Merci à toutes de vos encouragements. Mon oreille est toujours douloureuse, je vais devoir retourner chez le médecin!

Un peu de pub pour Aurélie Leon (lien dans mes auteurs favoris)qui a débuté une fic trés prometteuse et qui cherche un auteur pour l'écrire en duo!

Bella PDV

Je ne me posais plus de questions.

Du moins au début. J'étais sur un petit nuage. Incroyablement fière. L'accouchement avait été à la fois dur mais aussi révélateur. Un petit séisme, qui m'avait fait mère.

Pour toujours, quoi qu'il puisse se passer, j'étais la mère de Jake.

On avait décidé de l'appeler ainsi, c'était un surnom mignon et drole. Jacob, ce serait pour plus tard.

Juste après la naissance de Jake, je me sentais forte.

Compétente.

Heureuse.

Je venais de vire le moment le plus fort et le plus intense de ma vie.

Edward était dans le même état d'esprit que moi.

On a passé la journée à regarder notre merveille.

Il dormait.

Beaucoup.

Esmée l'avait habillé avec le petit pyjama loup qu'Edward adorait.

Je l'avais couché à coté de moi, dans le lit.

Allongée sur le coté, Edward en tailleur à mes cotés, j'ai admiré mon fils des heures durant.

Il a pleurniché deux fois, et j'ai réussit à l'allaiter sans trop de souci.

C'était génial.

Tout le WE, on a été dans notre bulle, tous les 3.

Le bébé dormait presque tout le temps. Les infirmières s'occupaient de le laver, et Esmée de le changer. Je n'ai pas eu à faire quoi que ce soit. Tout le le monde me disait de me reposer.

Esmée me répétait de me soucier seulement de le nourrir, que c'était la seule chose importante.

Edward m'avait acheté des bouteilles d'eau, et je buvais conscienciseusement au moins 2 l d'eau par jour, et je prenais des comprimés de levure de bierre, fournies par Esmée, qui tenait mordicus à ce que j'ai du lait pour Jake.

La famille venait nous voir, mais on avait prévenu personne d'autre, pour être tranquilles.

Je me suis levée plusieurs fois et j'ai retrouvé des sensations oubliées, comme le fait de voir mes pieds, ou de faire pipi et ne plus en avoir envie 10 mns après !

On a parlé, Edward et moi.

La priorité dans notre vie, à présent, c'était ce petit bébé. On allait tout faire pour qu'il soit heureux.

Mon père était fier. Il ne le disait pas, mais ça se voyait.

Il s'asseyait à coté du lit et regardait le bébé sans rien, dire, longuement.

Il s'inquiétait de savoir s'il n'avait pas froid, ou faim.

Il remettait en question les connaissances des sages femme, persuadé que mon fils aurait du manger un bon steak pour prendre des forces dès le lendemain de sa naissance !

Carlisle affichait plus ouvertement sa fierté.

Il parlait du bébé comme de SON petit fils, et mon père a plusieurs fois remit les pendules à l'heure :

« c'est aussi MON petit fils, Carlisle ! »

« bien entendu Charlie ! il est à nous tous ! »

Sue était douce, mais elle n'avait pas eu d'enfants, et elle en était malheureuse, je m'en rendais compte, à présent.

Emmett était le plus à l'aise.

Le bébé lui plaisait. Il le trouvait « vachement rigolo ».

Alice et Rosalie étaient, comme Edward et moi, émerveillées.

Rosalie a pleuré en me disant à quel point elle m'enviait.

J'ai été franche aussi et je lui ai avoué que c'était bien la première fois que j'avais quelque chose qu'elle pouvait m'envier.

Mais elle a secoué la tête :

« je t'ai toujours enviée, Bella, tu as toujours été belle, et sans avoir besoin de quoi que ce soit pour l'être, et tu n'avais pas besoin d'être hautaine ou méprisante pour te sentir toi même »

J'en suis restée muette.

Jasper, lui, avait un peu peur du bébé.

Il sursautait dès que Jake se mettait à pleurer, ou bouger.

Il avait même demandé si « ça ne se cassait pas facilement » !

