Hello !

Comme le titre du chapitre l'indique, Drago va se retrouver au pied du mur, et ce sera un moment difficile pour Hermione ...

Réponse à henrismh : haha, je suis contente de ce suspense :D J'espère que ce chapitre te plaira ;)

Bonne Lecture ! :D


Chapitre 9 : l'heure de vérité

Cependant, Drago n'était pas du genre défaitiste, et c'est pour cela que le lendemain, pour la première fois de sa vie, il demanda à tous ses amis de venir chez lui pour « tenir un conseil ». Il fut déçu de constater que Ginny était venue sans son époux, mais la rouquine lui expliqua :

- Il avait rendez-vous avec Hermione, elle aurait sûrement trouvé ça bizarre qu'il annule …

Alors il lui expliqua la situation. Leurs flirts quant ils étaient au travail, leurs dernières sorties où ils s'étaient sentis si bien et sur la même longueur d'onde, et surtout, ses peurs et ses craintes sur la manière dont il devrait agir avec elle. Évidemment, le groupe se scinda en deux clans : Blaise et Pansy qui lui disaient de foncer sans penser aux conséquences, alors que Théo et Ginny étaient plus modérés et avouèrent qu'il n'avait pas tort sur ce point. Comme ils aimaient tant le faire, ils ouvrirent un grand débat à ce propos, et ce qui en ressortit fut que Drago ne savait toujours pas quoi faire. Finalement, Ginny trancha le débat :

- Je pense que tu devrais suivre ton instinct Drago, parce que dans tous les cas, il va bien falloir faire quelque chose et prendre une décision. Alors tant qu'à faire, pourquoi tu ne tentes pas le diable ?

- Jusqu'à présent, mon instinct ne m'a pas vraiment rendu service …

Maugréa le blond, jamais satisfait de ce que lui proposait ses amis. C'était terrible d'être ainsi tiraillé entre ses envies et la raison, sans savoir à quoi céder. Le débat dura encore longtemps, jusqu'à ce que ses amis s'excusent et rentrent chez eux.

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De son côté, Hermione en avait profité pour passer son après-midi avec son meilleur ami. Ils s'étaient parlés à cœur ouvert, et ça leur avait fait du bien. Hermione lui avait confié tout ce qu'elle ressentait envers le Serpentard depuis qu'ils se fréquentaient, toutes ses attentes et tous ses doutes. Elle parla aussi de comment elle se sentait par rapport à Ron : le fait que leur rupture lui avait fait très mal, mais qu'elle savait qu'il avait raison parce qu'ils n'étaient pas faits pour être ensemble. Elle voulait aussi retrouver leur complicité amicale d'avant, même si elle savait qu'il leur faudrait du temps, et Harry lui confirma que Ron voulait aussi retrouver leur amitié mais que c'était encore trop tôt pour lui. Il la rassura aussi quand elle parla de ses peurs concernant ce qu'elle croyait ou commençait à ressentir pour le serpentard, en lui expliquant qu'elle était libre et que ce n'était pas une mauvaise chose, sinon ses amis auraient tenté de détourner son attention du jeune homme. Il lui expliqua qu'il savait ce qu'elle avait oublié, parce qu'il l'avait en parti deviné et que Ginny lui avait confirmé. Ils discutèrent du fait qu'Hermione devait essayer de se souvenir mais qu'elle devait aussi s'attendre à ne jamais retrouver la mémoire au cas où. Il lui conseilla aussi de suivre son cœur et de faire ce qu'elle pensait être le mieux, et il la rassura en disant qu'il serait toujours là pour la soutenir, quelles que soient ses décisions. Ils parlèrent aussi d'Harry, de son couple avec Ginny, de sa carrière d'auror et de ses projets. Ils finirent par se quitter, heureux d'avoir pu discuter ensemble et de s'être confiés.

