Beta-reader : Imliel
Moment de vérité.
Le jeune homme blond a son regard fixé sur son bel inconnu de la bibliothèque. À la lumière du jour, il peut mieux apprécier la beauté de l'homme, chose qu'il ne pouvait pas faire avant puisque son inconnu restait toujours dans la part d'ombre du petit bureau qu'on lui avait assigné. Très grand, des cheveux arrivant aux épaules, d'une couleur comment dire ? Blond aux reflets cuivrés, et des yeux superbes d'un bleu profond. Une bouche aux lèvres fines et ses jambes hum ! Très longues, et un magnifique tatouage sur sa joue, ce qui ne gâche rien.
Aujourd'hui, le vampire est vêtu de noir des pieds à la tête, il faut dire que la couleur lui va très bien. Le Serpentard apprécie ce qu'il voit, l'homme est divin. N'empêche ! Slade lui doit une explication, ben oui il peut l'appeler Slade ! Enfin l'explication sera quand même pour plus tard, il préfère que son père ne se trouve pas dans les parages. Celui-ci, en effet, se mêle encore trop de la vie de son fils, ce qui énerve passablement le jeune homme.
Draco détourne le regard et remonte les escaliers dignement pendant que son père et le vampire se rendent dans la salle à manger. Avant de tourner au coin du couloir, le jeune homme se retourne une dernière fois et aperçoit le regard de Slade sur lui. Le blond, très agacé, lui répond en haussant les épaules et en lui tournant le dos avec dédain.
Une heure plus tard, tout le monde est en bas quand tout à coup, comme à son habitude, Tobiak arrive comme un cheveu sur la soupe. Slade se lève d'un bond voulant faire perdre à son neveu cette habitude horripilante d'apparaître où bon lui semble.
-Slade, pas la peine de monter sur tes grands chevaux. Je veux t'avertir qu'un démon demande à voir Harry Potter et son Dhampir.
-Quoi ! Hurle Severus. Je ne veux pas qu'il rentre chez moi, je ne suis pas certain de me contenir.
-Severus, ne t'énerve pas. Il veut juste s'assurer qu'Harry est bien ton calice, c'est la procédure normale. J'ai dû en passer par là moi aussi, assure Slade. Où se trouve-t-il ? Tobiak, demande le chef du clan redevenant tout de suite un homme à qui l'on doit des comptes et obéissance.
-En bas de chez Severus.
-Bon ! Severus va chercher ton calice, réveille-le s'il le faut ! Tobiak, retourne près du démon et dis-lui que nous arrivons. Conduis-le chez moi et installe-le dans mon bureau.
Draco qui a assisté à toute la scène se frappe le front et se traite de triple buse quand il se rend compte que Slade et le chef de clan ne sont qu'une seule et même personne. Pourtant Severus a plusieurs fois mentionné que le chef du clan s'appelait Slade ! Mais comment a-t-il fait pour ne pas se rendre compte de qui il était ? Rah ! C'est pas possible d'être aussi aveugle, je me suis rendu ridicule et je n'aime pas ça ! Pense encore le plus jeune des Serpentards.
Pendant que Draco remet en cause son intelligence, se traitant encore de cervelle de scrout à pétard, et rumine dans son coin, le maître des potions quitte la pièce et monte les escaliers passablement irrité.
-Ne pas m'énerver ! Grogne Snape. Il en a de bonnes, Slade. Un démon se présente à ma porte et je dois rester calme !
Severus entre doucement dans sa chambre, la vision enchanteresse d'un Harry dormant complètement nu sur son lit lui donne terriblement chaud. Ouais, pas le moment d'avoir des pensées lubriques, se morigène l'homme. D'une tendre caresse il réveille le survivant qui gémit honteusement sous les mains du Dhampir.
-Debout, Harry, nous avons de la visite, chuchote le maître des potions à l'oreille d'un jeune homme fatigué.
-Veux dormir, répond le jeune homme d'une voix plaintive.
