Chapitre 9
La pluie battante tombait sur la jungle de Strangleronce. La végétation dense empêchait une partie de l'eau du ciel d'atteindre le sol. Cela n'empêchait pas pour autant au raptor de se repaître de sa proie. Le prédateur arrachait la chair d'une panthère qui s'était montrée imprudente. Le reptile levait de temps en temps la tête, regardant autour de lui afin de s'assurer que personne ne vienne piquer son repas. Cependant il ne remarqua pas deux yeux verts dorés le fixer parmi les fourrées. Il ne vit pas non plus la bête lui sauter dessus. Il sentit bien trop tard les crocs et griffes transpercer le cuir de sa peau. Le raptor succomba rapidement aux coups précis et fatals de la créature. Le félin observa les restes de la panthère. Frôlant de sa patte les yeux, il lui ferma les paupières. Un grondement sourd émana du prédateur comme une prière avant qu'il n'attrapa le raptor, l'entrainant au cœur de la jungle.
L'orage s'intensifia de plus belle, les éclairs déchirant le ciel. A l'abri dans une grotte, un feu crépitait réchauffant un peu le lieu. A la lueur des flammes, Cirse finissait de dépecer le raptor qu'elle avait chassé. Elle sursauta lorsque son couteau ripa sur sa main. Elle regarda la fine ligne écarlate s'y dessiner avant de lécher le sang. La douleur était bégnine, ce n'était pas la première fois. Elle soupira en regardant son travail de dépeçage. Elle avait essayé de suivre les enseignements des Taurens mais cela était plus complexe qu'il n'y paraissait. Muraco était le plus doué dans ce domaine, son absence l'affectait…
« Tu joues les bouchères ? »
La voix la fit sursauter de plus belle. Elle se retourna, fixant Dolwen qui trainait un crocilisque derrière lui. La jeune fille se détourna de lui, l'air offusqué.
« J'apprends et je prends mon temps ! Je ne suis pas une tueuse-née comme vous !
- …Quel rapport avec le dépeçage ? »
Cirse se sentit gênée, elle préféra se taire plutôt que de s'expliquer. Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis que la druidesse avait acquis son aspect du félin. Après que sa peine fut apaisée, elle s'était familiarisée avec l'environnement sous sa nouvelle forme. L'instinct de chasse lui était venu plus naturellement, cependant elle ne tuait que par nécessité. Elle s'était installée dans une grotte afin d'y dormir et travailler le cuir sur les proies qu'elle chassait.
Dolwen était resté près d'elle le premier jour puis il avait disparu. Cirse n'arrivait pas à le cerner, que lui voulait-il réellement ? Elle reprit son travail bâclé, ignorant le chasseur qui posa son trophée dans un coin avant de s'assoir à ses côtés. Ses orbes argentés s'attardèrent sur la griffe qui avait rejoint le croc autour du cou de Cirse. Puis il remarqua les nombreuses coupures sur les mains de la jeune fille. Aucune n'avait été soignée et certaines se refermaient doucement.
« Je peux te montrer, au moins, à tanner le cuir pour le revendre, lança Dolwen.
- Je croyais que je devais apprendre de moi-même, répliqua sèchement la druidesse.
- Il y a apprendre et écouter les conseils de ses ainés, je te l'avais déjà dit.
- Vous ne donnez pas l'impression de quelqu'un à qui on peut demander conseil.
-…Tu attends quoi ? Des excuses ?
- Je n'attends rien de vous…AIE ! »
Cirse lâcha son couteau, portant son doigt vers sa bouche pour sucer le sang. Elle n'arrivait pas à se concentrer. Les paroles et la présence du chasseur la perturbaient. Elle fixa sa main zébrée de coupures.
« Tu n'utilises pas ta guérison druidique ? Demanda d'un air septique Dolwen.
- J'apprends de mes erreurs et j'aime à m'en rappeler. Tant que je n'y arriverais pas, je garderais ses marques.
