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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartiennent pas.
Rating : M (d'une part pour la sécurité et d'autre part car il risque d'y avoir des relations sexuelles)
Bêta (lecteur/correcteur) : Kaga78
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Note : dans ce chapitre vous ferrez la connaisance de Corto, l'un des personnage du roman « L'alchimiste enchainé » il y a aussi d'autre référence a ce roman de FMA dans les chapitres à venir.
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Discutions sous la couette
Chap 10
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Roy n'avait quasiment pas dormi de la nuit, se tournant et retournant dans son lit. La boule de poils avait d'ailleurs fini par aller s'installer sur le torse du colonel, pensant sans doute le calmer, ça avait plus ou moins était efficace, l'animal se faisait caresser tandis que Roy, rendu statique, se laissait aller à ses pensées en rythme avec les ronronnements de l'animal. Toute la nuit, Roy avait pensé à Edward, se demandant où il était, dans quelle histoire tordue il s'était encore fourré. Roy espérait que ce ne soit pas Envy qui soit derrière ça, même si tout portait à croire qu'il en était l'auteur.
Mustang arriva de bonne heure à son bureau, fouillant dans ses tiroirs à la recherche d'une carte de la ville. Heureusement celle-ci était bien rangée, il put donc la déplier et l'observer à loisir, se mettant à griffonner dessus au crayon de papier dans l'espoir qu'ainsi il comprendrait où Edward était passé. Il avait fait des croix aux endroits marqués par le cercle, ainsi qu'au endroit où « Meylan » était apparu. Il avait retracé le chemin emprunté par Edward, si c'était bien lui, qu'il avait fait en étant trainé, mais pour le moment rien ne lui venait.
Aux alentours de huit heures, Riza et Alphonse arrivèrent devant le bâtiment. Alphonse, la tête levée avait espéré voir Edward l'attendre assis sur les marches, mais aucune trace de son frère. Sur les marches comme dans le bâtiment, le Fullmetal était absent ! Ils rentrèrent dans le bureau et ne furent pas étonné de voir que tout le monde était déjà là, Hugues et Amstrong inclus.
-Alphonse, entama Havoc. Comment te sens-tu ?
-Je…
Alphonse ne savait pas comment exprimer son état d'esprit actuel. Savoir Edward en danger était quelque chose auquel il ne s'habituerait jamais. Il était sûr qu'Edward et le colonel lui cachaient des choses, sûrement en rapport avec les souvenirs qu'il n'avait pas récupéré, quelque chose qui devait avoir une certaine importance mais aussi être dangereuse. Ça ne présageait rien de bon.
-Je vais profiter que les rues soient calmes et qu'il commence à faire jour pour refaire le chemin qu'on a repéré hier. Qui veut venir avec moi ? interrogea Mustang en enfilant son manteau.
Hugues se proposa ainsi que Riza. Havoc préférait rester auprès d'Alphonse tandis que les autres se mettaient tous à farfouiller dans la paperasse et recueillir d'avantage d'informations sur les actes récents ou non de Meylan. Havoc descendit au réfectoire avec Alphonse, trouvant pour excuse qu'un bon petit déjeuner leur ferait du bien. Le sous-lieutenant était loin de se douter qu'Alphonse n'avait rien mangé depuis la veille avec son sandwich de midi, autant dire que le cadet avait faim, mais pas forcément le moral pour manger, c'était sans compter sur Havoc et sa détermination à prendre soin des gens qui comptaient à ses yeux. Il avait appris à connaitre Alphonse, avec ou sans armure il restait le même, attentionné, à l'écoute, raisonnable, Alphonse était ainsi. C'était d'ailleurs dur à imaginer que ce soit lui le plus jeune des deux, d'autant plus que même sans armure il était plus grand qu'Edward, d'à peine cinq centimètres certes mais c'était toujours ça, surtout qu'Edward faisait encore une fixation sur sa taille, il avait grandi mais ça restait un automatisme. A la pensée d'Edward se mettant à gesticuler et devenir rouge en déblatérant des paroles sorties de nulle part quand il était mentionné le mot petit, nabot ou tout autre du style, Havoc ne put retenir un sourire. Il appréciait les frères Elric, c'était plus fort que lui, prenant sans vraiment s'en rendre compte le rôle de grand frère de ses deux têtes brûlées.
-Sous-lieutenant, entama Alphonse.
-Appelles-moi Jean, ou bien Havoc, proposa avec un sourire l'officier.
-Havoc, vous… tu, se reprit Alphonse avec un sourire, penses qu'Edward va s'en sortir ?
-Alphonse, si j'ai appris une chose au contact de ton frère, c'est que l'apparence ne compte pas. Edward semble petit et fragile quand on ne le connait pas, bien loin de l'image que renvoie les autres militaires, mais il n'en est pas moins plus fort et déterminer que nous, Amstrong et Mustang inclus. Edward s'en sort toujours, toujours ! affirma Havoc en insistant bien.
