Et voilà le dernier chapitre de cette fic ! En espérant que vous apprécierez le dénouement ! N'hésitez pas à commenter pour me donner votre avis, c'est assez différent de ce que j'ai pu faire et je suis curieuse d'avoir votre avis. Aussi, profitez-en pour me donner votre avis sur la fic en général, car j'ai plusieurs fics similaires en projet !

Bonne lecture, et à bientôt pour la mise à jour d'autres fics (principalement Un secret de plus et APTX4869 Nouvelle formule maintenant).


Chapitre 10


La police n'était pas encore arrivée. Il était encore tôt, mais le professeur, les DB et Ran étaient déjà arrivés au chevet de Conan, qui s'était réveillé il y a peu. Les DB étaient joyeux, comme à leur habitude, heureux d'avoir retrouvé leur ami, mais Ran avait toujours l'air un peu inquiète.

-Tu es sûr que ça va ?

-Mais oui, lui assura Conan. Les médecins m'ont bien soignés. Il n'y a pas de soucis à se faire.

-Peut-être, mais on dirait que tu as toujours du mal à respirer.

-C'est normal, avec ses blessures aux côtes, expliqua Ai. Ils peuvent diminuer la douleur, mais elle ne disparaîtra pas tant qu'il ne sera pas guérit.

-Et l'oncle, il n'est pas là ? Demanda Conan pour changer de sujet.

-Il est en train de garer la voiture, il ne devrait pas tarder, assura Ran.

A peine avait-elle finit sa phrase que la sonnerie de son téléphone retentit. Elle soupira en regardant son message et se leva.

-C'est lui, il me demande de le rejoindre. Je reviens très vite !

Elle parlait comme s'ils risquaient de s'en aller pendant son absence, mais personne ne releva alors qu'elle quittait la pièce. Profitant qu'elle n'était plus là, Ai se tourna vers le détective.

-En tout cas, bravo pour avoir réussi à séparer les deux criminels ! La police a récupérer les documents qui étaient dans les casiers, avec l'aide de la compagnie qui les gère car il était verrouillé. Tu as donné un faux code aux criminels ?

-Pas tout à fait, contredit Conan. Ils sont allés assez loin dans la résolution par eux-même, heureusement ils se sont un peu plantés sur la fin, je me suis contenté de leur faire croire qu'ils avaient trouvé le bon code.

-Et du coup, c'est quoi le bon code ? Demanda Mitsuhiko avec impatience.

-L'inspecteur Takagi nous a dit que c'était une feuille avec plein d'animaux dessus, fit Genta, mais il devait y avoir autre chose non ?

-Oui, Ayumi a vu ça dans des films ! Quelque chose comme une écriture invisible qui ne se révèle qu'avec une lumière particulière, c'est ça ?

Conan fit non de la tête avant de leur expliquer le code pour qu'ils en soient à peu près au même niveau que les criminels.

-Mais alors, comment savoir quelle chiffre est le bon ? S'étonna Agasa.

-Les jeux de mot, répondit Ai avec un petit sourire en observant la photo du code prise par un des DB sur son téléphone. Le chat tient un serpent dans sa gueule. Le serpent est mort, donc il correspond bien au chiffre 4 puisque ce chiffre se prononce comme « mort » en japonais. Et par opposition au serpent qui représente la mort, le chat représente la vie, et le chiffre associé est donc bien le 9 des neuf vies du chat.

-Exactement, confirma Conan. Quant à la couleur de la grenouille, cela joue sur un homonyme. En japonais, « ni » signifie deux, mais peut aussi désigner la couleur rouille d'après une vieille expression. La couleur de la grenouille était un indice quant au chiffre correspondant, même s'il est plutôt facile à trouver, mais ce n'est pas tout. Je pense que l'ordre des animaux est volontaire, car si on se base sur ce type de jeux de mot avec de vieux mots et expressions, alors ce code pourrait également signifier « Si je viens de mourir, alors va récupérer les données dans le casier de la constellation du Serpent ».

-Le code dit vraiment tout ça ? S'étonna Mitsuhiko.

-Eh bien, il faut lire entre les lignes et extrapoler un peu, mais oui, on dirait bien, confirma Ai. Le mot pour 9, « kyuu » en japonais, peut également signifier « soudain, urgent », le 4 représente la mort, surtout vu le dessin, quand à « kaeru », cela veut dire grenouille mais également retourner, revenir, remplacer dans le langage courant. Comme le second serpent représente la constellation, ça correspond.

Le détective hocha la tête, souriant.

-C'était vraiment un code destiné à quelqu'un qui le connaissait.