- Et si tu te coupes un doigt ? Tu ne seras pas mieux avancé. L'elfe de la nuit soupira. Tu es vraiment exaspérante. »
Sans demander son consentement, Dolwen s'empara d'une des mains de Cirse. Surprise, elle resta hébétée, n'arrivant pas à réagir. Le chasseur fouilla dans ses besaces et sortit de l'onguent. Il l'appliqua délicatement sur les blessures. Cirse sentit ses légères douleurs s'atténuer. Elle se rendit compte que ses joues rougissaient et elle tenta de retirer sa main. Néanmoins, Dolwen la retenait d'une poigne ferme.
« Cesse d'être têtue. Si tu ne peux plus utiliser tes mains, comment vas-tu faire pour dépecer ? Ou même pour autre chose… »
La jeune fille détourna la tête, cependant elle savait qu'il avait raison. C'était ses apparitions impromptues qui l'exaspéraient.
« Vous me rabrouez puis vous vous montrez conciliant, disait-elle. Cessez de jouer à ce double jeu et je me montrerais moins têtue.
- Même si je cesse, tu continueras de l'être. C'est ton tempérament et j'ai le mien. »
La druidesse pesta dans son coin mais elle était plutôt embarrassée de la situation. Le chasseur continua d'appliquer l'onguent avant de bander les mains de la jeune fille. Cette dernière bredouilla un merci tandis que l'Elfe de la nuit ramena le croscilisque vers elle.
« Bon, la peau du raptor n'est pas récupérable alors je vais te montrer sur ma proie.
- Vous tuez pour le plaisir ? »
Le regard inquisiteur de Dolwen plongea dans celui troublée de Cirse. Le ton qu'elle avait employé était un peu brut. Elle se reprit, prenant un air gênée.
« Enfin…Je voulais dire…
- Je sais très bien ce que tu voulais dire. Il y a des gens qui tuent par plaisir, d'autres par nécessité…Et d'autres pour se racheter. »
Cirse leva un sourcil mais Dolwen ne poursuivit pas plus ses explications. Il sortit son couteau, commençant à montrer les techniques de dépeçage. La druidesse se montra attentive, réfléchissant aux étranges paroles du chasseur.
Elle courrait sur ses quatre pattes à travers des bois sombres. D'étranges esprits volaient autour d'elle, incarnant un élément. Une voix l'appelait dans le lointain, les rayons argentés de l'astre lunaire la guidait. Une clairière se dessinait droit devant, elle fut éblouie par une grande lumière…
Cirse ouvrit brusquement les yeux. Le jour venait de se lever, le feu s'était éteint depuis longtemps. Elle était seule, aucune trace de Dolwen. Il ne restait des proies d'hier que le cuir tanné ainsi qu'un petit sac contenant de la viande. La druidesse enterrait ses proies afin d'honorer leur mémoire, le chasseur avait dû faire pareil. Les brumes du rêve hantaient encore Cirse, cela ne ressemblait pas l'appel des anciens. Pourtant, elle voulait suivre cette impression qui la troublait.
Effaçant les traces dans la grotte et réunissant ses effets, la jeune fille se changea en loup et prit la direction du Nord. Les jungles de Strangleronce s'étendaient vastement jusqu'à de hautes montagnes. Le changement brutal de flore étonna Cirse lorsqu'elle s'avança dans le chemin escarpé entre des rochers. Le soleil semblait disparaitre pour faire place à l'obscurité d'une forêt. L'endroit n'était pas accueillant et une brume éternelle plainait en ces lieux lugubres. Des hurlements de loups résonnaient au loin, ce qui rassura plus ou moins la jeune fille. Sa forme actuelle pouvait l'aider mais elle ne savait pas encore quelle faune vivait ici. Elle huma les lieux qui empestaient la mort. Des odeurs humaines étaient sur les routes. D'autres provenaient d'animaux et de créatures inconnus. Cependant en voyant des toiles dans les arbres, elle devina qu'il y avait des arachnides.
