Je tenais à remercier kinoum, Love-Lena, Grazie et bellardtwilight pour les review.

Je suis très heureuse de voir que ma fiction vous plait **

Alors pour la fréquence de publication, je dirais … 1 chapitre par semaines. Même si durant la semaine dernière j'en ai publié 9 ^^ Les cours vont reprendre et j'aurais donc moins de temps pour ce qui est des loisirs. Alors probablement ca deviendra 1 chapitre toutes les deux semaines mais je vais essayer de tenir le cap et faire 1 chapitre par semaine pour pas perdre de lecteurs :B


CHAPITRE 10

BPOV

La douleur devient insoutenable, les perfusions m'injectent selon ma demande une certaine dose de morphine mais cela ne fait que me rendre stone. La douleur est et restera presente quelque soit les moyens employes. Elle sera toujours la. Peu importe le temps, elle ne fera qu'empirer… Et je n'étais qu'au début de la fin, je devais encore attendre avant de devenir comme mon cher et tendre. Edward me manquait, je ne le voyais plus que durant mes rêves, il était porté disparu depuis un peu plus de deux mois maintenant. Pourtant il connaissait ma décision. Il savait qu'en fin de compte, un jour, je serais comme lui et toute sa famille.

Je n'en pouvais plus de rester allonge toute la journée dans ce lit inconfortable. Je me déplaçais seulement pour aller au toilette ou encore pour ma douche mais j'étais toujours accompagnée pour raison de sécurité. Charlie me rendait visite que très rarement, une vague de meurtre avait apeuré toute la bourgade. J'ai entendu dire que des bêtes sauvages auraient attaqués des campeurs mais les dégâts découverts sur les dépouilles ne ressemblaient à aucunes des attaques menées par les couguars ou les ours. Les blessures étaient plus graves et plus profondes comme si une horde de loups avaient migré jusqu'ici, faute de trouver de la nourriture pour l'hiver.

J'allais me mettre à hurler de désespoir quand on toqua à ma porte. Il était un peu plus de 12h00, cela ne pouvait qu'être mon déjeuner. C'est d'un ton las et détaché que j'autorisais la personne à entrer dans mon humble demeure lorsque mon cœur se mit à palpiter, ma respiration était quasi inexistante. L'homme qui pénétra dans ma chambre n'était qu'autre qu'Edward. Il hésitait à sourire, l'incertitude marquait profondément ses traits et je balançais également entre deux émotions. La jouissance n'était pas réellement la bienvenue, pourtant il était là et j'avais tant envie de l'avoir dans mes bras, de sentir ses douces lèvres sur les miennes pourtant, un autre sentiment régnait. Le dégout. Il était la devant moi, comme si ces deux mois n'avaient jamais existés. Il me regardait droit dans les yeux et malgré son regard triste, je ne voulais pas le pardonner. Je voulais qu'il me donne des raisons. Je comprenais le fait qu'il ne soit pas venus le premier mois, il avait peur de me perdre, il était dévasté, bla bla bla. Mais le second mois. Il n'avait aucune excuse, il savait très bien que je voulais devenir comme lui et il n'est pas venu pour autant.

Il s'approchait lentement vers moi, un plat de lasagne entre les mains. Mon dieu que ça sentait bon, mon ventre gargouilla à la bonne odeur, alors qu'un léger sourire apparut aux lèvres de mon amant. Je devais me reconcentrer sur lui, lui prouver qu'il m'avait énormément déçu. Ma main partit d'elle-même s'écraser sur sa joue dès qu'il fut assez près. Mes sourcils commençaient à me faire mal tant il était froncés. Il me dit rien, ne réagit même pas, comme si cela avait été une caresse pour lui, pourtant j'y avais mis toutes mes forces… Mais il était vrai que ma force me quittait un peu chaque jour. Malheureusement. Mon visage s'adoucit progressivement alors qu'il se mettait à genoux à côtés de mon lit. Son regard ne quittait pas le mien, il avait toujours l'air aussi triste.

_ Je l'ai mérité.

_ J'aurais aimé que tu aies plus mal que ça.

