Bonjour, ceci est une réécriture j'ai remplacé tous les chapitres, rajouté ce que j'avais autrefois coupée parce qu'en réécrivant je me suis aperçu que certains détails devenaient illogiques. Bref une nouvelle mouture avant de pouvoir écrire la suite.

Le seul chapitre nouveau est le prologue.

Pour l'histoire elle va être logue, mais attendez vous a voir surgir tout un panthéon de dieux grec. Des dieux sublime de perfection Olympienne… ou pas. Pour ceux qui se souvienne d'Olympes et les dieux.

Rating ? M avec des dieux grecs vous imaginez quoi ?

Merci à FuryFury qui m'a motivé à reprendre.

Bises


Divine rencontre 9 reboot

Les spectres sont regroupés autour d'elle, Ils sont pour l'instant un peu en retrait de la zone de combat. Les grands arbres et les hauts fourrés les dissimulent. Elle prend le temps d'étudier ses troupes, elle ressent le maelstrom de sentiment qui agite ses hommes qu'elle a arraché de la mort pour les rejeter en pâture à la guerre. Eux qui en sortent à peine, eux qui sont morts dans une défaite sanglante. Le destin est cruel avec les spectres. Elle sent le doute, l'impatience du combat, la peur aussi qui couvent dans son armée.

Pourtant il n'y a pas à hésiter. Elle accomplit ce pourquoi Hadès est venu la trouver. Son intérêt se focalise sur les combats qu'elle devine. Analyser la situation, c'est ce qu'il y a de mieux à faire pour ses hommes, pour la chevalerie aussi, trouver comment profiter de la situation. Mettre sur pied une stratégie, une bonne si possible. Elle ne peut que leur offrir ça, avec le maigre espoir qu'ils n'essuient pas de pertes.

Le plus sage à première vu semble d'avancer sur trois axes et nettoyer les zones pour éviter d'être pris à revers. Trois adversaires semblent se démarquer par la force de leurs auras. Si les trois sont faces aux juges en différant point ça les empêche de se regrouper. Mais c'est scinder ses forces aussi. Faire qu'un bloc c'est se faire encercler facilement.

Le plus sur reste donc d'avancer en trois factions, laissez les juges gérer les adversaires importants pendant que les troupes nettoient le terrain pour éviter les surprises. C'est une stratégie longue, passées les premières minutes, si les trois juges n'ont pas accaparé leur principaux opposants l'effet de surprise disparaitra et les forces adverses auront le temps de se regrouper. Les otages tout divins qu'ils soient risque d'être encore plus menacés si l'opposant se sent en danger.

Une attaque éclair ? Difficile de passer inaperçu avec une centaine d'hommes en surplis plus imposants que des armoires à glace normandes. En plus les divinités doivent être sous bonne garde. Elle ne peut savoir le nombre de guerriers en face, elle perçoit principalement les échos de cosmos des combats. Quant à la puissance de ceux qui leur faisaient face elle manque d'expérience pour la situer, de même pour la force de ses troupes. Parce qu'un « Kanon a détruit à lui seul les deux tiers des spectres et un juge » casé dans une discussion c'est un indicateur peu précis et affligeant.

Son regard tombe sur le juge brun qui comme elle semble étudier la situation. Sans doute leur stratège. Elle l'espère en tout cas. Il ne peut qu'être plus rodé à l'exercice. A un détail technique près… Les troupes d'Hadès n'ont jamais vaincu celles d'Athéna… A cet instant c'est pas la chose la plus rassurante, peut être mieux vaux l'oublier d'ailleurs. Bienheureux les ignorants… Elle repousse vite cette pensée et se tourne vers leur stratège. Elle pourra toujours aviser en suite si ses idées sont trop risquées.

« Avez-vous une idée à soumettre ? »

Les deux autres juges s'avancent pendant que leur homologue réfléchit toujours. Elle songe avec agacement qu'Hadès aurait pu prendre le temps de lui faire un récapitulatif des qualités de ses hommes et des présentations même sommaires de ses troupes.

« Eaque ? » demande celui à longue chevelure blanche

Le brun tourne la tête vers son vis-à-vis. « Super, elle en a un d'identifié formellement. C'était un bon début il lui restait plus que deux juges et cent cinq spectres à découvrir. » soupira-t-elle intérieurement.

Le dénommé Eaque regarda ses frères et leurs troupes avant de prendre la parole.

