Note de l'auteur: Heyyyyyy mes chers amis ! Me revoilà pour le dixième chapitre ! (non je ne suis pas du tout en retard ! :)) J'espère qu'il sera à votre goût ! Bonne lecture et à bientot pour le prochain chapitre ! ;)
Brooke: Je suis ravie que le précédent chapitre t'es plu ! J'espère que celui-ci te plaira également ! ;) A très bientôt ! :)
Chapitre 10 : Danse endiablée
De retour sous la pluie fine de Londres, Mycroft partit directement vers l'appartement de son frère. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de nouvelles de son cher petit frère et il voulait aller le taquiner un peu. Pour une fois, il prit un taxi pour se rendre chez Sherlock. Mycroft était d'humeur joyeuse et son visage était plus lumineux que jamais.
Une fois arrivé devant 221B, il entra sans frapper et salua élégamment Mme Hudson en lui faisant un baise-main, puis sans s'occuper des réprimandes de Mme Hudson sur ses façons d'entrer dans une propriété, il monta quatre à quatre les escaliers. Il ne frappa pas non plus à la porte et entra dans le petit salon de son frère.
- Enlève tout de suite ce sourire de ton visage, Mycroft, tu vas me faire peur.
- Bonjour mon cher petit frère, ça fait toujours plaisir de te rendre visite.
Évidement, son frère était de dos et avait déduis son sourire et sa bonne humeur.
- Tu n'es pas obligé de me rendre visite, si tu arrêtais, je serais plus que débarrassé.
- Dommage pour toi que je sois un grand frère exemplaire.
- Même le...
- Chien de Mme Hudson serait plus exemplaire que moi. Oui je sais, mais malheureusement il n'est pas ton frère et tu te retrouves avec l'homme le plus dangereux de tout l'univers.
Bien sûr Mycroft avait ironisé ses propos car il savait que c'était ce que pensait son frère. Celui-ci se retourna pour l'aviser avec ses yeux persans.
- A peu de chose près, c'est exactement ça.
Mycroft esquissa un sourire. Au moins Sherlock était d'attaque et en forme. Il avançait avec nonchalance vers lui avant de tourner autour de lui. L'aîné des Holmes leva les yeux au ciel. Pourquoi Sherlock l'analysait-il toujours comme s'il était un vulgaire poisson rouge ? Fatigué par les manies de son frère, il prit place dans le fauteuil autrefois destiné au Docteur Watson. Sherlock le rejoignit aussitôt.
S'engagea alors un duel de regard entre les deux frères. Ils s'exerçaient à ce jeu depuis leurs plus jeune âge. A ce jour, Sherlock n'avait gagné qu'une seule fois, et encore, ce jour là, Mycroft avait une conjonctivite. Leur petit jeu s'éternisa sans que ni l'un ni l'autre ne décroche un mot. Sherlock avait ses mains l'une contre l'autre, sous son menton, comme à son habitude. Mycroft avait ses deux mains posées sur les accoudoirs et restait bien droit.
Mais malgré la résistance de Mycroft, celui-ci se résigna à cligner des yeux. Il avait eu un retour à Londres mouvementé et n'avait pas dormi une nuit entière. Ce forfait lui valu un petit sourire fier et arrogant de la part de Sherlock.
- Et bien Mycroft, tu n'as plus ta vigueur d'antan... Le voyage a été mouvementé ?
- On peut dire cela comme ça, mais ce petit problème à été vite réglé.
Mmh... Heureusement qu'il était là ou à l'heure qu'il est je serais en pleine conversation avec mon cher crâne.
En effet, je crains que je lui doive la vie.
Sherlock ricana à la remarque de Mycroft. Le fait qu'il lui dise ça à lui, faisait découvrir une autre facette de Mycroft à son frère. C'était également une façon de ne pas montrer à son frère qu'il s'était inquiété pour lui. Ca lui faisait mal de se l'avouer, mais il était reconnaissant envers Moriarty. Il se fit la promesse de ne pas trop le faire souffrir quand il le tuera.
