, au bout de trois jours à les regarder se sourire timidement, elle avait à son tour souri et leur avait donné sa bénédiction.
Pearl et Gumshoe échangeaient quelques blagues avec Vérité, et seul Larry était silencieux. Il aimait beaucoup cette ambiance joyeuse, et ne ressentait pas le besoin de se montrer. Il avait beaucoup changé, apparemment…
« Larry, pourquoi tu dis rien ? » lui demanda soudainement Maya.
« J'aime bien vous écouter, ça me suffit. » répondit Larry en souriant.
« Mais non, allez, raconte-nous… tiens, parle-nous de ce que tu as pensé du concert de Klavier ! Quand il t'a dit qu'il t'aimait devant toute la salle ! » dit-elle en mettant trois frites dans sa bouche.
« M'en parle pas, j'ai vu ma photo sur six magazines en allant acheter le journal… » bougonna Larry.
« Ah, excuse-moi, murmura Klavier, mais tu verras, ça se calmera. »
« On m'arrête partout dans la rue en me demandant à quoi tu ressembles tout nu, et si je peux publier une photo volée ! »
« Si tu fais ça, je t'enferme dans une pièce sombre et je te diffuse les séries sentimentales les plus pourries qui existent pendant une semaine entière ! » s'écria Klavier en lui tirant une oreille.
« Waaaah non pas ça, c'est horrible ! » supplia Larry en faisant semblant de le frapper.
Franziska éclata de rire, ce à quoi Larry ne se serait pas attendu, et s'exclama :
« Je connais beaucoup d'autres tortures du même acabit, Klavier Gavin. Je pourrai toujours te conseiller. »
« Je sens que je vais souffrir… » gémit Larry en mangeant ses frites.
…
…
…
Bon, cette fois, il va falloir que j'arrête de jeter toutes mes feuilles, parce que ça pourrait intéresser un éditeur. La Vie de Larry Butz, les Dessous de la Vie avec une Rockstar… Arf, non, ça craint comme titre. Enfin bref, je continue ce que j'ai commencé. On a passé la journée à manger des frites et des burgers, et ensuite je suis revenu chez Klavier. Il prépare un procès alors il n'a pas eu le temps de revenir ici, et maintenant qu'il est trois heures du matin, je m'ennuie. Il travaille aussi dur qu'Edgey, ma parole ! Mais je préfère qu'il travaille plutôt qu'il pleure devant moi comme la dernière fois. Je me suis vraiment senti super mal, c'était horrible… J'espère que ça n'arrivera plus jamais. On a eu assez de problèmes pour toute notre vie, ça suffit ! Bon, en fait, je m'ennuie trop, et j'ai la flemme de raconter ce qu'il s'est passé dans la loge il y a trois jours. Je vais aller regarder la télé.
Larry jeta la feuille dans la cheminée et grimaça. Il avait encore brûlé ce qu'il avait écrit. Peut-être qu'il devrait essayer de raconter sa vie sur ordinateur, histoire de ne pas tout supprimer par réflexe. Un logiciel qui enregistrerait tout au fur et à mesure, ça ce serait plutôt bien ! Mais, en attendant, sa feuille se rabougrissait dans la cheminée, carbonisée. Pourquoi ne trouvait-il pas sa vie plus intéressante ?
En se posant sur le canapé en face de la télé, Larry décida de se trouver un métier. Histoire que Klavier puisse être fier de lui, et qu'il ne soit pas obligé de travailler la nuit pour ramener de l'argent à la maison. Travailler pour deux, c'était beaucoup trop difficile, et Larry avait l'intention de gagner de quoi vivre lui-même. Il alluma la télé et tomba sur un documentaire parlant des pompiers. Non. Il zappa. Policier ? Ouh là, non. Il avait déjà travaillé dans la sécurité, et s'était retrouvé à la barre des accusés, super souvenir ! Ce qu'il faisait de mieux, c'était se déguiser pour des parcs d'attractions. Très mal payé, comme job, mais comme personne ne se sentait capable de supporter ça, il avait toujours le champ libre ! Oui, il allait retourner se caler dans un gros déguisement, c'était tout ce qu'il savait faire. En plus, il serait caché, et personne ne lui poserait de questions sur Klavier.
Il se promit d'aller chercher un emploi le lendemain, et s'endormit devant un dessin-animé.
« Larry ? »
Larry ouvrit un œil, et vit que Klavier était penché sur lui.
« Depuis quand tu regardes Maya l'Abeille à quatre heures du matin ? »
« Ah, désolé, je me suis endormi ! » s'exclama Larry en se redressant.