-Plus tard, allons debout ! On nous attend chez Slade, un démon veut nous voir, paraît-il.
-Hein ! Quoi ! D'accord je me lève, donne-moi cinq minutes, dit le petit brun tout à fait réveillé cette fois.
Severus sourit en se levant du lit où il s'était assis quand une main attrape la sienne et le ramène vers un corps encore couché dégageant un parfum que Severus qualifie d'aphrodisiaque.
-Heu ! Severus attend, s'il te plait, j'ai quelque chose à te dire. Pour hier, je suis désolé, je n'aurais pas dû m'emporter après toi et le jour où je me suis réveillé non plus. J'étais un peu perdu, plus bête que moi ça n'existe pas hein ? Si je promets de ne plus crier après toi, tu me pardonnes dis ? Demande Harry anxieux.
-D'accord tu es pardonné, Harry, mais je veux que tu restes toi-même. Que serait la vie sans les colères du héros du monde sorcier, hein ? Et puis moi aussi, je ne suis pas toujours cohérent dans mes propos. Le livre dit vrai, tu sais ! Le jour où tu prenais un bain, j'ai évité ta question. Je pensais à tort que tu n'étais pas prêt à entendre la réponse alors je t'ai envoyé bouder dans la salle à manger. Tu te souviens ?
-Le livre sur les vampires et les Dhampirs, ils ne peuvent prendre un calice que s'ils sont amoureux de lui ? Oh mais alors ! S'exclame le petit brun. Ça veux dire que tu es, ben heu !
-Amoureux, Harry, dit Severus le plus sérieusement du monde. Je t'aime, Harry Potter, n'en doute jamais ! Et puis tu vas voir, à la longue, nous nous entendrons de mieux en mieux et il n'y aura plus de malentendus entre nous. Si tu allais te doucher, morveux, clame Severus en se relevant du lit et en lui donnant une claque sur la cuisse.
Le Gryffondor est heureux, il rejoint la douche un sourire béat sur les lèvres. En un temps record, le garçon se retrouve lavé, habillé et en bas dans le hall où les autres l'attendent.
-Nous pouvons y aller ? Demande Slade au jeune homme brun complètement stressé.
Harry se sent prêt à tout pour ne pas se laisser emmener par le démon, son Dhampir lui a maintes fois répété qu'il ne risquait plus rien mais avec la chance qu'il a, il se méfie.
-Allons-y, monsieur.
Severus prend la main de son calice et ils transplanent directement dans le bureau du vampire qui les précède. A leur arrivée, Tobiak sort de la pièce laissant les quatre hommes discuter entre eux mais restant quand même à proximité au cas où cela se passerait mal. Le vampire rigole en imaginant Severus étranglant le démon sous les yeux horrifiés de Slade.
-Messieurs, asseyez-vous, leur dit le chef de clan d'un ton péremptoire.
Harry n'obéit pas, il reste debout à dévisager le démon. Celui-ci le toise l'œil mauvais, non mais quelle impudence ! Jamais personne ne l'a encore regardé de cette façon. D'ailleurs celui qui s'y risquerait ne resterait pas assez longtemps en vie pour le raconter. Mais bon, il s'agit Harry Potter. Pour une fois, il peut être indulgent : ce n'est pas tous les jours qu'il rencontrera celui qui a vaincu le seigneur des ténèbres.
-Harry, assieds-toi, lui demande son Dhampir d'une voix neutre essayant de ne pas laisser son corps réagir à la haine.
Le jeune homme perçoit pourtant comme un reproche dans ses paroles et il obéit de mauvaise grâce.
-Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, je vous présente Dralok. Il est venu s'assurer qu'Harry Potter est bien le calice de Severus Snape. Dralok est envoyé par son chef, le seigneur Palmorg.
Harry écoute d'une oreille distraite les paroles de Slade. Il ne peut détacher ses yeux du faciès horrible de l'homme devant lui. Quand il pense qu'il a faillit devenir ainsi, il remercie de tout son être Severus Snape, maître des potions de Poudlard d'avoir fait de lui son calice.