« Je propose au plus rapide : Rhadamanthe tu prends droit devant, Minos et moi à tes côtés. Le reste des troupes en appuis et sur les flancs. »

Comme stratégie elle aurait vu plus élaboré que la méthode je fonce dans le tas. Enfin leur raisonnement se tient. C'est assez proche de ce qu'elle a envisagé, même si ça ne la satisfait pas vraiment. La définition des rôles est-elle importante ? Celui au centre devrait le plus s'avancer en territoire ennemi, c'est celui qui encourra le maximum de risque.

« Puis-je savoir ce qui motive votre choix. Pourquoi Rhadamanthe au centre ? »

Eaque fait de son mieux pour retenir une grimace, Il est de notoriété publique que Pandore déteste son frère ou plus exactement qu'il est son soufre douleur préféré. « Et puis qu'est-ce qu'elle foutait là la mégère, elle avait égaré sa harpe ? » marmonna le juge. Le cas est un peu inédit, elle est étrangement aimable. La voix aussi n'est pas la même, Hadès l'aurait il rappelée dans un nouveau corps ? Après leur débâcle Hadès aurait il dit ses quatre vérités à sa prêtresse. Un sourire hypocrite passe sur ses lèvres, il aurait aimé voir ça. Le juge prend sur lui et chasse ses interrogations inutiles pour l'instant.

« Parce que c'est le plus fort ? Ne vous en déplaise. »

Sous cet angle elle comprend mieux. Mais il avait quoi à sourire celui-là. Elle est persuadée que la raison ne va pas lui plaire et puis il y a plus urgent. Elle a une amie à sauver, un dieu volé dans une urne à récupérer et une guerre à gagner.

« Logique, mise à part qu'une telle avancée ne passera pas inaperçue. »

Le blond la toise du haut de son mètre quatre-vingt-dix mais elle ne cille pas. Décidément, les juges n'ont pas l'intention de lui faciliter la tâche. A se demander ce que Pandore leur a fait. Elle serait tentée de penser que même le diable ou le grand pope serait mieux considéré. Elle en aurait des choses à dire au dieu de la mort potiche plus tard.

« Vous avez mieux à proposer ? » l'interrogea le brun un soupçon de mépris dans la voix.

Décidément bonjour l'ambiance, déjà qu'elle ne peut pas voir les chevaliers d'Athéna en peinture. C'est une tare héréditaire ou une maladie récurrente à tous les sanctuaires. Décidément les « surhommes » lui pompent l'air.

« Oui je propose une attaque éclair. Vu qu'il a trois ennemis principaux vous vous occupez d'eux pour commencer. »

« Comme vous voudrez »

Le brun la dévisage surpris, depuis quand elle s'occupe de stratégie sur le terrain elle ? A la dernière guerre elle a fichu une belle pagaille cette idiote. Aux précédentes aussi. Le sens de tactique militaire est absent chez Pandore, à chaque fois elle les a envoyés dans les pires guêpiers. Il rage, et d'autant plus que cette fois il pense qu'elle a raison. C'est vraiment le pire jour de sa vie de juge et de spectre.

Claudia fait acte de patience, même si elle commence à lamentablement sentir son calme apparent se fissurer, mais pourquoi avait-elle fichu le pied ici. Elle n'était pas bien chez elle avec sa petite vie bien rangée, les cours de la bourse et ses escortes ? Pourquoi diable est elle montée sur le radeau de la méduse. Elle voit le blond prêt à parler. Elle retient un soupir, se demandant ce que va dire le troisième. Non par ce que bizarrement elle sent qu'elle a fait l'unanimité contre elle. Elle hausse un sourcil, un peu surprise quand elle l'entend l'inviter à rentrer aux enfers avec un garde du corps. Elle se retient de le traiter de misogyne. Finalement : un ça part peut-être d'un bon sentiment et de deux c'est une solution pour qu'elle garde les mains libres. Elle va leur donner cette fausse satisfaction. Les laisser oui, mais abandonner la situation entre leur main non.

« Je rentre, mais soyez prudents »

Les trois juges s'entre-regardent.

« Je rêve ou j'ai bien entendu ? »

« Toi aussi, elle serait devenue aimable ?»

