A mes chers Non-Inscrits:
Lily: "Tyrannisé" s'écrit en fait avec deux "n" mais je l'aurais écrit comme toi alors pas de politesses entre nous, faisons un pacte: "Je jure sur l'honneur qu'à l'avenir je ne commenterai aucune de tes fautes d'orthographe, que je ne les verrai même pas ou qu'elles me paraîtront super intelligentes". lol Oui, bon, je délire un peu...^^" Je me suis dit que Severus ne pouvait pas être le seul à tyranniser les autres, qu'il lui fallait un bon retour de bâton! Et dans cette bulle, il va encore se faire avoir... Il est un peu nunuche, des fois, mine de rien, sous ses dehors de gros dur! ;p
Clina: Euuuh, pour le retour de bâton, il va falloir attendre un peu... Dsl mais là il va se faire un peu beaucoup avoir... Mais dans la prochaine ce sera "Severus la terreur des cachots, le retour", c'est promis! ^^Mais enfin, tu n'as pas internet, là où tu pars ? Tu vas où ? Dans une grotte ? Dans l'espace ? En plein désert ? Ton excuse est foireuse, voilà tout! lol Non, je plaisante, bien sûr, tu as le droit de prendre des vacances. On se réécrit à ton retour alors! J'adore tes reformulations de mes bulles, c'est trop drôle! J'ai particulièrement aimé le "ça pousse, ça pousse!" ;p Le pauvre Severus va encore en prendre pour son grade, ici, prépare-toi à avoir pitié!
MarynS: Contente que Sabrina t'ait plu! Maintenant que tu as le film bien en tête, je pense que la bulle va te rappeler quelque chose...
Je dédicace cette bulle à HBP! ;p
Bonne lecture, tout le monde!
BULLES DE VIE, BULLES D'AMOUR
X. Se battre ou se faire battre
Une petite fête avait été organisée. Severus détestait les fêtes. Les petites, les grandes, il les détestait toutes. Sa fierté déjà égratignée par l'insupportable miss-je-sais-tout allait en plus devoir se départir de ses habituelles robes. Ces épaisses robes noires, étudiées pour être intimidantes et qui formaient une si pratique carapace. La chauve-souris des cachots allait invariablement tenter de se faire oublier dans un coin et invariablement un pauvre idiot viendrait l'y déloger de force. Il se vengerait du pauvre idiot en question dans les plus brefs délais et serait contraint de quitter la fête sous les regards exaspérés mais pas du tout étonnés de l'assistance. La seule chose que Severus aimait, dans les petites ou grandes fêtes, c'était l'alcool. Il coulait à flots et Merlin seul savait à quel point il empêchait la créature fondamentalement asociale qu'était notre maître des potions de trucider la moitié des invités. Des invités trop souriants, trop bien habillés, trop bavards.
Severus avait fait comme il faisait d'habitude : enfilé des robes légèrement moins sombres, sensiblement moins volumineuses, relativement plus élégantes, repéré un coin isolé d'où observer sans être remarqué, pris furtivement possession d'une bouteille de whisky-pur-feu. Sa présence d'ordinaire si imposante s'effaçait soudain, sauf peut-être pour Hermione. Elle s'était récemment rendu compte qu'elle était capable de ressentir la présence de son professeur avec une acuité nouvelle et assez déroutante. Elle le sentait arriver dans son dos, et sentait aussi son regard, comme s'il était en permanence posé sur elle. Fête ou pas fête, elle n'y pouvait rien. C'est donc tout naturellement qu'en entrant dans le salon, richement décoré pour l'occasion, son regard se dirigea automatiquement vers le coin isolé dans lequel s'était réfugié Severus. L'espace d'une infime seconde, leurs regards se croisèrent et il y eut comme de l'électricité dans l'air.
Mais Ron entraîna Hermione sur la piste de danse. Severus porta à ses lèvres la bouteille de whisky-pur-feu réquisitionnée pour l'occasion. Il observa, dévoré de jalousie, le manège écœurant de Weasley. Le morveux n'avait pas le droit de la regarder de cette manière, ses mains ne pouvaient pas descendre si bas dans son dos, son épaule ne pouvait pas accueillir sa tête, leurs corps ne devaient pas être si proches. Parce que le fils Weasley ne la méritait pas. Malheureusement, Hermione ne semblait pas être de cet avis. Elle paraissait même prendre du plaisir à se trouver dans les bras du rouquin. Severus enragea un peu plus. Lorsque le morceau prit fin, il poussa presque un soupir de soulagement. Mais il n'était pas au bout de ses peines : Ron se pencha pour murmurer quelque chose à l'oreille de la jeune fille. Il la quitta ensuite pour aller chercher deux flûtes qu'il glissa dans les poches arrière de son pantalon. Il s'approcha alors de la table des alcools – à quelques mètres à peine du repère de la chauve-souris verte de jalousie – et s'empara d'une bouteille de champagne.