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Le lundi matin fut terriblement bizarre, parce que mine de rien, ils avaient fait le point sur la situation chacun de leur côté. Néanmoins, ils firent comme si de rien n'était et partagèrent un café, partirent en intervention un peu avant midi, mangèrent ensemble et retournèrent aux archives. Cela faisait déjà un mois qu'ils travaillaient ensemble, et Hermione ne semblait pas avoir fait d'avancé dans ses recherches, alors qu'elle y mettait vraiment tout son cœur. Ce n'était plus seulement pour rendre la mémoire à ses parents qu'elle travaillait, mais c'était aussi pour la retrouver elle-aussi. Elle était encore plus motivée que jamais. Ils n'évoquèrent pas leur week-end ni leur embarra mais cela ne les empêcha pas de discuter et de flirter comme si de rien n'était. Quelques fois, c'était comme s'ils étaient redevenus des adolescents maladroits qui se draguaient dans la bibliothèque de Poudlard ou du pensionnat.

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Cependant, Hermione était titillée parce qu'elle ne comprenait pas le comportement du jeune homme, et elle avait besoin de savoir. Bien sûr, Drago le remarqua, et en fin de journée, il finit par la taquiner :

- Est-ce que tu comptes me dire ce qui te tracasse ou je dois le deviner ?

- Comment sais-tu que quelque chose me tracasse ?

- Je le sais, c'est tout. Alors ?

La brunette soupira et se leva pour ranger ses affaires :

- Pourquoi penses-tu que je voudrais t'en parler ? Qu'est-ce qui te fait dire que ça te concerne ?

- Je te l'ai dit, je le sais, c'est tout. Depuis ce matin tu hésites. Arrête d'essayer de détourner la conversation et répond-moi.

- Ok. À quoi tu joues Malfoy ? Je veux dire, t'es super adorable avec moi, on passe vraiment des super moments, on flirte, on rit ensemble, mais qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? À un moment, j'ai l'impression que tu es sérieux et que tu veux être avec moi, et la seconde d'après, c'est comme si tu me voyais uniquement comme une amie, je ne comprends plus rien … Qu'est-ce que tu veux, qu'est-ce que tu attends de moi ?

Le jeune homme hésita avant de répondre. Il savait bien qu'il devait peser chacun de ses mots avant de prendre une décision, et son cœur et sa raison bataillaient toujours fermement à l'intérieur :

- Je … je crois que je ne savais pas vraiment ce que je faisais ni ce que je voulais.

- Et maintenant, est-ce que tu sais ? Est-ce que tu t'es décidé, j'ai besoin de savoir comment agir et réagir avec toi …

L'implora la jeune femme, qui voulait sortir de ces eaux troubles dans lesquelles elle était empêtrée. Il soupira et lui expliqua quand même, tout en lui prenant le poignet pour qu'elle arrête de ranger ses affaires :

- Les choses sont compliquées. Par rapport à ce que tu as oublié, et à tout ce qu'il s'est passé au pensionnat. Je ne peux pas agir sans penser aux conséquences mais … tu me plais, beaucoup plus que tu ne le penses. Et j'ai envie d'être avec toi, même si je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose.

Déstabilisée mais quand même heureuse, la gryffondore lui adressa un sourire timide :

- Je te plais ?

Il approuva d'un signe positif de la tête, et elle lui demanda :

- Alors pourquoi tu ne m'as pas embrassé ? Tu as loupé des tas d'occasions …

- Je sais, et je le regrette, mais ça rejoint le fait que je ne sais pas comment agir avec toi, par rapport à ce qu'il s'est passé au pensionnat, à ce que nous avons fait.

Cette dernière phrase troubla énormément la langue-de-plomb. Il venait de lui donner des pièces inattendues du grand puzzle qu'elle essayait de reconstituer, et c'était étrangement perturbant. Les idées commençaient à devenir claires, même si sa mémoire n'était pas débloquée, et elle comprenait des choses. Ou plutôt, elle avait peur de comprendre certaines choses.

