Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.


Les réponses aux reviews anonymes se trouvent sur mon profil. Mettez au moins un pseudo pour que je puisse vous adresser une réponse !


Il semblerait que mon histoire ait été publiée sous un autre nom. Je répète que cette histoire est la mienne, et que je ne l'ai encore jamais publiée en entier sur le site. Il est possible que certaines personnes aient déjà lu ces quelques chapitres puisque, comme je l'ai écrit sur le prologue, je ne fais pour l'instant que re-publier les chapitres corrigés. Les chapitres inédits sont à partir du 10ème. S'il vous est possible de me donner l'autre nom qui a été donné à ma fic, je vous en serait réellement reconnaissante.


Voilà le dernier chapitre en re-publication. Bonne lecture !


Chapitre IX

Je perdis toute notion du temps et j'aurais perdu celle de l'espace si je n'avais pas été dans un endroit clos. Je finis par m'effondrer contre le sol dur de la grotte.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté inconscient ce jour là. Quelques minutes ou plusieurs heures je n'en sais rien. Lorsque j'ouvris les yeux, le soleil était couché. Toute la question était de savoir combien de temps j'avais passé à me vider de mon énergie, et je ne pouvais pas répondre. Je me redressai avec peine et m'adossai à la paroi froide en respirant avec difficulté. J'avais manifestement dépassé mes limites... Je sentais tous mes muscles tendus à l'extrême, et mon crâne semblait prêt à exploser. Je plaquai mes mains sur mes tempes mais les en retirai vivement quand je sentis le liquide poisseux. Hinata allait encore m'engueuler. Je pouvais faire ce que je voulais pour camoufler mes blessures, elle le verrait toujours, parce que primo, c'était son métier, et deuzio, elle me surveillait aussi attentivement qu'une louve surveille sa progéniture depuis... bref. Louve. Loup. Pourquoi ce loup venait-il toujours hanter mes pensées, même lorsque je ne tenais à peine debout ? Je secouai la tête et sursautai. Non, je ne rêvais pas. J'entendais bien un loup hurler dans le noir. Jamais il n'y avait eu de loup dans cette forêt, jamais. Ça ne pouvait pas être un hasard. Je m'appuyais contre la paroi pour me redresser. Impossible de rester debout sans me tenir au mur. Je m'approchai de l'ouverture. La barrière de protection qui bouchait normalement l'entrée était effacée, preuve que j'avais réellement épuisé toutes mes ressources. Je fermais les yeux et tentais de localiser le hurlement. Il ne m'évoquait rien du tout. Il semblait venir des barres rocheuses. Impossible d'aller là-bas dans mon état. Dommage. J'aurais bien aimé en avoir le cœur net. J'étais sûr qu'il s'agissait de ce loup. Rien de pouvais me l'indiquer. Rien d'indiquait même que ce loup était réel. Mais c'était cette sensation au fond de moi… Cette étrange sensation qui fait que l'on est absolument sûr de soi, quoi qu'il arrive.

Je rassemblai tout mon courage et tout le peu d'énergie qu'il me restait pour me traîner jusqu'à chez moi. Heureusement que je n'avais pas à traverser tout Konoha. Je m'effondrai sur mon lit. Au moins, mon corps récupérerait. Je ne comptais pas dormir, mon cerveau était trop en ébullition pour pouvoir fermer l'œil. C'est une sensation étrange que d'être parfaitement conscient et de ne pas avoir la force de bouger le petit doigt. Je jetais un œil à mon réveil, mais l'écran clignotait 00:00. Et merde, coupure de courant… Tant pis, je ne saurais pas combien de temps la fureur avait animé mon corps. Non. Je ne voulais pas repenser à tout ça. Il fallait que je me repose. Je vidais ma tête. Un cerveau vide est beaucoup plus efficace quand on veut se reposer. Essayez donc de reprendre des forces quand votre seule pensée est que vous voulez tuer un homme que vous aimez…

Je fermais les yeux et profitais du calme de la nuit avec un cerveau vide.

Lorsque je sentis le soleil chauffer mon visage, je rouvris les yeux. Mon corps était détendu. Ça faisait une éternité que ça ne m'était pas arrivé. Comme quoi, se vider de toute énergie peut avoir du bon. Je me redressai doucement, et contemplai mes mains à la lumière du jour. Ce n'était pas très glorieux… Hinata allait vraiment m'engueuler… Si même Kyuubi n'avait pas encore réussit à refermer les plaies, c'est que c'était grave, et que j'allais donc me faire tuer par une Hyuuga furax. Ma gorge se serra quand je pensai le nom. Hyuuga… Neiji… S'il avait su à quel point je m'en voulais… Mais par-dessus tout, je lui en voulais à lui le salaud qui avait pris un malin plaisir à détruire mon couple, et qui projetait certainement beaucoup d'autres choses.

