Cette suite arrive rapidement parce qu'en écrivant le prompt, j'ai très vite trouvé l'inspiration... Libre à vous de la lire maintenant ou d'attendre un peu.
Dernier chapitre, et oui !
Je ne souhaite pas que cette histoire s'essouffle et je préfère m'arrêter là plutôt que tous vous ennuyer et moi même, m'en lasser. :)
Je vous embête un instant, histoire de répondre aux quelques réactions que j'ai reçu.
Myyu : Je dois t'avouer que ton commentaire m'a travaillé ! Ta remarque étant très pertinente, n'étant moi même pas très fan d'un "Sebastian romantique" ou de romance, tout court. Je me suis donc creusée la tête pour trouver une explication à sa réaction, en espérant qu'elle soit crédible ! Un grand merci à toi en tout cas, tu vois, même encore maintenant tu me pousses à l'inspiration, héhé. :P
xX-Nesquik-xX : Mon dieu, c'est à mon tour de te remercier pour ce commentaire ! Ca me fait chaud au coeur de voir que cette histoire parle aux gens et que mon Sebastian n'est pas trop "hors caractère." C'est adorable, mille merci !
Mathilde.B : Je suis ravie que ce chapitre ne t'ai pas déçue dans ce cas ! Il était TEMPS qu'on les retrouve un peu JUSTE tout les deux ! haha. Encore une fois je suis vraiment touchée, merci de me lire, vraiment j'insiste, un grand merci !
Bonne lecture.
Allongé sur son lit, les bras croisés derrière la tête, Sebastian fixait le plafond, l'esprit ailleurs.
Il repensait à sa journée d'hier qui avait été intense, puis les images de la nuit qu'il avait passé lui revinrent en mémoire. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle avait été pleine de surprises.
Les choses s'étaient faites naturellement. Blaine avait fini par tomber de sommeil après lui avoir murmuré des mots sans queue ni tête durant de longues minutes, pour en suite s'endormir contre lui, deux secondes plus tard.
Sebastian n'aurait pu dire s'il s'était alors senti soulagé ou un peu déçu.
A ce propos, son petit ami était toujours allongé à ses côtés, dormant paisiblement comme un enfant.
"Petit ami."
Le mot fit sourire distraitement le jeune Warbler.
Quelques mois en arrière, il ne faisait même pas parti de son vocabulaire car l'amour pour lui, n'était pas en option.
Depuis qu'il considérait tout comme une grosse blague et surtout tout le monde, jamais il n'aurait intégré qu'un jour, il rencontrerait un garçon qui chamboulerait sa vie.
Et puis, chemin faisant, il avait commencé à considérer que Blaine pourrait être son petit ami.
Il s'était alors mit à le regarder, lui sourire, l'apprécier...
Lorsqu'il avait finalement enregistré qu'il était le seul à le voir différemment, à trouver du bon en lui, à penser qu'il en valait peine et que c'était un bonne personne, Sebastian avait réalisé qu'il n'avait jamais eu quelqu'un comme Blaine dans son entourage.
Même ses amis ne le considérait pas, prenant trop souvent tout ce qu'il disait au second dégré, car ses propos contenaient toujours une bonne dose de sarcasme.
Et dès lors où Blaine s'était mit à lui en vouloir, les choses avaient prit une tournure beaucoup plus dramatique.
C'est à ce moment là qu'il avait réalisé que tout cela n'était plus une grosse farce.
Ses sentiments et ceux des autres étaient mit en jeu quand il s'amusait ainsi. Il voyait enfin l'impact que ses mots pouvaient avoir sur les gens.
Très vite, il avait ressenti le besoin de se rassurer, de rassurer Blaine et de prononcer ces trois mots lourds de sens.
"Je t'aime aussi."
Comme s'il craignait que sans ça, Blaine ne s'en aille, qu'il lui fallait le dire pour pouvoir le garder. Certes, il avait rompu avec Kurt parce que tout les deux avaient développés de forts sentiments l'un pour l'autre et qu'ils ressentaient le besoin d'être ensembles.