Le lundi , l'euphorie est retombée.

Je me suis retrouvée seule avec le bébé.

Edward et les autres étaient au Lycée, les adultes au travail.

Et Jake s'est mit à pleurer.

Pas un peu…

Je ne savais pas comment le consoler.

Je me sentais nulle, comme mère.

Je le mettais au sein, mais il s'énervait dessus.

J'ai attendu l'arrivée d'Esmée avec impatience, et elle a tout de suite vu mes larmes.

Elle m'a expliqué que le 3° jour est souvent difficile.

Je voulais donner des biberons au bébé,mais Esmée m'a littéralement supplié de perserverer encore un peu.

Je n'ai pas osé répliqué.

Et, en fin d'après-midi, j'ai eu une montée de lait.

Je n'en pouvais plus.

Le bébé avait pleuré une grosse partie de la journée, j'avais envie d'être au Lycée, mais en même temps la simple pensée de quitter mon fils me rendait folle.

Je ne savais plus ou j'en étais.

Jake a tété plus d'une heure quand j'ai eu du lait.

Puis il s'est endormit.

Au téléphone, j'avais affolé Edward, Rose et Alice en leur décrivant les pleurs inconsolables du bébé.

Et, évidement, quand il sont arrivés, ils ont trouvé un bébé repu et béatement endormit.

Moi j'étais épuisée, courbaturée et je me rendais compte que mon corps n'était pas redevenu comme avant après l'accouchement. J'allais devoir perdre le ventre qui me restait et faire un régime.

Hors, tant que j'allaitais, c'était exclu.

Et Esmée, visiblement, n'allait pas me laisser sevrer le bébé si vite.

Allaiter me plaisait assez, mais ça rendait le bébé totalement dépendant de moi, ce qui me faisait peur.

J'avais perdu ma liberté, en quelque sorte.

En même temps, je savais que mon lait était l'idéal pour Jake, et je me sentais moralement obligée de l'allaiter.

C'était compliqué.

Je me sentais assez désemparée, et j'ai passé pas mal de temps à pleurer, moi aussi, ce jour-là.

Le lendemain, mardi, ça allait un peu mieux.

J'ai apprit à laver mon bébé.

Autant je n'ai eu aucun mal à apprendre à le changer, autant le déshabiller entièrement, le savonner, le tremper, le sécher, le rhabiller, tout cela m'impressionnait et me paniquait.

Mais le pire, c'était les soins du cordon.

J'ai refusé de le faire, tout simplement.

Carlisle a eu vent de l'histoire et il est venu à ma rescousse.

Il a dit à la sage femme outrée par mon refus, qu'il s'en occuperait personellement jusqu'à ce qu'il tombe.

Le soir, je suis sortie de l'hopital, avec le bébé.

Edward est passé avec nous, à l'arrière, et j'ai vu à sa tête qu'il paniquait au moins autant que moi.

J'étais en panique, mais je me répétais qu'on allait y arriver, qu'on était pas seuls...

Edward PDV

On est rentré à la maison, subitement beaucoup moins fiers.

On a déposé le bébé dans son lit.

A peine posé dedans, il s'est réveillé et s'est mit à pleurer.

Bella l'a prit contre elle et je lui ai suggéré de lui donner le sein.

Ce qu'elle a fait.

Il a un peu tété mais ne voulait pas se rendormir.

Ma mère est venue à la rescousse.

Elle a prit Jake contre son épaule, tapotant ses fesses.

Ca a marché.

Il ne pleurait plus.

Bella l'a tenu ainsi une heure, puis ça a été mon tour.

Bella en a profité pour travailler un peu.

J'ai balladé ainsi mon fils , tout en marchant dans toute la maison, parce qu'il pleurait si je m'arrêtais.

On est allé rendre visite à tatie Alice dans sa chambre, qui l'a caliné, puis à papi Carlisle, qui lui a caressé la tête, puis à mamie Esmée qui nous a embrassé tous les deux.

Mais, visiblement, il y avait un consensus familial visant à ME laisser me débrouiller avec Jacob.

Quand on est passé à table, vers 19h00, j'étais épuisé.