- Mon dieu, le grand Mycroft Holmes a eu une faiblesse.
Ce à quoi Sherlock eut le droit au regard le plus noir que son frère ait pu lui fournir. Cependant la grimace de Mycroft se changea en sourire machiavélique. Remarquant ce changement subit, Sherlock vit cela d'un très mauvais œil. Il avait comme un pressentiment de déjà vu.
- Oh mais mon cher petit frère aurait-il oublié sa propre faiblesse ?
Ouvrant grand les yeux, Sherlock n'eut pas le temps de s'esquiver ou de prendre la fuite loin de cet individu dangereux, que Mycroft se jetait déjà sur lui. Mycroft commença alors à lui faire des... chatouilles !
Mycroft ne lui accorda aucune pitié, il le chatouillait dans ses endroits les plus sensibles. Sherlock n'en pouvait déjà plus et hurlait de rire et appelait au secours en même temps. Pour la première fois depuis des années, les deux frères Holmes étaient repartis dans le passé. Tous deux se rappelaient ces rares instants de joie, quand le petit taquin de Sherlock se cachait dans la maison car il ne voulait pas descendre manger, et que le jeune Mycroft, un sourire espiègle au lèvre, faisait semblant de ne pas le trouver et de rôder près de sa cachette. Finalement il finissait toujours par lui courir après et Mycroft coinçait Sherlock et le chatouillait pour le punir.
- Alors qui est le plus fort Sherly ?
Parmi ses fous rires et ses débattements, le cœur de Sherlock se serra. Cela faisait des années que Mycroft ne lui avait donné ce surnom. Il leva les yeux vers son frère. Mycroft avait un regard pétillant et un sourire malicieux. Sherlock en aurait pleuré s'il n'avait pas eu un meilleur contrôle de soi. Ses pensées s'embrouillaient et seuls les souvenirs affluaient dans son esprit. Ce qu'il ne savait pas, était que c'était aussi le cas pour Mycroft. Sherlock lui rendit son sourire, un sourire qui n'était ni faux, ni hypocrite mais bien sincère pour une fois.
- Sûrement... Pas toi... En tous cas !
- C'est ce qu'on va voir !
Mycroft recommença et Sherlock ne put que subir ces chatouilles. Plié en deux et se tortillant pour se défaire de cette accolade empoisonnée, Sherlock n'était capable de rien d'autre que de supplier Mycroft pour qu'il arrête cette torture.
- Donc ? Qui est le plus fort ?
- C'est... Toi !
Avec un grand sourire aux lèvres, Mycroft stoppa tout mouvement et regarda avec un air fier sa victoire. Sherlock était aussi rouge qu'une tomate et avait glissé de son fauteuil. Mycroft se releva en s'appuyant sur ses genoux et laissa Sherlock reprendre son souffle. Il ramena ses cheveux en arrière et tendit sa main pour aider son frère. Sherlock avisa sa main et hésita, il finit par la saisir. Mycroft le releva sans effort. Ils restèrent à se fixer pendants quelques minutes. Mycroft finit par se saisir de son pardessus et de son parapluie, Sherlcok était perdu et il le voyait, mais il ne pouvait pas l'aider alors que lui aussi était aussi perdu que lui. Il adressa un dernier regard à Sherlock avant de se diriger vers la porte.
- Mycroft ?
A l'entente de son prénom, le politicien se retourna.
- Sherlock ?
Il voyait bien que son frère essayait de lui dire quelque chose d'important. Pourtant Sherlock ne cessait de fermer et rouvrir sa bouche sans qu'un seul mot ne s'y échappe. Son visage était marqué par une grimace de confusion et de frustration. Mycroft laissa son parapluie contre le mur et s'avança vers Sherlock. Si Sherlock avait bien gardé quelque chose de son enfance, c'étaient les expressions de son visage. Elles étaient rares mais Mycroft les connaissait sur le bout des doigts. Le regard de Sherlock lui criait quelque chose qu'il avait rarement eu l'occasion de voir.
