Genre : yaoi, historique

Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi… Mais ils se permettent quand même de me hanter !

Voilà un nouveau chapitre… Enfin la vengeance diront certains… Oui, mais je ne la trouve pas à la hauteur. Vous me voyez désolée de ne pas avoir assurer sur ce coup-là… Bien que comme ils s'agit du frère du roi, c'est déjà pas mal, mais bon… Pardonnez-moi, j'espère faire mieux avec la suite… Qui ne devrait plus avoir autant de retard, j'espère…°

Alors encore gomen, et bonne lecture !

Bisous à Choupette, c'était très gentil !

Kestrel, j'ai étudié ta proposition, mais malheureusement j'ai encore besoin de Doku pour la suite, donc j'ai laissé de côté la décapitation… Mais promis, s'il m'ennuie de trop, je m'en souviendrai !

Lunny, tu avais deviné !lol. Bonne lecture pour ce chapitre-ci !

Kaoro, que je ne saurai jamais assez remercier, (merci pour toutes tes reviews, elles me font toujours aussi plaisir !), je garde de côté ton idée du duel à l'épée, ça me plaît beaucoup, et pourquoi pas, je le mettrai dans la suite. Pas directement, mais je garde ça. Moi aussi ça me branche de voir Hakkai se battre à l'épée ! Merci pour tout ! Gros bisous

Kokoroyume : merci pour toutes tes review et encore gomen de ne pas avoir répondu, je suis impardonnable ! en tout cas, j'espère que ce chapitre me pardonnera !

Je sais qu'on ne doit plus répondre aux reviews directement, mais les régles sont là pour être enfreintes, non ? et puis j'avais envie de toutes vous remercier pour votre soutien…

La Putain du roi

Ce fut avec une fierté non dissimulée que Dokugakuji annonça à ses amis qu'il était invité à prendre part au repas intime du roi le soir-même. Depuis qu'il était rentré, cette faveur lui avait toujours été refusée, sous prétexte que le roi voulait rester avec ses amis. Il n'en avait éprouvé qu'un peu de colère, mais relative, sachant qu'il était évident qu'au vue de l'ambiance qui régnait entre eux, il paraissait impensable que Gojyo l'invite à sa table. Il s'était plaint à quelques nobles influents de ce comportement envers lui, mais ceux-ci n'en avait touché mot au roi, connaissant la situation qu'il existait entre les deux frères. Cependant, Dokugakuji ne le savait pas, et il était persuadé que s'il était aujourd'hui invité, c'était grâce à ces nobles qui avaient dû faire des remarques au roi, et celui-ci, de peur de perdre la face, avait cédé.

C'est ainsi qu'il se rendit le soir-même au dîner du roi, qui avait lieu dans ses appartements privés. Il fut accueilli avec beaucoup de cérémonie par les valets et majordomes, ce qui lui rappela pourquoi il avait renoncé au trône. Toutes ces manières lui déplaisaient beaucoup. Les autres ne semblaient pas en souffrir, peut-être à cause de l'habitude, mais lui ne le supportait pas.

Cependant, c'est avec un immense sourire qu'il s'assit à la table du roi, imbu de lui-même. Gojyo siégeait au bout de la table, Sanzo à côté de lui, Goku prés d'eux et enfin Hakkai juste en face de lui. Il n'y avait qu'eux, il s'agissait véritablement d'un dîner privé. A aucun moment il ne sentit le piège, mais au contraire, fier comme un coq, il se montra de bonne compagnie. Il envoyait de temps en temps des œillades à Hakkai, comme souvenir de leur nuit, mais ce dernier ne les souligna pas. Dokugakuji savait que cela faisait enrager son frère, aussi continua-t-il tout le long du repas.