« Mais non, c'est normal de dormir la nuit. Mais pas devant Maya l'Abeille. » dit Klavier en souriant.
Il s'assit à côté de lui, et le serra dans ses bras.
« J'ai pas arrêté de bosser. Je suis complètement… »
Et il s'endormit sur son épaule. Larry rit doucement et s'endormit à son tour. Il aurait bien aimé qu'ils puissent se parler, plutôt que de se retrouver à des heures pas possibles et se dormir dessus sans un mot, mais pour l'instant ça lui convenait.
Le lendemain matin, Klavier lui demanda :
« Larry, ça ne te dérange pas qu'on ne se voie presque pas ? »
« C'est à cause de ton travail, mais ne t'inquiète pas, je vais en trouver un aussi et tu pourras rentrer plus tôt ! »
Le visage de Klavier s'assombrit.
« Si je travaille si dur, c'est pour que tu puisses rester tranquillement à la maison. »
Ouh là, encore une belle gaffe !
« Klavier, ça ne me sert à rien de rester ici toute la journée si je ne peux pas être heureux avec toi. Je préfère travailler et te voir, plutôt que passer des heures à attendre qu'on puisse se voir quatre secondes vers trois heures du matin. Si on pouvait se voir le matin et le soir, ce serait génial, non ? »
Klavier resta silencieux, puis murmura :
« Oui, c'est vrai. Désolé, en pensant être sympa, j'étais juste égoïste. »
« Mais non, pas vraiment, le rassura Larry. Tout ce que je veux, c'est être avec toi, et j'ai trouvé un moyen pour que ce soit possible, donc il n'y a aucun problème et tout va bien, fin de la discussion ! »
Larry et Klavier se sourirent, et le procureur prit ses mains dans les siennes.
« Tu sais, dit-il, on fait un peu… vieux couple, non ? »
« Vieux couple ? s'exclama Larry. Parce qu'on essaie d'arranger nos horaires ? »
« Exactement. Normalement, à cette étape, on devrait essayer de faire un enfant. »
« Ça risque d'être difficile, je crois. » commenta Larry en éclatant de rire.
« On pourrait toujours adopter, non ? »
Le « je t'aime » au bout de deux jours, et maintenant l'adoption au bout d'une semaine ?
« Klavier, tu vas vite, dis-moi ! Tu voudrais pas qu'on prépare nos obsèques, aussi ? »
« Hm, ça pourrait être intéressant de réserver à l'avance, oui. »
Il était parfaitement sérieux. Larry comprit alors que Klavier était du genre à aimer tout prévoir à l'avance. Peut-être que…
« Attends, tu me parles d'adoption parce que tu penses que je vais mettre beaucoup de temps à accepter, et que comme ça, ça arrivera plus tôt que si tu m'en avais parlé au bon moment, c'est ça ? »
« En fait, oui. » avoua Klavier.
« Moi, je veux bien. Mais je suis vraiment… vraiment immature. J'ai déjà du mal avec les relations de couple, alors imagine-moi avec un enfant ! Ce serait un désastre ! »
« Je dois bien avouer que… Oui, je te vois très mal avec un enfant. Il vaut mieux attendre. »
« Mais tu as vraiment envie d'adopter ? Pour de vrai ? »
« En réalité, pas vraiment, je voulais surtout voir si tu étais le genre d'homme à vouloir élever un enfant, expliqua Klavier. Mais pour l'instant, je me demande à quoi on ressemblerait, avec un enfant dans cette grande maison et deux papas, dont un qui fait du bruit sur scène et dans un tribunal, et un autre qui se déguise dans des parcs à thème ! »
« Comment tu sais que je voulais… »
« Tu parles en dormant. » dit-il en souriant.
…
…
…
« Maman ! C'est le Samouraï d'Acier ! »
« Ah ah, eh oui, je suis le Samouraï d'Acier ! » s'exclama Larry.
Il effectua tous les mouvements qu'il avait répétés en coulisses, et brandit son katana vers le petit garçon qui le regardait, émerveillé.
« Toujours là pour combattre le Juge Sans-Cœur ! »
Il se remit à frapper un ennemi invisible, et tous les spectateurs l'applaudirent. Les enfants étaient fous de joie : il avait rempli sa mission. Il avait déjà été déguisé en Samouraï d'Acier, il y bien longtemps, mais il aurait pensé que cette série n'était plus à la mode. Et pourtant ! Le parc du Samouraï d'Acier était toujours rempli de monde. En retournant vers sa loge pour pouvoir retirer ce costume qui lui donnait chaud, il croisa Maya, Phoenix, Miles, Pearl et Klavier qui se dirigeaient au même endroit.