Quand il fut à quelques centimètres à Sherlock, il l'entoura de ses bras. Mycroft le serra dans ses bras comme si sa vie en dépendait. Sherlock était tendu à l'extrême et ne fit aucun geste. Mais progressivement il s'abandonna et sa tête retomba contre l'épaule de Mycroft. Plein d'hésitation il accrocha le pardessus de son frère de toute ses forces. Mycroft avait fermé les yeux et caressait distraitement le dos de son petit frère. Il se sentait coupable de ne pas avoir été plus là pour lui et de l'avoir laissé trop longtemps tout seul. Sherlock, malgré son intelligence et son caractère était resté pour lui le petit garçon qui voulait devenir pirate.
Mycroft rouvrit les yeux et se détacha lentement de Sherlock. Celui-ci resta accroché à lui. Voyant qu'il gardait la tête baissée, Mycroft prit le menton de son frère dans ses doigts. Sherlock avait les yeux fermés mais cela n'avait pas stoppé la progression de ses larmes. Mycroft les essuya avec sa manche. Les mains de Sherlock revinrent le long de son corps et ses yeux se rouvrirent eux aussi. Mycroft posa sa main sur la nuque de Sherlock et lui offrit son plus grand sourire.
- Je sais Sherlock, moi aussi.
Sherlock ne fit aucune remarque, car il savait que Mycroft lisait dans son esprit comme dans un livre ouvert, donc il ne s'étonna pas du fait que Mycroft avait compris ce qu'il voulait dire. Il regarda Mycroft reprendre son parapluie et tourner les talons en direction de la porte.
- C'est un vilain défaut que d'écouter aux portes Docteur Watson.
- Mycroft...
L'aîné des Holmes ouvrit la porte et salua John qui était rouge et qui essayait de réviser sa posture. Mycroft se tourna une dernière fois vers Sherlock.
- Tu devrais inviter cette charmante mademoiselle Hooper, Sherlock, elle doit s'ennuyer à mourir dans cette morgue et puis votre dernier rendez-vous ne s'est pas mal passé apparemment...
Après un dernier sourire malin et après avoir vu les joues de son frère se colorer, il laissa le docteur Watson s'expliquer avec Sherlock et dévala les escaliers.
Content de sa petite visite et le cœur allégé, il rentra chez lui d'un pas enjoué. Mycroft entra avec grâce dans la voiture qui était à sa disposition. Anthéa et lui n'échangèrent pas un mot de tout le trajet mais le sourire malicieux de Anthéa le renseignait sur les conclusions que s'était faites la jeune femme. La voiture s'arrêta finalement devant la petite maison de Mycroft.
- Passez une bonne soirée, monsieur.
- Vous aussi Anthéa, au fait vous êtes libre demain.
- Je sais monsieur.
Sous les yeux narquois de Anthéa, Mycroft s'autorisa un petit sourire avant de partir. Il ouvrit sa porte et entra tout doucement. Il posa son pardessus et son parapluie et entra à pas de loup dans le salon. Il s'approcha du canapé. Comme il le pensait, Moriarty s'était une fois de plus endormi avec ses écouteurs. Mycroft prit une couverture et le couvrit. Un livre tomba du canapé et Mycroft le ramassa. « Phèdre » de Racine. Mycroft haussa un sourcil. Il ne savait pas que James s'intéressait aux tragédies, mais dans un sens ça ne l'étonnait même pas. Il reposa le livre sur la table basse, ainsi qu'une petite boîte. Après avoir regardé une dernière fois James, il partit en direction des escaliers pour travailler dans son bureau.
Son bureau était sa pièce à lui. Personne n'y était jamais entré. Il comportait un canapé, son bureau et une étagère ou étaient entreposés de nombreux dossiers. Mycroft s'installa derrière son bureau et commença immédiatement à remplir sa paperasse habituelle.