_ J'ai eus mal, mais…

_ Mal ? Fou toi de ma gueule Edward ! l'interrompis-je, hors de moi. Ce n'est pas toi qui meurs à petit feu dans ce foutu hôpital de mes deux. Tu étais tranquille dans ta maison auprès de ta famille alors que moi. Rien. Je mourrais d'impatience de voir le jour où tu entrerais enfin dans cette chambre ! Pourquoi tu as pris autant de temps ? Tu connais ma décision depuis un mois mais tu n'étais pas foutu de prendre ta voiture et faire cinq minutes de route pour me rendre visite. Tu m'as dit que tu m'aimais, mais c'était éphémère apparemment… Ma voix devenait tremblante mais je ne voulais pas paraitre faible, je voulais qu'il ait mal. Moi, je t'aime réellement, sinon pense tu sincèrement que j'aurais demande à ton père de me transformer ? Crois-tu vraiment que l'idée de vivre à tes côtés éternellement ne m'as pas fait sourire lorsque j'y ai pensé ? Au contraire. J'étais folle de joie, certaine que cela te redonnerait le sourire et que tu viendrais enfin me voir. Mais rien à faire. Merci pour les lasagnes, tu remercieras Esmée de ma part. Tu peux partir maintenant.

J'attrapais le plat de lasagne qu'il avait déposé sur la table de chevet puis l'attaquais goulument, sans couvert, comme une sauvage. Je mourrais de faim parce Carlisle ne travaillait que trois jours par semaines, et c'était ces jours-là que je mangeais. Edward était toujours là, il me regardait avec des yeux ronds comme un poisson. Je pouffais de rire puis lui indiquais les toilettes.

_ Tu peux me ramener le rouleau de papier ?

Il s'exécuta, sans un mot, lorsque je saisis le rouleau son sourire se fana. C'était comme si cet objet était une raison valable pour que je ne le vire pas de la chambre. Je souriais tendrement, je ne pouvais pas lui en vouloir, je l'aimais bien trop pour cela. Je lui fis une petite place sur mon lit tout en m'essuyant les mains et le visage.

_ Excuse-moi.

_ Non, tu as tout à fait raison Bella. Tu n'as pas à t'excuser. J'ai essayé de trouver une raison pour t'expliquer pourquoi je n'étais pas venu, mais il n'y en a aucune. J'ai eu peur de te voir, pas parce que tu t'énerverais comme tu viens de le faire mais parce que j'avais peur de te retrouver ronger par la maladie.

_ Fallait t'y attendre, tu aurais dû te douter qu'un jour tu me verrais ainsi.

_ Je sais, mais je ne pensais pas que cela arriverait si vite.

_ Maintenant c'est fait, il n'y a pas de machine à remonter le temps. Il faut penser au futur…

Ma main se glissa jusque la sienne, il regarda fixement nos mains puis s'avança vers moi avec un léger sourire aux lèvres mais c'était trop facile à mon gout. Ma main vint à nouveau se heurter à la joue si parfaite de mon homme. Mon geste le surprit et son visage choqué me fit rire aux éclats. Il y avait longtemps que je n'avais pas ris ainsi, mon ventre était tordu à cause des contractions alors que petit à petit le fou rire disparut. Edward me regardait, incrédule, il ne comprenait pas pourquoi je l'avais giflé une nouveau fois. Je m'avançais donc lentement jusqu'à lui, je vis ses lèvres s'étiré en un mince sourire alors que Carlisle entra sans prévenir. Le monde était vraiment contre moi, je déposais mon front sur l'épaule d'Edward, honteuse je me sentais rougir alors que les deux hommes riaient en cœur.

_ Je vois que tu vas mieux Bella.

_ Ne riez pas Monsieur.

_ Mon ange, tout vas bien. Il est au courant de tout, pourquoi tu te caches ?

_ J'avais envie de t'embrasser, murmurais-je discrètement à son oreille alors qu'une pulsion traversa mon esprit mal tourné. Je glissais lentement ma main jusque son entre jambe alors que mes dents saisissaient son lobe. Edward se redressa avec un grognement menaçant, sous le regard intrigué de son père.

_ Tout va bien fiston ?

_ Oui oui… Tu es venu pour quoi ?

_ Je venais seulement changer les perfusions de la belle.

Il s'avança jusque la machinerie et changea ce qu'il fallait. Il déplaça une des perfusions, laissant une goutte de sang s'échapper. Je guettais avec inquiétude celui que j'aimais mais il était resté sage de son côté comme si de rien n'était. Carlisle embrassa le sommet de mon crane, comme à chaque fois puis s'apprêta à quitter la salle.

_ Dis. Elle a vraiment besoin de ses perfusions ?

_ Il y en a une qui est préférable et l'autre quasi indispensable, mais elle serait capable de s'en passer pendant une bonne demi-heure. Tu veux que je te montre ? ajouta-t-il avec un léger rictus.

Edward s'inventa en tant qu'élève, alors que son père lui expliquait ou devait être perfusé le produit adéquat. Mon Edward hocha la tête avec un léger sourire puis ferma la porte derrière son père. Il revint près de moi tel un éclair, ses mains prirent mon visage en coupe mais je lui fis signe de me rejoindre sur le lit. Il s'allongea à mes cotes, faisant attention à tous ces tubes qui me reliaient à la machinerie. Après plusieurs essaie de positions, il décida de se mettre au-dessus de moi, un large sourire aux lèvres.

