Pourquoi suis-je assez stupide que pour commencer à écrire aussi tard « Oh j'ai le temps » « Mais en fait le temps il passe vite (C'est bon j'ai cette révélation-là tous les deux-trois jours) » « Et j'ai plein de trucs à faire… » « Je vais y arriver… ? » « Même si je fois faire une nuit blanche, j'y arriverai ! » Et mon amie me dit que c'est pas bien de faire des nuits blanches. Ça va, tout va bien !
Yoshiya : La prochaine fois que tu te réveilles à 11h et te demande pourquoi tu es toujours crevée, ne te demande pas pourquoi d'accord ?
Tori : Oh mais je ne me suis pas demandée pourquoi ! C'est juste un peu énervant… Bref, ne perdons pas notre temps en parlote quand il n'y a rien à dire !
Cela dit, j'ajouterai quand même que finalement j'aime bien le titre comme je l'ai modifié, il fait plus complet. Le résumé aussi d'ailleurs. Si j'avais eu plus de mots, j'aurais parlé de la sorcière. Mais en plus ou moins 65 mots, c'est plus ou moins impossible d'expliquer que votre histoire emmène Alfred dans un monde parallèle au 15e siècle après avoir libéré un esprit qui a également emmené d'autres nations (citer les noms dans un texte plus long aurait été également possible) qui, n'ayant pas brisé le rêve dans lequel elles ont été prises contrairement à Alfred, ne se rappellent pas de leurs vies en tant que nations et encore moins d'Alfred. En ajoutant la sorcière qui sera liée à certainement tout le monde. Parce que, vous vous en doutez, on en a pas vraiment fini avec notre personnage un peu… Mh.
J'ai également modifié la scène du chapitre 4, je pense qu'elle est mieux ainsi. Puis aussi je me suis rappelée d'une erreur de dialogue au chapitre 5. « Je t'avais fait un si beau cadeau » puis l'esprit qui apparaît… Niet ! *Croise les bras devant son visage* je suis désolée, vous l'avez sûrement deviné tout seuls, l'esprit et la sorcière ne sont pas la même personne. Cette phrase vous fait alors croire quelque chose de faux… C'est pour ce genre de choses que je dois plus me concentrer… Mais bon, le chapitre 5 est le chapitre 5 hein ? Celui où j'ai commencé à ressentir le fait d'avoir trop écrit.
*Se racle la gorge* Oui, bref. J'ai promis pas mal de choses pour ce chapitre non ? Malheureusement mon manque de connaissance en bateau, navigation, et tout ce qui va avec, diminue grandement mes possibilités d'utiliser l'environnement de mes personnages et je ne puis donc vous garantir que mon imagination soit très fructueuse. … C'est quoi ce langage pompeux ?
Chapitre 10 : Quand les similarités ne sont pas assez
La vie sur un bateau était compliquée pour Alfred, peu importe le nombre de jours qui passaient. Oh, il avait dit bateau ? Éventuellement, il devrait s'habituer à penser navire ou Arthur lui expliquerait encore une fois la différence… Non, l'importance de la précision- Oh et puis ce n'était pas important.
Quoiqu'il en soit, la vie sur le navire restait compliquée pour le visiteur du vingt-et-unième siècle parallèle mais il avait l'impression de s'y faire petit à petit. La plupart des pirates avaient tous leur propre caractère et au départ, Alfred devait avouer qu'il avait été légèrement intimidé par l'idée de rencontrer de vrais pirates des temps anciens (parce que les pirates modernes lui paraissaient bien différents), mais en fin de compte, l'entente au sein de l'équipage semblait bonne. Et ce, malgré la froideur du maître à bord (ou bien ce n'était que lui).
D'ailleurs, il n'avait pas hésité à poser des questions sur Arthur, et certains des membres lui avaient racontés que leur capitaine était parfois trop strict, mais qu'il faisait de son mieux et ne traînait pas pour autant (ça, ça ressemblait à Arthur…). Et aussi qu'il passait beaucoup de temps avec eux, lorsqu'ils fêtaient batailles gagnées ou butins acquis après une longue chasse au trésor, mais à part ça…
En fait ça ne changeait rien, comment Arthur était d'habitude. Lorsqu'il était avec Alfred, l'anglais se comportait toujours froidement, le blessant. Peut-êtreétait-ce inutile, mais pour l'américain, il devait redevenir son ami. S'il n'y arrivait pas rapidement, alors il en deviendrait fou. Il ne savait pas pourquoi ni comment exactement il était supposé devenir fou, mais il savait qu'il le serait. En fait c'était bizarre et- Oh peu importe.
Toujours était-il que la nation n'avait pas la moindre idée de ce qu'il était censé faire pour redevenir ami avec le pirate maintenant. Il était certain de l'avoir déjà pensé, mais en réalité, l'expression « redevenir amis » était très certainement mauvaise et sûrement que le plus vieux n'avait jamais pensé à lui en tant qu'ami. Alors il y avait pas mal de chance pour lui de se tromper…
Tout ce qu'ils faisaient, habituellement, c'était de se disputer. C'est pour cela que, n'ayant pas réellement d'autre choix, Alfred commença à embêter le capitaine du navire. Non, il n'avait pas réfléchit une seule seconde à ce que pouvait en penser l'autre (ou à l'interprétation qu'il pouvait en faire). Les rires des membres de l'équipage à ses gaffes ou blagues étaient assez que pour le conforter dans l'idée qu'il ne faisait rien de mal.
Plusieurs fois, Arthur avait menacé de le tuer, même mit sur une planche une fois et l'américain avait plus ou moins paniqué (parce que les héros ne paniquent pas) et à chaque fois, il rappelait à l'anglais que si ce dernier le tuait, il ne découvrirait jamais ce qu'il aurait pu lui apporter ou un truc dans le genre. Et même si le pirate disait ne pas s'en préoccuper, il y avait toujours cet événement pour se répéter. De façons différentes. Parfois.
Personne n'intervenait lorsque les deux se disputaient. Bon au tout début, effectivement, Matthew avait dû faire comprendre au pirate que son frère ne faisait ça que pour rire. Ce qui avait grandement énervé Arthur mais au fur et à mesure, Alfred avait l'impression de retrouver sa relation habituelle avec l'anglais. Il n'était pas sûr de comment il était censé appeler cette « relation » mais peu importe, parce qu'il comprenait ce qu'il pensait.
Et en fin de compte, lorsque Matthew arrêta d'intervenir… eh bien il… arrêta d'intervenir, jouant parfois aux cartes avec Francis et Gilbert (ou d'autres) alors que les deux autres se disputaient juste à côté. Chose qui donnait parfois envie à l'américain de demander l'intervention de son frère, ce qui avait forcé ce dernier à éviter de rester trop proche ou simplement s'en aller lorsqu'il sentait l'autre se tourner vers lui.
