Avec un petit jour de retard, le nouveau chapitre : )

Un grand merci a Cissyaliza, BONES-NCIS, Jay, CptJackHarkness et Anaid pour leurs reviews : )


Assis a son bureau depuis plus de cinq minutes, Don releva la tête, comme poussé par un sixième sens. Haussant les sourcils, il planta son regard vers Liz qui, assise nonchalamment sur le bureau de David, semblait plutôt bien s'amuser en compagnie de Megan. Effectivement, tout en échangeant des petits rires amusés, les deux amies semblaient toutes les deux liguées afin de mieux s'occuper de leur proie, qui, en l'occurrence, se trouvait être un agent ronflant, affalé tel une baleine échouée sur son bureau. Avec un petit sourire, Liz se leva pour se diriger vers son bureau et s'emparer de la petite bouteille d'eau qui y était posée, avant de retourner auprès de sa complice.

Voyant cela, Don se demanda l'espace d'une fraction de seconde, s'il devait intervenir. Réveiller brusquement un ancien militaire et un agent surentrainé du FBI était quelque chose de plutôt dangereux, pouvant parfois s'avéré mortel, mais après tout, Megan n'était pas une novice en matière d'art martiaux. Sans qu'il s'en rende compte, ses yeux brillait de curiosité et il se surprit même à pensé que David donnerait sans doute n'importe quoi pour être présent en ce moment. Amusé, il vit Liz ouvrir la bouteille avant de la tendre à Megan, le tout, dans le plus discret des silences. Un sourire aux lèvres, Don arrêta de lutter contre son sens moral et, accoudé sur son bureau, attendait patiemment l'inévitable. Avec une petite pensée pour l'agent absent, il sortit son téléphone portable qu'il mit en mode camera. David ne pouvait pas manquer ça !

A pas de velours, la profiler s'approcha lentement de sa cible, qui, malgré l'agitation autour, n'avait pas bougé d'un millimètre. Instantanément, ses yeux se posèrent sur ce qui deviendrait le point stratégique de son attaque, a savoir , le petit espace qui séparait le col de son tee shirt et la peau. Souriant diaboliquement, elle échangea un dernier regard avec sa complice avant d'approcher la bouteille…

Une fraction de seconde plus tard, Don eut toute les peine du monde a se retenir d'éclater de rire. Ne perdant pas un instant du spectacle avec son blackberry, il observa la scène qui se déroulait devant ses yeux. Megan, qui devait avoir pas mal de tendances suicidaires, retourna la bouteille a la verticale, vidant l'eau froide sur son ami endormi… enfin plus pour longtemps. Il fallut presque cinq seconde à Colby pour sortir de son sommeil, réveiller par la très désagréable sensation d'un truc humide sur sa tête. En sursaut, il se redressa, ruisselant…

- Enfin réveillée princesse ?

Il lui fallut quelques instants pour comprendre ce qu'il venait de ce passer, et reconnaitre cette voix si familière. Les quelques instants que Megan décida de profiter au maximum, terminant de vider l'eau et éclatant d'un rire cristallin. Comprenant qu'il n'y avait plus rien à faire pour lui, Colby se retourna, portant encore sur son visage les marques qu'avaient laissé ses bras qui lui avaient servit d'oreiller de fortune. Posant simplement la bouteille d'eau sur le bureau de David, sur laquelle elle s'était assise en compagnie de Liz, Megan, très fière d'elle, lui adressa un petit sourire innocent.

- Heureuse de te revoir Colby !

Entièrement trempé, dégoulinant sur le sol ciré du FBI et à peine réveillé, celui-ci se contenta de lui lancé en regard noir avant s'essorer inutilement son tee short détrempé, tout en grommelant dans sa barbe.

- Super mature ! Non vraiment, très intelligent … même pas de tee shirt de rechange … Digne d'un gosse de cinq ans …

Voyant que ce qu'il faisait n'avait aucune utilité, il se leva, la tête dans le brouillard, afin de se lancer dans la recherche d'un paquet de mouchoir qui, bien évidement, était introuvable en ce mois de Juillet. Avec un réveil comme ça, la journée risquait d'être longue, très longue… Surtout lorsque l'ascenseur s'ouvrit une nouvelle fois, apportant avec lui un mathématicien tout excité, l'ordinateur portable sous le bras, prêt à leur faire un exposé en essayant d'illustrer ses équations avec la reproduction des pingouins en Afrique. Malheureusement pour l'agent, la venue de Charlie n'était pas le seul problème auquel il du faire face. Effectivement, hier soir, il s'était endormi, alors qu'il vennait tout juste de finir de lire un bon paquet de lettres de menaces reçues par une des victimes… Lettres de menaces qui se trouvaient à présent au milieu d'un mini-océan sur son bureau.

Après un petit « et merde » il se précipita pour sortir les feuilles de l'eau…

- Megan je te hais !

- Moi aussi je t'aime Granger !

