Auteur : Bilberry
Disclamer : Ces personnages appartiennent à J. et on la remercie d'ailleurs de nous les avoir offert.
Rating : M
Attention : Ben vi… il faut quand même le dire au cas où….donc ceci raconte l'histoire de deux hommes qui ont une relation qui va au-delà de l'amitié…En gros, homophobes ceci ne vous plaira pas, cliquer sur précédent ou la petite croix rouge en haut de la fenêtre
Paring: Harry / Draco
Note de Bilberry :
Bonjour ou Bonsoir à tous!!!
Nous sommes fin novembre (oui je sais là, c'est vraiment la fin …) et comme promis voici mon nouveau chapitre ! J'espère sincèrement qu'il vous plaira !
Je félicite de tout cœur Surfway pour son courage et la remercie de son soutient.
Et fait un gros bisou à Roxane, qui a accepté mon statut d'auteur yaoi sans jugement et avec sourire.
Richou, you're my world, my everything ;) . Merci pour tes précieuses corrections.
Merci à tous, qui êtes simplement sur cette page pour lire ce que j'ai écrit. Du fond du cœur, merci.
Bonne lecture !!
Que ce passe-t-il ?...
Théodore Nott regarda la jeune femme rousse couchée à ses côtés. Et il souriait. Pas de ce sourire innocent et angélique, mais d'un sourire malsain qui aurait pu mettre n'importe quelle personne mal à l'aise.
Il prit sa baguette posé sur la table de nuit et jeta un sors sur la jeune femme afin que celle-ci ne se réveille pas, peu importe le bruit.
Il se leva, prit le drap, alla se poster devant une fenêtre et commença à parler à Ginny. Il lui parlait de toutes ces choses qu'il mourrait d'envie de lui dire en face mais qu'il retenait. Pourquoi se retenait-il ? Simple. Parce que se taper la femme du Survivor était un luxe. Un luxe dont il comptait bien continuer à jouir.
-Tu sais Darling… je ne t'aime pas, je ne t'aimerai jamais et jamais je ne vivrai avec toi. Si seulement tu pouvais comprendre ce simple état de fait tu serais toute de suite beaucoup moins chiante. C'est comme tes surnoms débiles…Tu es bien une Gryffondor toi. A ce demander si t'as grandi un jour…quoique vu ton appétit sexuel, on ne peut pas vraiment se permettre d'avoir de doute là-dessus.
Il se retourna et alla s'asseoir sur le fauteuil faisant face au lit.
-Je me rappelle la première fois que je t'ai sauté. J'étais fier. Faut dire que c'est pas tout le monde qui à la chance de rentrer dans le même trou que le grand Harry Potter. Quoiqu'il n'a pas du te toucher beaucoup ton mari, vu ton manque… Mais tu sais c'était quoi ton problème ?...
Ginny bougea dans son sommeil, laissant échapper un soupire.
-Oh oui, tu peux soupirer… Sais-tu ce qu'il te manquait, Ginny ? Un pénis. Tu peux être étonnée mais c'est la pure vérité. Monsieur le Sauveur est homosexuel. Mais ça, tu l'ignorais, n'est-ce pas ?
Il se leva, s'accroupit devant le corps allongé de la jeune femme, et lui murmura en caressant ses cheveux :
-Bien sûr que tu l'ignorais. Potter en personne l'ignore. Mais moi, je le sais. On me l'a dit. Et tu ignores sans doute aussi qu'il te trompait avant ton mariage ? Avec un homme… Ca aussi on me l'a dit. Mieux encore, je l'ai vu. Il y a combien de temps déjà ? Cinq ? Six ans ? Enfin soit… Je pense que jamais je n'oublierai ces images…
Il déposa un baiser sur la joue de la jeune femme endormie et commença à se rhabiller, en soupirant de contentement. Ca faisait tu bien de dire tout haut, ce qu'il savait tout bas depuis si longtemps…
Il désactiva le sort, jeta le drap sur le lit, et sortit de la pièce.
-Allons trouver un autre trou maintenant. Dit-il dans le couloir.
…
-…Titi chéri ? Murmura pâteusement Ginny dans son sommeil.
Harry s'éveillait doucement. Tout doucement. Laissant les dernières bribes de rêves s'échapper pour doucement reprendre conscience avec la réalité.