A partir de ça, Sebastian n'aurait jamais dû avoir à s'inquiéter. Seulement, il avait vu combien Kurt le rendait heureux, l'amour que Blaine lui portait et même encore maintenant, même s'ils avaient rompus. Il avait vu ses yeux briller, leurs complicité et toute cette guimauve qui suintait de toute part tant ils s'aimaient et lorsqu'ils parlaient l'un de l'autre.
Adorablement répugnant.
Il avait aussi vu l'effet que Blaine faisait aux autres. Tous l'admirait, les Warblers les premiers. Il dégageait une telle prestance et une luminosité que personne n'aurait dénié. Inutile de parler de l'impression qu'il donnait une fois sur scène. C'était sa force, l'effet qu'il produisait sur les autres.
Et il l'avait envié, Dieu qu'il enviait. En se disant qu'il pourrait l'attirer, l'ajouter à son tableau de chasse, inconsciemment, le jeune homme avait esperé qu'il aurait peut-être alors eu accès au dixième du talent que Blaine pouvait contenir dans son petit doigt.
Sebastian n'aurait jamais pensé que quelqu'un comme lui puisse s'intéresser à sa personne, indépendamment de son physique. Et lorsqu'il avait vu Blaine s'éloigner pour retourner dans les bras de Kurt, il avait réalisé que finalement, il aurait mieux fait de ne pas s'exposer autant. Si sa mère avait toujours souhaité le voir propre sur lui, intelligent, et donné l'illusion que son fils était parfait, c'était parce que c'était ses seuls atouts.
Son physique, voilà tout ce qu'il avait. Son physique et une tête bien faite. Il ne pouvait miser que sur ça. Du moins, c'était ce qu'il pensait, car même avec ça, il n'arrivait pas à égaler Kurt...
D'où l'urgence de ses mots. Comme si dès lors où il les prononçait, tout devenait réel et il s'assurait ainsi de garder Blaine auprès de lui encore un long moment. L'illusion d'une promesse pour l'avenir, après des mois de doutes et de remises en question.
Il n'avait jamais cessé d'espérer, jamais voulu croire que c'était la fin. Car il ne pouvait tout simplement plus se passer de Blaine, de son énergie et de sa joie de vivre.
Car si au début, Sebastian voulait lui ressembler, aujourd'hui il avait réellement besoin de lui, de ses sourires et de son regard sincère. Il voulait aussi ce que Kurt avait eu, ses "je t'aime", ces moments de complicité et la dévotion de Blaine pour lui tout seul.
Emporté par son euphorie, il s'était jeté à l'eau. Il était sur un petit nuage, venant tout juste de le retrouver et étant désormais certain que Kurt ne ferait plus obstacle dans leurs début de relation.
Blaine voulait prononcé ces mots lui aussi, il le savait. Il était le premier qui voulait le dire, seulement, il n'y était pas parvenu.
Sebastian avait alors pensé que c'était normal, que l'instant d'avant il se trouvait avec son ex petit ami et que ça ne pouvait tout simplement pas sortir de façon aussi naturelle, pas après tout ce qui s'était passé.
Alors, le plus spontanément du monde, sans même y réfléchir, il l'avait dit pour lui.
"Je t'aime aussi, Blaine."
Etait ce une erreur ? Bousculait il un peu trop les choses ?
Après tout, le sentimental dans l'histoire, c'était Blaine. Lui ne vivait pas dans un monde remplit de couleurs et d'insouciance où l'amour régnait.
Mais finalement, lorsque vous n'avez jamais connu qui que ce soit d'aussi vrai, d'aussi entier et qui s'intéresse honnêtement à vous sans rien attendre en retour, votre point de vue ne peut qu'évoluer.
Lorsque personne ne vous à jamais enlacé et pensé un seul instant à dire qu'il vous aimait, en retour, quand un garçon fait subitement irruption dans votre vie et pense ses mots, s'apprête à vous les exprimer et vous aime irrévocablement, dès lors, le monde s'arrête de tourner.
Bien au de là de leur relation, Sebastian voyait les choses d'une nouvelle manière. Un accomplissement de lui même et une évolution de sa personne qui divergeait de tout ce en quoi il croyait jusque là.