Plus tard dans la soirée, Moriarty commença à émerger de son sommeil. En réalité, c'était « Kiss » de Prince qui l'avait aidé à se réveiller. Passant une main sur son visage il se redressa dans le canapé. Ses yeux se posèrent immédiatement sur la table où reposait son livre et une petite boîte. Prit de curiosité, il se saisit de la boîte. Une petite étiquette pendait sur le côté. Il s'en saisit et put y lire : « Pour James de la part de Mycroft »
Moriarty cligna des yeux et ouvrit avec précaution cette boîte. A l'intérieur, il n'y avait rien d'autre qu'une petite clé. Intrigué, Moriarty fronça ses sourcils et se leva. Il commença à faire le tour de la pièce à la recherche de cette mystérieuse boîte. Il avait l'étrange intuition qu'elle était dans la pièce. Il analysa tous les objets du salon mais aucun ne comprenait de serrure. Alors qu'il commençait à s'impatienter, les yeux de James se posèrent enfin sur la boîte. Fier de sa trouvaille, il se dirigea rapidement vers le meuble où était posé la boîte. C'était une boîte assez grande et plate. Fébrilement, il glissa la petite clé dans la serrure et un large sourire lui échappa quand il remarqua que celle-ci concordait parfaitement avec la serrure. James fit tourner la clé et la boîte s'ouvrit enfin.
C'est alors qu'un son qu'il connaissait par cœur s'échappa de la boîte qui venait de s'ouvrir. Une musique qui l'avait fait voyager. Il avisa la boîte qui n'était autre qu'un tourne-disque. Puis il se retourna vers l'escalier où il avait entendu les marches craquer. Il resta coi quand il vit un homme vêtu d'un smoking impeccable, descendre avec une grâce infinie les marches. James suivit la progression infinie de Mycroft jusqu'à ce que celui-ci soit devant lui. Il fut ébloui par le charme que dégageait Mycroft et il cligna plusieurs fois des yeux. L'aîné des Holmes lui tendit la main. Sans hésiter, Moriarty s'en saisit.
Mycroft le fit glisser avec lui sur la piste de danse improvisée. « Por una cabeza » résonnait comme un rêve aux oreilles de Moriarty. Mycroft le ramena brusquement à lui et exécuta parfaitement les premiers pas du célèbre tango. Moriarty le suivit, confiant. Les deux danseurs tournoyèrent, se séparaient, et revenaient l'un à l'autre avec rapidité et fluidité. Quand Mycroft allait sur la gauche, James allait sur la gauche, mais leurs mains ne se quittaient jamais. L'une des mains de Mycroft était sur l'omoplate de James et leurs fronts étaient collés. Ils se balançaient tout en respectant l'air qui se faisait lancinant. Quand la musique s'accélérait et tressautait, leur pas devenaient vifs et précis. Mycroft se détacha de Moriarty et tourna autour de lui avant de prendre sa main et de le faire tourner autour de lui même. Quand Moriarty revint de nouveau à Mycroft, il avança son pied et s'aida de celui-ci pour écarter les jambes de Mycroft. Sous se geste, Mycroft lui répondit par un regard faussement outré avant de changer de sens en emmenant Moriarty dans ses pas. La musique les aidaient à ne pas perdre pieds et les emmenait loin de tout. Ils ne voyaient rien d'autre que l'autre et n'entendaient que la musique qui se faisait plus insistante ou ralentissait, langoureuse. Leurs souffles ne faisaient plus qu'un et leurs mouvements prouvaient l'aisance avec laquelle ils effectuaient le tango. La main qui avait été posée sur l'épaule de Mycroft, se déplaçait sur sa nuque, au fur et mesure que la fin approchait. Les doigts de Mycroft se firent plus insistants dans le dos du criminel et se baladèrent au gré des notes. Les yeux de James se fermèrent, se laissant totalement guider par les gestes et mouvements de Mycroft. Leurs cœurs battaient de concert au rythme de la musique.