Une réalité douloureuse d'ailleurs.
Sa tête lui faisait mal. Mal à en crever.
Mais ce n'est pas vraiment comme si cette sensation lui était inconnue, hein ? Après tout, ça faisait pas mal de temps qu'il se prenait des cuites. Souvent par lassitude ou désespoir.
Ginny Potter-Weasley, ça vous dit vaguement quelque chose ? …
Il se mit sur le dos, et passa une main lasse sur son visage, papillonnant doucement des yeux.
Il chercha à tâtons, une quelconque potion anti-gueule de bois sur la table de chevet. Il avait l'habitude d'en mettre une là au cas où….
Mais il ne trouva rien sous ses doigts. Alors, il releva la tête et fit un peu plus attention à ce qui l'entourait.
Il n'était pas chez lui. Mais on pouvait expliquer ça par le fait qu'il avait quitté sa maison il n'y a pas si longtemps…
Il n'était pas chez Hermione et Blaise. Il connaissait parfaitement leur maison, et il était sûr de n'être jamais venu ici auparavant.
Celui ou celle qui avait décoré cette chambre avait un sens de la décoration incroyable. Cette chambre était superbe.
La personne qui vivait ici devait sans doute aimer le luxe.
Il laissa retomber sa tête sur les oreillers moelleux et soupira. Dans quoi s'était-il encore fourré ?
Il se leva doucement, se tenant à la table de nuit pour ne pas se laisser retomber sur le lit confortable. Faut dire qu'avec le mal de tête qu'il se tapait et rien pour se soulager, l'opération était loin d'être évidente.
Il se déplace lentement jusqu'au fauteuil blanc se trouvant à côté de la fenêtre, plissa les yeux pour s'habituer à la luminosité matinale qui l'agressait et regarda le paysage qui s'offrait à lui.
Un jardin magnifique.
Mais cela ne le renseignait pas vraiment sur le lieu dans lequel il se trouvait…
Il mit ses coudes sur ses genoux, et prit sa tête dans ses mains. Il fallait qu'il réfléchisse.
De quoi se rappelait-il exactement ? Il avait été chez les Zabini pour ranger et….Draco !
Draco l'avait aidé ! Oui c'est ça…et ils avaient mangé ensemble hier soir…
Les souvenirs affluaient petit à petit, tel un puzzle se complétant au fur et à mesure que les dernières heures se mettaient en place.
Il se rappelait avoir parlé de Ginny, de s'être baladé dans les jardins qui se trouvaient derrière cette fenêtre, avoir bu.
Il était donc dans le Manoir Draco Malfoy.
Bien.
Il releva la tête et observa plus attentivement la chambre.
Cette porte, sur sa droite, sûrement une salle de bains. Merlin faites que ça soit une salle de bains. Avec une pharmacie.
Il traversa la chambre, poussa la porte et…Bingo ! Il regarda dans le placard en dessous de l'évier et y trouva ce qu'il cherchait.
Il déboucha difficilement la petite fiole, la porta à ses lèvres et la bu d'une traite.
Merci Merlin.
Ca avait beau avoir une odeur nauséabonde, ça avait beau goûter le rat mort et putréfié, c'était diablement efficace.
Bon, il fallait peut-être partir à la recherche de son hôte maintenant. Après tout ce que Malfoy avait fait pour lui, il ne se voyait pas partir comme un voleur. Il retourna dans la chambre et trouva ses chaussures, posées au pied de son lit. Ca aussi c'était signé DM.
Il arriva dans un grand couloir et commença à chercher ou pouvait bien se cacher le maître des lieux.
Il ouvrit de nombreuses portes, monta et descendit des escaliers, vit un nombre incalculable de chambres, salles de bains, salons, bureaux, débarras, etc.…Mais ne trouva rien.
Décidément ce manoir était beaucoup trop grand. Surtout pour quelqu'un d'étranger. C'est alors qu'une idée lui vint…
-Lacky. Appela-t-il à voie haute.
L'elfe se matérialisa instantanément sous ses yeux.
-Que puis-je faire pour vous Harry Potter, Monsieur ? Demanda poliment Lacky en une grande révérence.
-Pourrais-tu me dire où se trouve Draco Malfoy, s'il te plait ?
-Le maître est dans sa chambre Monsieur.
-Et pourrais-tu m'y conduire ?