Bien sûr, il n'y avait, du coup, personne d'autre pour vraiment intervenir ou s'en préoccuper. En moins de deux semaines, les disputes étaient devenues un genre de routine à laquelle tous s'étaient très vite habitués. Gilbert trouvait ça marrant de regarder et s'il devait participer à la « discussion », alors il parlait de lui. Plus rarement, il disait autre chose. Mais dans les deux cas, il ne racontait rien qui ait un rapport quelconque avec le sujet actuel. Et pourtant il était supposé écouter…
Après… Ce n'était pas comme si Ludwig s'en préoccupait énormément. S'il avait quelques micros conversations avec Feliciano, il ne parlait pas beaucoup. Alors à part faire de courtes phrases au jeune italien ou parler avec son frère, on ne l'entendait que lorsque le bruit le tapait sérieusement sur les nerfs. Mais la plupart du temps, il restait très calme.
Francis et Lovino étaient les seuls à ne réellement pas s'en préoccuper. Tandis que Francis avait ses propres conversations et passait son temps avec n'importe qui (comptons la cuisine, parce qu'avec le temps qu'il passait là-dedans, ils étaient sûrement de très bons amis maintenant), Lovino restait toujours seul, si son frère ne lui tenait pas compagnie (ce qui le forçait à être souvent tout seul ou éventuellement avec Francis).
D'ailleurs, Feliciano avait au départ mal réagit aux disputes entres les deux « amis ». Mais une fois expliqué que ce n'était que de simples disputes amicales et rien de réellement mauvais, il avait retrouvé le sourire et regardait les disputes en souriant, bien qu'il ne comprenait rien. Évidemment, au départ, il avait eu des doutes (parce qu'il n'avait jamais entendu parler de quelqu'un qui mettait sur la planche son propre ami, donc c'était à juste titre), mais en fin de compte il s'amusait à regarder en disant parfois des choses hors contexte.
Alfred avait le champs libre, il fallait l'avouer. Tout comme il avait largement le choix d'avec qui passer sa journée. Ou de qui observer la journée. Non pas qu'il aimait passer sa journée à simplement observer, mais il arrivait que son frère soit avec Gilbert et Ludwig avec Feli. Francis et Lovino refusaient parfois de lui parler ou Francis était trop occupé à cuisiner ou quelque chose dans le genre.
Arthur aussi pouvait s'enfermer dans sa cabine et peu importe le temps qu'il passait à toquer, il n'obtenait pas de réponse. Une fois il avait toqué pendant très certainement trois heures d'affilée avant qu'Hugh ne se décide à le bouger de force, juste pour dire… Maintenant, pour vérifier les heures…
Alors il ne restait que les membres de l'équipage qui étaient soit occupés à travailler sur leur part de travail, soit en train de se reposer s'ils y étaient autorisés, soit en train de parler entre eux. Ils pouvaient jouer aussi aux carte avec l'américain, mais si ce dernier n'était pas d'humeur… Eh bien il n'était pas d'humeur et se retrouvait à regarder la vie sur le pont.
Finalement, l'absence d'électronique ne lui posa presque pas problème. Enfin si, un peu. Beaucoup. Bon d'accord, l'envie de jouer aux jeux vidéos ne lui passait pas juste comme ça et ses super-héros lui manquaient et… Pleins de choses dans le même genre, mais il essayait de toujours s'occuper, éviter de n'avoir rien à faire. Ce qui ne marchait pas forcément toujours mais faire de son mieux n'était pas interdit et il faisait réellement de son mieux. De plus, il ne savait pas quoi faire pour aider ses amis à se rappeler de leur vraie vie.
Il n'y pouvait rien. L'esprit ne lui avait pas rendu visite une seule fois depuis le deuxième jour d'embarquement et aucun rêve bizarre n'avait lieu. Bon il avait bien ces drôles de rêves ou cauchemars de temps à autres, mais rien qui ne ressemble à un rêve interactif. En fin compte, il s'était mis à penser que le rêve interactif n'était que pour Matthew et quelque chose d'autres l'attendrait pour ses autres amis. C'était possible non ?
Son frère avait l'air sceptique mais à défaut de n'avoir rien de mieux que « Peut-être devrais-tu attendre » ou le fameux « Il faut peut-être quelque chose avant mais je ne sais pas ce que c'est », Alfred avait décidé de ne pas y trop y penser. De toute façon son cerveau ne pouvait pas plus y réfléchir alors pour le moment, il se contenterait de rassembler tout le monde.
Justement. Lors de sa partie de jeux de cartes avec Francis, Gilbert et son frère le deuxième jour, l'américain avait apprit que l'albinos avait envoyé un message à Antonio grâce à Gilbird. L'attente le tuait, mais il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire que de se demander où ils allaient. Autant implicitement qu'explicitement. Arthur dirigeait le bateau… navire, donc il ne pouvait pas savoir.
Mais en fin de compte, peu lui importait. Il avait posé la question une fois mais n'était pas parvenu à écouter donc s'en était allé, laissant Arthur en plan. L'auto-proclamé gentleman n'en avait pas été très ravi, mais ce n'était pas bien grave. Il allait s'en remettre.
La vie était paisible à bord et l'américain ne savait pas s'il devait en être heureux ou non. Ne pas revoir l'esprit était une bonne chose et s'habituer à ce mode de vie lui semblait être une bonne chose (du moins, son frère le pensait) mais… son ancienne vie lui plaisait bien mieux, elle lui manquait. Et pas qu'à cause de la technologie, bien évidemment ! Il y avait Tony et ses autres amis. Toris aussi. Ainsi que les quelques autres nations qu'il connaissait n'ayant pas été emmenées avec lui.
En fait, même celles emportées avec lui posaient problème. Ses amis avaient beau agir comme il les avait toujours vu agir, quelque chose n'allait pas, était différent. Matthew avait voulu lui expliquer, mais l'américain avait vite décroché sentant la tristesse et la psychologie venir très rapidement. Entendre que ses amis n'étaient pas exactement les mêmes ne lui plaisait pas le moins du monde.
Parce qu'il avait, malgré tout, capté la partie disant « Et si Antonio, Kiku, Yao ou Ivan étaient différents ? ». Bon le canadien s'était rectifié juste après en disant que pour lui, Antonio serait sûrement la même personne, de ce qu'il entendait de Francis. Et aussi un peu de ce dont il se rappelait des rares visites de l'espagnol. Aussi souriant que d'habitude et très gentils avec les italiens, bien qu'il ne les ait pas vus souvent (une ou deux fois).
Mais en y réfléchissant, Kiku ne pouvait vraiment être un Otaku s'il n'y avait ni manga ni jeux vidéos. Alors, il vivait simplement isolé ? C'était possible non ? Mais dans ce cas, comment allait-il le retrouver ? Fouiller le japon tout entier était une option, mais son frère lui avait assuré que cela prendrait bien trop de temps. Par contre, il était resté silencieux quand Alfred lui avait demandé ce qu'il proposait.
Après, Yao… Il ne le connaissait pas vraiment assez que pour savoir ce qui pouvait changer entre son monde habituel et celui-ci au quinzième siècle. … Non. Rien du tout.
Concernant Ivan, ça dépendait. Il ne s'entendait pas du tout avec lui alors à peu près n'importe quel changement lui convenait, pour être parfaitement honnête. Maintenant, il se doutait que ce genre de chose ne pouvait pas vraiment… « Fonctionner ». … Du moins, c'est que son frère lui avait dit. Et peut-être que c'était le cas, mais Alfred ne se voyait toujours pas être philosophique.