-Ah oui, c'est vrai, tu as parlé d'une femme à qui le code était destiné quand tu nous as expliqué pour les oiseaux, se rappela le professeur. Mais tu n'as pas parlé de ça à la police, je me trompe.

-Zut, tu as raison ! S'exclama Conan.

-Ne t'inquiète pas, tu vas pouvoir te rattraper, l'informa Ai alors qu'elle regardait par la fenêtre de la chambre. Je vois le commissaire Megure et les inspecteurs en train de rejoindre Mouri-san sur le parking de l'hôpital.

Et en effet, dans les minutes qui suivirent, ils se retrouvèrent un peu à l'étroit dans la chambre de Conan, mais personne ne voulut laisser sa place car tous voulaient entendre le mot de la fin de cette affaire. Fin mot assez décevant car l'enquête n'était toujours pas terminée, la police ne put que donner de vagues explications sur le bâtiment où avait été retenu Conan car ils n'avaient pas encore trouvé le vrai propriétaire des lieux. Le détective rajeunit voulu également en apprendre plus sur Denji pour savoir d'où il tirait ses connaissances mais la police ne semblait pas vraiment s'être posée la question et suggéra que c'était parce qu'un membre de sa famille était médecin. Dans tous les cas, Kisuke et Denji avaient tous les deux déjà trempés dans des affaires louches, même si Kisuke était le plus connu dans le milieu, et même s'ils se montraient peu coopératifs avec les forces de l'ordre, il était évident qu'ils n'allaient plus pouvoir échapper à la prison cette fois.

Mais surtout, un point d'ombre demeurait. Lorsque Conan leur parla de Seika Kazuho, la femme à qui Masuta était sensé transmettre le code, les policiers parurent surpris.

-Tu es sûr que c'est à elle qu'il voulait transmettre le code Conan-kun ? Vérifia Megure.

L'enfant hocha la tête avec un regard interrogateur tandis que le professeur se chargeait de formuler la question qu'il avait en tête.

-Pourquoi est-ce que ça vous étonne ? Ils sont proches non ? Apparemment c'est sa petite amie de ce que j'ai cru comprendre.

-Justement, non, Masuta-san a déjà une petite amie, expliqua le commissaire.

Les DB le regardèrent avec des yeux ronds.

-Ah bon ? Mais alors il la trompe ?

-Possible, après tout la petite amie en question était en déplacement pendant quelques mois à l'étranger, et apparemment, il s'est mit à fréquenter cette Seika-san entre temps, expliqua Kogoro.

-Je ne crois pas, l'interrompit Conan.

Les policiers se tournèrent vers lui tandis que le visage de Kogoro se faisait vexé d'avoir été ainsi contredit.

-Pourquoi tu dis ça ? Demanda doucement Ran, l'air tout aussi surprise.

-Genmoki-san avait le téléphone de Masuta-san, et Tsukita-san a lu certains des mails qu'ils se sont envoyés, commença l'enfant. On aurait plutôt dit des amis d'enfance ou les membres de la même famille, il y avait des sorte de sous entendus dans leurs messages.

-Ah, Conan-kun, tu es sans doute juste un peu trop jeune pour ça, suggéra gentiment Takagi.

Le détective rajeunit fit la moue. Il pouvait difficilement argumenter, mais il était sûr de lui. Il suggéra donc aux policiers de parcourir également les messages qu'ils s'étaient envoyé.

-De toute façon, on comptait la faire venir pour l'interroger à nouveau, annonça Megure. Il y a quelque chose d'étrange avec cette Seika-san. On dirait en effet que la relation entre ces deux là est plus complexe qu'il n'y paraît...


Conan était en train de poireauté sur une chaise au commissariat. Il avait du passer quelques jours à l'hôpital pour s'assurer que sa blessure par balle ne s'était pas infectée et qu'il se remettait correctement. Néanmoins, il savait qu'il en avait pour plusieurs semaines, voir mois pour se remettre totalement de ses blessures, entre son épaule qu'il allait falloir rééduquer et sa blessure par balle doublée du coup avec la barre de fer qui avait fortement abîmé son tibias, il était réduit à se déplacer en chaise roulante depuis quelques jours, mais il devrait bientôt passer à la béquille avec un peu de chance. Enfin, ce n'était pas bien grave, après tout il s'en était sorti vivant, il ne s'en tirait donc pas si mal ! Pas comme Masuta qui, à ce qu'il avait entendu, avait eu la colonne vertébrale brisée par une balle avant d'être tué, si bien qu'il aurait sans doute finit paraplégique même s'il avait survécu.