Le démon a les cheveux qui lui pendouillent sur les épaules, il porte sur le dos un vêtement en cuir noir renforcé sur les épaules, le torse et les bras. L'homme a sur la joue non pas un dessin comme le sien mais un tatouage plus petit représentant une tête de mort. Ses yeux sont complètement noirs, ses lèvres sont retroussées sur des dents taillées en pointes, l'effet est affreusement laid.
-Quand vous aurez fini votre inspection, monsieur Potter, nous pourrons peut-être continuer ! Ironise le démon.
-Oh ! Excusez-moi ! C'est la première fois que je vois quelqu'un de votre race. Je suis désolé si je vous ai froissé, ce n'était pas intentionnel, je vous assure. Vous pouvez continuer, je vous écoute.
-Vous êtes tout excusé, je comprends que ma vue doit susciter chez vous une certaine réaction, mais n'oublions pas ce pourquoi je suis venu. Le savez-vous d'ailleurs ?
-Oui, vous voulez vous assurer que je suis bien le calice de Severus Snape. Comment allez-vous procéder ? Si je ne suis pas indiscret bien sûr.
-Vous ne l'êtes pas, monsieur Potter, et la procédure est très simple. Je vais juste lire et voir dans vos pensées et vos souvenirs.
-Mais je ne veux pas moi ! Ma tête n'est pas et ne sera jamais ouverte à qui que ce soit !
-Harry, il va juste regarder si tu as bien reçu la morsure et le lien final.
-Lien final ! Tu veux dire heu…..quand nous…mais non pas question qu'il voit ça ! C'est notre vie, c'est privé. Je ne veux pas qu'un étranger plonge dans mes souvenirs, c'est…c'est immoral !
-Vous n'avez pas le choix, Harry, sinon vous ne serez jamais tranquille, lui assure Slade.
Le jeune homme se retourne vers son amant qui ne pipe mot. Bien ! Pas de secours à attendre de ce côté-là. Harry résigné bien malgré lui se tourne vers le démon et acquiesce de la tête.
La créature se lève et se place devant le calice qui se lève à son tour. Le maître des potions frémit sur sa chaise, il sait qu'Harry attendait un signe de lui mais il ne pouvait le lui donner. Son calice doit se soumettre au démon au moins pour cette fois-ci.
Le regard d'Harry vacille mais il tient bon, ses yeux verts se plantent dans le regard noir comme l'ébène et ne le quittent plus. Le démon pénètre doucement les défenses qu'Harry a érigées malgré lui, un reste de protection dû à Voldemort semble-t-il. Dralok sent le jeune homme trembler intérieurement, il se doute que les souvenirs du survivant ne sont pas des plus réjouissants mais ce n'est pas cela qu'il veut voir.
La créature laisse de côté tout ce qui ne l'intéresse pas et se rend immédiatement dans les souvenirs vieux de quatre jours. Il voit Harry dans son lit, à l'agonie, un maître des potions hésitant. Il voit l'homme penché sur le plus jeune léchant sa carotide avec envie et tendresse. Il voit le même homme enfoncer ses canines dans le cou palpitant du survivant. Il voit la réaction du calice qui, malgré sa fatigue, se tord de désir sous l'homme qui boit son sang. Il voit le Dhampir embrasser Harry, le déshabiller et le préparer avant de le faire sien. Il voit les va-et-vient fougueux du maître des potions. Il voit les deux hommes se répandre en même temps dans un plaisir évident.
Le démon se retire de la tête du jeune homme qui tombe à la renverse. Severus se lève subitement et le rattrape in extremis.
-Severus, je suis fatigué, ramène-moi chez toi, murmure tout bas le calice.
-Vous avez vu tout se que vous vouliez voir, Dralok ? Parce que si ce n'est pas le cas, je vous préviens de suite : il n'y aura pas d'autre fois. Je le ramène chez moi, crache le maître des potions.