Puis la musique commença à s'affaiblir et à devenir plus douce. Les pas de Mycroft se firent moins rapides et plus doux eux aussi. Quand la dernière note s'éleva dans les airs, Mycroft glissa sa main sur le bas du dos de Moriaty et le fit se arquer, alors qu'il le surplombait. Peu habitué à ce genre de choses, James paniqua légèrement et agrippa l'épaule de Mycroft. Il ouvrit les yeux pour les plonger dans ceux de Mycroft. L'aîné des Holmes le ramena à une posture normale et s'inclina devant lui en lui déposant un léger baiser sur la haut de sa main.
James fut touché par le geste. Il retira sa main des doigts de Mycroft et posa sa paume sur la joue de son amant. Puis il le plaqua contre le mur brutalement. Toute cette danse, les mouvements élégants avaient rendu fou James et il était maintenant semblable à un prédateur. Ses pupilles dilatées par le désir avaient mangé la plus grande partie de ses iris. Mycroft sentit son ventre se contracter à cette vision. Leurs respirations s'étaient à peine calmées, que James lui volait déjà son souffle. Moriarty avait prit possession de ses lèvres et approfondissait déjà le baiser. Mycroft se laissa faire, glissant simplement une main dans les cheveux de James. Le criminel quant à lui, avait posé ses deux mains sur les joues du politicien.
Bien vite, ils se retrouvèrent comme par magie dans la chambre. Moriarty avait prouvé sa possessivité pour Mycroft en lui arrachant pratiquement sa belle veste et son nœud papillon. Le poussant sur le lit, il lui avait littéralement sauté dessus et mordait toutes les zones qui étaient dépourvues de tissu. Insatiable, il avait déchiré la chemise de Mycroft et baladait ses doigts sur le torse de lait de son amant. Rapidement, son tee-shirt et son jean subirent le même destin que la chemise de Mycroft et rejoignirent le sol. Mycroft se laissait totalement faire, laissant James se délecter de son corps. Quand le criminel fut arrivé trop bas, Mycroft renversa la situation à son avantage et fit basculer Moriarty sous lui. Bien que surpris, Moriarty ne protesta pas et admira Mycroft dans la semi-pénombre.
Le politicien se glissa dangereusement entre les jambes de James et prit entre ses doigts le dernier rempart à sa progression. La respiration de James se coupa sous l'anticipation. Alors que les lèvres Mycroft se posèrent sur le membres déjà bien éveillé de Moriarty, celui-ci ravala un gémissement. Il sentit le sourire de son Homme de Glace et il n'eut pas le temps d'encaisser, que Mycroft fit glisser sa langue le long de son érection. Les doigts de James se crispèrent sur les draps alors qu'il ne lâchait pas Mycroft du regard. Il bouillonnait intérieurement et Mycroft le torturait. Sans prévenir, l'aîné des Holmes le prit entièrement dans sa bouche et James ne put réprimer le cri de plaisir que cela lui procura. Mycroft leva les yeux vers James et celui-ci fut renversé par la malignité qui s' était formée dans le regard de son amant. Cet homme si pur, si droit, si indifférent à tout, comment pouvait t-il faire preuve d'autant de... James ne savait même pas, son esprit était embrouillé et il ne pensait désormais qu'à une chose, il ne pensait qu'aux papillons qui risquaient de s'envoler dans son ventre. Cela ne faisait que quelques minutes que Mycroft avait commencé sa douce torture et il n'en pouvait déjà plus. Il se tortillait dans tout les sens mais cela ne faisait que décupler son désir. Alors qu'il se sentait proche de la fin, il glissa une main dans les cheveux de Mycroft.
- Mycroft...My...Croft !