L'elfe le calcula un instant, puis hocha doucement la tête. Il saisit la main d'Harry et l'emmena à sa suite à travers les couloirs.
-Voici la chambre du maître, Harry Potter, Monsieur. Dit Lacky en s'inclinant.
-Merci. Répondit simplement Harry, contemplant la lourde porte de bois clair devant laquelle ils s'étaient arrêtés.
Il toqua et attendit. Pas de réponse. Peut-être n'avait-il pas toqué assez fort ?
Il répéta son geste mais rien ne se produisit.
Pourtant, Draco était ici selon Lacky….Bon, il fallait quand même qu'il lui parle.
Il prit une grande inspiration et poussa la porte de la chambre.
A l'intérieur, les lourds rideaux ne laissaient passer que très peu de lumière malgré la clarté du jour. Les murs étaient d'un beige apaisant, contrastant avec les meubles noirs. Un sofa brun longeait le mur donnant un aspect confortable à la pièce, tandis que deux petits fauteuils se trouvaient près des fenêtres, permettant de profiter de la vue.
Au centre de la pièce trônait un gigantesque lit dans lequel on avait l'envie irrésistible de se plonger et rêver encore et encore de monts et merveilles. Mais ce n'est pas ça qui attira l'attention d'Harry mais plutôt, le corps qui se dessinait sous les draps blancs.
Harry regarda sa montre : 14H38.
Ok, ils avaient été dormir tard mais ce n'était pas normal que Draco soit encore au lit à cette heure. Ce n'était pas normal qu'un Malfoy soit encore au lit à cette heure.
Il s'approcha lentement, contourna le lit et se dirigea vers la masse de cheveux blond clair qu'il distinguait sur les oreillers.
Draco était cadavérique. Bon ok, Draco était toujours cadavérique, mais jamais à ce point. Doucement, le brun mit son front sur celui de l'ancien Serpentard afin de voir s'il avait de la température. Ce système était peut-être étrange mais c'était toujours montré efficace. Et là, il pouvait vous assurer que Draco avait un température bien trop élevée par rapport à la moyenne. Il était tout simplement brûlant.
Harry couru vers ce qu'il lui semblait la salle d'eau, y trouva une serviette et l'imbiba d'eau froide. Il revient dans la chambre et posa délicatement le linge mouillé sur le front du malade.
-Lacky !
-Qu'y a-t-il Harry Potter Monsieur ?
-Qui est le médicomage traitant de Draco ?
-Le maître n'a pas dit à Lacky. Le maître a dit qu'il n'était jamais malade.
Harry ferma les yeux. Qui appeler ?....
Harry aurait bien demandé à l'un de ses anciens camarades…Mais il savait que Draco serait mort de honte si on le voyait comme ça…
Il demanda à l'elfe un bout de parchemin et une plume, griffonna le nom d'un haut mage de Sainte Mangouste qu'il savait aussi discret qu'efficace et envoya l'elfe le chercher.
Il déplaça le fauteuil près du lit et commença à veiller sur Draco, essuyant les perles de sueur causées par la fièvre.
Il était là depuis plusieurs minutes déjà quand quelque chose lui revint en mémoire, le faisant écarquiller les yeux d'effrois.
J'ai embrassé Draco hier.
Mais à peine eut-il le temps de se rendre compte de cette état de fait que déjà Lacky revenait tenant par la main le docteur Alan O'Connor .
Harry se leva et alla saluer le médicomage.
-Bonjour docteur.
-Bonjour Monsieur Potter. Que se passe-t-il ?
Harry montra Draco de la tête.
-Je l'ai trouvé comme ça se matin, expliqua-t-il alors que O'Connor avançait vers le lit.
Mais ce fut seulement lorsqu'il arriva au chevet du malade qu'il reconnu l'identité de son patient.
-Draco Malfoy… Il est donc bel et bien revenu.
Harry hocha la tête et posa son index contre ses lèvres, indiquant par ce geste que cela devait rester discret.
Le médecin acquiesça. Mais s'il fut surpris de voir que Harry Potter s'inquiétait de l'état de santé de Draco Malfoy, il n'en montra rien.
-Bien. Maintenant Monsieur Potter, je vais vous demander de bien vouloir sortir pendant que j'examine Monsieur Malfoy.
Harry fit la moue mais s'exécuta.