Severus Snape prend son calice dans ses bras et retransplane pour sa grande maison. Il monte les marches deux par deux entre dans la chambre, enlève le pantalon et la chemise du jeune homme et couche Harry entre les draps moelleux de son lit.
-Reste avec moi, j'ai besoin de toi, chuchote le jeune homme dans le cou de son amant.
Severus ne se le fait pas répéter deux fois, il se déshabille et rejoint son calice qui le prend aussitôt entre ses bras. Tant pis pour Lucius, pense le professeur. Je le verrai plus tard, Draco s'occupera de son père en attendant et puis ce soir nous aurons le temps de parler pendant le dîner chez Slade.
Justement, Lucius entend Severus monter les marches pour se rendre à l'étage.
-Mais que se passe-t-il ici ? Demande l'homme à son fils. Severus a pris un calice et celui-ci n'est autre que Potter ! Hé bien, il s'en passe des choses depuis que je suis enfermé dans ma propre maison. Pourquoi tu ne m'as rien dit, Draco ?
-Père, si parrain veut vous le dire, il le fera lui-même. Et puis pourquoi pas Harry ? Vous savez qu'il est mon ami depuis la bataille alors n'allez pas faire votre tête de mule.
-Je n'ai rien contre Potter mais contre le fait que Severus ne m'ait rien dit à moi, son seul ami.
-Il n'en a pas eu le temps mais je suis sûr qu'il vous en parlera plus tard dans la journée. Bon, il faut que je vous laisse. Je dois me rendre à la bibliothèque, j'ai encore des recherches à faire. Oh ! Autre chose, père, ce soir nous sommes invités à dîner chez le chef de ce clan et…
-En parlant de lui, Draco, est-ce que par hasard tu ne me cacherais pas quelque chose ?
-Non et quoi donc ?
-Cet homme ne te quittait pas du regard.
-Ah bon ! Moi je n'ai pas remarqué, dit le jeune homme blond évasif en disparaissant derrière la porte.
Draco fulmine, mine de rien il s'est bien fait avoir, le vampire aurait pu lui dire qui il était, pourquoi ce besoin de cacher son identité ! Bah ! Pas grave, qu'est-ce que ça peut faire : l'homme ne l'intéresse pas ? Oui bon ça, c'était avant qu'il ne le voit vraiment. Bon d'accord, pour être honnête il commençait à apprécier ses petites visites le soir, oui bon d'accord il l'intéresse ça va !
-Je savais que je vous trouverais là, Draco, dit la voix basse d'un homme près de l'oreille du blond.
-Pas difficile de deviner, vous savez que je viens prendre des notes tous les jours, Slade, chef du clan des vampires et accessoirement visiteur nocturne.
-Je suis venu vous dire que vous pouvez arrêter vos recherches. Dralok et les démons ne nuiront plus à Severus et Harry. Cela dit, ils vont continuer à chercher quelqu'un qui soit digne de remplacer le calice de Severus.
- Vous vous êtes bien foutu de moi ! Éclate le Serpentard qui n'écoute pas le vampire. Ça vous a fait rire de me prendre pour un abruti, vous devez penser que je suis un idiot patenté ! Et puis d'abord pourquoi ne pas m'avoir dit qui vous étiez ? Demande le blond en se levant.
Le vampire hésite, doit-il dire la vérité ? Oui il y a déjà eu assez de mensonges, même par omission, de sa part et puis son dragon est légèrement vexé. Enfin pour tout dire il est carrément en colère. Le jeune homme doit savoir pourquoi il a fait cela.
-Je ne sais pas, répond Slade après un court instant. Quand je vous ai aperçu au loin, j'ai eu envie de vous connaître. Je ne voulais pas que vous me fassiez des courbettes comme les autres ont l'habitude de le faire ou bien que vous fuyiez en courant.
-Moi, un Malfoy, faire des courbettes ou fuir ! Vous rigolez j'espère ?
-Non je ne rigole pas. Les gens me craignent, ils ont peur de moi.
-On se demande pourquoi en effet !
-Draco !
