Ndla : Cassiopée, te moques pas, je connais un Harold qui est canon, dans mon lycée ! Mais tu vas vite comprendre la vérité dans ce chapitre, rassure-toi.

Eh oui, une Serdaigle aussi peut être très jolie. Et puis quand je dis barbie, c'est plus parce que c'est ce que pense Belle, mais la fille en question ne porte pas spécialement de rose et n'est pas couverte de maquillage… Elle est jolie naturellement, et je vous assure que j'en connais une palanquée, de filles belles et pas connes…(faut dire, je suis dans un lycée de bourges, alors c'est pas rare).

Gryffi tout plein de plumes (haha, très drôle, hum), sache qu'il en faut plus que ça pour qu'elle tombe amoureuse de Drago, hinhin. Oui, je sais, moi aussi j'aurais craqué en le voyant trempé, mais c'est pas une raison ! Bien sûr, elle est parfaitement consciente du fait qu'il soit hyper sexy et tout, et parfois elle s'en trouve perturbée, mais ça ne veut pas dire qu'elle éprouve des sentiments pour lui, en tout cas autre que physiques… Et elle a trop d'orgueil et de fierté pour tomber dans ses filets, de toutes façons.

Alors voilà, j'suis pas fatiguée, donc j'ai déjà écrit la suite…Ne vous inquiétez pas, le concert n'est pas encore là, mais il arrive bientôt. Voilà donc le chapitre 9, un peu plus long, mais le mystère du rêve commence à… non, en fait, il s'éclaircit pas du tout xD C'est toujours aussi compliqué et débile, ne vous inquiétez pas, c'est à l'image de mon cerveau !

Sur ce, bonne lecture (c'est devenu ma phrase fétiche haha).

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Chapitre neuvième : la sorcière et l'épouvantard.

Et, soudain, il releva la tête.

Belle hurla comme elle n'avait jamais hurlé. Elle pleurait, en même temps. Et il l'appelait, encore et encore, et elle reculait, encore et encore.

Subitement, un air de rock retentit dans le paysage blanc. Elle ne savait pas d'où il sortait, mais, étrangement, ce son calma sa panique et fit cesser ses sanglots. Et l'homme, lui… il cessa de l'appeler, il s'immobilisa, et une expression de douleur orna ses traits. Le rock lui faisait mal ? Très bien, si c'est comme ça. Belle se mit à chanter par-dessus la guitare, et la silhouette se recroquevilla sur elle-même, blessée. Merlin, ça lui faisait un bien fou !

ooo

« Salut ! Aujourd'hui c'est samedi, on va pouvoir glander tout notre soûl !

- Alors pourquoi tu m'as réveilléééée ?

- Parce que tu chantais en dormant.

- Mmmh… Laisse moi me rendormir…

- Nan, maintenant tu viens ! »

Cassandra tira Belle de son lit, Iris vola sa couette, et Terpsichore la frappa avec son oreiller. Ok, pas la peine d'essayer de se recoucher, c'était peine perdue. Le visage d'une blonde flotta devant ses yeux.

« Je sens que je vais tuer quelqu'un, aujourd'hui…

- Tu penses encore à Ella ? Ou plutôt, à Harold ? Je te l'avais dis, que c'était impossible, l'amitié entre filles et garçons, mais tu m'écoutes jamais.

- Je suis pas amoureuse, Kershaw. »

Belle s'assit dans son lit, et Cassandra la rejoignit.

« Ok, on va t'analyser.

- Pardon ? »

La jeune fille blonde rigola doucement, et Iris sourit, comprenant le plan.

« Ca veut dire qu'on va déterminer si tu es amoureuse de lui ou pas. Pour commencer, il faut que tu nous dises… si tu l'as déjà imaginé t'embrasser ?

- Sur la joue ?

- Elle est désespérante… Sur la bouche, crétine !

- Eurk, nan mais ça va pas ? C'est un pote, c'est tout !

- Ok, bon déjà c'est mal parti si tu veux sortir avec lui.

- Mais je veux pas ! Faut que je vous le dise en combien de langues ?

- Est-ce que tu as des frissons quand il te touche ?

- Oui.

- Aha, je le savais !!

- Ce con porte jamais de pull, alors il est toujours glacé…

- Roh, tu casses tout, Belle… Bon, et la dernière question : est-ce que tu es jalouse des filles qu'il drague ?

- Il drague pas de filles. Et non, je ne suis pas jalouse des filles qui LE draguent, ELLES. Mais je ne peux pas supporte cette blondasse.

- Eeeh, je suis blonde, moi aussi !

- C'est pas pareil, elle, elle est aussi intelligente.