Il regarda sa montre encore une fois et…MERDE ! Le retour d'Hermione et Blaise !
Un cliquetis se fit entendre et la porte s'ouvrit, laissant place aux maître des lieux.
Blaise fit des yeux ronds comme des soucoupes et tourna vivement la tête vers sa femme.
-Mais que s'est-il passé ici ?! Murmura-t-il.
Ils s'attendaient à retrouver un vrai chaos, un désastre absolu. Mais que nenni !
Tout était sagement à sa place, les cadres bien droits sur les murs, les vases fleuris et pas une poussière ne traînait sur les meubles.
-Oh peut-être que mon connard de meilleur ami sait assumer ses erreurs et tente tant bien que mal de les arranger ? Dit fièrement Hermione en dépassant Blaise et s'avançant dans le hall d'entrer.
Blaise grommela un « mouaif » en guise de réponce et la suivit.
Hermione entra dans son salon et fut immédiatement attirée par le petit morceau de parchemin qui reposait sur la table basse.
Elle parcourut rapidement des yeux et fit la moue.
-Chérie, que se passe-t-il ? Interrogea Blaise qui n'avait pas lâché Hermione du regard.
Pour toute réponse, sa chère et tendre lui tendit le papier.
Chère Hermione, Cher Blaise,
Si vous saviez à quel point je m'en veux. Je n'ai pas assez de mots pour exprimer ma culpabilité mais je ne peux que vous supplier de bien vouloir me pardonner. Ou au moins ne pas me haïr. Si vous saviez à quel point vous compter pour moi… Bien sûr, je n'ai pas d'excuses…Que dire ? Que j'étais bouleversé par la tromperie de Ginny le jour de notre anniversaire de mariage ? Que je ne suis qu'un stupide ex-Gryffondor trop impulsif ? Que le retour de Draco m'a surpris à un point difficilement imaginable ? Que de revoir mon meilleur ennemi après cinq ans m'a marqué au-delà des mots ?... Ce ne sont pas des raisons. J'ai conscience que rien ne pourra excuser mon geste, et cela m'attriste à un point inimaginable.
Pour alléger ma peine, j'ai entrepris de tout ranger pour votre retour. J'espère que tout est bel et bien à sa place. Mais là encore, on m'est venu en aide. Par Draco Malfoy .Un peu ironique, non ? Mais soit. Cela vous étonnera peut-être, mais sachez que j'en fut le premier surpris. Il a tellement changé…
J'aurais voulu être là pour vous accueillir et vous dire ces quelques mots de vive voix mais je ne puis être présent. Mon sauveur, Draco, est cloué au lit, brûlant de fièvre. J'ai appelé le médicomage, Alan O'Connor qui est en train de l'examiner. Il saura être discret.
Je vous présente encore mes plus sincères excuses,
Harry James Potter
Blaise baissa le bout de parchemin et serra les dents. Draco était malade ?!
Mais c'était insensé ! En 7 ans de vie commune à Poudlard, il n'avait jamais vu son camarade « malade ». En tout cas, jamais au point de devoir appeler un médicomage.
Il sursauta lorsque Hermione mit sa main sur son épaule, un sourire tendre sur le visage.
-Ne t'inquiète pas mon cœur, le docteur Alan O'Connor est un excellent médicomage. Draco sera bientôt sur pied.
-Je ne suis pas inquiet. Répondu Blaise comme si on l'avait injurié.
Hermione le regarda droit dans les yeux et son sourire s'agrandit.
-Tu peux dire tout ce que tu veux, mais je te connais Blaise.
Et avant qu'il ne lui réponde pour lui dire encore une fois qu'il était tout à fait serein elle ajouta :
-Et si tu n'es pas inquiet, je suppose que ça ne te ferra rien de savoir qu'Harry a eu la bonne idée de marquer l'adresse de Draco au dos de sa lettre. Et je suppose aussi que tu ne voudras pas t'y rendre pour voir comment à évoluer son état. Quel self contrôle mon chéri ! Tu m'impressionnes !
Blaise fit la moue et grogna pour la forme. Si Hermione se mettait à faire de l'ironie, où allions-nous ? Mais ils savaient tout deux qu'elle avait raison…comme toujours.
Il resta un minute sans dire mot puis se tourna vers elle, lui fit le petit sourire en coin qu'elle aimait tant et lui dit d'une voix calme :
-On y va ?
