Après cela, Hermione s'était excusée et avait prit la poudre d'escampette. C'est ce à quoi elle repensa ce matin en se levant à 11 heures. Elle avait du se lever tôt hier, et la journée avait été forte émotionnellement si bien qu'elle ne s'inquiéta pas de se lever si tardivement. Elle prit son temps pour s'habiller et pour manger. Elle n'avait pas envie de revoir Drago après hier. Elle ne voulait pas l'affronter alors qu'elle avait presque faillit l'embrasser. Elle ne le connaissait même pas en réalité, et ne lui parlait vraiment depuis à peine 4 jours. Il est vrai que le voir vulnérable et gentil avait grandement étonné Hermione et elle se dit qu'elle ne devait pas se laissait prendre aussi facilement, qu'il n'était sympa que parce qu'il dépendait d'elle. Mais, même avec tout la conviction possible, il lui était impossible de revoir Drago comme le monstre qu'il était avant son hospitalisation. Elle ne pouvait maintenant plus croire qu'il pouvait être si… ignoble.

Un peu avant 14 heures, Hermione arriva au travail. Elle passa comme d'habitude demandé si on l'avait appelé, mais la réponse fut négative. Il avait donc prit ses potions seul. Elle alla enfiler sa blouse et prendre son bipeur, puis rejoignit d'autres collègues dans la salle d'étude de cas où elle traita, comme d'habitude, des « blessés légers ». Mike arriva alors et s'arrêta devant sa table. Elle leva les yeux vers lui, et attendit qu'il parle.

- Bonjour Hermione, fit-il simplement.

- Bonjour Mike, répondit-elle avant de se replonger sur son cas.

- Ecoutes, fit-il en s'asseyant devant elle, je suis extrêmement désolé ! Je sais très bien que tu vas me dire que tu ne me crois pas, que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, mais je te le promets sur ma vie que je ne le refais plus jamais, jamais.

Hermione le regarda sans montrer d'expression.

- Allez Hermione quoi, fit-il avec une moue triste. Je te le promets sur ma propre vie ! Tu sais à quel point je m'aime ? dit-il en esquissant un petit sourire qui fit craquer Hermione.

Il se permit alors un grand sourire.

- Merci Hermione. J'suis désolé pour tout, ça se reproduira plus !

- J'ai compris Mike, fit Hermione en roulant des yeux. Tu me laisses bosser maintenant ?

Il acquiesça d'un signe de tête puis se leva pour vaquer à ses occupations. Sans qu'elle ne puisse l'empêcher, son esprit dériva sur Drago qui était surement dans son lit deux étages plus haut. Elle souffla d'exaspération. Hier soir, elle avait chargé Sabine, une stagiaire qui était un peu sous les ordres de tous les employés d'Isabelléa, de donner son traitement à Drago. Elle essayait de s'imaginer la tête qu'il avait pu faire quand il a découvert que ce n'était pas elle qui venait les lui apportait ces flacons… Avait-il été déçu ou simplement surpris ? N'avait-il eu aucune réaction ? Elle secoua la tête et partit en direction de M. Buckfire qui s'était visiblement tordu la cheville en retombant lourdement dessus après avoir sauté d'un toit.

Une fois qu'il fut soigné, il remercia Hermione et s'en alla. Hermione repensa une fois de plus à Drago, sans pouvoir s'y empêcher. Elle décida donc de soigner le mal par le mal et d'aller le voir pour que son envie de le voir s'arrête. Elle prit alors l'ascenseur puis tapa à la porte 227. Elle l'entendit dire « Entrez » et jusqu'au dernier moment elle hésita pour enfin pousser la porte.

- Salut, fit-elle avec un léger sourire.

- Salut, répondit-il atone.

- Alors… Ca a été pour prendre tes potions ?

Il se contenta d'hocher la tête.

- Bien… Bon, j'repars travailler, fit-elle en esquissant un pas vers la porte.

- Et tu reviens quand ? demanda-t-il méchamment bien qu'on pouvait percevoir qu'il était aussi déboussolé.

- Pardon ? demanda-t-elle en se retournant vers lui.

- Non, mais pour savoir quand madame voudra m'accorder du temps comme ça j'aurais pas à attendre je ne sais combien de temps avant de me soigner.

- Quoi… Tu ? Tu m'as attendu ?

- Laisse tomber. Oublie, fit-il en regardant soudain le plafond.

- Drago je…

- Laisse tomber j't'ai dit, fit-il en serrant les poings et en évitant de la regarder.

- Bien. Et quand veux-tu que je revienne ? demanda-t-elle avec un mélange de rancœur et d'amertume.

Il la regarda et elle fut comme transpercée par son regard, si froid et distant ; le même regard qu'il lui adressait à Pourdlard.

- Quand tu auras le temps, finit-il par dire.

Ses yeux trahissait peut être de la colère, ou du dégoût, mais sa voix laissait percevoir qu'il était bien plus touché qu'il ne le laissait croire. Elle ne répondit rien et s'en alla, le cœur gros. Elle retourna à ses dossiers mais elle ne pouvait faire autrement que de penser à lui. C'est vrai qu'elle ne le connaissait pas vraiment depuis longtemps, son vrai « lui » en quelques sortes. Mais, même si ça ne faisait longtemps, elle pensait qu'ils étaient au moins devenus amis. Pourquoi aucune de ses relations amicales ne tenaient vraiment ? Enfin, elle parlait encore à Harry, quand elle le voyait. Et puis Ron… Et bien, c'était un peu pareil que pour Harry. Ils étaient amis mais ils ne se voyaient que rarement. Mike, quant à lui, était sympathique, mais était plutôt versatile dans ses sentiments envers elle. Et pour finir, avec Drago… C'était compliqué. Jusqu'à la veille, elle avait cru qu'ils auraient pu être amis, mais visiblement, ce n'était pas le cas. Elle avait commencé à se sentir bizarre en sa présence, mais s'éloigner la rendait nostalgique. Elle souffla d'exaspération alors qu'elle relisait la même ligne pour la 5ème fois. « Concentre toi Mione, concentre toi ! » se dit-elle. Elle passa la fin de l'après midi en concluant des cas de blessés légers, ignorant comme elle put ses pensées.