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Lançant un regard perdu à son collègue, elle prit une grande inspiration pour se donner un peu de courage, et énonça :

- Je ne vais te le demander qu'une seule fois, et tu as intérêt à me répondre sincèrement. Est-ce que c'est toi qui m'a jeté le sort ? Est-ce que c'est à cause de toi que j'ai perdu la mémoire ?

- Oui. C'est moi qui t'ai lancé le sort, moi et uniquement moi. Personne ne m'a demandé de le faire, j'ai pris la décision seul. C'est moi qui suis responsable de tout.

Ayant la tête qui tourne, la jeune femme fit quelques pas en arrière pour s'appuyer contre la table, légèrement nauséeuse à cause du choc de la nouvelle. Elle savait que la mémoire revenait plus facilement lorsqu'on connaissait l'auteur du sort d'oubli, mais elle ne s'était absolument pas attendue à ce genre de révélation. Le jeune homme ne bougea pas, lui laissant le temps et l'espace pour digérer cette nouvelle, et sans le regarder, elle demanda :

- Qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'on en arrive là ? Qu'est-ce qui s'est passé entre nous pour que tu me lances ce maléfice ? Qu'est-ce qu'on a fait ?

- Je ne peux pas te répondre Hermione. Personne ne le peut, il faut que te souviennes par toi-même, tu sais que forcer ta mémoire n'est pas bon …

Il se tut, interdis, attendant sa réaction. La brunette se redressa un peu après quelques secondes, et lui lança un regard implorant :

- Est-ce que tu veux m'embrasser ?

À son tour déstabilisé, le jeune homme s'avança jusqu'à elle et dégagea une boucle brune de sa nuque tout en murmurant :

- J'en meurs d'envie …

Naturellement, elle posa ses mains sur son torse, rapprochant imperceptiblement leur corps l'un de l'autre, alors qu'il glissait ses bras autour de sa taille. Leur nez se touchait presque, ils pouvaient sentir la chaleur du souffle de l'autre, mais ils ne bougèrent pas durant plusieurs secondes. Jusqu'à ce que le jeune homme se décide à sceller ses lèvres des siennes. Le baiser fut d'abord très doux et hésitant, signe que cela faisait longtemps qu'ils attendaient ça. Puis, tout s'enflamma entre eux, l'échange devint plus fiévreux, nécessaire même, et leur langue se mélangèrent furieusement dans un ballet aussi impulsif que vital. Ils étaient en harmonie, comme s'ils se trouvaient enfin.

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Lorsqu'ils se détachèrent, ils restèrent quelques secondes l'un contre l'autre. Puis, Drago reprit ses esprits, et avant qu'elle ne dise quoi que ce soit, il s'enfuit. Hermione resta donc seule dans les archives, encore sous l'émotion du baiser incroyable qu'ils venaient d'échanger. Tout s'embrouillait dans son esprit, elle avait vraiment l'impression que plus rien n'avait de sens. Hormis ce baiser qui l'avait littéralement chamboulé. C'était la seule certitude qu'elle avait : Drago était celui dont elle avait besoin, plus que tout, et sa place était à ses côtés. Chancelante, elle sortit de la pièce et quitta le ministère. Des flashs lui revenaient, d'abord troubles, puis plus précis, et elle était bouleversée. Elle fut obligée de s'arrêter et de s'assoir sur un banc, le temps de reprendre ses esprits. Elle se souvenait de certaines choses, leur première « rencontre » au pensionnat, quant ils étudiaient dans la bibliothèque, la soirée karaoké où il avait chanté pour elle et elle s'était enfuit, une dispute dans le parc, une fois où il l'avait réconforté alors que c'était elle qui l'avait blessé. C'était comme un coup de poignard qu'elle recevait. A chaque fois.


Et voilà !

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Je vous l'annonce pour le prochain chapitre, le retour à la réalité va être très dur pour Hermione !

A mercredi prochain ;)