Elle sourit et saisi la main qu'il lui tendait.
Ils transplanèrent ensemble direction : Oxford !
Une véritable tranchée s'était creusée dans le parquet du couloir, les allées et retours d'Harry étant incessant.
Il était aussi nerveux qu'inquiet. Mais qu'est-ce qu'avait donc Draco ?! Comment pouvait-il être malade à ce point ? Tout semblait pourtant aller si bien la veille…Et puis, ils avaient passé des années ensembles et pourtant, Harry n'avait pas le souvenir d'avoir déjà connu un Draco aussi mal en point (guerre exclue, bien entendu).
La poignée de la porte de la chambre grinça et Harry fonça comme une flèche sur le médicomage.
-Alors ?! Agressa presque le jeune homme.
-Un peu de calme, Monsieur Potter. Monsieur Malfoy ne souffre d'aucune maladie à proprement parler. D'après mes observations, le système immunitaire est en parfaite condition. Les divers sorts m'ont d'ailleurs révélés une résistance supérieure à la moyenne des sorciers. Ils m'ont également appris que c'est le mental la cause de l'état de Monsieur Malfoy. Savez-vous s'il a subit un choc, une forte émotion ou un stress récemment ?
-Je…euh…Les trois je pense. Enfin je veux, Draco vient de rentrer en Angleterre, quand on s'est revu la première fois, nous les vieux ennemis les plus connus de Poudlard à notre époque, ça ne s'est pas très bien passé, si on peut dire… puis il y a eu le dîner de hier et...quelle est la limite du secret professionnel ?
-Je pourrais être envoyé à Azkaban si je dévoilais quoique ce soit. Et je pense que vu votre notoriété Monsieur Potter, je pourrais même être condamné au Baiser du Détraqueur. N'ayez crainte.
Harry hocha la tête. Bien. Il allait devoir parler de ça. De leur histoire, du baiser, de tout. Il allait devoir en parler pour la première fois, la toute première fois, à un parfait inconnu.
-J'ai eu une liaison avec Draco Malfoy à 17 ans. Hier soir, j'étais saoul et je l'ai ré-embrassé. Pensez-vous que ça ait de l'importance Monsieur O'Connor ?
Le médicomage avait du en voir de belles pendant sa carrière. A environ 45 ans, beaucoup de choses étaient passées sous ses yeux, beaucoup de secrets gardés sous silence, et beaucoup de célébrités à aider.
Cependant, malgré un self contrôle impressionnant, il ne pu s'empêcher d'écarquiller les yeux, réussissant par bonheur à garder la bouche close. Il respira profondément et hocha la tête.
17 ans ?...Mais Le Survivor était avec la Weasley depuis ses 16….Et ça, tout le monde le savait.
Et un de moins dans la supercherie, et un !
-Bien. Monsieur Potter, je ne peux médicomagiquement rien faire. Je ne peux que lui conseiller beaucoup de repos. Donnez-lui la potion que j'ai déposée sur le buffet toute les 4 heures pour la fièvre. Et surtout Monsieur Potter…ménagez-le. Si Monsieur Malfoy continue à être perturbé de la sorte, la fièvre continuera à augmenter, suivie de tremblements. Et là, nous ne pourrons échapper à l'hospitalisation. Appelez-moi si ça s'aggrave, peu importe de l'heure. Sur ce, au revoir Monsieur Potter.
Harry sera la main du praticien et respira un grand coup.
Putain, c'était de sa faute.
Il allait retourner au chevet du malade lorsque le carillon de l'entrée sonna. 30 secondes plus tard, Lacky apparaissait devant lui pour le transplaner dans le hall d'entrer. (Question de rapidité…)
Harry tomba face un Blaise tout simplement polaire.
-Je te laisse 17 secondes pour me dire :
1) Ce qu'a mon meilleur ami et 2) la raison pour laquelle je ne devrais pas te détruire.
Et sois concis.