Jake a fait les bras de tout le monde, même ceux de Jasper , qui était arrivé pour le repas avec Rosalie.

Ensuite, on est allé dans notre chambre.

J'ai fait mes devoirs à mon tour, le plus silencieusement possible.

Bella lisait les cours d'histoire, en tailleur sur le lit, Jake pendu au sein.

On est allé se coucher, un peu angoissés.

Bella a absolument tenu à ce que je change la couche du bébé avant de dormir.

Je l'ai fait.

Je n'en menais pas large, mais je l'ai fait.

Bella a refusé de mettre le bébé dans son lit.

On l'a gardé entre nous.

J'avais peur de l'étouffer dans mon sommeil, mais Bella m'a juré que ça n'arriverait pas, que c'était instincitf.

Il s'est mit à chouiner vers minuit.

Bella l'a mit au sein tout de suite et je me suis rendormit aussi sec.

Mais, vers 1H00 il a commencé à hurler.

Rien ne le calmait.

On a tout essayé, Bella et moi.

On a finit par le ballader en long et en large dans toute la chambre.

Mes parents ne sont pas venus.

Visiblement, c'était à nous de nous débrouiller avec Jake.

C'était normal, mais vachement dur.

Bella pleurait avec le bébé:

"tu crois qu'il sait qu'on est nuls, comme parents? J'ai peur qu'il ne m'aime pas!"

Je l'ai rassurée, comme j'ai pu:

"ben il sait que tu es sa maman et que tu as du lait, et que tu lui fais des calins, je pense que ça lui suffit!"

Il a finit par se rendormir vers 2H30.

Je me suis levé, difficilement, à 7H30.

Il avait retété une fois, vers 4H00, mais sans piquer de crise.

Bella dormait, Jake collé contre elle.

Je me suis habillé, tout doucement, et j'ai fuit vers la cuisine.

J'ai bu deux tasses de café.

Mes parents et Alice avaient l'air épuisés.

Ils m'ont dit qu'ils allaient se procurer des boules quies et j'ai rit, jaune.

J'ai suivit les cours en tachant de ne pas m'endormir.

On me demandait sans cesse des nouvelles du bébé, et je montrais ses photos sur mon téléphone à qui voulait les voir.

J'étais fier de lui. Même si c'était dur, de ne pas savoir quoi faire quand il pleurait.

La prof de maths m'a dit que ça passerait vite, les pleurs inconsolables.

J'avais hate qu'il grandisse un peu, et qu'il puisse jouer aux voitures avec moi.

Quand je suis rentrée, avec Alice, j'ai trouvé Bella en train de marcher dans le couloir, un Jacob hurlant sur les bras.

Sans un mot, elle me l'a mit dans les bras et s'est engouffrée dans la chambre.

J'ai balladé plus d'une demi heure en arpantant la maison en tous sens, avant qu'il ne s'endorme enfin...

Je l'ai posé sur notre lit et je me suis assis à coté de Bella, au grand bureau, ou nous avons travaillé une bonne heure.

On est allé manger, fatigués.

On a même eu le temps de se doucher ensemble.

Jake s'est réveillé au moment ou on se remettait à travailler.

Bella l'a mit au sein et je lui ai fait réciter la leçon d'espagnol, puis elle m'a fait réciter à mon tour.

On est allé au lit à 21H30.

Jake s'est mit à pleurer à 22H10...

Je devenais dingue.

On aurait dit qu'il attendait pile le moment ou on s'endormait pour crier.

Il a accepté le sein et on a sommeillé jusqu'à minuit.

Il a crié de minuit à 3H00.

Une vraie torture.

Rien ne le calmait.

Bella pleurait silencieusement, persuadée que c'était sa faute.

L'envie de le passer par la fenêtre m'a plusieurs fois traversé l'esprit!

On s'est rendormit et quand je me suis levé à 7H30 j'étais totalement à l'ouest.

La journée a été plus que longue mais visiblement c'était encore plus dur pour Bella.

Jake était un bébé tout à fait normal, mais ses pleurs étaient trés durs pour nous.