Mais il verrait bien, n'est-ce pas ? Il ne pouvait rien faire à part attendre, de toute façon. … Damnit ! Il ne pouvait donc réellement rien faire ? La navigation n'était pas particulièrement son « truc » et rien que les pirates… à part pour ce qui était des histoires qui lui avaient été racontées et les films qu'il avait vu, il ne connaissait rien de la vie d'un vrai pirate. Et sa première semaine l'avait bien prouvé.
Il était tout sauf habitué à un régime aussi strict ! Même les filles de son époque qui se privaient de pas mal de choses lui semblaient d'un coup manger beaucoup. La première fois, lorsqu'il se plaignit de sa portion, l'aura noire que lui lança Arthur fut assez visible pour qu'il comprenne qu'il devait la fermer et manger.
De toute façon, son frère lui expliqua par la suite que les provisions n'étaient pas infinies (principalement à cause de l'argent qu'elles demandaient) et que les portions avaient été calculées de sorte qu'ils puissent rester un certain nombre de jours avant de faire escale. De deux à trois semaines, s'il avait bien compris.
Alfred avait retenu cette partie uniquement parce que « faire escale » signifiait « retourner sur terre ». En d'autres mots, pouvoir changer du quotidien visiblement ennuyeux qu'il allait subir. Avant d'évidemment se rendre compte qu'il arrivait à faire passer le temps d'une façon ou d'une autre plutôt facilement. Mais faire escale était resté quelque chose qu'il attendait avec impatience.
Impatience qui lui causa une énorme déception, lorsqu'ils firent leur première escale quelque part en France et qu'Arthur refusa fermement de descendre. Ce qui fit se demander Alfred pourquoi ils s'étaient arrêtés dans ce pays pour commencer. Matthew lui avait dit que c'était sûrement parce qu'Antonio était le plus « à portée » et qu'aller en Espagne avait plus de sens que de fouiller la mer de fond en comble. Enfin apparemment, chercher quelqu'un en mer était déjà stupide en soi…
En tout cas, Arthur avait déclaré qu'ils devaient être partis trois jours plus tard avant de s'enfermer dans sa cabine. L'américain ne savait pas s'il y restait toute la journée, mais en tout cas, il ne le vit pas une seule fois durant ces trois jours. Normalement, il aurait harcelé l'anglais de questions, mais pour une fois, il ne savait pas quoi dire. Alors il s'était tu et avait passé les trois jours en ville comme il le pouvait.
Il n'empêcha que son ventre avait déjà protesté au manque de nourriture par rapport à d'habitude. Évidemment, les hamburgers, pizzas, soda, frites, milk-shakes… bref, sa nourriture habituelle, n'existait pas. Un héro ne vole pas, c'est bien connu. Mais l'américain devait avouer que la faim (ou la gourmandise, comme l'appelait son frère) avait pris le dessus, une fois qu'il avait appris où était stockée la nourriture.
Étant donné qu'à ce moment il n'était qu'au cinquième jour en mer et qu'Arthur était toujours très froid avec lui, les ondes meurtrières qui lui furent lancées lorsqu'il fut attrapé la main dans le sac (plutôt littéralement) étaient plutôt fortes. Et autant dire que s'il n'y avait pas eu de meurtre, le capitaine ne l'avait pas laissé s'en tirer pour autant et l'américain fut jeté en prison pour toute la journée ainsi que privé de deux repas.
La seule raison pour laquelle il fut libéré au milieu de la nuit et non le lendemain fut à cause de ses plaintes constantes qui se déplaçaient assez loin que pour empêcher tout l'équipage de dormir. Tout l'équipage sauf Arthur et ceux possédant leur propres cabines car ils se trouvaient trop loin que pour entendre. En tout cas le capitaine fut, de ce qu'il apprit seulement deux ou trois minutes plus tard, réveillé par un grand nombre de ses hommes.
Mais tout allait mieux maintenant non ? Quoique cette fois-là la situation l'avait plus fait rire qu'autre chose, bien qu'il s'était arrêté lorsqu'il dû faire face à l'équipage tout entier, effectivement pas très content. Et bien sûr, le pire fut qu'Arthur ne l'avait même pas défendu. Il leur avait même dit de faire ce qu'ils voulaient de lui avant de s'en aller comme si rien ne pouvait lui arriver. Et rien ne pouvait lui arriver, en effet.
À part qu'il n'avait pas du tout eu son mot à dire dans cette histoire, et qu'il s'était retrouvé à devoir s'occuper du gros du nettoyage. Dans le sens où les endroits les plus sales du pont lui étaient attribués et quelques pirouettes involontaires furent à inclure dans le spectacle qu'il livra à tout l'équipage lors de cette sixième journée. Un spectacle de patinage artistique était nouveau pour lui et il était sûr que ça s'était vutrès clairement.
Maintenant qu'il y pensait, cette journée avait été amusante en fait. Fatigante à cause de tout son travail, mais il avait transformé le pont en patinoire avec toute l'eau qu'il avait versée (bien que ne pas frotter avec la brosse bizarre avait sûrement quelque chose à voir là-dedans), glissant et faisant glisser quiconque passait par là. Quoique. Ce n'était pas une bonne chose puisque la première personne à avoir glissé, à part lui, était Arthur.
Well crap uh ? Au moins il avait tenté de l'aider, non ? Bon d'accord, il avait légèrement, complètement foiré en fin de compte. Si « complète foiré » était assez fort pour décrire une situation dans laquelle il avait fait tomber un redoutable (ça restait quand même à prouver) pirate, courut vers lui pour l'aider mais avait bien évidemment glissé une deuxième fois pour lui tomber dessus, écrasant le visage du pirate contre le pont.
Bien sûr, la situation ne s'était pas arrêtée pas là. Sans compter les tentatives ratées et maladroites d'Alfred pour se relever et qui nécessitèrent l'aide des autres membres l'équipage, l'américain décida de se montrer gentil et d'aider l'anglais à se redresser à son tour. Oui, il y était arrivé, et oui, il avait glissé. Et si le plus grand avait été prêt à profiter de leur danse, son partenaire avait fait tout pour se séparer de lui. Sans vraiment de grand succès, évidemment. En tout cas, ça avait été très amusant.
Rien que le souvenir donnait envie de rire à l'américain. Il ne se souvenait plus de comment tout ça s'était fini, entre les chutes et les glissades… En tout cas, Arthur était partis en leur hurlant dessus des choses que lui-même n'avait pas compris. Contrairement aux autres, apparemment.
Alfred se retourna dans son hamac (peu importe le nom qu'il avait, selon les autres) et fixa le bois au-dessus de lui. Il n'était pas sûr d'avoir sommeil pour une fois. Mais dormir en pleine journée n'était pas recommandé n'est-ce pas ? Cela faisait un peu plus de trois semaines qu'il était à bord mais malgré ses efforts, il n'avait toujours rien compris aux positions ou à comment faire la plupart des choses qu'on lui demandait de faire (alors ils avaient arrêté de le faire). On l'avait appelé « mousse » aussi mais tout ce à quoi il avait pu penser, c'était à Monsieur Mousse. Et le personnage n'avait rien avoir avec son… surnom ou peu importe ce que c'était.