L'assurance qu'il avait n'était qu'une illusion, tout ça s'était superficiel. Restait à ouvrir les yeux et à s'autoriser d'être heureux, à ne plus rejeter les autres et tout prendre comme si c'était une farce. Il devait admettre qu'il avait fait des erreurs, qu'il s'était trompé sur certaines personnes et que le comportement qu'il adoptait n'était pas toujours approprié.
Il savait que s'il ne commençait pas à prendre confiance en lui et à s'autoriser à lâcher un peu de leste, Blaine ne pourrait décemment pas le faire à sa place. Il devait faire tomber un tout petit l'armure, s'apporter lui même un peu plus de crédit sans avoir à être méchant ou blessant avec les autres.
Son petit ami l'aimait pour ce qu'il était, certes. Mais Sebastian devait aussi apprendre à le faire, avant tout pour lui même.
Rien ne servait d'écraser les autres pour se sentir un peu mieux.
Le petit corps frêle à ses côtés bougea légèrement. Il détacha alors son reguard du plafond pour venir le poser sur le jeune homme qui dormait paisiblement.
Sebastian sourit, se sentant soudainement reconnaissant d'avoir rencontré un garçon comme Blaine et que ses sentiments aient été réciproques.
Il voyait enfin un semblant d'éclaircie dans un ciel plein de larmes.
L'ex Warbler était adorable. Ses boucles brunes retombaient sur son front, ses longs cils recourbés sur ses yeux et la bouche à peine entre ouverte.
- J'arrive pas à croire que tu me vois au réveil, au moment le plus ingrat de ma journée.
Sebastian sursauta légèrement, surpris de voir que Blaine ne dormait pas. Il gardait les paupières closes, comme s'il voulait éviter la lueur du soleil le plus longtemps possible.
- J'ai relevé mon pari visiblement, s'amusa le jeune Warbler.
Il se rappela de ses propres mots et de son envie de voir les boucles brunes libres de tout tonne de gel, au petit matin.
Blaine ouvrit enfin les yeux, fronçant légèrement les sourcils. Sebastian constata qu'il semblait interloqué par ses mots, alors, il s'empressa de rectifier:
- Pas un pari, pari. Je veux dire... Se n'en est plus un depuis longtemps.
Lorsqu'il vit le sourire de son petit ami pour la première fois de la journée, il se senti soudainement soulagé. L'autre adolescent se redressa alors pour venir coller son dos contre le dossier du lit. Là, il passa une main dans ses cheveux et vint trouver le regard de Sebastian.
- Ca va faire cliché mais je ne me souviens pas de grands choses...
- Pas étonnant, vue les litres d'alcool que tu t'es enfilé hier soir.
Blaine sourcilla mais ne rétorqua pas. Il devait avouer qu'il commençait tout juste à sentir son mal de crâne, comme une enclume qui alourdissait son cervau.
La guele de bois, c'était ce qu'il détestait le plus. Les yeux légèrement plissés, toujours incommodé par les rayons du soleil, le jeune homme se passa rapidement en tête les images de la soirée d'hier.
Soudain, une certaine image lui vint en mémoire, son pouls s'accélérant subitement.
- Est ce qu'on a... ?
Sebastian éclata de rire, ce qui agaça l'adolescent qui se sentait suffisamment stupide.
- Non, il ne s'est rien passé je te rassures. Tu t'es endormi et je t'ai laissé me prendre pour un oreiller.
A ces mots, Blaine se dérida enfin, remerciant je ne sais qui pour ne pas avoir reproduit la même erreur. Son petit ami leva un doigt en sa direction, le regard posé sur ce qui semblait être, la table de nuit qui se trouvait près de lui.
- Regardes sur ta droite, si tu as mal au crâne, je te conseilles de vite avaler ça.
Blaine fronça les sourcils, avant de renifler le contenu du verre qu'il venait de prendre. Une fois avalé, il retroussa le nez, grimaçant tant le goût amer qu'il sentait poindre sur le bout de sa langue le rendait nauséeux.
- C'est dégoûtant ! s'indigna t'il.
Le jeune Warbler sourit, amusé.
- Mes parents ne sont pas rentrés, à croire que la journée commence bien.
Son petit ami reposa le verre, avant de se tourner vers lui. Ses grands yeux brillaient tristement, choisissant d'ignorer la boule qui vint se loger dans sa gorge, comme la veille au soir.