« Tu dis ça par ce qu'elle n'a pas marché sur tes plates-bandes. »

« On fait ce que tu décides Eaque. »

« Le pire c'est qu'elle a raison sur la stratégie. »

« T'es sérieux ? »

« Hélas oui, mais c'est frustrant, elle ne pouvait pas rester jouer de la musique. Comme si moi j'allais lui emprunter sa harpe »

« T'as décidé ? »

« Oui on y va »

Ils échangent un dernier regard, puis partent chacun en direction d'un ennemi, leurs troupes sur les talons. Aucun ne mettra des mots sur ce qu'ils ressentent. Sur le doute qu'ils ont qu'ils ne se reverront peut-être pas avant leur prochaine incarnation. Sur l'angoisse non plus, car le cas est inédit et pour la première fois ils craignent réellement de perdre leur dieu définitivement. Jamais par le passé la situation n'a été aussi désespérée. Ou alors ils n'en avaient pas conscience de façon aussi aigüe.


Le Garuda arrive le premier où doit se trouver son ennemi. D'ailleurs il est où ? Il sent son cosmos mais ne le voit pas pas encore. Quelques chevaliers gisent à terre, blessés.

Il se trouve enfin en face de son opposant et il manque de s'étrangler. Il jure entre ses dents, mais par Hadès pourquoi ça tombait sur lui. Une femme. Il était tombé sur une femme. Comme s'il n'a pas assez de Pandore. Il n'est pas un sauvage non plus. Alors combattre contre elle s'est dérangeant.

Il se retrouve rapidement le nez dans la poussière et pousse un juron à faire rougir des dockers. Il hait les femmes, enfin toutes ces garces à cosmos. Enfin pas toutes…Et tant pis pour sa fierté et son honneur de guerrier. Il entame le combat, il y a des priorités, la galanterie passe en second plan.

Et rebelote, saleté, cette fois il percute un arbre et se relève comme s'il avait été mordu par une vipère. Non mais Minos n'avait pas eu une bonne idée en renvoyant Pandore. Il aurait fallu mettre la furie qui lui fait face avec la foutu prêtresse des enfers, avec un peu de chance elles se seraient détruites mutuellement.


Rhadamanthe sent qu'Eaque est déjà en combat, il reste sur ses gardes et rencontre peu après son adversaire. Il déglutit péniblement devant une femme. C'est bien la première fois que cela lui arrive. Malheureusement il n'a pas le temps de se remettre de ses émotions que des branches d'arbre sortent de nulle part pour le mettre en pièce. Il fait un bond de côté pour esquiver, juste avant de toucher le sol à l'endroit prévu une autre attaque végétale apparait le cueillant au dépourvu. Il atterrit lourdement à terre alors que d'autre branches fussent sur lui. Il fait bruler son cosmos pour se protéger et détruire les végétaux. Le spectre entreprend alors de jouer les bûcherons tout en cherchant un angle d'attaque. La femme est agile et le ballet d'attaques végétales le force à changer constamment de place. Un combat éprouvant s'en suit contre dame nature et la guerrière. Les bois craquent, frappent, lui bloquent les membres, les coups s'entrecroisent avec les volées d'échardes, de feuilles, de terre.


Enfin bon dernier Minos tombe nez à nez avec une jolie jeune femme. Il analyse rapidement la situation, ses frères sont en combats, visiblement assez sérieux à la puissance qu'il perçoit de leurs auras. Il ne tient pas vraiment à combattre celle qui lui fait face, c'est assez indigne. Il se demande quel dieu considère les dames comme chair à canon. Artémis a des chasseresses, pourtant ce n'est pas son style de faire la guerre. Encore moins d'envoyer ses fidèles compagnes contre des hommes. La déesse exècre la gente masculine, jamais elle ne prendrait le risque qu'un d'eux pose les doigts sur ses fidèles. Il réfléchit, il peut essayer de la mettre hors circuit pas trop brutalement. Mais il faut arriver à l'approcher. En bon fils de Zeus il attaque un plan séduction, sans vraiment aller chercher plus loin. Pour lui une femme n'a rien à faire dans les combats. C'est la place des hommes et d'eux seuls, il ne serait pas dit qu'il lèverait la main sur une de ces pauvres créatures. La demoiselle en question fronce les sourcils, choquée par un comportement aussi misogyne qu'injustifié. Elle enflamme son énergie et se jure de lui faire payer l'insulte au prix fort. Visiblement sa stratégie ne fonctionne pas, il lance ses fils cosmiques qui rencontre que du vide alors qu'il était certain de l'avoir attrapée, une riposte dans son dos l'envois à genoux. Comment a-t-elle fait ? Il ne l'a ni vu ni senti se déplacer.


Pendant ce temps Claudia s'installe sur les bords du Styx en attendant que l'armée d'Hadès soit enfin occupée. Quand elle sent les cosmos des juges s'élever elle manie quelques instants l'arme d'Hadès et maudit le dieu qui a choisi cette arme.