En fait, peut-être que s'il réfléchissait assez, il s'en rappellerait… sûrement. Ou pas, en fait. Dans sa tête, il n'y avait que le capitaine, le second, le coq, le docteur… celui qui tenait la barre, celui qui criait en haut dans son mât, ceux qui tiraient aux canons… les pirates qui… faisaient on-ne-savait-quoi et ceux qui nettoyaient le sol. Comme ce qu'il avait fait le sixième jour. Oh, c'est vrai. Matthew lui avait bel et bien expliqué.
Celui qui tenait la barre était le timonier, l'autre qui criait, la vigie. Évidemment le canonnier s'occupait de l'artillerie. Il avait entendu parler du maître d'équipage et du quartier-maître mais n'était pas sûr d'avoir compris la différence. En tout cas le quartier-maître semblait… pouvoir s'opposer au capitaine ? Il y avait le cambusier qui s'occupait des marchandises… Et en passant tout le reste des postes parce que ça ne l'intéressait pas, les mousses étaient… pas vraiment un poste en fait.
Non pas qu'il en veuille un mais… un mousse était inutile non ? Et il était un héros donc être inutile n'était pas du tout ce qui lui convenait. Alfred lâcha un long soupir, changea de position, et décida de dormir. Demain, il continuerait à embêter Arthur. Encore. Parce qu'il n'y avait rien de meilleur que d'embêter ses amis. Ou sa famille, quand il s'agissait de Matthew…
*.*.*
- Wake the bloody up !
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOO ! Leave my brain aloooone ! … Uh ?
Alfred leva les yeux et vit Arthur. Oh, il s'était encore endormi ? Pourtant il était plutôt certain d'avoir dormi assez longtemps. Ou bien réfléchir prenait beaucoup plus de temps qu'il ne le croyait et se retrouvait donc maintenant à perdre son temps. … Oh et puis ça le fatiguait de réfléchir ainsi. Il pouvait se rendormir ?
- Et ne t'avise pas de te rendormir !
Ah bah apparemment non. Ignorant clairement l'humeur de la personne en face de lui, l'américain laissa s'échapper un long bâillement avant de se frotter les yeux et de sourire. Visiblement, le capitaine n'aimait pas trop voir quelqu'un dormir sur le pont. Mais ce n'est pas pour autant qu'il ferait un effort n'est-ce pas ? Puisqu'il ne faisait même pas partie du navire. Et qu'Arthur ne le tuerait jamais.
- Désolé, Artie !
- Non, tu ne l'es pas, git.
Son sourire s'élargit un peu plus.
- Non je ne le suis pas.
Le capitaine commença à grogner, lâchant une ou deux injures au passage, mais Alfred faisait tout sauf l'écouter. Ce qui voulait dire qu'il riait, en gros.
- Al ! Alfred !
L'interpellé redressa la tête en entendant la faible voix de son frère. Il n'était pas sûr de vouloir lui parler, en toute honnêteté… Demander à son frère de partir n'était peut-être pas la meilleure des choses puisqu'il semblait avoir quelque chose à dire, mais il préférait largement parler à Arthur, bien qu'il lui faudrait trouver une raison de rester avec lui. Alors il ouvrit la bouche et… ne parla pas en fait. Il ne la referma pas pour autant, car son attention se porta sur la lettre que tenait son jumeau. En fait, il se rendit également compte de la présence de Gilbird sur sa tête et du propriétaire de l'oiseau derrière lui.
- Uh ? Qu'est-ce que c'est ?
- La réponse d'Antonio ! On vient de la recevoir !
Vraiment ?! Alfred eu un énorme sourire et prit la lettre que lui tendait à présent le canadien. Il ne savait trop pourquoi il l'avait prise en fait. Matthew venait juste de la lui tendre et il l'avait prise sans réfléchir, mais lorsqu'il vit la taille de la lettre, il préféra poser ses questions directement. Arthur lui prit la lettre des mains mais il n'y porta pas vraiment attention.
- Où est-il ? Demanda l'américain en se relevant.
- Je ne peux pas te dire où il est en ce moment même Al, mais il a dit qu'il ferait escale dans plus ou moins deux semaines en Espagne.
- Encore deux semaines avant de revoir mon vieil ami, commenta un Gilbert plutôt heureux.
- Je vois… Répondit le capitaine en repliant l'adresse et la remettant dans l'enveloppe avant de la rendre à l'albinos et à son oiseau. Je vais faire part de la précision de notre destination à l'équipage.
Sur ce, il s'en alla sous les yeux des trois autres. « À l'équipage » ? Pour Alfred, Arthur allait plutôt en parler au second pour ensuite retourner dans sa cabine et ne plus en sortir avant un moment. Peut-être avait-il une raison d'y rester, mais lui, il aurait une raison de l'en sortir.
- Tu t'es encore endormi sur le pont Al ?
- Quoiiii ?! Comment as-tu deviné ?!
Pour seule réponse, son frère eu un petit rire. Ce n'était pas possible que son frère ait pu deviner juste comme ça ! Il n'avait pas de cernes sous les yeux, n'est-ce pas ? En y repensant, c'était sûrement possible et… Oh et puis si ça se trouvait son frère était devin et c'était tout.
- C'est la seule raison pour laquelle Arthur vient te parler, Alfred, ria Gilbert. Tes échanges avec ces sourcils monstrueux ne se résument qu'à toi faisant des bêtises ou à des disputes que tu commences !
Oh, c'était vrai, non ? Matthew donna un léger coup de coude dans les côtes qui fit s'arrêter de rire l'albinos, quand bien même le coup n'était certainement pas très puissant.
- Oups, désolé Birdie.
- Excuses-toi auprès de lui ! S'exclama le canadien.
- Mais c'est vrai, non ? En fin de compte je ne fais que me disputer avec lui, murmura Alfred, une moue boudeuse sur le visage malgré lui.
Les deux autres se tournèrent vers lui, plutôt surpris. Non pas qu'il ne comprenait pas cette réaction. Pour lui, ce genre de dispute était le moyen de se rapprocher d'Arthur… Mais peut-être que, en fin de compte, il se trompait… Après tout, s'il voyait deux personnes se disputer sans arrêt, il aurait du mal à penser que ces deux personnes s'entendent bien ou sont amies.
- Quoi ? Commença Gilbert. Pourquoi ça te dérangerait que vous vous disputiez ? Vous n'êtes pas amis ni rien, n'est-ce pas ?
L'albinos reçu un deuxième coup de coude de la même personne et se tut.
- Pourquoi n'essayes-tu pas de simplement de lui parler, Al ?
Même s'il ne se souvenait pas l'avoir baissée, la tête d'Alfred se redressa, à son tour surpris. Cette fois, il sentit qu'il devrait écouter ce que disait son frère. Si ça concernait Arthur, alors sûrement était-ce important… Par contre, il devait avouer ne pas vraiment comprendre ce à quoi Matthew pouvait bien penser.