Je secouais la tête. Si je devais penser à lui, soit, mais uniquement pour chercher ce qu'il veut, ainsi qu'un moyen de lui faire regretter d'être rentré. Finalement, passée la surprise de son retour, je ne comprenais pas pourquoi je l'avais attendu. C'était comme une de ces nombreuses choses que l'on convoite avidement, mais lorsqu'elles entrent en notre possession, on cesse de s'y intéresser et on cherche autre chose à convoiter. Sauf que je n'avais rien d'autre à convoiter. Je n'avais qu'un seul ami qui s'était barré comme ça et avait essayé de me tuer à chaque fois que je l'avais revu. L'autre personne à s'être barrée était mon père, mais je doutais de le revoir un jour sur le pont devant l'hôpital. Ma priorité serait donc de comprendre ce que voulait Sasuke en détruisant ma vie petit à petit.

Je me douchais et me préparais à la vitesse de l'éclair et me rendait chez Hinata. Je préférais ne pas avoir un centimètre de peau en moins pour affronter Sasuke. Lorsqu'elle m'ouvrit la porte, elle ouvrit des yeux ronds comme des billes. Pas besoin d'être médium pour comprendre qu'elle ne s'attendait visiblement pas à me voir, et encore moins dans cet état. Après avoir passé dix bonnes minutes à m'engueuler sur le pas de sa porte, indifférente aux regards des gens qui passaient dans la rue, elle consentit enfin à me laisser entrer et je m'installais à la table de la cuisine en l'attendant. Heureusement pour moi, Hinata n'habitait plus dans la demeure Hyuuga. Elle avait acheté une maison avec Kiba. Tant mieux, parce que je ne tenais pas à croiser Neiji, et encore moins chez lui, où il aurait eu tout pouvoir sur moi. Hinata se pencha sur mes mains et commença à les soigner.

-Qu'est-ce que tu prévois ? me demanda-t-elle, retrouvant par la même occasion un ton et un niveau de décibels normaux.

-Comment ça ?

-Fais pas l'idiot. Je sais très bien que si ce n'était pas une nécessité, tu ne serais pas venu me voir et t'aurais laissé faire Kyuubi et le temps. Or, tes blessures sont cicatrisées et je pense que tu ne sens plus rien. Donc, je repose ma question : qu'est-ce que tu prévois ?

Je la regardais incrédule. J'oubliais parfois qu'elle m'avait observé pendant vraiment très longtemps, et c'étaient des discours comme celui-là qui me le rappelaient.

-Je sais pas trop, avouai-je. Je sais juste qu'avoir un centimètre de peau en moins sur les mains ne m'aidera pas dans ce que je veux faire.

-Et tu veux faire quoi, au juste ?

-Trouver ce que me veut Sasuke.

-Quoi ?

Elle releva la tête brusquement. Je sentais que ses mains s'étaient crispées autour des miennes. Je fronçais les sourcils.

-Pourquoi tu réagis comme ça ?

-Tu as conscience que tu parles de Sasuke ? Il a tué son frère qui a échappé à tous les plus grands de Konoha. Il est le dernier membre du clan le plus puissant de Konoha.

-Et alors ?

-Et alors ? Mais tu ne peux pas t'y frotter comme ça, Naruto !

-Je l'ai déjà battu en combat, si c'est ce à quoi tu penses. Et il ne me fait pas peur. Je veux savoir pourquoi il a tout fait pour me séparer de Neiji.

-Tu prends des risques…

-Quels risques ? Qu'est-ce que tu veux qu'il me fasse ?

-Oh, je pense qu'il peut faire beaucoup de dégâts… Regarde-toi ! Tu ne vis plus que pour lui ! Tu penses à lui tout le temps, j'en suis certaine. Tous tes désirs, tes craintes, ta colère, tout tourne autour de lui. Tu ne te rends pas compte de ce qu'il a déjà fait ? Et tes blessures ? C'est aussi à cause de lui que tu es venu chez moi en sachant très bien que je t'engueulerais !

-Comment tu peux savoir que c'est à cause de lui ? Je voulais me défouler, c'est tout…

-Te défouler au point de détruire toute la chair de tes mains ? Je ne suis pas bête, Naruto. Et tu as tendance à oublier que les filles ont un sixième sens pour ce genre de choses, notamment les sentiments des garçons qui sont trop bêtes pour s'en rendre compte par eux-mêmes…

-Quoi ? Quels sentiments ?