Ses sentiments vis-à-vis du roi n'avaient pas changé : c'était un mélange confus d'envie, de jalousie et en même temps de rancune non dissimulée. Il avait renoncé au trône et en était fier, heureux d'avoir pu choisir sa propre vie telle qu'il la souhaitait, et en même temps, comme un gamin capricieux, il ne pouvait s'empêcher de détester ce frère, de l'envier d'occuper le poste le plus haut de l'état. Il se maudissait parfois d'avoir laissé s'échapper le trône, que sa mère lui avait offert sur un plateau doré, et d'autres fois, il se bénissait, calculant l'horreur de la situation de roi. Mais Gojyo semblait s'en sortir, il semblait si heureux aux côtés d'Hakkai et de Sanzo, que Dokugakuji trouvait cela injuste. Il aurait voulu trouver ce même bonheur. Au fond de lui, malgré ses airs hautains, il se sentait très seul et cela lui pesait.

Le repas se déroula dans une atmosphère étrange, silencieuse parfois, mais en tout cas assez froide dans l'ensemble. Dokugakuji se doutait que cela ne se passerait pas dans la joie, aussi s'était-il pour l'occasion fabriqué une barrière, une sorte de carapace psychologique que la mauvaise humeur n'atteignait pas.

Lorsque le dessert se présenta, ils n'avaient parlé que de chasse et de rumeurs que la cour faisait circuler, en somme rien de très important, et Dokugakuji que ce dîner n'était là que pour la forme. Le dessert était composé d'une magnifique crème accompagnée d'une sauce sucrée qui se mariaient agréablement. Dokugakuji se servit avec bonheur, il adorait cela, surtout la sauce qui assemblait subtilement le goût du sucre et celui de la cannelle. Ce fut Hakkai qui la lui tendit, un sourire sur les lèvres, en lui disant :

- Il paraît qu'elle est formidablement aromatisée….

Dokugakuji mangea en savourant chaque bouchée, puis s'arrêta surpris en remarquant que tous le regardaient, le regard lourd. Il se tourna alors vers Gojyo et lui sourit d'une façon ironique :

- Voyons mon cher frère, cela fait si longtemps que tu ne m'as pas vu que tu en ressentes le besoin de laisser ton regard s'attarder sur moi avec autant d'insistance ?

- Non, je regarde juste quelqu'un qui se fait passer pour mon frère, mais qui n'est dans le fond qu'un salaud !

Dokugakuji tiqua : les attaques commençaient… Il se demandaient quand ils allaient enfin se décider.

Il prit sa serviette, s'essaya délicatement la bouche et la déposa doucement à côté de lui.

- Voyons cher frère, que me reproches-tu ? D'être ce que je suis, ou bien d'avoir profité de ta faiblesse pour t'humilier un peu plus ?

Gojyo serra les poings sur la table, ses jointures blanchissant de rage.

- Mais je te conseille de me reprocher ma propre nature : hé oui, comment pouvais-je résister face à une telle beauté ?

En disant cela, il adressa un regard à Hakkai qui ne broncha pas. Leur calme relatif et l'ambiance étrange qui régnait commençait à inquiéter Dokugakuji. Il s'était douté que tout ne se passerait pas sans accroc, mais il comptait sur son insolence et son ironie pour l'aider. Or là, même Hakkai ne réagissait pas. En fait, seul le roi semblait éprouver de la colère… Faille dont il comptait profiter…

- Hakkai t'a probablement raconté de toute façon, je n'ai plus rien à cacher, dit-il sur un ton mordant.

Mais ce fut Hakkai lui-même qui lui répondit :

- Oui, Gojyo est au courant… Aussi ce ne sont pas vos pitoyables tentatives pour l'énerver qui vont fonctionner.

Dokugakuji tourna la tête vers lui, du mépris dans le regard. De quel droit… ?

- Ne vous prenez pas pour plus important que vous n'êtes Hakkai… Dois-je vous rappeler que vous n'êtes qu'un jouet, autant pour moi que pour mon cher frère que vous protégez ?

- DOKU ! cria Gojyo, furieux.

Il s'était presque levé de table mais le regard que lui envoya son amant le dissuada d'extérioriser sa fureur. Il se rassit lentement, fixant sur son frère un regard noir.