_ Tu m'as manqué, murmurais-je en effleurant sa joue.

_ Ai-je droit de souiller votre honneur jeune demoiselle ? chuchotant sur mes lèvres.

Ses caresses si infimes et pourtant si dévastatrices. J'hochais inconsciemment la tête alors qu'il venait caresser mes lèvres de sa langue. Mes mains se glissèrent sur son torse jusqu'à ce qu'elles se heurtent à la boucle de sa ceinture. Notre baiser devenait fougueux et plein de désirs alors que je le déshabillais progressivement.

_ Cochonne. Tu ne penses pas que c'est mal ? Dans un hôpital ? annonça-t-il sur un ton dragueur.

_ C'est ici que naissent les bébés, pourquoi on pourrait pas les produire ici ?

Mon ton était moqueur, je voulais le voir en vrai, mes rêves ne me suffisaient plus. Ses lèvres descendaient alors que sa main déboutonnait progressivement ma blouse de patiente. Bientôt il me verrait sein nus alors que lui était encore entièrement habillé, l'injustice régnait dans ce monde de pourris. Dans mes pensées, je ne sentais ni ne voyais la progression de mon homme. Ses lèvres étaient justes au-dessus de l'élastique de mon boxer. Mon souffle se coupa pour laisser place un frémissement discret alors qu'il glissait ses doigts le long de mes cuisses. Il allait retirer le bout de tissu lorsque d'un coup, je fus pris d'une peur bleu. Et si je le contaminais ? Etait-ce possible qu'il tombe lui aussi malade ? Est-ce qu'un vampire pouvait attraper la grippe ou tomber tout simplement malade de quoi que ce soit ?

Edward me lança un regard perplexe alors que je me recroquevillais sur moi-même, il effleura ma cuisse du bout des doigts puis déposa un tendre baiser sur chacun de mes genoux. Je lui souris légèrement alors que ses lèvres effleuraient les miennes. Je ne pouvais le mettre en danger, si cela était possible, je préférais prendre des précautions. Il m'allongea lentement sur le flanc alors qu'il tentait tant bien que mal à trouver une position confortable. Son geste me fit rire, il était si… Différent. Non seulement parce qu'il n'était pas humain mais sa manière d'être était si théâtrale. Elle ne ressemblait pas à celle que nous avions tous. Il faisait tout pour être le plus près de moi, et j'adorais ça. J'aimais l'homme qui se trouvait devant moi.

Edward s'installa enfin, et cessa de faire craquer le pauvre lit, puis il me regarda en se pinçant les lèvres. Je rougis doucement en réalisant que ma blouse était ouverte, je la refermais donc plus par sécurité que par la honte de ma nudité, car un jour ou l'autre Edward me verra nue. Si ce n'est déjà fait. Il me souriait de manière assez niaise alors que je décidais de déboutonner sa chemise. Je déposais une multitude de baiser sur son torse nu puis déposais mon oreille sur celui-ci. Le fait que son cœur était silencieux me perturbait, du moins, avait-il encore un cœur ? Je restais donc dans cette posture durant un long moment, les sourcils froncés.

_ Je n'ai pas de cœur si c'est ce que tu cherches à entendre.

_ Personne… Quand je serais des vôtres, le mien disparaitra ?

_ Oui, il y a une sorte de régénération suite à la morsure, tout ton être devient parfait. Je ne sais pourquoi, mais le cœur disparait, tu ne respires plus. Impossible de tomber malade, impossible d'enfanté, la vieillesse ne fait plus partie des gènes, tu restes donc jeune pour l'éternité.

_ Pourtant tu respires.

_ C'est pour ne pas éveiller de soupçons sur notre nature.

_ Oh… Donc je peux faire ça et tu es toujours vivant ?

Je couvrais son nez et sa bouche de mes mains, mais son rire me perturba je m'allongeais alors à nouveau, ma tête sur son torse. Nous restâmes ainsi figés durant une vingtaine de minute avant qu'il ne brise de silence.

_ C'est vraiment de la merde ces matelas !

_ Ouais,… Dis-toi que je dors là-dedans depuis deux mois.

_ J'ai une proposition à te faire.


MOUHAHAHAHA ! Je rêvais depuis longtemps de faire une fin avec suspense **

J'espère que ce chapitre vous a plus. Je voulais le publier plus tôt mais j'ai eu un problème avec ma connexion internet … Donc voili voilou. Je vous embrasse et merci de me suivre