Il avait voulu repousser Mycroft mais celui-ci n'avait pas daigné s'écarter et il vint dans la bouche de Mycroft. Sans aucune remarque ou dégoût, celui-ci avala toute la semence de James sans rien montrer et sous le regard brûlant du criminel. L'aîné des Holmes se redressa et James fut si troublé par le rouge qui colorait les joues de Mycroft, ses lèvres elles aussi rougies, son souffle erratique, et les mèches qui tombaient sur les yeux de Mycroft, que son érection reprit toute sa vigueur en quelques secondes. Jim eut le droit à un sourire narquois de la part de son Homme de Glace. Quand il voulut se relever, Mycroft plaqua une main sur son torse et lui intima de rester bien sagement couché. Le politicien en profita pour enlever son pantalon et son boxer, se dévoilant enfin nu à James. Sans perdre de temps, il chevaucha le criminel et empoigna sans préavis l'objet de ses désirs. Jim eut un hoquet de surprise mais ne quitta pas le politicien des yeux. Le criminel cru devenir fou quand son membre fut poussé dans l'intimité de Mycroft. Il ouvrit ses yeux, qu'il avait fermés sous le coup du plaisir et observa son amant. Il était magnifique, il tentait tant bien que mal de dissimuler ce qu'il ressentait mais James voyait bien que la souffrance s'était alliée au plaisir. La respiration de Mycroft devint saccadée et ses yeux se fermèrent quand le plaisir devint trop fort. A bout de patience, Jim donna un violent coup de rein tout en tenant les hanches de Mycroft. L'aîné des Holmes ne put s'empêcher de gémir sous cet affront et fit bouger son bassin pour plus de contact. Ils continuèrent leurs mouvement désaccordés et demandeurs pendant quelques minutes jusqu'à ce que parmi les multiples gémissements, l'un et l'autre se sentirent près de l'explosion finale. Jim empoigna le membre de Mycroft pour l'encourager à finir avec lui. Évidement, cela ne tarda pas et les deux hommes, après un dernier aller-retour, finirent par voir de petites étoiles blanches et un plaisir infini. Mycroft tomba allongé sur James, qui ne s'en plaignit pas et déposa des baisers papillons sur le cou de Mycroft.
Mycroft avait finit par rouler sur le côté, exténué, honteux mais heureux de ce qu'il avait fait. Il avait l'impression d'être un jeune adolescent pris en faute. Il avait l'impression qu'à chaque fois, c'était la première fois. Ayant tourné le dos à Moriarty, celui-ci ne tarda pas à se glisser contre lui.
- Et bien, Darling, cette danse m'a plu au delà de mes espérances, je t'ai découvert un don que je ne te connaissais pas auparavant.
Sans pouvoir s'en empêcher, Mycroft sourit à l'entente de la voix traînante de James. Il se tourna vers lui et plongea ses yeux dans les siens. Le visage de Jim était apaisé et doux. Bien sûr, il ne s'était pas départi de son sourire satisfait.
- Je dirais qu'aujourd'hui ce n'est pas un jour comme les autres.
Le criminel haussa un sourcil. Mycroft ramena les mèches rebelles de Moriarty en place et posa sa main sur la joue de Jim. Mycroft prit lentement possession des lèvres de Moriarty, s'appliquant à donner un baiser aussi doux que langoureux à Jim. Quand le baiser prit fin, Jim était bouleversé, comme à chaque fois que Mycroft lui donnait une preuve d'affection, ce qui était assez rare. Jim maudit son sentimentalisme. Regardant avec amusement le visage interloqué de Jim, Mycroft glissa ses lèvres au creux de son oreille.
- Joyeux anniversaire, James Moriarty.
Puis hésitant et timide, Mycroft rechercha la main de James et enserra ses doigts autour des siens quand il l'eut trouvée. Le criminel avait une fois de plus fermé ses yeux pour ne pas montrer ses émotions, mais ses lèvres n'eurent pas demander sa permission pour afficher un sourire sincèrement heureux.