« Il ne peut pas avoir une arme de taille normale, autant utiliser le mat d'un navire à ce niveau. » grimace-t-elle.

L'épée est lourde, encombrante, longue et peu maniable, mal équilibrée, plus qu'une arme c'est un handicap, et la probable cause de la victoire des chevaliers.

Faisant fi de sa déconvenue, elle se téléporte directement vers le lieu de rétention des deux dieux. Il faut faire vite, si les spectres ont bien travaillé, ses adversaires ne l'attendent pas. Elle pourra profiter de l'effet de surprise et tomber sur une défense amoindrie.

La prêtresse met le pied sur le marbre du temple qui arbore les insignes de Déméter et n'a malheureusement pas le temps d'explorer les lieux qu'une femme se présente devant elle. Elle avait escompté un peu plus de temps avant d'être repérée, c'est sans doute dû au cosmos d'Hadès qu'elle ne maîtrise pas assez. Elle n'avait pas songé à cette nouvelle donnée dans son plan, elle devra donc improviser. Elle prie intérieurement pour que les spectres aient bien contenu le reste de leurs ennemis.

« Salut à vous prêtresse d'Hadès »

« Salut à vous aussi prêtresse de Déméter »

Visiblement c'est l'heure des civilités inter sanctuaires. Aussi dérangeant que cela puisse lui sembler, il y a donc un certain code de courtoisie même en guerre.

« Je viens chercher Athéna et Hadès »

La jeune femme la dévisage comme une extraterrestre, a-t-elle dit une bêtise ? Son attention se focalise sur la prêtresse. Elle est plutôt belle, une beauté grecque, avec de long cheveux noirs ondulés, des yeux de jais et une peau cuivrée. Une femme à son goût, elle aurait probablement attiré son attention dans une soirée. Claudia se serait attardée plus longtemps sur les charmes de la prêtresse si elle ne lui avait adressé la parole.

« Les deux ? Vous ne manquez pas d'humour. »

« Je suis très sérieuse et je vous somme de les libérer faute de quoi nous en découdrons. »

« Alors nous en découdrons. »

La française est prête, elle sait qu'elle ne combat pas vraiment pour Hadès ou Athéna, mais pour son amie. Elle regarde l'autre femme refermer sa main sur une lance. Elle est donc désavantagée par la longueur de l'arme mais l'épée est plus proche de ses compétences.

Le combat s'engage, lance contre lame, il promet d'être long et difficile, incertain même. L'alliée de Demeter est rapide, souple comme une liane. Claudia esquive ou pare de son mieux. Toute son attention est fixée sur la guerrière. Elle doit esquiver, se préverser aussi, le temps de trouver une faille. L'arme d'Hadès est plus lourde et demande plus d'énergie à manier, elle fait attention d'économiser ses forces en prévision de la longueur de l'affrontement. Elle doit faire vite, être précise à chaque assaut, ne gâcher aucune opportunité. A côté de son adversaire elle est plus malhabile, un peu gauche. Pas que son maniement des armes soit nul, mais jamais elle n'a combattu ainsi. Sa maitrise sur le cosmos d'Hadès n'est pas inné. Elle n'est pas une de ses élues qui usent leur aura dans leurs attaques. Après de longues minutes la pointe de la lance passe sa parade, juste déviée elle entaille son flanc. Elle sent la morsure glacée et brulante dans sa chair et le liquide qui s'en écoule. Comme mue par un reflex d'autodéfense le cosmos sombre s'enflamme, il s'intensifie la noyant dans les ténèbres. Elle se reprend, il n'y a pas de temps à perde. Elle doit vaincre à n'importe quel prix. Comme le voile noir qui l'enveloppe elle ressent au fond elle sa propre force. Elle connait sa volonté, elle sait qu'elle ne pliera pas et son assaillante est de la même trempe. Monopolisant toutes ses forces elle se relance à corps perdu dans le combat, elle doit aller plus vite, toujours plus vite, plus fort aussi. Elle arme son bras et porte un nouveau coup plus violent que les autres. Du sang jailli sur la pierre blanche, elle a fait mouche.