- Lui parler ? Pour lui dire quoi ? Tu sais comment ça se fini à chaque fois non ?
- Alors tu n'as qu'à essayer de faire en sorte que ça se passe bien. De toute façon si vous vous disputez, c'est souvent parce que tu dis quelque chose de stupide…
- Hey ! Cria Alfred, offensé, reprenant néanmoins son expression boudeuse quelques secondes plus tard, Mais peu importe ce que je fais, je le mets toujours en colère.
- Alors, fais attention ?
Voilà qui l'aidait beaucoup. L'américain essaya de repenser aux rares discussions qu'il avait eu avec Arthur sans ce qu'ils se disputent. Comparées à celles qui s'étaient finies en disputes, elles n'étaient pas très nombreuses. Mais en réalité, il y en avait déjà plus qu'actuellement.
- Je suis sûr que tu peux y arriver, Al. Vraiment. Tu es un héros non ? Construire une relation devrait être facile, comparé à ce que tu fais d'habitude… n'est-ce pas ?
- Mais je ne sais pas comment m'y prendre avec un pirate froid et sanguinaire !
- Je suis d'accord sur le froid. C'est pour ça que vos disputes sont drôles !
Les deux frères regardèrent l'albinos mais ne répondirent rien. Matthew se tourna ensuite vers le plus grand, sourcils légèrement froncés.
- Tu exagères, Alfred…
- N'es-tu pas celui qui m'a dit qu'« Arthur Kirkland est le pire » ?
- Je n'ai pensé qu'à ce que Francis a déjà dit. Mais je me suis trompé et je te l'ai dit.
- Je suis d'accord que Francis à des raisons d'en vouloir à Arthur, intervint Gilbert, mais je ne pense pas que ce soit à ce point-là.
Alfred ne put qu'approuver. Tout ce qu'Arthur avait dit, c'était qu'il avait coulé cinq des navires du français. Évidemment,un navire demandait certainement beaucoup d'argent, mais la famille Bonnefoy était tout sauf pauvre. Et en vouloir à quelqu'un juste pour ça lui paraissait un peu exagéré. Mais il n'avait rien d'autre qui lui vienne à l'esprit pour justifier que Francis le considère comme « le pire ».
- C'est vrai ! S'il a juste coulé un ou deux de ses bateaux… cinq de ses navires, ce n'est pas si grave !
- Juste cinq de ses navires ? Répéta Matthew.
- Well yeah ! Je veux dire, tous les pirates font ça ! Alors ça ne le qualifie pas de « pire ».
- Tu as raison, répondit Gilbert. Francis n'en veut pas du tout à Arthur pour ça ! En fait-
Pour une raison qu'ignorait Alfred, Matthew plaça rapidement une main sur la bouche de l'albinos, l'empêchant de prononcer un mot de plus. Il y eut, apparemment, un échange entre les deux. Échange de quoi, l'américain n'en avait aucune idée. Par contre il était en train de manquer quelque chose et il n'aimait pas vraiment l'idée d'être mis de côté.
- En fait quoi ? Demanda-t-il.
- Non, c'est rien. T'en inquiètes pas, répondit Gilbert.
- Oui. Pense plutôt à comment améliorer ta relation avec Arthur ! Prends exemple sur tes super-héros !
- Mais eux c'est pour l'amour, pas pour l'amitié !
- Justement !
Honnêtement, Alfred avait tout sauf compris. Et pourtant, ses joues étaient devenues étrangement chaudes. Il commença à les masser dans l'espoir que ça disparaisse, mais en vain. Et son frère avait un sourire tout aussi bizarre que ses joues.
- Qu'est-ce que tu entends par là, Mattie ?
- Tu comprendras tout seul, Al.
- Whaaaaaaat ?! Allez, dis-moi !
- Birdie a dit que tu comprendrais tout seul alors nous allons te laisser !
Sans laisser le temps à l'un des deux frères de répondre, Gilbert saisit Matthew par les jambes et le passa par dessus son épaule avant de partir en courant on-ne-savait-trop-où. Quelque part à l'arrière du navire sans doute. …Oh. Son frère venait de se faire enlever par un prussien albinos. Au bout de quelques secondes, Alfred haussa les épaules avant de retourner à son problème actuel : Arthur.
L'américain se rassit et tenta de réfléchir. Trouver un sujet de conversation n'était pas facile. Surtout lorsque l'on voulait parler à Arthur Kirkland lorsque l'on s'appelait Alfred F. Jones. Et que donc, aucune de leurs conversations ne se finissait très bien. En gros, la raison pour laquelle il avait fini par vouloir simplement provoquer les disputes lui-même.
Mais en fait rien ne lui venait en tête du tout. Et tout ce qu'il faisait, c'était regarder le ciel sans vraiment réfléchir à quoi que ce soit. Comment s'était-il retrouvé là encore ? Et depuis combien de temps ? Parce qu'il n'avait toujours aucun moyen de se repérer par rapport au temps. …Bah peu importe. Éventuellement, il s'en sortirait et retournerait dans son monde. Pour lui, il finirait par oublier ce qui lui était arrivé, avec tout le temps qui passerait.
Au bout d'un long moment, l'américain décida de se lever et marcher au moins jusqu'à la porte de la cabine du capitaine. Ça, il en était capable. Quelle était l'étape suivante déjà ? Sûrement toquer. Il y avait une chance sur deux que la porte s'ouvre. Si c'était le cas, alors il devrait parler. Le problème, c'était qu'il n'avait réellement aucun sujet. Son esprit était complètement vide d'idées.
- Que fais-tu à roder devant la porte du capitaine, Alfred ?
L'interpellé sortit de sa grande réflexion pour voir une tête blonde… mais pas celle qu'il voulait voir. De toute façon l'accent français dévoilait d'emblée qu'il avait en réalité affaire à Francis. Ou du moins, ç'aurait été le cas, s'il avait essayé de s'en préoccuper.
- Qu'est-ce que tu fais ici, Francis ?
- Je suis sur un navire, il n'y a pas beaucoup d'endroit où je puisse aller…
- Non, je pensais juste que tu serais avec ton amie.
- Mon amie ?
- Oui ! Tu sais, la cuisine !
Les sourcils de Francis étaient froncés assez étrangement et regardait Alfred tout aussi bizarrement. Les mots semblaient lui échapper alors qu'il ouvrait et fermait la bouche plutôt fréquemment. L'américain trouva une ressemblance avec un poisson et commença à rire de sa propre comparaison. Quelques secondes se déroulèrent avant que son interlocuteur laisse aller un rire un peu rauque.
- Très drôle Alfred. Alors, pourquoi étais-tu en train de faire les cents pas devant la porte du capitaine ?
Alfred sentit ses propres sourcils se froncer d'eux-mêmes et sa tête s'abaisser légèrement. Encore une fois. Apparemment, son corps décidait d'agir de lui-même et il se retrouvait encore une fois dans une discussion… sans doute pas des plus amusant, de ce qu'il pouvait en déduire.
- … Je voulais lui parler.
- Lui parler ?