-Tu ne fais que te mentir à toi-même, là… Non, dit-elle après une pause. Non, c'est à moi que tu mens. Tu as totalement conscience de tes sentiments, n'est-ce pas ? Mais en grand con que tu es, tu te dis que ça ne peut pas être ça, que tu ne peux pas être amoureux, toi, Naruto, le Ninja le plus fort de Konoha ! Redescend sur Terre !

Sa voix était remontée dans les décibels, et les jointures de ses mains étaient devenues blanches.

-Toi aussi tu es un être humain ! Malgré Kyuubi ! Tu es humain, Naruto ! Et les humains ont des sentiments ! Ils tombent amoureux, ils sont déçus, ils se redressent ! Ils ont le cœur brisé et ils brisent des cœurs ! Tu es humain ! Tu es humain… répéta-t-elle après un moment de silence.

Elle ne me regardait pas - elle s'était remise à soigner mes mains, les siennes tremblantes - et tant mieux. Ses paroles m'avaient chamboulé. Oui… malgré Kyuubi… malgré ça, j'étais humain… Mais je ne pouvais pas laisser mes sentiments mes dominer si je voulais atteindre mon but : Sasuke.

Lorsqu'elle eut fini, je la remerciai et me hâtais vers le pont. Passer chez Hinata, malgré le fait que je me sois levé au premier rayon de soleil, m'avait mis en retard. La journée se passa plus calmement. A moins que ce ne soit que mon imagination… Sakura n'essayait plus de me parler tout le temps, et je ne fuyais plus Sasuke, du moins plus comme avant. Vers six heures, Kakashi décida de la fin de l'entrainement. Je me dirigeais vers chez moi, perdu dans mes pensées qui tournaient toutes autour du thème : comment faire pour que Sasuke se dévoile ? Je sentis qu'il s'approchait de moi, mais n'y fis pas attention. Je n'avais pas l'intention de fuir, je n'avais plus peur.

-Tu ne t'enfuis pas, aujourd'hui ?

Je relevai la tête et haussait les épaules. Ne rien laisser paraître est la règle de base lorsqu'on veut savoir ce que pense Sasuke.

-Tu viens boire un verre ?

Je m'apprêtai à refuser une nouvelle fois, mais me ravisai. Je ne trouverais rien en restant chez moi en tête à tête avec mes clopes…

-Tu ne trouves pas que ça devient répétitif, comme question ?

-On verra bien en fonction de la réponse, me répondit-il avec un sourire moqueur.

-Ok.

-Quoi ?

Il s'arrêta et me regarda, visiblement étonné.

-J'ai dit ok.

Il reprit son visage impassible aussi vite qu'il l'avait perdu, et afficha un sourire vainqueur.

Nous nous installâmes dans un bar, à mi-chemin de sa demeure et de mon chez-moi. Soyons réalistes : je ne peux clairement pas utiliser le même mot pour décrire son immense propriété et mon modeste appartement dans un immeuble délabré. Nous nous installâmes donc à une table dans un bar. Sasuke nous commanda des boissons. Un silence s'installa. Je n'avais pas la moindre envie de le briser. J'étais à l'aise, je maîtrisais parfaitement la situation. Contrairement à Sasuke, je savais pourquoi j'avais accepté de venir. D'un autre côté, je ne savais pas pourquoi lui était venu, mais bon… Je laissai mon regard vagabonder tout autour de nous, sans jamais le poser sur l'homme assis en face de moi. Je sentais ses yeux posés sur moi, et je refusai tout simplement de croiser son regard.

-On n'est pas très tranquilles, ici, dit-il.

-Pourquoi est-ce qu'on devrait être tranquilles ? Pour boire un verre, c'est très bien. C'est ce que tu voulais, non ? « Boire un verre »

Je vis du coin de l'œil qu'il avait l'air contrarié.

-A moins que tu n'aie prévu autre chose ?

-A vrai dire, oui, j'avais prévu autre chose… Mais le genre de chose que l'on ne fait pas dans un endroit surpeuplé comme ici.

-C'est-à-dire ?

-Ne joue pas au débile…

Je fronçais les sourcils. J'avais parfaitement deviné ce qu'il voulait, mais je ne lui ferais pas ce plaisir.

-Je ne joue pas, Sasuke. Contrairement à toi, je ne m'amuse pas avec les autres. Tu m'as demandé de venir boire un verre, je suis venu boire un verre. Si tu veux autre chose, il faut dire, je ne suis pas médium.