- Mes parents ne sont pas rentrés mais rien ne m'empêche de les retrouver ce soir, reformula Sebastian.
A partir de ce jour, il voulait voir les choses différemment et penser positivement. Les yeux de Blaine étant là pour lui rappeler que plus jamais il ne souhaiterait le revoir malheureux.
Celui dernier sourit à l'instant, lumineux.
Sebastian n'avait plus qu'à lui aussi avaler un de ces médoc anti-migraine.
Alors qu'il s'apprêtait à se lever et quitter le lit, Blaine se pencha sur pour lui attraper le poignet et le retenir.
- Attends ! s'écria t'il comme paniqué.
Sebastian lui rendit un regard interrogateur mais ne se bougea pas pour autant.
- J-j'aimerais simplement profité de ce moment. Être contre toi et rien d'autre.
Il n'eut même pas besoin d'une réponse lorsqu'il vit le sourire que son petit ami lui rendit. Le jeune Warbler s'allongea de nouveau, le dos collé au dossier du lit. Blaine vint se glisser entre ses jambes, la tête reposant contre son buste. Sebastian l'entoura alors de ses bras puissants et protecteurs.
- Et ne dis pas de bêtises, t'es pas aussi horrible que tu le crois au réveil.
- Merci, rétorqua son petit ami, ironique.
- Je dirais même que tu me donnes envie de passer ma journée au lit...
Blaine sourit cette fois, plus intensément que jamais. Il releva la tête et se tourna alors pour venir déposer un baiser tendre sur les lèvres du jeune Warbler.
Leurs lèvres se séparèrent peu de temps après, et la tête de Blaine retrouva sa place initiale, contre le torse de Sebastian.
- J'ai un match de crosse, demain. Ca te dirait de venir me voir ? lança le jeune homme au bout de quelques instants.
- Bien sûr, avec plaisir.
Ils passèrent ainsi la matinée lovés dans les bras de l'un et de l'autre, un sourire ne quittant pas une seule seconde leurs lèvres. Ils étaient là, paisibles, à profiter du moment présent. Sebastian était heureux, tout simplement. Il irradiait, à croire que Blaine lui avait transmit sa joie de vivre.
Il passa affectueusement sa main dans les boucles brunes, avant de venir embrasser le dessus de son crâne.
Finalement, à cet instant, il pensa que ses mots n'avaient pas dépassé sa pensée et qu'il était heureux de les avoir prononcés.
Sebastian avait tout pour lui. C'était le genre de garçon que l'on n'imaginerait pas gay au premier abord. On aurait dit de lui qu'il était un un piège à filles, un tombeur de ses dames, ou même un briseur de coeurs mais sûrement pas un homme à hommes. Cependant, lorsqu'on lui posait la question, le jeune Warbler y répondait sans langue de bois. Il était sûr de lui et suffisament bien dans ses baskets pour être à l'aise avec sa sexualité. Alors forcément, des conquêtes et autres prétendants, il n'en manquait pas. C'était inespéré de pouvoir imaginer ne serait ce que même s'afficher au bras du jeune homme lorsqu'on était soi-même un garçon.
Il avait tout pour lui, c'est vrai. Du moins, c'était ce qu'il pensait avant que son regard ne croise celui d'un certain Blaine Anderson, le garçon qui allait chambouler sa vie...
THE END !
Je pouvais pas m'empêcher de les fourrer dans les bras l'un de l'autre XD
C'est déjà la fin...
Une fin certes, mais avec un happy ending !
Je me répète donc pour la dernière fois, et pas seulement pour ceux qui commentent mais aussi pour ceux qui ajoutent cette fic à leurs alertes, en favoris et j'en passe :
UN ENORME M-E-R-C-I ! Ca représente énormément pour moi, c'est mon gagne pain en tant que petit "auteur."
Je vais crier également pour la dernière fois ici, mon amour pour Sebastian Smythe et Blaine Anderson.
Ces deux là se DOIVENT de finir ensemble, sinon... Et bien je reviendrais lire les fics écrites sur eux et me faire des films, encore et encore... ^^
Je vous embrasse tous et reviendrais probablement pour une nouvelle fiction à plusieurs chapitres ou qui sait, de simples one-shot... Vous êtes incroyables !