Est-ce que Francis s'amusait à répéter ses deux derniers mots ? Parce qu'ils n'étaient pas prêts d'aller quelque part si la discussion se poursuivait ainsi. Ne pouvant rien trouver à répondre en particulier, l'américain se contenta d'un vague hochement de tête vers le bas.
- Je ne vois pas pourquoi tu voudrais lui parler. Tout ce que vous faites c'est vous disputer toute la journée.
- Je sais. J'en ai parlé à Mattie et il m'a dit que je devais au moins essayer. Mais je n'ai aucune idée de quoi lui dire moi…
- Si tu veux mon avis, quelques excuses au passage ne lui seraient pas de refus.
- Uh ? Excuses pour quoi ?
Un long soupir s'échappa des lèvres de Francis et un léger silence s'installa dans la conversation, les pirates et le vent et la mer agissant comme bruit de fond. Bien qu'il n'avait pas de problème avec ce genre de silence, Alfred voulait malgré tout sa réponse.
- Sérieusement, Alfred. Ce n'est peut-être pas ton intention, mais je pense que tu fatigues réellement notre anglais. Pas que la vulnérabilité d'un certain capitaine trop fatigué que pour remplir ses fonctions me dérange mais… Mh ? Il n'y a pas de « mais » en fait.
Il fatiguait Arthur ? Est-ce que ça voulait dire qu'il allait dans la mauvaise direction ? Au lieu de se rapprocher de lui, il ne faisait que l'énerver. Bon cette dernière partie était évidente et bien vraie. Il énervait Arthur et le faisait même exprès. Mais… c'était le « mauvais » énervé ? Ce qui voulait dire qu'il se trompait complètement sur sa manière de revenir à leur quotidien de nations ?
D'ailleurs, Arthur n'était plus une nation donc peut-être qu'il avait du mal à supporter toutes leurs disputes ? Ce n'était pas bon. Il avait entendu une fois qu'on pouvait mourir à cause du manque de sommeil ! Sans y penser à deux fois, Alfred se dirigea rapidement vers la porte de la cabine du capitaine et toqua. Les quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre furent terribles pour l'américain.
- Qui est-c-
L'anglais fut brutalement coupé par Alfred, lorsque celui-ci se jeta sur lui pour le prendre dans ses bras, les faisant tomber au sol et laissant la porte se refermer toute seule. Il se préoccupait peu de l'impression qu'il donnait, à s'accrocher à Arthur ainsi. Ce dernier tentait d'ailleurs d'échapper à sa prise… en vain. S'il pensait sérieusement que l'américain allait le laisser partir sans avoir vérifié qu'il allait bien, il pouvait toujours rêver.
- Lâche-moi, you bloody brit ! Moron! Brat ! Twit !
Le flot d'injures s'arrêta brutalement lorsqu'Alfred se rapprocha de son visage, cherchant tout signe de fatigue présent chez le pirate. Il lâcha un soupir de soulagement quand il ne vit rien réellement digne de son attention ni de particulièrement grave. Du moins par rapport aux cernes qu'il voyait habituellement lorsqu'il arrivait à Arthur de passer une ou plusieurs nuits blanches.
- Quand vas-tu enfin me lâcher ? Grogna le capitaine.
Alfred regarda un moment le pirate en dessous de lui et reconsidéra leur position. …En fait il était à l'aise ainsi. Avoir Arthur comme une peluche était plutôt agréable. Une peluche toute chaude, ça changeait aussi. L'américain lâcha un grand sourire, ne pensant pas du tout à la possibilité qu'il pourrait, peut-être, être en train d'écraser la forme de vie qui était en train de se débattre sous lui.
- Je ne sais pas, je suis bien comme ça !
- Ne te moques pas de moi, idiot ! Tu es en train de m'écraser ! Tu es lourd !
- Oh ! Vraiment ? Oups, désolé !
Aussitôt, Alfred se releva et tendit une main au pirate. Mais l'aide fut refusée et ce dernier alla s'asseoir à son bureau pour, sans doute, reprendre son travail. Le cerveau de l'américain repassa ses pensées d'il y avait à peine une ou deux minutes. Arthur travaillait trop et il allait très certainement passer de longues heures à le faire. Après, il ne savait pas ce qu'il pouvait réellement appeler « travail », mais peu importait.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je réfléchis aux itinéraires, au temps qu'il nous faudra pour atteindre notre destination, à nos provi-
- Dude, tu travailles ?
- … Je suppose que tu peux appeler ceci du travail, oui. Pourquoi ?
- Why ?
- Why not ?
- Parce que tu vas te fatiguer !
- C'est plutôt normal et logique. Répondit Arthur sur un ton plutôt neutre. Maintenant, si tu pouvais t'en aller et me laisser tranquille…
Ça, il en était hors de question ! Sans dire un mot et regardant plutôt autour de lui, Alfred se dirigea vers le capitaine et le força à s'éloigner de la table. Ce qui inclut, évidemment, de le porter et quelques débattements mais en fin de compte, il réussit à l'allongersur le lit.
- Reste-la d'accord ? Dit-il en s'asseyant à côté de lui. Si tu essayes de t'enfuir, je te ramènerai.
- Bloody git… Tu es sûr que « ramènerai » est le bon mot… ?
- Pas vraiment, répondit Alfred en haussant des épaules. Mais ce n'est pas important non ?
L'autre ne répondit pas, préférant lever les yeux au ciel et grogner. Au bout d'un long moment de silence, il se tourna et regarda l'américain du coin de l'œil.
- Au fait, pourquoi es-tu venu ici ?
- … Je voulais parler…
- C'est un bon début, bien qu'un peu surprenant.
Oui, un bon début. Le problème, c'était qu'il n'avait pas de suite. Du coup, il n'avait pas la moindre petite idée de ce qu'il pouvait dire au capitaine. Francis lui avait dit de s'excuser mais il n'était pas vraiment sûr de pouvoir le faire. Si cela se trouvait, Arthur se moquerait de lui ou refuserait complètement ses excuses et ils ne seraient même plus capable de se disputer (dit autrement, les disputes ne seraient plus aussi drôles ?).
- Désolé.
- Mh ? Pour quoi ?
- Eh bien, euh…
Le pirate fronça les sourcils et se retourna vers lui, l'expression peu convaincue.
- Tu ne sais même pas pourquoi tu t'excuses ?
- Q-Que… Si ! Mais…
- N'applique pas les conseils de l'autre frog si tu ne sais pas les suivre…
Alfred tourna automatiquement la tête vers Arthur, confus. Comment savait-il que Francis lui avait conseillé de s'excuser ? Il ne voyait pas vraiment comment il aurait pu les entendre, Francis et lui. Ils avaient beau avoir parlé juste devant la cabine du capitaine, il était impossible que ce dernier les ai écoutés…
- Qu'est-ce que tu crois, lad ? Vous étiez devant ma porte, bien sûr que je vous ai entendu.