Sans un mot de plus, il se dirigea vers les vestiaires, histoire d'utiliser les vêtements de rechanges que David gardait systématiquement dans son casier… L'occasion rêvée pour Don d'aller lui parler. Après un rapide bonjour à son frère et un bref regard échangé avec Liz, qui comprit avec enthousiasme que son petit coup de gueule avait eut l'impact escompté, il se lança sur les pas de son agent. Déterminé, il était bien décidé à régler les quelques petits problèmes qui empêchaient le bon fonctionnement de l'équipe.

S'arrêtant l'espace d'une seconde devant la porte afin de réfléchir quelques instants avant de se lancer, il décida d'improviser et ouvrit lentement la porte.

Colby se retourna dès l'instant où il entendit la porte s'ouvrir. Evidement, celui-ci n'étant pas encore au courant que Gibson l'avait balancé pour hier, il ne comprit pas vraiment ce que Don faisait ici.

- Euh … il y a un problème Don ?

Regardant silencieusement son agent ouvrir son casier, il chercher les mots à utiliser, afin de ne pas faire de reproches à Colby chose qui s'avéra assez compliquée à trouvé. Passant une main gênée dans ses cheveux, il fixa son agent des yeux.

- Bon voilà… je vais pas perdre de temps en bavardages inutiles alors soyons clairs, je sais ce qu'il s'est passé hier…

Instantanément, Colby se figea… La simple phrase de Don avait eut l'effet d'un cou de tonnerre dans la petite pièce. Stoppé dans son élan alors qu'il venait tout juste d'ouvrir le casier de David, l'agent Granger se retourna lentement, une nuée d'expressions indescriptibles gravé dans son regard.

- Écoute Don je sais ce que tu vas dire mais …

- Comme je te l'ai dit, on vas pas y aller par quatre chemin, je ne suis pas venu là pour t'engueuler, juste pour te poser une question… Une seule question et j'espère sincèrement que tu me répondra sincèrement … Pourquoi tu refuses de m'en parler ?

Tandis que Colby se trouvait bizarrement très intéressé par le sol en carrelage, Don, lui, faisait des efforts surhumains pour rester calme et régler une bonne fois pour toute le problème, pacifiquement si possible.

Se rappelant que la dernière conversation qu'ils avaient eut dans les vestiaires n'avait pas vraiment été la plus joyeuse du monde, il préféra s'assoir sur le banc au milieu de la pièce, histoire de ne pas paraitre trop menaçant et invita son agent à en faire de même.

S'il aurait pu, Colby aurait rapidement refusé et serait partit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, malheureusement, Don était son patron, et par conséquent, il dû faire un trait sur cette idée.

- Alors je t'écoute …

- Don…ce n'est pas ce que tu crois …

- Très bien, alors si ce n'est pas ce que je crois, dit moi ou est passé ton arme et d'où viennent ces marques rouges sur ton poignet !

- …

Voyant que son attitude ressemblait plus à celle de l'enquêteur qu'a celle d'ami, Don tenta une autre approche, un peu moins directe.

- Tu as pu voir son visage ?

- …

- Ecoute, je sais que t'as certainement pas envie d'en parler, mais il va bien falloir que faire un rapport pour la disparition de ton arme et les affaires internes chercherons le moindre détail pour te nuire ! Ne leur fais pas ce cadeau la Colby, je peux t'aider, tu le sais …

- Non, j'ai pas vu son visage ! J'ai rien vu de lui jusqu'à ce qu'il surgisse de nulle part au fond de cette ruelle !

Don souria intérieurement, peut être que cette nouvelle approche allait porter ses fruits. Quant à l'argument des affaires internes, c'était dur à dire mais totalement vrai. Si jamais l'une de ces fouines avait vent de la tension explosive quand le service des crimes violents, la situation deviendrait encore plus ingérable pour Don, et plus difficile pour Colby…et ça c'était une chose que l'agent Eppes ne laisserait jamais plus arrivé.

- Qu'est ce qu'il c'est passé Colby …

- Je pensais qu'il s'était enfuit … après tout, on vennait de le surprendre en flagrant délit de tentative de meurtre, rien qu'avec ça, il aurait été à l'ombre quelques années ! Je ne voyais pas pourquoi il serait resté sur place alors qu'il aurait pu être déjà loin ! Alors j'ai relâché ma garde et le temps que je comprenne, c'était trop tard ! Il a prit mon arme !

Essayant de relativiser, Don cherchait rapidement un moyen d'aider son agent pour justifier cette disparition, sans risquer une mise à pied. Après tout, ça aurait pu être pire ! Qui sais ce qu'un tueur de flic psychopathe aurait pu faire en voyant son agent ! Au final, celui-ci ne s'en sortait pas si mal ! Mais dans toute cette histoire, il restait encore un point à éclaircir pour l'agent Eppes et c'était sans aucun doute le plus important.