« Regarde, Miles, c'est le Samouraï d'Acier ! » dit Phoenix au procureur.
« Ah ? Je… je vais aller… » bafouilla Miles en sortant un bloc-notes et un stylo de sa poche.
Il ne m'a pas reconnu ! Il va me demander un autographe ? Klavier ne leur a rien dit…
Miles lui tendit son bloc-notes, et Larry y dédicaça : « Pour Edgey, incapable de reconnaître son super ami d'enfance ! Le Samouraï d'Acier 3 »
Le procureur devint rouge pivoine, et arracha le masque du costume. Lorsqu'il reconnut Larry, il s'écria :
« Oh non, c'est la deuxième fois que je me fais avoir ! »
« Miles, lui cria Klavier. Le Samouraï d'Acier craint les chatouilles au ventre ! »
« Ah oui ? » murmura le procureur, un éclat effrayant dans les yeux.
« Oh non non non non non non EDGEY NE FAIS PAS CA ! » supplia Larry.
Trop tard.
Klavier, tu vas me le payer !
Enfin, pas trop, non plus. Juste un peu. Je t'aime trop pour ça.
THE END :D
Message de l'auteur \\\\
Eh bah voilà, j'ai fini ma deuxième fic de l'année (euh oui j'en faisais quand j'avais onze ans aussi xD) ! C'est la première fic avec Larry et Klavier de , donc je suis assez fière (je sais pas exactement pourquoi), mais je vais vous expliquer ce que je vais faire, maintenant que je vais aller en internat en prépa. Je n'aurai JAMAIS le temps de refaire des grosses fics comme ça, enfin si, je pourrais, mais je me sentirais trop coupable de mettre beaucoup de temps à mettre les chapitres en ligne ! Alors ce que je vais faire, c'est que j'écrirai des one shots, mais très longs. Une fic de taille moyenne en un seul chapitre, avec chapitre intégrés dedans ! Comme ça, ok ça mettra du temps, mais vous aurez le début et la fin, donc tout ira bien !
Pour l'instant, mon prochain projet, je ne sais pas trop ce que ce sera, mais il y aura du Harry Potter dans l'air ! Olivier Dubois *o* Hem pardon. Je pense faire des one shots sur plein de séries différentes, mais pour l'instant Harry Potter m'intéresse assez, oui. En tout cas, le YEMEP était pour moi le meilleur couple des Gyakuten Saiban, alors si je me remettais à écrire du YEMEP je finirais par tourner en rond, non ? Tant que je n'ai pas retrouvé un scénario original, je n'en referai pas. Sauf si je trouve un nouveau couple sympatoche dans cette série, évidemment ! Le YEMEP vaincra ! Le YELEK aussi ! J'espère que ce pairing bizarre vous a plu, mais pour moi c'était un couple évident ! En même temps… je suis un peu bizarre.
Finalement, allez, le prochain ce sera Olivier Dubois x Lee Jordan, ça va le faire ! xD Si si si j'vous l'dis ! En attendant, vivez tranquilles, lisez bien du yaoi, apprenez l'anglais parce qu'il y a plein de YEMEP génial en anglais à lire sur ce site ! Personnellement maintenant je fouille le site en espagnol pour trouver du YEMEP inédit dans cette langue. Courage, merci d'avoir lu ce pavé sur ma vie passionnante, et bisous à tout le monde ! Je reviens dans pas si longtemps avec des OS en folie. xD Au fait, je me suis même pas présentée (même si c'est bon, on a compris que j'étais folle nan ?) : j'ai 17 ans et j'écris ultra vite quand j'en ai le temps ! J'espère que vous avez aimé mes deux fics, et puis sinon, allez voir l'autre, elle parle d'une île déserte et y a du YEMEP dedans ! xD
Fini le dimanche 8 août 2010 à 17h56.
PS : Mwaha j'ai oublié de parler des titres des chapitres. xD
Donc, dans l'ordre :
Remember The Time – Michael Jackson
Hysteria – Muse
Roll With The Wind – Alexander Rybak
O Golden Days of My Spring (traduction du russe) – Tchaikovsky
Neutron Star Collision (Love is Forever) – Muse
Don't Let Me Down – Je sais pas xD Dans la BO de Skins!
Everybody's Gotta Learn Sometimes – Version de Beck
Fuck U – Archive
We Could Be The Same – La Turquie à l'Eurovision 2010
The End Has No End – The Strokes