Oh …
- Oh… Mais je suis vraiment désolé ! Je veux dire… Je ne pense pas à mal en t'embêtant… Justement, je voulais devenir amis…
Et il racontait vraiment la réalité. Une réalité qui fut accueillie par un silence peut-être un peu trop long alors Alfred regarda Arthur. Son visage semblait avoir du mal à décider quelle expression montrer. Ses sourcils se fronçaient et défronçaient, sa bouche montait dans un sourire puis grimaçait… Ah, et… était-ce seulement lui ou ses joues étaient légèrement roses ? En tout cas cas c'était… mignon ?
- Tu as une drôle de façon de te faire des amis, si tu utilises toujours cette méthode… Répondit finalement Arthur en se décidant sur une mine plutôt renfrognée.
- Non, je ne savais juste pas comment faire autrement… Au final je voulais simplement te parler normalement mais je n'étais pas sûr que ce soit possible…
Un lourd soupir se fit entendre et le silence revint.
- J'ai des devoirs à remplir, Alfred.
L'américain paniqua légèrement en voyant Arthur se redresser et il se jeta à nouveau en avant pour l'en empêcher, répétant leur position d'il y avait à peine cinq minutes. Sur le lit, cette fois. C'était déjà plus confortable sur le sol au moins, non ?
- Encore ?! Lâche-moi ! Lâche-moi ! Tu m'écoutes, you moron ?!
- Je suis juste inquiet ! Cria sans réfléchir Alfred (pas que ça change de d'habitude, mais bon).
Les débattements s'arrêtèrent aussitôt et le pirate le regarda avec de grands yeux ronds. Un autre silence plana au-dessus de la pièce alors que le plus grand tentait d'enregistrer ses propres mots. Et de trouver une suite aussi. Parce qu'ils étaient plus ou moins bloqués là.
- Inquiet ?
Pourquoi tout le monde répétait ses fins de phrases ?
- Pourquoi serais-tu inquiet ? Continua Arthur.
- Je ne veux pas que tu meures à cause d'un manque de sommeil par ma faute !
Pour la deuxième fois, le capitaine sembla avoir du mal à choisir l'émotion à montrer sur son visage. Alfred sentit que le choix fut un coup de point sur la tête et une expression énervée mais… pas tant que ça ? Oh et puis ce n'était pas si important. La frappe ne lui avait même pas fait mal.
- Tu es un idiot. Qui mourrait d'un manque de sommeil ?
- Je ne sais pas.
- Alors ne dit pas que je vais mourir parce que je ne dors pas assez, idiot. En fait le sommeil finirait par m'emporter sans réellement me demander mon avis.
- Mais…
- Peu importe, lâche-moi.
Arthur tenta à nouveau d'échapper à l'emprise de l'américain, cette fois insistant fermement sur son bras. Bien sûr, Alfred ne le lâcha par pour autant.
- Non. Tu as quand même besoin de dormir, j'en suis sûr. Alors plutôt que de te laisser t'épuiser ainsi, je vais m'assurer que tu dormes !
- T'assurer que je- Quoi ?! Qu'est-ce que tu veux dire ? You…
Ignorant les protestations de l'anglais, Alfred ne répondit pas, préférant le prendre dans ses bras et le serrer plutôt fort (sans l'étouffer quand même) contre lui. Il ferma les yeux et un léger sourire se dessina malgré lui sur ses lèvres… Il n'était pas sûr de savoir pourquoi, mais il aimait l'avoir ainsi contre lui.
Au bout d'un moment, Arthur arrêta, pour la plus grande joie de l'américain, complètement de se débattre et soupira, signe qu'il abandonnait. Heureux, Alfred le serra un peu plus (toujours sans l'étouffer) contre lui et son sourire s'élargit. Sans qu'il ne sache pourquoi, il sentit son cœur battre plus fort et plus rapidement.
*.*.*
Arthur se réveilla mais n'ouvrit pas les yeux. Pour une fois, il voulait rester dans son lit et ne jamais se lever. Il ne savait pas ce que c'était ni d'où elle venait, mais la douce chaleur à côté de lui était plutôt plaisante et l'empêchait de vouloir se lever. Un sourire passa sur ses lèvres et déforma sa bouche. Peu importe ce que c'était, il était bien comme il était en ce moment.
… En fin de compte, il voulait quand même savoir ce qui pouvait bien provoquer cette chaleur. Mais, s'il ouvrait les yeux, est-ce qu'elle s'en irait ? Parce qu'il préférait honnêtement qu'elle reste, lui. Pourtant, il devait bien ouvrir les yeux, non ? Après un long moment d'hésitation, il le fit.
Alfred F. Jones se trouvait juste en face de lui. Non, contre lui. Leurs visages étaient à peine à écartés, presque en train de se toucher… Le pirate sentit ses joues… non, son visage entier se chauffer violemment et certainement devenir complètement rouge. Assez bizarrement aussi, il avait envie de passer ses bras autour de lui… Non, ce n'était pas vrai. Il n'en avait pas envie du tout.
Il fallait absolument qu'il s'en échappe. Le problème, c'était que le plus grand semblait bloqué dans sa position et semblait refuser de bouger. Un autre problème était que bouger autant qu'il le faisait avait d'énorme chances de réveiller celui qu'il ne voulait pas voir éveillé en cet instant. Donc il n'avait qu'à espérer que ce soit le cas, mais il y avait peu de chance que tout se déroule comme il en avait envie.
- Hiya Artie ! Tu es réveillé ?
Génial, voilà pourquoi compter sur sa chance ne servait à rien. En fait le contraire se produisait. Malgré son embarras, Arthur grogna ouvertement dans l'espoir de faire comprendre à l'autre idiot qu'il n'était pas à l'aise ou n'aimait pas leur position. Mais toute la réaction qu'il reçut fut un rire. Un rire. Est-ce que la situation était vraiment drôle pour lui ?!
- Bien dormi ?
- Absolument pas. Comment peux-tu t'attendre à ce que je dorme bien avec toi ?
Alfred rit à nouveau malgré le ton énervé d'Arthur. Avait-il deviné qu'il faisait semblant, qu'il mentait ? Il était incroyablement nerveux, collé ainsi contre le plus grand.
- Dis-moi, Artie…
- C'est Arthur.
- Donc, Artie. Pourquoi ton visage est-il complètement rouge ? Tu as de la fièvre ?
Ce genre de phrases n'avaient aucune autre utilité que de rendre son visage encore plus rouge. Et encore, c'était loin d'être une utilité, en fait. Le visage d'Alfred était plutôt sérieux et montrait clairement de l'inquiétude mais le capitaine préféra ignorer ce fait.
- Pas du tout. Maintenant laisse-moi me rendre sur le pont.
- Non ! Si tu es malade je-
- Alfred, l'équipage a besoin du capitaine sur le pont !
- Mais tu quittes rarement ta cabine…
- Parce que je réfléchis à des stratégies et aux itinéraires et que j'ai besoin de le faire ici !
Un autre silence durant lequel Alfred le regarda droit dans les yeux. Nul besoin de le préciser, mais l'intensité de son regard le mis encore plus mal à l'aise. Quand cet idiot comptait-il enfin parler ou regarder ailleurs ?! Il n'y avait réellement aucun espoir que l'américain comprenne quoi que ce soit n'est-ce pas ?
- Tu n'es vraiment pas malade ?
- Non.