Severus profita de l'occasion pour fondre sur lui comme il savait si bien le faire.
« N'y pensez même pas, Weasley », grinça-t-il.
Le jeune homme ne put réprimer un frisson pour le plus grand bonheur de son persécuteur et remit sagement la bouteille là où il l'avait prise.
« Mais c'est la fête, professeur… »
« Asseyez-vous, monsieur Weasley, je sens que vous avez besoin d'un petit cours sur les dangers de l'alcool chez les jeunes », déclara-t-il d'une voix doucereuse.
Ron hésita.
« Asseyez-vous ! », ordonna Severus en lui lançant son regard le plus noir.
Le jeune homme obéit et aussitôt que son derrière eut touché la chaise, il poussa un cri de douleur qui attira l'attention de tous les invités présents.
« Que se passe-t-il ? », s'enquit le professeur en faignant l'innocence.
« Je…je me suis assis sur des… sur des flûtes de champagne », répondit Ron avec difficulté.
« J'en suis navré pour vous… », commenta Rogue en souriant de toutes ses dents, laissant volontairement percer une touche d'ironie.
Ron comprit aussitôt qu'il venait de se faire piéger.
« Vous l'avez fait exprès ! », s'écria-t-il, les joues brûlantes de rage et les yeux emplis de larmes de douleur.
« Voyons, Ron », intervint sa mère, « comment le professeur Rogue était-il censé deviner que quelqu'un avait posé des verres sur cette chaise ? »
Le garçon n'osa rien répliquer. Il ne pouvait pas dire à sa mère qu'il avait glissé les flûtes dans ses poches et qu'il s'apprêtait à emprunter une bouteille d'alcool avant d'aller s'isoler dans un coin tranquille avec Hermione, après tout. Il se contenta donc de fusiller son professeur du regard.
« Je vais chercher Mme Pomfresh, mon chérie, je l'ai croisée tout à l'heure, tiens bon », l'encouragea Mme Weasley avant de s'éloigner précipitamment.
« Vous voilà hors circuit pour au moins quelques jours, jeune homme », enchaîna Rogue.
« Ne vous en faites pas pour moi, professeur, Hermione fera une très bonne infirmière », répondit Ron qui voyait très bien où le sorcier voulait en venir.
« Mademoiselle Granger n'a pas les connaissances nécessaires pour vous servir d'infirmière, Weasley, ne soyez pas ridicule », ricana Severus.
« Je ne parlais pas de ce genre d'infirmière, professeur… Il y a tellement de manières de s'occuper d'un homme blessé… »
Severus fut tellement horrifié par la réplique du jeune homme que, si Pomfresh n'était pas arrivée à ce moment-là, il lui aurait volontiers lancé un des sortilèges de magie noire dont il avait le secret. Celui qui empêchait les plaies de se refermer aurait été parfait. A la place, il se rassura tant bien que mal en se disant qu'au moins il avait remporté cette première bataille. Mais lorsqu'il vit Hermione se précipiter vers son ami, une lueur d'inquiétude dans le regard, l'identité du vainqueur ne lui sembla plus si évidente… Soyons honnêtes, même si sa fierté l'empêchait de pousser le raisonnement aussi loin, Severus venait tout simplement de se faire battre à plates coutures par un Gryffondor roux et à peine pubère !
Important: Je ne vais plus avoir beaucoup de temps pour les fics à partir de maintenant, donc je ne pourrai publier qu'une bulle par semaine. Je sais que, maintenant que vous avez été habitués à un rythme plus rapide, vous allez être en manque et vous m'en voyez désolée. Dans les jours qui vont suivre et jusqu'à mercredi prochain, sachez que vous allez subir une douloureuse désintoxication. Je suis de tout coeur avec vous!
Signé Votre Tortionnaire Préféré.