- Je ne me sens pas concerné par ce que vous dites Dokugakuji, car contrairement à vous, j'ai trouvé un sens à ma vie, répondit Hakkai, un léger sourire sur les lèvres.

- Comment osez-vous… ! s'énerva Dokugakuji qui se faisant se leva de sa chaise, prêt à répondre à l'insulte.

Mais un vertige le prit et il dû s'appuyer sur la table pour ne pas tomber. Sa vison était légèrement trouble et il dû se frotter les yeux avant de voir clairement.

- Mais qu'est-ce que… ?

- Vous avez un problème ? demanda innocemment Hakkai.

- Espèce de salaud… Vous m'avez mis quelque chose dans mon verre… comprit immédiatement Dokugakuji en fixant Hakkai et son sourire impertinent.

- Non, pas dans votre verre, dans la sauce du dessert… Il paraît que cela passe mieux…

Le sourire d'Hakkai disparut aussitôt et c'est avec un rictus de haine qu'il se leva à son tour et lui indiqua la porte :

- J'espère que vous souffrirez autant que j'ai souffert… Personne ne vous retient ici.

La sentence tomba et chacun approuva. Goku ne comprenait pas tout, mais à voir la visage pâle de Doku et la fine transpiration qui commençait à l'envahir, il se dit qu'il avait eu sa punition. Sanzo ne s'attarda même pas à le regarder, et il fit signe aux gardes de la porte d'escorter le frère du roi à l'extérieur.

Gojyo fulminait sur place, à cause de ce qu'il avait dit juste avant… Il serrait ses poings à les faire éclater, et il ne savait pas encore ce qui l'empêchait d'aller se défouler sur l'objet de sa haine. Il le fixa d'un regard de glace alors que les gardes l'emportaient. Quant à Hakkai, il suivit Dokugakuji du regard et se rassit, les mains tremblantes même si son cœur était soudain déchargé d'un poids…

Dokugakuji était trop mal en point pour dire quoi que ce soit, l'aphrodisiaque qu'on lui avait donné en douce agissant rapidement, et il partit la queue entre les jambes sans ajouter un mot. Il venait de vivre l'une des pires humiliations qu'on lui avait jamais donné. Il se sentait si misérable tout d'un coup…

Dés qu'il fut sorti, Gojyo se leva de table et sortit sans dire un mot. Sanzo et Goku se levèrent à leur tour, souhaitèrent bonne nuit et partirent dans leurs appartements.

Hakkai n'en fut pas contrarié : il avait exposé son plan à ces derniers, et il avait obtenu leur total soutien. Punir Dokugakuji de cette façon semblait à tous être une bonne solution : même si personne n'était au courant, il n'oserait plus jamais s'en prendre de nouveau à eux… L'humiliation était le moyen le plus sûr pour abattre un homme tel que Dokugakuji.

Aussi Hakkai savait qu'ils ne quittaient pas la table en guise de protestation : de toute façon le repas était fini… La seule chose qui le tracassait réellement, c'était Gojyo… Dokugakuji s'était montré si désagréable avec lui, il avait dit de telles méchancetés qu'il savait que le roi devait être blessé…

Il le rejoignit dans leurs appartements mais il n'était pas dans la chambre. Hakkai l'aperçut sur la terrasse, accoudé à la balustrade. Il s'approcha et s'accouda à ses côtés.

Le silence s'installa, aucun des deux n'ayant réellement envie de le briser. Hakkai se sentait quand même un peu responsable de la situation, c'était lui qui avait exigé cette vengeance, et il se sentait mal à l'aise vis-à-vis de Gojyo. Quant au roi, il semblait perdu dans de douloureuses réflexions à voir le pli soucieux qui barrait son front.

Le vent soufflait violemment ce soir-là, alors que pourtant le ciel était entièrement dégagé, en paix. Les étoiles, petites lucioles de la voûte céleste, avaient mises leurs plus belles parures, accompagnant la lune, fidèles dames de compagnie.