En attendant, il avait insisté pour aller au commissariat faire sa déposition, ça lui donnait un excellent prétexte pour bouger un peu ! Oh, il ne s'ennuyait pas, il avait souvent de la visite, que se soit Ran, Sonoko, le professeur et Ai ou encore les DB, et même Okiya une fois, sans parler de Sera qui s'était pointée dès son 1er jour d'hospitalisation dès que Sonoko l'avait prévenue après que Ran l'ai contactée. Mais cela restait ennuyeux d'être immobilisé toute la journée, à devoir jouer les enfants face à Ran la plupart du temps, alors se retrouver ici, ça le changeait un peu. Et puis il était tout seul, pour une fois, même si ça risquait de ne pas durer. Bien sûr, il y avait des policiers tout autour, qui ne manquaient pas de lui jeter des coups d'œils surpris vu qu'il avait une atèle à la fois pour son épaule et pour sa jambe. Qu'il soit seul les étonnait, mais finalement, assez peu lui en demandèrent l'explication, et ils retournèrent rapidement à leurs occupations après les explications de Conan.

Ce dernier commençait à s'impatienter. Il n'avait pas de moyen de savoir s'il y avait eu des avancées sur l'enquête d'ici, et ils mettaient du temps à revenir. Pendant qu'il attendait, une jeune femme d'une trentaine d'années s'assit sur la chaise à côté de lui, l'air anxieuse. Au début, il songeait que ça devait être le fait d'être convoquée au commissariat qui l'angoissait, mais en la détaillant par habitude, il finit par se rendre compte qu'elle le fixait aussi, et brisa d'ailleurs le silence :

-Tu as eu un accident petit ? Ça doit faire mal…

Elle avait l'air vraiment compatissante, à un tel point que s'en était presque gênant. Conan essaya de la rassurer comme il put en abordant un sourire d'enfant.

-Ne vous inquiétez pas oneesan, ça va ! On m'a soigné, ça ne fait pas très mal maintenant.

-Quand même, continua-t-elle. Pourquoi ils t'ont laissé tout seul ?

-Ils vont revenir bientôt, lui assura le faux enfant. Pourquoi ça vous perturbe autant ? Vous avez un enfant qui s'est fait mal vous aussi ?

C'était l'explication qui lui paraissait la plus logique, les gens ont souvent plus d'empathie pour quelque chose qu'ils ont eux-même connus. Néanmoins, il y avait autre chose, comme une forme de… Culpabilité.

-Pas vraiment, répondit-elle. Disons plutôt qu'à cause de moi, un enfant de ton âge a été blessé.

Bon, il y était presque. Conan leva un regard qui se voulait rassurant vers elle.

-Mais ce n'est pas grave, il va bien non ? Je suis sûr qu'il ne vous en veut pas !

-Je suppose que oui, sourit-elle. A vrai dire, je ne le connais pas, et la police n'a pas présenté les choses ainsi, mais c'est ce que je ressens. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé à vrai dire.

Elle avait un air assez triste à ces mots. Conan se sentait désolé pour elle et, devinant que chercher à en savoir plus risquait de ne pas aider surtout qu'elle n'avait pas l'air de connaître les détails, il décida de changer de tactique :

-Au fait, je m'appelle Conan Edogawa. Enchanté !

Il avait abordé son plus beau sourire d'enfant et son air le plus innocent pour remonter le moral de sa voisine autant que pour rester dans son rôle, même s'il se doutait que ses différentes blessures apparentes, dont le petit pansement sur sa lèvre, ne devaient pas aider. Contre toute attente, cela fonctionna, car l'inconnue quitta son air déprimé pour aborder un sourire qui semblait un peu plus joyeux qu'avant.

-Enchantée Conan-kun. Je m'appelle Kazuho Seika !

L'enfant le figea avec un air abasourdit en fixant la jeune femme.

-Seika-san… Mais c'est à vous que Masuta-san avait dédié le code ! Qu'est-ce que vous faites ici ? La police ne vous a convoqué que maintenant ?

Il n'avait pas totalement quitté son air d'enfant innocent mais ses questions dénotaient qu'il était repassé dans une façon de réfléchir beaucoup plus proche de celle de Shinichi, soit d'un détective, que d'un enfant de 7 ans. Il le regretta néanmoins rapidement en voyant l'air horrifié de Kazuho.

-C'est toi l'enfant dont la police parlait et qui a été kidnappé par ceux qui ont tué Kai ?

Plus elle l'observait, en particulier les différentes blessures qu'il abordait, plus elle avait l'air de s'en vouloir. Le faux enfant essaya de reprendre un air enfantin pour la rassurer comme il pouvait.

-Oui, mais je n'ai juste pas eu de chance, j'étais au mauvais endroit au mauvais moment ! Ce n'était pas votre faute !