Le combat gagne en intensité et en férocité, Tout à coups elle ressent quelque chose de nouveaux, elle trébuche sur une racine qui semble s'être matérialisé là. Elle est projetée à plusieurs mètres et étouffe un juron en se relevant. Maintenant elle doit gérer la lance et les racines effilées qui l'assaillent. Tout en continuant à attaquer. C'est un combat à mort qui a commencé et ne finira qu'avec le trépas d'une des deux. Elle est touchée plusieurs fois, elle se relève encore et encore, arme son bras. L'énergie noire instable nimbe son corps et sa lame. Un assaut inattendu la touche de plein fouet, la douleur irradie dans tous son corps. Seule sa volonté l'empêche de tomber dans les vapes. Sanguinolente elle se relève tant bien que mal. L'épée d'Hadès git à présent loin d'elle, la laissant désarmée.

Tout à coups elle réalise que ce qu'elle ressent ne ressemble ni à un chevalier ni à un spectre, c'est plus proche de la présence de Saori ou d'Hadès. Elle se retient de grimacer. Ce pourrait-il que ce soit la déesse qui anime ce corps humain. Pourtant cela ne change rien, elle doit la vaincre. Elle voit une nouvelle attaque conjointe végétale et humaine fondre sur elle. Elle est encerclée, elle fait une proie facile à cet instant. Elle est certaine que ce sera la dernière attaque qu'elle pourra porter. Elle utilise tout ce qui lui reste d'énergie pour se jeter sur son assaillante. La pointe de la lance rentre dans sa hanche avant de riper sur l'os du bassin. Le manche se brise laissant les deux femmes l'une face à l'autre. Un observateur en retrait les penserait presque enlacées. Mais c'est sans compter sur le sang qui coule. Le regard de Claudia passe du visage incrédule et pale à sa main couverte de liquide carmin. Elle fait un pas en arrière alors que la prêtresse de Déméter tombe au sol. Ses doigts se relâche sur son arme improvisée qui tinte sur la pierre.

Péniblement elle se traine jusqu'à ramasser l'épée. Son regard passe sur le parvis qu'elle a refusé d'envisager jusqu'à présent. Dans les colonne brisé Saori est retenue prisonnière par un enchevêtrement de ronces, à quelque pas une urne émet encore une faible présence sombre. Un peu plus loin elle voit Milo emmailloté dans des branches mais dont le cosmos prouve qu'il a repris ses sens. D'autres chevaliers jonchent les débris du temple.

A bout de force elle arrive près de Saori et lance l'arme du dieu réduire en poussière le vase dont son essence est captive. Ses mains écorchées agrippent les ronces qui cèdent. Son regard accroche celui de Saori, en un instant tous les sentiments du monde semblent se refléter dans et échange. Un simple baiser les unies, un baiser pour conjurer les regrets, pour donner un espoir au futur alors que hier semble s'être perdu dans les limbes du temps.

Un léger sourire passe sur les lèvres de la française.

« Pour le reste tu demanderas à Milo. »

Un semblant d'amusement éphémère passe dans les yeux de la japonaise. Ephémère car rien ne pourrait effacer la réalité. Elle a des chevaliers et son ami des spectres. Le scorpion qui a réussi à se libérer comprend. Alors dans un effort pour alléger la situation il choisit l'humour.

« Le prince charmant il est KO technique princesse. »

Un petit sourire apparait démenti par l'air de résignation de Saori. La française a ramassé le voile qu'elle avait perdu durent le combat. Elle le réajuste sur son visage. Juste à temps. Un spectre arrive en courant.

Il détaille rapidement la scène. Sylphide passe en revu les corps étendus plus loin, la présence du chevalier du scorpion et Athéna le font se crisper. Son regard interrogatif passe sur la dirigeante des enfers sur la robe déchirée et sale. Hadès a été libéré, comme tous les spectres il l'a senti. Ce qui l'a poussé jusqu'ici c'est les échos du combat dont il ne reconnaissait pas celui à la nuance infernale. C'est pour cela qu'il a quitté son chef et son groupe.

« Il est temps de rentré aux enfers »

Le Basilic regarde une dernière fois Athéna et le chevalier qui s'éloignent déjà. Il hoche simplement la tête. Les juges vont rentrer aussi, il doit regagner son poste.

« Je vous raccompagne my lady. »

« Ton juge doit s'inquiéter de ton absence. Je peux rentrer seule. »

Le spectre reste encore un instant alors que la jeune femme vient de disparaitre dans une ombre pour gagner leur royaume. Il va faire demi-tour quand un objet billant sur le sol attire son attention. Un long pique à cheveux doré terni par le sang a échoué là. Il hésite, son regard se porte sur le corps à terre, par son style il ne semble pas appartenir à la défunte. Aussi se baisse t'il pour le ramasser en supposant qu'il soit à leur lady.

à suivre