-D'accord ! Et parmi votre peuple, il y a des hommes tout à fait convenables. Pourquoi ne pas en choisir un ?
-Non, c'est différent avec eux. Disons que pour éviter les jalousies, je préfère prendre un amant hors du clan et qu'avec mon statut, ce n'est pas facile.
-Je croyais que votre pouvoir hypnotique vous donnait justement plein pouvoir pour avoir qui vous vouliez !
-Pas question de prendre quelqu'un contre son gré, le plaisir n'est pas le même.
Draco range ses parchemins et sa plume puis referme les livres silencieusement. Tout va trop vite pour lui et, malgré ce que l'homme lui a dit, le blond n'apprécie pas qu'on se paie sa tête.
-Alors vous aussi vous allez fuir ? Demande l'homme un peu déçu.
-Vous êtes marrant vous ! Vous venez me voir tous les soirs, vous me cachez votre nom, vous dites que je vous plais et vous voulez me mettre dans votre lit de but en blanc. Je ne vois là aucun romantisme, pas que cela soit important mais quand même ! Ce qu'il vous faut, c'est un gigolo et si vraiment vous avez besoin de baiser, vous pouvez toujours partir à Londres : il y a des maisons pour ça.
Draco est furieux et esquisse un geste pour partir quand une main l'agrippe par le bras.
-Tu as tout compris de travers, mon bel ange blond. Je ne recherche pas quelqu'un pour assouvir un quelconque désir. Celui que je désire, c'est toi. Dès le premier regard, j'ai été conquis par ta grâce, par ton corps magnifique. Au fil de ces cinq jours, j'ai apprécié ta répartie et ta langue acérée. Un vrai bonheur pour moi, enfin quelqu'un capable de me tenir tête. Chaque jour, il me tardait que le soir arrive pour me repaître de ton joli minois.
Le vampire approche doucement Draco contre lui, laissant son souffle caresser ses lèvres.
-Je veux, dit l'homme en baissant légèrement la tête. T'embrasser, continue-t-il en déposant ses lèvres sur celles du jeune homme. Maintenant !
Draco n'a pas envie de lutter, le baiser est si doux, si tendre. Légèrement il écarte les lèvres, le vampire enchanté en profite pour insérer sa langue et commence alors un duel des plus sensuels qui soient. Les deux hommes enlacés s'arrêtent au bout de longues minutes, Draco reprend son souffle contre le torse du vampire. Quant à celui-ci, il ferme les yeux sous la pression du corps de Draco contre le sien.
-Dans une semaine tu repars. Draco, j'aimerais que tu restes avec moi ici, dans mon manoir.
-Non, dit le jeune homme en s'écartant du vampire. Mon père ne le permettra pas.
-Mais n'as-tu pas dix-huit ans ? Ne peux-tu faire ce que tu veux ?
-Slade, je ne vous connais pas. Laissez-moi du temps pour ça, et pour répondre à votre question, non ! Mon père me prend encore pour un gamin.
-Je veux te voir, Draco, et pour cela je suis capable de beaucoup de choses.
Le blond pose sa main sur le tatouage du vampire tandis que celui-ci plonge ses yeux d'azur dans le regard gris qui ne quitte pas sa joue.
-Je ne peux pas. Essayez de comprendre, j'ai mes études à finir, murmure Draco en retirant sa main.
-Alors permets-moi de te rendre visite à Poudlard.
-Slade, je ne pense pas que cela soit possible, le directeur ne voudra jamais…..
-Tu réfutes à toutes mes demandes, Draco, l'homme soupire résigné. Bon d'accord je te laisse tranquille, tu peux t'en aller rejoindre Severus et ton père.
Le Serpentard se retrouve seul, le vampire vient de s'évanouir dans les airs sans un bruit.
Draco se sent mal. L'homme lui plaît, c'est certain, mais tout va beaucoup trop vite. S'ils veulent commencer une relation sérieuse tous les deux alors il faut qu'ils prennent leur temps. Draco espère que Slade comprendra ça.