Ses proches rajouteraient sans doute qu'il était un aimant à ennui, de toute façon, et ils n'auraient pas tord, mais si c'était lui qui le disait il doutait que ça ai autant d'impact alors il s'en passa. Voyant que ça n'avait pas l'air de marcher, il chercha à changer de sujet pour assouvir sa curiosité.

-Au fait oneesan… Vous étiez proches avec Masuta-san ? Le code vous était destiné et vous faisiez des sous entendus dans vos messages. Vous avez l'air de vraiment bien vous entendre. Pourtant il paraît que vous ne vous fréquentez pas depuis longtemps.

Tact, zéro, mais n'est-ce pas le propre des enfants de poser des questions indiscrètes sans le vouloir ? Et le pire, c'est que ce manque de tact n'était qu'en partie feint, car s'il y a bien une chose que Conan avait en commun avec de vrais enfants de 7 ans, c'était la curiosité.

En tout cas, cela eu le mérite de surprendre Kazuho, qui eu un faible sourire.

-Je n'en avais pas parlé à la police, d'ailleurs je crois que c'est pour ça qu'ils m'ont convoqué, mais je crois qu'à toi, je dois des explications… Oui, j'étais proche avec Kai. En fait, nous sommes frères et sœurs, mais avons été séparés tôt et adoptés chacun de notre côté, cas nos parents se sont suicidés. C'est l'entreprise à qui Kai a volé des données qui était responsable pour cela. Je n'ai retrouvé Kai que récemment, on s'était perdus de vue car nos familles adoptives n'étaient pas toutes les deux à Tokyo, mais quand on s'est retrouvés, il a promit qu'on se vengerait. Je crois que c'est pour ça qu'il s'est associés avec eux, cela faisait longtemps qu'il voulait causer du tord à l'entreprise qui a entraîné le suicide de mes parents, mais il avait besoin d'aide. Mais les deux criminels avec qui il s'est associés voulaient les rendre à l'entreprise en échange d'une grosse somme d'argent d'après la police. Kai voulait probablement les garder pour les utiliser pour faire du tord à cette entreprise, mais…

La jeune femme s'interrompu et Conan vit des larmes commencer à couler sur ses joues.

-C'est ma faute s'il a été tué, souffla-t-elle. Il aurait déjà pu voler ces données avant, mais il s'était retenu. Il voulait passer à autre chose, mais je l'ai convaincu de le faire quand même. Et à cause de moi…

Elle s'interrompit et sortir un mouchoir. Conan attendit qu'elle soit à nouveau réceptive avant de lui rappeler :

-Mais il ne se serait pas associé avec des gens s'il avait pu voler ses données avant, non ? D'après la police, les deux criminels sont du genre à repérer des personnes au casier judiciaire vierge pour les utiliser pour monter un coup. Masuta-san ne pouvait sans doute rien faire seul et a profité de leur intérêt pour sauter le pas. En plus, le code qu'on a trouvé est très ancien, même si la feuille sur laquelle il l'a imprimé est bien conservée. Les casiers qu'il avait prévu d'utiliser sont apparus il y a un an, et le code date à peu près du même moment, soit avant que vous de vous retrouviez. Il avait sans doute déjà prévu tout cela à l'époque et avait déjà prévu de vous transmettre le code au cas où tout ne se passerait pas comme prévu. Il ne lui restait plus qu'à vous retrouver pour que vous puissiez assister à votre vengeance.

Kazuho eu l'air surprise, mais elle ne trouva rien à répondre. Elle avait tellement cru que c'était sa faute qu'elle n'avait pas songé à cela une seule seconde. Cela n'effaçait pas totalement sa culpabilité à l'idée de ne pas avoir pu empêcher cela, néanmoins elle sentait le poids sur ses épaules faiblir, et elle passa la main dans les cheveux de Conan, souriante à nouveau.

-Merci Conan-kun. Tu as sans doute raison, et même si ça ne m'excuse pas totalement, ça m'aide.

Elle retira sa main avant d'ajouter, surprise.

-Mais dis-moi, comment sais-tu tout ça ? La police n'a pas pu découvrir tout cela s'ils ne savaient pas pour notre lien familial.

-Oh, ils l'ont peut-être trouvé à force de chercher, ils ont eu plusieurs jours pour ça. Néanmoins, ça fait un moment qu'ils savent que le code est étonnamment ancien, et pour le reste… Simple déduction.

La jeune femme fronça légèrement les sourcils.

-Déduction ? C'est vrai qu'il paraît que c'est toi qui a déchiffrer le code que Kai m'avait laissé… Qui es-tu ?

-Conan Edogawa, détective !


Owari (= fin en japonais)