- Mais je t'emmerde ! »

Le coussin partit s'écraser directement dans la gueule de Belle, et une bataille de polochons phénoménale s'ensuivit instantanément. Essoufflée, l'adolescente retourna sur son lit, et reprit la parole.

« Alors, votre verdict ?

- T'as un sacré lancé !

- Je parlais de Harold…

- Tu es jalouse.

- Définitivement.

- Absolument.

- Mais pas amoureuse.

- Ouais.

- C'est sûr. Attends, quoi ?

- Non, pas amoureuse. T'as juste trop du mal à accepter qu'il devienne pote avec une autre fille que toi, qui soit plus belle, plus intelligente, plus sympa, plus drôle… Plus tout, quoi (et ne proteste pas, et lâche ce coussin, j'ai pas fini !). Ça te fait du mal de l'avouer, voilà. Parce que c'est toi, et toi seule, qui devrait savoir quelle est sa plus grande peur, parce que c'est toi, et toi seule qui devrait pouvoir le serrer dans tes bras et te faire ébouriffer les cheveux gentiment, et parce que c'est toi et toi seule qui devrait te marrer avec lui. T'es jalouse, mais pas amoureuse. »

Belle se laissa tomber sur son lit. Comment avait-elle pu la cerner aussi bien que ça ? C'était totalement vrai. 'Crétine', se dit-elle en souriant. Comme s'il allait la trahir ainsi. Cette fille était sa copine, pas son amie… Une copine ça se remplace. Pas une amie. Elle sourit de plus belle, et se précipita vers la salle de bain pour prendre sa douche, de bien meilleure humeur. A travers la porte, Terpsichore lui parlait encore de Ella.

« Tu sais, la jalousie ça rend parfois très aveugle aussi… Elle est pas si parfaite, cette fille : elle est nulle en sport et ne t'égalerait jamais ni sur un balai ni à la guitare. Elle n'a pas du tout l'oreille musicale, et en fait n'a aucun goût artistique. Son casier scolaire est complètement clean, elle ne fait jamais rien de dangereux ou d'illégal, et au bout d'un moment, son rire aigu est plus qu'exaspérant. En gros, elle est fade. Et elle a des petits seins. »

Belle éclata de rire de l'autre côté de la porte. Merlin, que ça lui faisait du bien d'entendre Kershaw la démonter. Elle comprit que son aveuglement était du à une chose en particulier : Ella était la représentante parfaite de tout ce qu'elle avait toujours abhorré à BeauxBâtons. Il ne lui manquait plus que la tunique bleu pastel et la voix de sirène.

« Allez, sors de là, on va faire les connes dans le parc ! »

L'adolescente ne se fit pas prier.

ooo

« Bien, j'ai eu l'occasion de parcourir vos travaux. Il me semble que vous avez bien réfléchi sur la question, mis à part… »

Torch se tourna vers Belle.

« Mademoiselle Brö-Waroch, j'ai été très étonné de voir à quel point vous détestiez ces petits êtres d'invention moldue appelés… 'Bisounours'. Vous n'aimez pas ce qui est mignon et respire l'amour, mademoiselle ? »

Drago ricana, et quelques élèves pouffèrent. Belle pinça ses lèvres pour ne pas faire de même. Torch se tourna vers le blond.

« Quant à vous, monsieur Malefoy. La prochaine fois que vous voulez me parler de votre aversion pour les mariages, adressez-vous à un psychomage. »

Quelques rires parcoururent la classe, et les deux Serpentards se jetèrent un coup d'œil amusé. Belle pensa que si Potter avait été là, il lui aurait sûrement rappelé à quel point elle et Drago se ressemblaient, sur certains points.

« Bien, nous allons commencer par... Miss Kershaw. »

Torch ouvrit l'armoire d'un coup de baguette, et un homme en sortit, se plaçant devant l'adolescente. Il avait les mêmes traits qu'elle, et ne semblait plus âgé que de quelques années. Ses yeux brillèrent, et il s'avança lentement vers Terpsichore.

« Ridikulus ! »

Le jeune homme se retrouva obèse, une bièraubeurre à la main, et laissa échapper un rot bruyant. Toute la classe éclata de rire, et l'élève suivant se retrouva devant l'épouvantard. Belle chuchota à Terpsichore.

« C'était qui ?

- Mon frère. Il est à Azkaban. »

Elle ne dit plus rien, gênée d'avoir posé la question. Devant elle, on arrivait enfin à un passage intéressant. Drago Malefoy lança un regard hautain à la chose qui arrivait devant lui. En un instant, toute la classe fut paralysée par la peur. Devant eux, la marque des Mangemorts s'était mise à flotter sinistrement.