Je le regardais en face à présent. Mais je m'entraînais depuis de nombreuses années, il était impossible de lire quoi que ce soit dans mes yeux. Même pour toi, Sasuke. Il semblait se demander ce qu'il devait faire, comment réagir face à mon refus catégorique de l'aider.

-Ok, je te le demanderai en face. Mais pas ici, si tu veux bien. Je trouve qu'il y a vraiment trop de monde, et le saké que sert le barman n'est pas bon.

-Quel rapport avec le saké ?

-Rien ne vaut du bon saké pour détendre l'atmosphère, tu n'es pas d'accord ?

-C'est vrai… Je devine donc que tu vas me dire que tu en as justement un excellent chez toi, et qu'il faut que j'y goutte ?

-Tu vois, tu deviens médium ! lança-t-il avec un large sourire, visiblement soulagé.

-Oui, ça doit être ça.

Je lui rendis son sourire et sortis pendant qu'il réglait les boissons. Nous prîmes la direction de la propriété Uchiwa. Je redécouvrais le chemin. La dernière fois que j'y étais passé… disons que je n'avais pas vraiment la tête à regarder les petits oiseaux. Je devinais plus ou moins que Sasuke voulait que je boive suffisamment pour ne plus faire attention à ce qu'il ferait, notamment ce qu'il me ferait. Il était absolument hors de question que je te laisse faire. Heureusement pour moi, j'avais, à ce qu'il paraissait, un talent de comédien extraordinaire.

Je m'installai dans le canapé de l'immense salon de la demeure de Sasuke. Trois signes. Juste trois, pendant qu'il avait le dos tourné à chercher sa bouteille de saké, et j'étais sûr de garder mes esprits, quelle que soit la quantité de saké que j'aurai ingurgité.

Il se retourna et servit deux verres.

-A la tienne !

Je vidais le mien en une fois. C'est vrai qu'il était bon. Largement meilleur que le meilleur qu'aurait pu nous servir le barman. Deux verres. Trois verres. Cinq verres. Je comptais aussi ceux de Sasuke. Deux. Trois. Sept pour moi. A peine quatre pour lui. Onze. Quinze. Cinq. Dix-huit. Il parut estimer que j'avais assez bu. Si j'avais laissé agir l'alcool, cela aurait fait longtemps que je n'aurais plus conscience de mes actes, et j'aurais certainement pris les devant. Le regard vitreux, je lui redemandais un verre. Il me le prit et le posa sur la table de verre qui nous séparait, lui étant assis dans un fauteuil en face de moi. Il se leva et contourna la table pour venir s'asseoir à côté de moi. Tout près. Ses yeux avaient accrochés les miens et ne les lâchaient plus. Il posa sa main sur ma cuisse, tout en haut, et continua de s'approcher lentement. Enfin après ce qui me parut être une éternité, ses lèvres touchèrent les miennes. La vitesse augmenta brusquement, comme si quelqu'un avait appuyé sur le bouton avance rapide. Aussitôt, le baiser devint langoureux. Il me semblait que Sasuke n'avait d'autre désir que de m'avaler tout entier. Je m'allongeai, et lui en fit autant au-dessus de moi. Sa main avait quitté ma cuisse et avait rejoins l'autre sur mes côtes et mon torse. Il me retira mon T-shirt, puis retira le sien. Mes doigts étaient emmêlés dans ses longs cheveux noirs. Sa bouche quitta la mienne pour descendre parcourir mon torse, précédée par ses mains. Il déboutonna mon pantalon et l'envoya valser. Je fis de même avec le sien. Ses mains s'étaient glissées dans mon dos et restaient cette fois à la même hauteur que sa bouche. Je devais bien avouer qu'il était très doué à ce petit jeu. Des gémissements commençaient à s'échapper de mes lèvres. Je le sentis sourire au niveau de mon nombril. Il descendait encore, et encore, et encore. Il déposa des baisers par-dessus mon boxer. Je gémis encore, et le tirai par les cheveux afin qu'il remonte. Il s'exécuta docilement. Lorsque sa bouche fut de nouveau en contact avec la mienne, j'inversai nos positions, et me retrouvai à califourchon au-dessus de son membre dressé et brûlant. Je pris le dessus du baiser, puis laissait descendre mes mains jusque dans son boxer. Puis je m'arrêtai brusquement, et me redressai, les mains toujours sur son membre. Il ouvrit les yeux, visiblement frustré et étonné.

-Je continue si tu réponds à ma question : pourquoi tu fais tout ça ?


Voilà le chapitre 9, qui marque la fin des chapitres que j'avais déjà publiés. Le prochain chapitre sera donc un inédit !

Laissez un commentaire, s'il vous plaît ! N'oubliez pas qu'on publie pour avoir des avis !