Alphonse esquissa un sourire, légèrement rassuré par cet excès de confiance qu'avait Havoc en son frère.
Dans les rues de Central, depuis bientôt deux heures, Roy, Riza et Hugues marchaient, cherchant un quelconque indice à propos d'Edward. Trainant les pieds, Mustang marcha sur quelque chose, il se pencha en avant, espérant que ce soit quelque chose en rapport avec Edward. Il fouilla la neige pour en sortir une chaine en argent, Roy tira dessus, délicatement au cas où ce qui pendait de l'autre coté soit fragile. Il s'arrêta dans son mouvement quand le bijou fut entièrement sorti de la neige, Hugues et Riza qui n'étaient pas loin le regardèrent, s'arrêtant aussi dans leur fouille.
-La montre d'Edward, souffla Mustang en prenant l'objet dans sa main pour la regarder de plus près.
-Tu es sûr ? interrogea Hugues en arrivant à ses côté.
-Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, répondit à mi-voix Roy.
Lentement Roy ouvrit la montre, comme il l'aurait fait avec la sienne pour voir l'heure, avant de regarder l'intérieur du couvercle : n'oublie pas 3 oct 11. Roy souffla, c'était bien celle d'Edward. Il la referma avant que les deux autres puissent voir la gravure, il savait qu'Edward n'aimait pas spécialement ça. Mustang se perdit dans les souvenirs du jour où il avait découvert ce secret concernant son subordonné.
« Edward revenait de mission et ramenait son rapport au colonel. Avant cela, il était passé prendre une douche rapide, venant juste de sortir d'une journée complète dans le train, il avait besoin de se rafraîchir avant d'affronter le colonel et ses sarcasmes. Il avait donc prit possession de la salle de douche d'appoint présente dans le même couloir que le bureau du colonel. A son arrivée dans l'armée, il avait trouvé cela étrange mais maintenant qu'il y pensait c'était très pratique et pas étonnant de voir des militaires se rafraîchir avant ou après leur journée. Ses affaires soigneusement empilées sur le lavabo, Edward fila dans la douche, se souciant peu du fait que n'importe qui pourrait entrer pour faire ses besoins ou se laver les mains. Et justement, Roy était entré, prenant lui aussi une douche rapide car la matinée avait été longue et qu'il attendait la visite du nabot, ses affaires posée à côté de celle d'Edward sans même y faire attention.
Quand Edward sorti de la douche une vingtaine de minutes plus tard il était seul dans la salle de bain, il ferma donc la porte à clé, se sécha et se rhabilla rapidement. Au moment de mettre sa montre dans sa poche, son doigt frôla le mécanisme qui provoqua l'ouverture de celle-ci. Edward souffla, maudissant le fait que Winry avait débloqué le système avant de la regarder. La gravure n'était pas là ! Ce n'était pas sa montre !
Complètent paniqué, Edward se mit à fouiller la salle de bain avant de quitter la pièce, partant voir le colonel afin que celui-ci l'aide à remettre la main sur sa montre. Il n'y avait pas beaucoup d'alchimiste en se moment au QG, l'un d'eux avait sa montre ! Sans faire attention aux autres, Edward rentra dans la pièce adjacente au bureau du colonel avant de rentrer sans frapper dans le bureau de ce dernier.
-Tu pourrais frapper ! gronda Mustang.
-J'ai perdu ma montre.
-Tu as quoi ?
-On se calme, j'étais en train de prendre une douche dans la salle d'eau du couloir et visiblement un autre alchimiste est entré dans la pièce et a inversé nos montres.
Roy fixa Edward puis la montre qu'il avait accrochée à sa ceinture. Il retira l'objet avant de l'observer de plus près.
-Comment sais-tu que celle que tu as n'est pas ta montre ? s'intéressa le colonel.
-Je le sais c'est tout, se buta Edward.
Edward retira la montre qu'il avait mise à sa ceinture pour la tendre au colonel. Celui-ci s'en empara et d'un même mouvement, actionna le mécanisme pour les ouvrir avant qu'Edward ai put dire quoi que ce soit.
-C'est exactement les, commença Mustang, même, termina le colonel dans un souffle en tombant sur la gravure dans celle du Fullmetal.
Edward, le regard dur, tendait la main vers le colonel dans une demande muette de récupérer sa montre. Celui-ci la referma dans un souffle avant de la rendre à son propriétaire.
-Pourquoi ?
Edward souffla en baissant la tête, la même question que Winry lui avait posée quand elle avait su.
-Edward !
-Je… commença Edward. Je ne veux pas oublier ce qu'il s'est passé ce jour-là, ce qu'on a laissé derrière nous. Il est beau le fullmetal, avoir besoin d'une montre gravée d'une date pour avancer, comme un âne avec une carotte, soupira Edward en remettant sa montre à sa place.
-Edward, je …
-Je sais colonel, assura Edward. Je vous laisse le rapport, je vais retrouver Alphonse en bas.