« Ridikulus ! »

Le serpent se changea en un serpentin de fête, et un chapeau pointu orna le crâne, qui souffla sur le serpentin. Des rires se firent entendre, mais certains étaient causés par nervosité et non par amusement. Le sujet était clairement tabou, mais Drago se doutait que l'anecdote circulerait vite dans la grande salle, à midi, et que beaucoup apprendraient avec surprise que le blond n'était pas du côté de Voldemort.

Torch sourit lorsque vint le tour de Belle. Il avait hâte de vérifier l'hypothèse des Bisounours. Mais aucune bête à poils roses ne pointa son nez.

ooo

Et, soudain, il leva la tête.

ooo

Belle regarda la tache s'étendre sous les murmures intrigués de ses comparses. La silhouette était encore immobile. Elle retint son souffle, et jeta un regard à son professeur. Torch l'observait, les sourcils froncés, perplexe. Lorsqu'elle posa à nouveau ses yeux pâles sur le corps, elle déglutit avec difficulté. C'était bien pire en vrai. La main ensanglantée s'appuya sur le sol, et les sillons de sang tentèrent d'atteindre la jeune fille, qui recula, tremblante. Non, elle ne pouvait pas les laisser voir ça, elle ne pouvait pas se laisser humilier de la sorte.

ooo

Et, soudain, il leva la tête.

ooo

Et, soudain, il leva la tête. Elle aurait reconnu ce visage entre mille, la paupière pendante, découpée, les lèvres pleines de sang, la boue sur le menton, l'oreille à moitié déchirée, la peau blanche, le regard cadavérique. Et pourtant, elle ne parvenait pas à lui apposer de nom.

« Belle ? Qui c'est ? Belle…Tu trembles… »

C'était peu dire. Des sanglots étouffés s'échappaient de ses lèvres sèches, et des convulsions la prenaient régulièrement. Bordel, mais vas-y, lance le sort, fais quelque chose !

« Ri…Ridikulus ! »

Rien ne se passa.

« Bellérophaaa… »

La voix rauque la fit sursauter. Bon dieu, il l'appelait à nouveau. Elle se gifla mentalement, deux fois de suite. Une idée, stupide, mais une idée quand même, lui traversa l'esprit l'espace d'une seconde. C'était suffisant pour qu'elle réagisse, impulsive comme elle l'était.

« Accio guitare ! »

Torch n'avait pas bougé jusqu'à présent, tout autant pétrifié que ses élèves devant cette apparition d'horreur, et il hésita à faire ou dire quelque chose tandis que la chose répétait, d'une voix à faire froid dans le dos, le nom de l'adolescente.

« Allooons, Belle… Tu ne m'as pas oublié, j'espère… Beeelle… My dark little flower… »

Comme par magie (haha), le corps du 'mort-vivant' se releva doucement, flottant un peu dans les airs. Il était presque debout, lorsqu'un bruit de verre brisé retentit. La guitare venait de traverser la vitre de la salle de classe, et Belle l'attrapa au vol. Bien. L'humiliation était terminée.

« Beeelle… Tu ne ferais pas ça… », murmura-t-il en faisant craquer son cou. Elle était pétrifiée, mais la honte prit la place de la peur, puis la colère. Elle était furieuse de se retrouver aussi vulnérable devant ses camarades de classe.

« Oh que si. »

Et elle commença à gratter les cordes. Et l'homme se figea sous le choc. Il avait l'air d'avoir mal… Et elle se mit à chanter.

« People here in your neighbourhood, act real cool but they dance no good, I don't care what the others say, When I've found a new game to play…"

Il exprimait la douleur mieux que quiconque, c'était fascinant et effrayant à la fois que de l'observer.

« Claim to fame, Clamour for glamour, Oh padeo, oh pa padeo…"

Il se recroquevilla, vaincu par la chanson de The Ark, et la vert et argent sortit immédiatement sa baguette. Maintenant !

« Ridikulus ! »

L'homme se changea aussitôt en travesti, glissant légèrement sur ses talons hauts, et des rires timides se déclenchèrent dans la salle. Torch s'activa brusquement. Il envoya l'épouvantard se ranger dans l'armoire, et ferma les portes d'un coup sec de baguette.

Un silence de mort planait sur la classe.

« Le cours est terminé. »

Personne ne bougea.

« J'ai dit : vous pouvez y aller ! »

Les élèves se précipitèrent dehors, leur sac sur l'épaule.

« Pas vous, Miss Brö-Waroch. »

…Sans blague. Pitié, tout sauf le coup du psychomage… La porte se ferma derrière Malefoy, qui ne pouvait s'empêcher de regarder Belle de travers, encore troublé par la scène à laquelle il venait d'assister. C'était sûr, il n'y aurait pas que des rumeurs à son sujet, ce midi dans la grande salle…