- Qu'est ce qu'il se passe dans ta petite tête hein Granger ? J'ai parlé avec David ! Quand est ce que tu comprendras que rien de tout ça n'est de ta faute ! Tu n'étais pas plus responsable de ce qu'il c'est passé avec ton équipier que hier matin ! Et pourquoi tu m'as rien dit ? Tu as si peu confiance en moi que tu préfères me cacher des choses …Encore ! Après tout ce qu'on a fait ensemble, tout ce qu'on a traversé ! Tu penses peut être que je n'ai pas eut ma dose de mensonges après l'affaire Dwayne Carter ? Je comprends pas ! Je pensais … je croyais qu'on était passé à travers de ça, que c'était fini, de l'histoire ancienne ! Plus de mensonges, plus de cachotterie ! Tu veux que je te dise Colby ? Je pensais qu'après tout ça, tu aurais changé !

Sans même qu'il s'en rende compte, Don s'était levé et criait presque dans les petits vestiaires, oubliant toutes les raisons qui l'avait poussé à entrer ! Pire, il avait évoqué le sujet tabou, celui que fuyait tous les agents de cette unité, celui qui réveillait à coup sur des souvenirs terribles aux quels ils essayaient tous d'échapper… Sans le vouloir, Don avait déballé tout ce qu'il avait sur le cœur, ignorant les retombés que cela pourrait entrainer. Il aurait donné n'importe quoi pour pouvoir s'arrêter, mais la machine été lancée et, comme poussé par une force invisible, l'agent Eppes explosa. Depuis bientôt un an, chaque fois qu'il tentait d'aborder le sujet, il se heurtait à un mur… Mais aujourd'hui, il était temps de parler.

- Depuis que David a été blessé, tu n'arrêtes pas de cacher des choses, prendre des risques inutiles, et tout ça pour quoi hein ? Pour me faire croire que tu débrouilles mieux sans partenaire ? Simplement parce que Gibson à une tête qui te convient pas ? Laisse-moi te dire une chose Colby, si je ne t'aurais pas accordé ma confiance, ca fait bien longtemps que Lancer aurait eut fini de jouer avec toi ! Si Charlie, David ou Megan auraient eut un doute, personne ne serais venu te chercher et tu serais au fond de l'océan à l'heure qu'il est ! On t'a tous fait confiance, on a tous décidé de croire en toi et voila comment tu me rend la pareille ? D'accord, tu t'es fait avoir dans cette ruelle, mais explique moi pourquoi tu as refusé de me le dire ! Qu'est ce qu'il faut que je fasse de plus pour que tu comprennes enfin que la seule chose que je veux, c'est t'aider !

Le regard dans le vide, Colby s'empara du tee shirt de David et se dirigea vers la porte, blessé. Alors qu'il allait sortir, il s'arrêta une seconde et se retourna vers Don.

- Je mettrais ma vie entre tes mains sans la moindre hésitation Don, et ça, bien avant Lancer ! Tu veux savoir pourquoi je ne t'ai rien dit ? Très bien alors écoute, j'ai rien dit parce que ce gars m'a eut comme un bleu ok ? Comme un vulgaire débutant, incapable de sécuriser une scène de crime et de se battre ! Il m'a eut et m'a volé mon arme ! La seule chose qui fait de moi ce que je suis, il me l'a prit ! Comme ça, en même pas trente secondes… et j'ai rien pu faire ! Je ne t'ai rien dit parce que je savais que tu serais obligé de faire un rapport et que les affaires internes auraient mené leur enquête et découvert tout ça ! Ça fait presque un an qu'ils attendent le moindre écart pour faire transféré !

Les yeux de Don s'agrandirent l'espace d'une seconde. Figé, c'était comme si le temps s'était arrêté autour d'eux… Enfin, après tout ce temps, il comprenait les réelles intentions de son agent ! Il avait fallut utiliser des mots durs, des souvenirs cuisants pour que celui-ci s'ouvre enfin et lui fasse part de ses craintes et ses doutes. Avec toutes ces révélations, il ne savait quel sentiment éprouver, hésitant entre la joie d'avoir enfin résolu une partie du problème et la compassion pour la situation compliquée que Colby était forcé de vivre. Finalement, il se décida enfin et s'approcha de son agent.

- Enfile un truc de sec et suit moi Granger.

Ignorant l'expression perplexe gravée sur le visage de Colby, Don attendit patiemment que son ami soit prêt et referma la porte des vestiaires, l'invitant à le suivre jusqu'à son bureau. En silence, les deux agents s'engouffrèrent dans l'ascenseur avant d'arriver, quelques secondes plus tard, au bon étage. Sans se préoccuper le moins du monde de tous les agents présents a côté, n'accordant même aucun regard au reste de son équipe, il fouilla dans les tiroirs de son bureau avant d'en ressortir un étui noir, qu'il tendit à Colby.

- Mon arme de secours, en attendant qu'on retrouve la tienne ! Quant au rapport, je ne vois pas pourquoi j'en ferais un puisque ton arme est officiellement en réparation.

Avec un sourire satisfait, l'agent Eppes fixa son agent avec détermination. Ce n'était pas aujourd'hui que les fouines des affaires internes viendraient se divertir autour de son équipe !

To Be Continued ...