Gojyo soupira, dissimulant son souffle dans celui du vent.

- Pourquoi… ?

Hakkai le regarda d'un air triste et lui demanda doucement :

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi… tout ? Sa haine, le fait qu'il soit mon frère, ma mère, ma vie, ma couronne… Jusqu'à ce vent qui semble se rire de moi ce soir… Je ne comprends plus rien…

Gojyo tourna son visage vers son amant et pour une fois, Hakkai y vit de petites larmes, très fines, mais bien présentes. Il semblait si triste, si perdu tout d'un coup qu'Hakkai ne résista pas et dans un élan spontané, il le prit dans ses bras. D'abord surpris, Gojyo s'accrocha bientôt à lui aussi fort qu'il le pouvait, les doigts agrippés à sa veste, le nez plongé dans son épaule. Il ne pleurait pas, il ne pouvait pas, même s'il en rêvait, il se contenta de rester comme ça, désespérément accroché à la seule personne qui comptait vraiment pour lui.

Hakkai passa une main dans ses cheveux, le réconfortant du mieux qu'il pouvait. Il déposa un baiser dans sa chevelure.

- Je ne sais pas… lui murmura calmement Hakkai. Je ne sais pas du tout…

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Effectivement, après cette soirée, Dokugakuji se fit beaucoup plus discret : il cessa ses attaques ouvertes sur le roi et son amant, et la cour connut une nouvelle sérénité. Il n'avait peut-être pas compris la leçon, mais en tout cas il l'avait retenu. On murmurait au palais qu'il avait passé un nuit horrible, loin de tous les regards pour ne pas avoir à exposer sa honte, et tout le monde se demandait ce qui avait pu se passer, sans réponse. En tout cas, il avait attendu trois jours avant de refaire surface, la mine défaite et l'humeur massacrante. L'humiliation qu'il avait subie lui avait laissé un goût très amer dans la bouche.

Si certains parurent étonnés de son attitude bien calme, ils l'oublièrent bien vite à l'annonce du cortège des ambassadeurs qui se rapprochaient. Tout le monde se demandait quelle pouvait bien être la raison de leur venue et l'on murmurait que même le roi n'en savait trop rien. Mais on ne leur envoyait pas une telle délégation sans un motif sérieux, aussi les rumeurs allaient bon train.

Quand Hakkai passait au milieux des courtisans, il découvrait que leur imagination était capable d'aller très loin. Il en riait la plupart du temps, même s'il devait admettre qu'il éprouvait lui aussi une curiosité ardente vis-à-vis de ce cortège. Gojyo lui avait avoué qu'il ignorait la raison de leur venue mais comme il ne semblait pas s'en inquiéter outre mesure, Hakkai n'avait pas insisté.

De son côté, Gojyo avait accusé le contrecoup de l'histoire de son frère. Même s'il savait qu'il avait été bien puni, il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la haine à son égard. Il avait voulu l'exiler de la cour, mais Sanzo l'en avait empêché : si Dokugakuji partait, certains pourraient profiter de cette mésentente entre eux-deux pour exacerber son ressentiment et ainsi organiser un coup d'état dans son dos… Il valait mieux le garder prés d'eux, à portée de main et sous surveillance de ses agissements. Vivre à la cour n'était jamais facile, surtout lorsqu'on était roi, et il fallait parfois supporter quelques contraintes. Si Gojyo se plia à la décision de Sanzo, il le prévint tout de même qu'il ne voulait plus que son frère reparaisse devant lui.