Elle longeait entre les arbres lorsqu'elle entendit des éclats de voix. S'accroupissant dans les buissons, elle s'approcha furtivement pour voir l'origine de ce bruit. Au beau milieu des bois, trois personnes échangeaient de manière vive entre elle, enfin deux surtout. Un humain aux cheveux et à la barbe blond doré, portant une armure lourde, ses yeux bleus mitraillaient son interlocuteur plus petit que lui. C'était un nain aux yeux verts, à la chevelure et une longue barbe nattée couleur feu. Il portait une armure de maille et deux haches dans le dos. La dernière personne, plus en retrait, avait un aspect étrange. C'était une femme à la peau, aux yeux et aux cheveux blancs comme la neige et portant des cornes au front. Ses vêtements étaient faits de cuir mais ce qui surprit Cirse fut les étranges appendices à son cou et les jambes qui ressemblaient au sabot d'une chèvre. Son physique était déroutant mais elle n'en demeurait pas moins très belle. Tendant l'oreille, Cirse essaya de comprendre ce qui se tramait.
« C'est à moi qu'on a confié cette tache ! S'emporta l'humain. Et je dis qu'ils l'ont emmené vers le défilé de Deuillevent !
- En plus d'être borné, vous êtes aveugle, paladin ! Rétorqua le nain. Les traces mènent à l'ouest d'ici, donc vers le cimetière !
- Elles sont fausses ! Ils veulent brouiller les pistes ! C'est moi le chef, Grimwold !
- Et vous êtes un chef incapable d'escorter et de protéger une prêtresse, Faradir ! »
Le paladin semblait être blessé dans sa fierté. Il mit la main sur sa masse alors que le nain se saisit d'une de ses haches. L'étrange femme dût intervenir en se mettant entre eux.
« Du calme messieurs ! Disait-elle d'un accent prononcé. Cela n'avancera à rien, le temps est compté. Les esprits m'ont dit que nous aurons de l'aide bientôt.
- Ah vraiment ?! S'exclama Grimwold. Vous avez beau être chaman, comment un caillou peut nous aider ?!
- Je vous ai dit que ce n'était pas un élémentaire de terre mais un loup qui doit nous venir en aide.
- Sans vouloir vous offenser, dame Ankhmun, interrompit Faradir. Nous sommes perdus dans ses bois car on a été coursé par une meute de loup ayant l'envie de nous dévorer.
- Vous les avez menacés avec votre masse, il y a de quoi se sentir agresser.
- Ce n'est pas paladin que vous auriez dû être, lança le nain. Mais guerrier, vous foncez sans réfléchir !
- Cette fois, c'est l'insulte de trop ! »
Faradir s'apprêtait à sauter sur Grimwold lorsque des froissements de buissons attirèrent l'attention du trio. Les deux hommes prirent leurs armes en main tandis qu'Ankhmun resta sur ses gardes. Sortant doucement des fourrés, un loup s'immobilisa devant eux. Il s'assit et pencha la tête sur le côté d'un air interrogateur. Le trio cligna des yeux devant l'attitude étrange de l'animal.
« Euh…C'est un chien ? Demanda Grimwold.
- C'est vous qui êtes aveugle maintenant, rétorqua le paladin. Vous voyez bien que c'est un loup.
- Et depuis quand les loups du coin ne sont plus noir mais roux ?!
- C'est peut-être le familier d'un chasseur…
- Non, coupa Ankhmun. C'est notre aide. »
Le loup jappa, comme approuvant les dires de l'étrange femme. Cette dernière s'approcha de l'animal, se mettant à sa hauteur. Les yeux vert doré du canidé plongèrent dans le regard blanc luisant d'Ankhmun. Cirse fut émerveillée devant elle, mais surtout elle sentit une aura familière qu'elle a vue sur le chaman Tauren de son village. Elle savait que cette femme avait un lien avec son rêve, c'était son appel qu'elle avait entendu. Ankhmun se tourna vers les deux hommes.