-Draco est…épuisé. Le médecin m'a dit qu'il ne supportait plus le poids du stress et des émotions fortes. Il m'a demandé s'il avait eu un choc récemment mais je ne suis pas sûr de la réponse et…Et je te promets Blaise que je voulais pas vous blesser, que je regrette à mort et que j'ai pas d'excuses mais je t'en prie, ne me prive pas de ma meilleure amie et…
-Ferme-la Potty ! T'as dépassé les 17 secondes accordées. Mais laisse moi réfléchir. Si Draco a été stressé….C'est parce qu'il allait te revoir, n'est-ce pas ? S'il a eu des émotions fortes….C'est parce que vous vous êtes revus, non ? Et s'il a eu un choc… c'est parce que tu nous as envoyé à l'hosto, pas vrai ?.... Draco est malade par TA faute !
Blaise s'approcha lentement d'Harry,le domina de toute sa hauteur.
-Mais vois-tu Potty, je connais bien Draco, même très bien. Hors, je sais que ce n'est pas une petite nature, loin de là. On en a vu des vertes et des pas mûres ensemble et jamais je n'ai vu Draco cloué au lit. Mais vois-tu la seule chose qui a toujours fait… vibrer, dirons-nous, Draco : c'est toi. Ce qui me fais penser qu'il a vraiment dû se passer quelque chose entre vous hier soir, vu son état. Alors je te pose la question, et écoute-moi bien parce que je ne me répèterais pas, crétin : Que s'est-il passé hier ?
Harry blêmit irrémédiablement. Putain, mais pourquoi les Serpentards étaient-ils si perspicaces, Merlin ?!
-Euh…Je…On était saoul…et à le fin de la soirée on parlait, il m'a plus ou moins porté vers une chambre et avant de partir je…je…
-Laisse-moi deviner. Le coupa glacialement Blaise. Tu l'as rappelé aux bons souvenirs de votre relation si passionnée ? Oh, ne faits pas cette tête Potty. Oui, on est au courant de ton infidélité répugnante quelques mois avant ton mariage. Surprise. T'as été un beau salaud sur ce coup là, hein mon grand ? Et tu te permets encore de foutre la merde dans la vie de mon meilleur ami alors que c'est de TA FAUTE s'il est parti ?!
Harry écarquilla les yeux, aucun son ne pouvant sortir de sa bouche.
-Aaaaaaaaaaaaaaaaaah….Parce que tu l'ignorais ? Et bien voilà tu sais maintenant. Tu m'as privé de mon meilleur ami pendant 5 ans, tu t'es joué de lui, et l'as rendu malade et tu crois peut-être QUE JE NE VAIS PAS ENCASTRER TA TETE DANS LE MUR ?!
-Blaise ! Hurla Hermione. Arrête !
Hermione essayait d'éloigner de toutes ses forces son mari de son meilleur ami. Mais inutile de dire que la tâche était loin d'être facile.
-Blaise, murmura-t-elle brisant le silence insoutenable, ….Ne lui fait pas de mal. Ca n'aidera en rien, ni Draco, ni nous, ni Harry. Mais, mets-toi une seule seconde à ta place. Que ferrais-tu si un jour je te trompais ? Bien sûr ça n'arrivera jamais, mais imagine juste. Comment réagirais-tu ?...Harry était pommé mon cœur, juste pommé. Et n'oublie pas ce qui s'est passé avec Draco, le revoir a du les bouleverser, l'un comme l'autre.
Blaise tourna lentement la tête et plongea ses yeux dans ceux de sa bien aimée.
-Mais moi, je ne t'aurais jamais trompé avant notre mariage mon cœur. Pas comme cet abruti !
-Je sais. Mais ne le blâme pas. Je t'en parlerai plus tard mais je te promets qu'Harry ne fait que subir les choses, pas les provoquer. Calme-toi, et allons voir Draco. C'est bien pour ça que nous sommes là, non ?
Blaise se recula et hocha la tête.
-Ecoute-moi Potter, tu vas nous mener à la chambre de Draco. Et on verra après pour ton cas.
Quelques instant plus tard, le trio rentrait dans la magnifique chambre de l'Héritier.
-Salut mon pote.
Draco ouvrit lentement les yeux et tourna péniblement la tête vers son ami.
-Blaise ? Murmura-t-il…. Qu'est-ce que tu fiche ici ?
Draco était encore fiévreux, blanc comme un linge et excessivement faible.
-Tu croyais quand même pas que j'allais te laisser comme ça non ?
-Ca va aller Blaise, ne t'inquiètes pas vieux. Dans deux jours, je viendrai de nouveau t'embêter et réparer ton premier étage.
Blaise sourit.