Visiblement à contre-cœur, Alfred soupira et lâcha Arthur, emmenant l'agréable chaleur avec lui. Le pirate regretta presque mais secoua la tête avant de se lever. Ravalant un soupir, il se leva et se dirigea vers la porte. Avant de sortir, il jeta un regard en arrière et regarda l'autre, toujours couché dans son lit mais lui tournant le dos. Un étrange sentiment de tristesse (Était-ce réellement de la tristesse ?) s'empara de lui. Mais il n'en fit rien et sortit simplement sur le pont.
*.*.*
Il aimait les journées comme celles-ci. Calme. Ça lui permettait de se détendre entre ses activités pirates. Bien que les batailles ne soit pas si fréquentes, en fin de compte les voyages étaient ce qu'il préférait. Chasser des trésors était intéressant aussi mais en fin de compte, voyager était le mieux.
J'ai un marché à te proposer.
La voix le fit se retourner d'un coup et il se releva aussitôt, arme en main.
- Qui es-tu et comment es-tu monté sur ce navire ?
Nous n'avons pas vraiment le temps, mon cher.
- Alors que veux-tu ?
C'est simple. Travaille pour moi comme tu l'as fais une fois pour la sorcière ou je coule ce navire.
- Tu ne peux pas !
Tu veux vérifier ?
Non, il ne pouvait pas croire que c'était possible pour quelque chose d'aussi fantomatique que la silhouette en face de lui de faire couler un navire. Cette personne était-elle même réelle ? Mais d'un autre côté, si elle pouvait, alors le prix à payer serait très cher.
Tu ne veux pas, n'est-ce pas ?
- Mais je ne veux pas… refaire…
Alors, tout un équipage va mourir par ta faute.
- Non, attends !
Devrais-je chanter une petite chanson en votre mémoire ou bien es-tu prêt à accepter… ?
- Je ne peux pas accepter !
Alors, adieu…
- Mais… !
Mais la silhouette ne l'écouta pas et s'en alla. Aussitôt, le navire fut parcourut d'une énorme secousse et il tomba en arrière, lâchant son arme qui glissa quelque part. Il voulut se relever rapidement, mais une deuxième secousse lui fit à nouveau perdre l'équilibre. Des cris retentirent sur le pont et il se leva pour de bon, avant de courir vers la porte. Il voulut ouvrir la porte mais celle-ci ne montra aucun signe de mouvement.
- Maldita seas, bruja… (Soit maudite, sorcière…)
Cliffhanger avec notre ami Antoniooooo ! ^^ Je me demande à partir de quel moment on comprends que c'est Antonio. C'est assez facile normalement, non ?
Voici ma pensée durant toute l'écriture de ce chapitre : « The fuck am I writing ? ». Parce qu'il faut avouer qu'il y a un certain concentré de ridicule, même si vous trouverez peut-être certains passages mignons ! De toute façon je suis là « C'est ridicule ! Mais bon, j'adore ça *Thumbs up* ».
D'ailleurs ne vous inquiétez pas, je contrôle parfaitement la situation entre Arthur et Alfred. Pour vous, notre pirate s'adoucit peut-être un peu trop vite, mais pour moi, tout fait partie de mon plan… *Grand sourire* J'imagine déjà l'une de mes amies « Qu'est-ce que tu vas leur faire encore ? T_T Les pauvres ». Ma chère, tu verras toi-même ^^
N'empêche en écrivant cette scène d'Alfie qui force Artie à dormir j'ai eu des idées de comment ça allait se passer dans mes futurs plans avec Kiku *High five/SBAFF/*. Et je me suis arrêtée deux minutes pour y penser. Ça donne une expression triste, des larmes aux yeux, et puis en fin de combat je suis là « C'est trop génial, j'vais faire ça ! ». Mais c'est dans très longtemps. TRÈS longtemps.
Ce qui me fait penser que des moments tristes (ou des implications de moments dramatiques passés ou futurs) ont décidés de s'intégrer mais en fin de compte, j'ai réussis mon chapitre joyeux non ? ^^
Je suis désolée de la « dépendance » d'Alfred vis-à-vis de Mattie sinon. Mais pour moi c'est logique : Mattie est le seul à qui il peut parler, ce qui signifie que s'il a un doute ou des questions impliquant le saut dans le temps/changement de monde, il n'a que lui pour en parler.
Je m'excuse de l'absence de nos italiens et de notre grand Luddie (Et du chat aussi. Pardon le chat *Se fait attaquer par le chat*), mais il n'y avait pas de place pour eux, en plus je n'avais pas d'idée de ce qu'ils pouvaient s'échanger. Enfin si, mais c'était pas approprié dans ce chapitre. Vous voyez ma loooongue narration ? J'ai expédié quatre voire cinq semaines. Vous imaginez si, après quatre semaines de voyage et du temps passé ensemble, Feliciano et Ludwig décident de « laisser tomber le problème » ? Y a quand même un problème donc à la place, je commencerai le prochain chapitre par eux d'accord ? ^^
En parlant de ma longue narration de 3.000 mots, ça m'a fais, personnellement, plaisir de l'écrire donc j'espère que ça ne vous as pas ennuyés ^^ Premièrement, c'était plus facile de commencer ainsi car commencer par un dialogue aurait eu pour conséquence de se retrouver avec un chapitre similaire au 9 : Trop peu de temps s'écoule pour les personnages. Alors écrire un chapitre 11 sur leur quotidien aurait encore plus compliqué les choses je pense.
Deuxièmement, c'est la manière la plus simple de passer du temps en vitesse. D'ailleurs j'ai dû m'arrêter plusieurs fois avec les histoires d'escales parce que je comptais mettre des noms de villes mais la géographie et les voyages sont tellement faciles pour moi que j'ai esquivé le problème.
Troisièmement, la narration voulait avoir sa place dans l'histoire elle aussi ! Au bout d'un moment, ça fait du bien de lire/écrire uniquement de la narration. Non ?
Narration : *Arrive* Oui, c'est vrai ! Vous avez bien vu tous les dialogues qu'il y a ! Je me sens négligée !
Tori : Oui, négli-*Grands yeux ronds* THE HECK YOU'RE FUCKING DOING HERE ?! Je ne savais pas que la narration pouvait-
Alfred : *Rit* Tu as de drôles d'amis, Tori ! Presque aussi bizarres que ceux d'Artie !
Tori : Ce n'est pas mon amie !
Arthur : Mes amis ne sont pas bizarres ! Et je me demande ce que tu as fait pour que la narration devienne un personnage…
Tori : Je n'ai rien fait…
Francis : Mais personne ne les as jamais vu, tes « amis » *Regarde Tori* Mais elle n'a pas pu venir d'elle-même n'est-ce pas ?
Tori: C'est ce qu'elle a fait…
Arthur : SHUT IT FROG ! Ils existent !
Francis : Dans quel monde, sourcils ?
Alfred : *Rit*
Tori : *T^T* Mais…
Narration : Puisque l'auteure n'est pas en état de fermer ce chapitre, je m'en charge ! A plus tout le monde, revoyons-nous au prochain chapitre !
Tori : Ah ! Attends !
Mots : 8.038