« Seigneur Faradir, laissons ce loup nous guider. Le temps est compté.
- Vous…Vous croyez qu'on peut faire confiance à cet animal ?
- Je lui fais confiance. Donnez-moi l'étoffe. »
Le paladin resta septique avant de chercher quelque chose à sa ceinture. Il tendit une longue écharpe blanc bleuté à Ankhmun qui la montra au loup.
« Ami loup, je sais que tu as entendu mon appel et je t'en remercie. Nous avons besoin de toi pour retrouver quelqu'un. Le temps joue contre nous. »
Cirse fixa le morceau de tissu puis l'étrange femme avant de fermer les yeux. Sa truffe frôla l'étoffe, respirant doucement le parfum qui l'imbibait. C'était une odeur légère de fleur et quelque chose de familier. Elle repensa aux fragrances qu'elle avait senties dans les bois. Soudain, elle se redressa et huma l'air puis le sol. Le trio l'observa, voyant qu'elle prenait une direction : celle du cimetière. Grimwold jubilait, les poings sur les hanches.
« Ah ! Alors qui avait raison ? »
Néanmoins, sa joie fut de courte durée en voyant le loup prendre dans une autre direction : celle du Défilé de Deuillevent. Ce fut au tour de Faradir d'exulter.
« Et là, qui a raison, maître nain ?
- Je crois que vous avez tort tous les deux, disait Ankhmun en voyant le loup emprunté une autre direction.
- Il est en train de nous perdre surtout ! »
Il n'eut sa réponse car le canidé prit son élan et courrait vers la piste relevé. Ankhmun prit sa suite, suivit de Grimwold et de Faradir. Leur course effrénée les entraina vers des zones rocheuses dont le chemin était parsemé d'ossement et de toile. Le lieu inspirait la crainte et la mort.
« Ça sent la tanière remplie d'araignée, releva le nain. Bon, j'espère que vous aimez les pattes croustillantes…
- Attendez, coupa Ankhmun. Il y a quelque chose d'autre… »
Elle fixait le loup dont les poils venaient de s'hérisser et les babines se retrousser. Cirse sentait des odeurs venant du sol, celle de morts mais elle sentait la terre vibrer sous ses pattes. Sur leurs gardes, les deux hommes formèrent un périmètre de sécurité. Au même moment, des mains squelettiques surgirent du sol. Des mugissements accompagnèrent les goules qui se relevaient et fondirent sur le petit groupe.
La lutte fut violente. Faradir faisait appel à la Lumière pour les repousser. Grimwold fauchait avec ses haches têtes et membres qui l'agrippaient. Ankhmun fit surgir des totems de feu et de terre pour riposter et protéger ses camarades. Cirse se jeta sur les goules, crocs en avant. Un mort-vivant allait la lacérer lorsqu'une flèche lui transperça la tête. Elle leva le museau en direction des arbres, voyant d'autres projectiles s'abattre sur les goules. Elle émit un grognement avant de fondre sur un mort-vivant. L'aide inattendue fut un appui important pour l'issue du combat.
Cirse vit une ouverture et s'engagea dans le chemin. Faradir décida de la suivre voyant Ankhmun et Grimwold tenir bon face aux assauts. Une grotte se trouva droit devant eux d'où sortaient des psalmodies. Le paladin y entra, arme et bouclier à la main. Cirse voulu le retenir car elle sentit un danger imminent mais ce fut trop tard. A peine Faradir avança qu'une toile l'englua au sol. Cherchant à se libérer, il ne vit pas la grande araignée descendre du plafond. Le loup sauta sur la créature avant qu'elle ne dévore l'humain. Ankhmun et Grimwold arrivèrent en renfort, aidant leur camarade à sortir de la toile.