Par contre, il s'était retrouvé avec Hakkai, cette nuit-même où il s'était vengé. Après avoir couché avec son frère, le jeune homme avait refusé qu'on le touche, et Gojyo l'avait laissé tranquille, comprenant son malaise. Heureusement, la situation n'avait pas duré et dés qu'Hakkai s'était repris en main, Gojyo l'avait retrouvé, et leur courte séparation n'avait rendu leur amour que plus fort. Cette nuit-même où il l'avait pris dans ses bras, ils avaient ensuite renoué leurs liens, faisant l'amour comme si c'était la première fois, et Gojyo avait retrouvé une certaine sérénité depuis. Sa mauvaise humeur était partie en fumée, ce qui soulagea également Sanzo, qui profita de cette nouvelle paix à l'intérieur du château pour se reposer.

Il avait voulu aller passer quelques jours dans son domaine en province, seul avec Goku, mais l'arrivée du cortège des ambassadeurs le retint dans la capitale.

On annonça leur arrivée un matin : ils étaient aux portes de la ville. Toute la population s'y était massée pour les voir. Il fallait dire qu'ils étaient venus en grande pompe, et toutes ces dorures et ces parures avait ébloui le peuple.

Il y avait huit carrosses en tout, quatre pour les ambassadeurs en eux-même, et quatre autres pour la princesse et sa suite.

Gojyo avait été très étonné de tant de magnificence pour de simple émissaires, mais la présence de la princesse expliquait un peu mieux pourquoi ils était venu en si grand apparat. Par contre, Gojyo ne savait pas pourquoi elle était venue : il était si rare qu'une fille de roi se déplace ainsi avec des ambassadeurs de son père que Gojyo en fut étonné. Quelles étaient ses intentions ?

En tout cas, il l'accueillit à bras ouverts : même s'il n'avait pas de liens particuliers avec son pays, il n'était pas question de se montrer impoli. Il l'attendait devant les marches de son palais, entouré de ses conseillers, Sanzo devant tous, ainsi que de quelques courtisans qui n'auraient manqué cela pour rien au monde. Hakkai était resté en retrait, étant donné qu'il n'avait pas d'importance politique, et il observait la scène de loin.

Lorsqu'elle descendit de son carrosse, Gojyo resta quelques instants sans voix : elle était superbe. Il s'était toujours imaginé les princesses vêtues de dentelles roses ou bleu pâles, et comme il n'avait pas eu de sœur pour le lui confirmer, il avait gardé cette image en tête. Cependant, la jeune femme qui s'avançait vers lui n'avait rien de ces stéréotypes dépassés… Elle avait troqué le rose pour un vert profond, couleur jade. Sa robe assez proche du corps pour laisser entrevoir quelqu'unes de ses formes sans toutefois trop dévoiler. Elle ondulait avec son déhanchement, qui n'avait rien de provocant, juste extrêmement féminin. Son petit visage allongé avait des traits si fins et si beaux qu'elle aurait servi de modèle à n'importe quel peintre pour représenter Venus en personne. Enfin, ses longs cheveux noirs formaient un petit chignon au-dessus de sa tête, avant de redescendre en cascade dans son dos, jusqu'à ses reins. Elle était vraiment très belle…

Elle s'approcha et s'inclina devant Gojyo, toujours sans voix.

- Votre Majesté…

Sa voix possédait l'assurance et la dignité du sang royal. Rien à voir avec les cruches que Gojyo s'était imaginé.

Il se ressaisit rapidement et lui tendit la main pour qu'elle se relève.

- Je suis enchanté de faire votre connaissance. On m'avait beaucoup vanté votre beauté, mais je vois qu'ils étaient loin en dessous de la vérité…

- Merci votre Majesté…

Ses lèvres délicates s'ornèrent d'un fin sourire et le roi y répondit. On aurait pu se noyer dans ces yeux-là… Ils étaient d'un vert saisissant, comme sa robe… Très différent du vert d'Hakkai. Moins enivrant mais plus mystérieux.

- Pourrai-je savoir votre nom ?

- Je m'appelle Yaone, votre Majesté.

- Et bien, Yaone, bienvenue dans notre pays.

Et il l'invita à entrer. Les ambassadeurs suivirent, puis les conseillers du roi et enfin les courtisans.

Voilà qui s'annonçait réjouissant….