Un peu avant 19h30, elle eut envie d'une pause. Elle sortit dans la petite cour, derrière la cafétéria et respira un grand coup. C'est alors que son portable sonna. Cas étrange car d'habitude elle ne le prenait jamais avec elle. Le numéro était inconnu de son répertoire. Elle hésita à répondre et le fit quand même :

- Allo ?

- Allo, Hermione ?

- Oui. Qui êtes-vous ? demanda-t-elle, ne reconnaissant pas la voix féminine.

- C'est Pansy.

- Pansy Parkinson ? demanda Hermione éberluée.

- T'en connais d'autres des Pansy ? demanda la jeune fille, amusée.

- En fait non, rigola Hermione. Pourquoi tu m'appelles ? Et comment tu as eu mon numéro ? et...

- Je croyais que de nous deux c'était moi la journaliste ? la coupa-t-elle.

- Tu es journaliste ?

- Exact.

- Je ne le savais pas.

- J'me doute, rigola-t-elle. Alors, à laquelle de tes questions veux-tu que j'réponde en premier ?

- Comment as-tu mon numéro, répondit Hermione en souriant.

Elle n'aurait jamais pensé qu'un jour Pansy Parkinson l'appellerait et qu'elle aurait pas raccroché au bout de 10 secondes.

- Blaise.

- Comment il a eu mon numéro ?

- Il l'a demandé à Harry.

- Tu l'appelles Harry ?

- Oui, rigola Pansy. Bien des choses ont changés n'est-ce pas ?

- En effet. Et comment ça se fait qu'ils se connaissent ?

- Et bien, comme avant d'être professeur à Poudlard, Blaise a travaillé au ministère en tant que gestionnaire des informations concernant les aurors, ça les a rapprochés.

- Ok, acquiesça Hermione bien qu'elle ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait. Question numéro deux : Pourquoi tu m'appelles ? Sans vouloir te vexer, précisa-t-elle.

- Crois-moi, t'es bien plus polie et coopérative que la plupart des personnes que j'appelle.

- Euh… merci ? rigola Hermione.

A l'autre bout du fil, Pansy rigola aussi.

- En fait, c'est un peu délicat, mais chaque mois j'ai un thème spécial sur lequel bosser : ça peut être le sport, l'éducation, les sorties, les moldus…

- Oui, et ? demanda Hermione ne comprenant pas.

- Et… Ce mois-ci c'est la médecine alors j'me demandais si… si ça te dérangerait de m'accorder une interview.

Hermione fut encore plus choquée qu'elle ne l'était déjà.

- Tu me prends de court là, fit-elle encore sous le choc.

- Ah… Ok. Bon, bah désolé de t'avoir dérangé alors… fit Pansy déçue.

- Nan attends, fit Hermione juste avant que Pansy ne raccroche. Je veux bien la faire.

- Oh, merci ! Tu me sauves la vie Hermione ! Enfin, j'peux t'appeler Hermione ?

- Oui, ne t'inquiètes pas, rigola Hermione.

- C'est parfait. Quand est-ce que t'es libre ?

- Tous les matins.

- Ok… Alors, pourquoi pas… Mercredi 17 ? Ca te va ?

- Oh, euh oui, parfait.

- 10 heures, chez toi, ça marche ? demanda Pansy, ayant retrouvé toute sa verve de journaliste.

- Oh… Ok, pourquoi pas.

- Ok, je serai là.

- Tu n'veux pas que j'te donne mon adresse ?

- Je sais déjà où t'habites, rigola-t-elle.

- Ok…

- Désolé si j'te fais peur, fit Pansy, se rendant compte que dire à quelqu'un qu'on s'est débrouillé pour avoir son numéro de téléphone et son adresse de maison n'était pas le meilleur moyen pour m'être cette personne en confiance.

- Non, ça va, t'inquiètes, rassura Hermione. Bon, bah, à mercredi alors.

- C'est ça. A mercredi et encore merci Hermione.

- De rien Pansy.

Puis Pansy raccrocha. Hermione n'en revenait toujours pas. Elle ne semblait pas réalisée qu'elle allait être interviewée et ce par Pansy Parkinson. Elle voulait le dire à quelqu'un et elle sut au fond d'elle que la meilleure personne à qui en parler c'était Drago. Elle souffla un bon coup, prit son courage à demain, et monta à toute vitesse les deux étages qui la séparaient de la chambre 227.


J'étais pas sensée reprendre la fiction "Lelawdee" tout de suite puisque je suis déjà sur "Evrything you deserve" et " Il n'est de secret pour personne..." mais comme vous vouliez une suite, alors je l'ai reprise. Pour tout dire, c'est un peu chaud de concilier trois fictions d'un coup ! J'espère que je ne perds pas en qualité et ça vous plait toujours autant ! Le prochain est en cours d'écriture et s'appellera sûrement "Réconciliations temporelles", ou quelque chose du genre :)

Enjoy x