-Qu'est-ce que je peux faire ?
-Rien…J'ai déjà trouvé une nounou. Potter ?
Le nommé sursauta.
-Oui ? Hésita-t-il.
-Où dors-tu cette nuit ?
-Je…Euh…Je l'ignore pour le moment. Au Chaudron Baveur je suppose.
-Garde tes galions et reste ici. Toi tu as besoin d'un toit, en tout cas pour le moment, et moi, j'ai besoin de guérir.
-Ca ne va pas ?! S'écria Blaise. Tu vas quand même pas héberger ce…enfin cet…
-Chut Blaise. Dit Draco tentant vainement d'être autoritaire (je pense que en vain c'est mieux). Harry restera ici. Un point c'est tout et personne ne s'y opposera. Lacky ne saura pas me soigner correctement et je ne vois pas de meilleure solution pour tout le monde. Mais je te préviens Potter, je te flanque dehors dès le premier soucis que ça soit bien clair. Maintenant, je suis fatigué, dehors.
Obéissant aux ordres, ils quittèrent la chambre en silence.
Dans le couloir, Blaise se pencha une dernière fois vers Harry et lui susurra à l'oreille:
-Je te préviens Potter, si jamais tu fais du mal à Draco de quelque manière que ce soit, la seule chose que tu auras à craindre sur terre : c'est moi.
Hermione lui donne une tappe sur l'épaule et parla à son tour à son meilleur ami.
-Je ne t'approuve pas. Sache-le. Mais un jour il faudra qu'on parle de tout ça.
Harry soupira et hocha la tête. Il retourna dans sa chambre et fit apparaître le peu
d'affaires qu'il avait. Quitte à vivre ici, au moins être installé confortablement.
Voilà !!!
Alors qu'en pensez-vous ? Vous avez aimé ? Je croise les doigts en tout cas !
J'espère vous joindre le chapitre 11 rapidement, mais ce ne sera pas avant au moins un mois car je suis en examen jusqu'au 20 décembre, donc impossible d'écrire… Et croyez-moi, ce n'est pas par choix. (Ça va me manquer…)
Je voulais aussi vous dire, que le 4 décembre c'est mon anniversaire. (Allez savoir pourquoi je vous dis ça…mais ça me trotte dans la tête en ce moment ! Lol)
Ah oui ! Certains comprendront peut-être mais pour le 6 Décembre : Bonne fête de Saint-Nicolas !!!
Ah oui ! Bon courage à tous ceux qui passe des examens comme moi, et à ceux qui passent un moment pas évident ou qui sont amoureux mais pour qui ce n'est pas facile. Ca aussi vous verrez, ça passera. En fait, bon courage à tous. On en a besoin non ?
Bon, beaucoup de blabla mais l'essentiel se tient en peu de mots :
J'espère que vous aimez, merci de me lire, courage, je vous aime.
Bisous tous doux
Bilberry
RAR :
Ariane :Oui. Je suis motivée là dans la seconde. Oui je veux les voir. Oui je veux écrire. Oui je vais publier sûrement l'autre le 4 décembre. C'est mon histoire après tout. Je trouve pas les mots que je devrais te dire pour exprimer que quoiqu'il advienne, ou que je sois : je suis là. Que j'ai besoin de toi à mes côtés pour regarder le clan, sortir, rêver sur la Grand Place, voyager (Amsterdam ??) …Merci pour tout ce que tu fais, pour mes fics et ma vie en générale. Supra Bisous Mon Poussin.
Misou : Merci beaucoup pour ta revieuw !!! Ca me fait super plaisir !!!! Ca m'a fait rire ta théorie du sort d'oubliette…C'était pas bête du tout tiens !!! Je n'y avais pas du tout pensé ! Lol Et oui, Harry est bizarre …Moi si j'avais un Draco JAMAIS je ne le lâcherait ! Ce qui est tout à fait logique ! J'espère que le suite te plait !! Gros Bisous !
Surfway : Ca me fait bizarre de me dire que c'est la dernière fois que je te réponds dans mes chapitres ! ^^ Je suis trop contente que tu te sois lancée et que tu aies créé ton compte et tout et tout ! * smile colgate* J'espère que tu continue à aimer mon travail en tout cas ! Je donne le meilleur de moi-même. J'ai hâte de te parler bientôt ! Gros Bisous !!!