Tandis que Cirse se battait avec l'arachnide, au fond de la grotte se déroulait un étrange rituel. Attachée à un poteau se trouvait une Elfe de la nuit vêtue de blanc et de bleu. Ses cheveux blanc argenté coupés courts cachaient une partie du visage tuméfiée. Devant elle se tenait trois personnes encapuchonnées et entourées d'une aura noir malsaine. Grimwold lança sa hache sur l'un d'eux qui se planta dans son dos. Cela n'interrompit pas pour autant le sortilège. Cependant l'araignée ayant réussi à repousser le loup, se mit entre ses maîtres et le groupe.
Le rituel était sur le point de s'achever. Faradir invoqua la lumière et sauta sur l'arachnide, abattant sa masse rayonnante. L'araignée hurla, ce qui permit aux autres de foncer sur les ritualistes. Grimwold récupéra sa hache et faucha le plus proche qui s'écroula. Ankhmun invoqua un éclair sur l'autre, le tuant sur le coup. Le rituel s'arrêta brutalement, les auras noires s'évaporèrent.
Alors que la femme et le nain libéraient l'Elfe e la nuit, l'araignée plaqua violement le paladin contre une paroi, le blessant. Le loup riposta en plantant ses crocs dans l'abdomen de la créature. Grimwold porta secours à Faradir tandis qu'Ankhmun sortit de la grotte, la prêtresse dans ses bras. Une goule allait lui sauter à la gorge lorsqu'elle se réduisit en poussière sous les coups de Dolwen. Il la laissa passer ainsi que le nain soutenant l'humain avant de se tourner vers le combat violent des deux créatures.
Un bref échange de regard entre eux incita Cirse à utiliser ses pouvoirs de druide sans retenue. Elle bondit contre une paroi puis elle se changea en félin. Elle lacéra les yeux de l'araignée qui hurla de plus belle. Dolwen la couvrait en lançant des flèches meurtrières. L'arachnide succomba, gisant dans une mare de sang verdâtre. Essoufflée, Cirse reprit sa forme de louve et sortit de la grotte. Elle n'avait que quelques blessures mais rien de grave. En passant près du chasseur, elle lui lança un regard sombre avant de rejoindre le petit groupe. Ankhmun usait de l'eau pour soigner ses compagnons mais il fallait des soins plus compétents pour le cas de la prêtresse.
« Il faut qu'on regagne Sombre-Comté, suggéra-t-elle avant de se tourner vers Dolwen. J'ignore qui vous êtes mais sans votre aide, nous serions morts.
- Ne me remerciez pas Draenei, répondait-il. C'est plutôt grâce à elle. »
Dolwen désigna le loup. Cirse grogna vers lui avant de se tourner vers Ankhmun. Ainsi c'était une Draenei, le peuple qui s'était écrasé un peu plus tôt en Azéroth. Elle l'observa ainsi que les autres qui pansaient leurs blessures. Elle voudrait les aider cependant elle devait abandonner sa forme animal et se révéler…Elle détourna la tête et commença à s'éloigner d'eux.
« Mais, commença Grimwold en le voyant partir dans la direction opposé du chasseur. Ce n'est pas votre familier ? »
Ni Dolwen, ni Cirse ne répondirent. Ankhmun interpela la louve qui s'immobilisa et se tourna vers elle. La draenei lui adressa un sourire reconnaissant.
« Merci mon amie. Que les esprits veillent sur toi. »
Le loup jappa en guise de réponse avant de disparaitre dans les fourrées. Dolwen s'esquiva à son tour avant que le reste du groupe ne l'interroge. Ils décidèrent de regagner au plus vite Sombre-Comté pour y faire soigner la prêtresse. Cependant, l'intervention mystérieuse du chasseur et ce loup roux alimentaient en eux de nombreuses questions…