Bella ne faisait absolument rien d'autre que s'occuper du bébé et travailler ses cours comme elle pouvait.

Moi, au moins, je sortais un peu.

Le jeudi soir, Bella m'a dit qu'il fallait laver le bébé, et que c'était mon tour.

J'ai paniqué, mais ma mère m'a montré comment faire.

J'y suis arrivé sans le casser et visiblement il aimait bien le bain.

Une fois sec et rhabillé je l'ai longuement contemplé.

Il avait déjà changé.

Il n'était plus frippé et recroquevillé.

Il ouvrait de grands yeux.

Ses cheveux étaient un peu tombés, et ils me paraissaient plus clairs.

Je l'ai prit en photo, plusieurs fois.

Les deux semaines suivantes se sont écoulées de la même manière.

Bella passait son temps avec le bébé, suivant totalement son rythme, travaillant du mieux possible.

Moi j'allais au Lycée, je travaillais chez les Newton et le reste du temps j'étais chez moi à gérer les pleurs du bébé, les changes, les bains et tenter de dormir un peu, et de bosser mes cours.

Mes parents aimaient beaucoup Jake, mais ne s'en occupaient pas. Ils l'embrassaient, le prenaient dans leurs bras pour le caliner, mais à part pour nous expliquer comment faire, une ou deux fois, ils ne le changaient pas, ni ne le lavaient.

Ma mère préparait les repas,le linge était géré comme toujours par la personne qui s'occupait du ménage, mais le reste on se débrouillait.

Bella devait revenir au Lycée aprés les vacances de printemps.

Ma mère allait garder Jake pendant qu'on serait au Lycée.

Il a été convenu qu'on passerait le bébé aux biberons pendant les vacances.

Mais ma mère disait que Bella pourrait continuer à l'allaiter le matin et le soir, et bien sur, la nuit...

J'étais dans un état second.

La fatigue était vraiment difficile.

Mais j'étais quand même content du bébé.

Charlie venait le voir tous les jours.

Il l'adorait, c'était visible.

Renée était venu aussi, et elle n'était, heureusement, restée que 3 jours.

Elle était exubérante, et Bella avait besoin de calme.

Alice était la seule, des personnes vivant sous notre toit, à nous aider un peu. Elle gardait Jake de temps en temps dans sa chambre, pour qu'on puisse se retrouver un peu seuls, Bella et moi.

Rosalie venait le voir tous les soirs, elle en était gaga. Mais Bella demeurait vigilante: elle m'avait dit avoir peur que Rose cherche ,inconsciemment, à s'approprier le bébé.

Ma mère,visiblement, avait des craintes aussi: elle a parlé à Rosalie et Emmett, les mettant en garde de ne pas commettre, volontairement, eux, une bêtise!

Jasper touchait peu Jake, mais il le regardait avec admiration.

Emmett et Bella étaient un peu génés au début, quand Bella allaitait Jake, mais ils se sont habitués.

J'adorais la voir donner le sein à notre fils. Elle était belle, radieuse même. Et puis, je n'avais pas à donner le biberon!

Quand les vacances sont enfin arrivées, je me suis rendue compte de quelque chose.

Je me sentais assez décalé, par rapport aux autres élèves . Je n'étais plus sur la même longueur d'ondes.

Ils parlaient de soirées, de jeux vidéos et de films.

Moi, mes préoccupations tournaient essentiellement autour du nombre d'heures ou j'allais pouvoir dormir cette nuit, du temps ou Jake allait bien vouloir rester tranquille dans nos bras, pour qu'on puisse souffler un peu, et étudier.

J'avais muri, par la force des choses.

Bella et moi nous sommes plusieurs fois disputés.

Essentiellement parce qu'elle trouvait que je n'en faisais pas assez, ce qui était sans doute vrai,mais elle m'a obligé à donner le bain tous les soirs et à m'occuper des couches dès que j'étais présent.

J'étais trop fatigué pour y réfléchir, mais c'était dur.

Et puis, un soir, quand je me suis penché sur Jake, bien réveillé dans les bras de Bella, le soir des vacances, il est arrivé un truc incroyable:

le bébé m'a sourit!