Et Edward était parti du bureau sans un mot de plus. Roy avait bien sûr gardé cette conversation et cette découverte pour lui seul, préférant ne pas savoir dans quel état serait Edward si l'information s'ébruitait. »
-Colonel, appela Riza en le sortant de ses pensées.
-Désolé, s'excusa Roy.
Riza et Hugues échangèrent un regard, ce n'était pas dans les habitudes du colonel de s'excuser d'être dans ses pensées, il était plutôt du style à grogner quand on l'en sortait. La disparition d'Edward l'affectait visiblement plus que ce qu'ils auraient pu penser.
-On ne trouvera rien de plus ici, je propose que l'on rentre, déclara Hugues.
-Partez devant, ordonna Roy qui continuait de fixer la montre.
Hawkeye et Hugues approuvèrent d'un signe de tête, laissant à regret le colonel au milieu de cette ruelle.
-Tu n'as pas perdu ta montre, tu l'as laissée tomber délibérément, souffla Roy comme si Edward était en face de lui.
Mustang était sans doute celui à Central qui connaissait le mieux Edward et son comportement, bien sûr il y avait aussi Alphonse, mais avec sa mémoire actuelle, le cadet ne lui était pas d'une grande aide. Edward avait laissé cette montre pour qu'il la trouve, Mustang savait mieux que quiconque à quel point Edward y tenait et ne voulait pas que celle-ci se retrouve entre de mauvaises mains, donc si elle était là, c'est qu'Edward n'était pas loin. Le colonel observa la rue et les bâtiments alentours, immeubles, entrepôts, rien de bien concret pour savoir dans lequel Edward était. Roy souffla, restant encore un peu à observer les bâtiments cherchant la moindre trace qui pourrait l'aide à arriver jusqu'Edward mais toujours rien. Rien sauf ce qui ressemblait à un carnet, juste là au niveau d'une porte. Roy s'en approcha, l'enlevant de la neige avant de le prendre en main. Ce carnet il le connaissait également, c'était celui d'Edward. Il fit volte-face, se mettant en route en direction du QG. Alphonse pourrait sans doute confirmer mieux que lui si c'était bien celui de son frère et ce dernier ne serait pas en rogne en apprenant que quelqu'un l'avait ouvert. Alphonse devait sans doute en connaitre le contenu, au moins en partie pour permettre de l'identifier.
Mustang arriva bien vite au réfectoire, mais personne. Bien sûr, Havoc et Alphonse devaient être dans le bureau. Il monta à toute vitesse les marches, continuant sa course dans les couloirs avant d'arriver essoufflé dans le bureau, faisant se tourner les regards vers lui.
-Alphonse, déclara Roy entre deux reprises de respiration.
Le cadet s'avança, saisissant le carnet que Roy lui tendait. Alphonse se mit à tourner les pages, son visage pâlissant à vue d'œil.
-Où l'avez-vous trouvez ?
-Dans la 25ème, au niveau de Grimte, avoua Mustang qui avait récupéré une respiration normale.
-C'est celui d'Edward, confirma Alphonse.
-Tant mieux. Tout le monde avec moi, on réunit le plus d'hommes possible et on va chercher Edward ! ordonna Mustang. Alphonse, s'interrompit soudain le colonel, je pense qu'il serait préférable que tu restes à l'écart, Edward serait plus rassuré si…
-Bien, souffla déçu Alphonse.
-Je vais demander à ce que l'on t'amène chez moi, j'appellerais quand il y aura du nouveau, promis Hugues.
-Merci, souffla Alphonse.
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Edward ouvrit difficilement les yeux. Il ignorait où il se trouvait, ignorant l'heure et tout ce qui pouvait être un éventuel repère. Sa seule chance de s'en sortir était que Mustang ou quelqu'un d'autre de l'équipe trouve sa montre ainsi que son carnet et puisse venir le sortir de là. Son bras de chair commençait à le faire souffrir, rien de bien étonnant depuis le temps qu'il était suspendu ainsi les bras attachés en l'air. Son automail ne se faisait pas encore sentir, mais nul doute que ça ne saurait tarder. Ses yeux commençant à s'acclimater à l'obscurité de la pièce, il constata alors que celle-ci était vide, pas de chaise, pas de lit, pas de trou, pas de fenêtre, juste une porte, soit un seul moyen de sortir d'ici. Si quelqu'un arrivait jusqu'à lui, ce serait par cette porte. Edward se sentit de nouveau vaseux, comme s'il avait pris trop de calmant ou de chose du style. Soufflant une dernière fois, il laissa ses yeux se fermer, gardant espoir que cette sensation d'impuissance ne continuerait pas longtemps.
La porte de la pièce s'ouvrit soudain sur un homme à forte corpulence qui observa Edward avec un sourire qui n'annonçait rien de bon pour le petit blond. Seringue à la main, l'homme s'avança avant de soulever la manche du jeune homme, enfonçant l'aiguille dans sa chair d'un geste expert, déversant le liquide transparent dans ses veines.
Suite à quoi il coupa d'un coup d'épée expert le manteau rouge d'Edward, le faisant ainsi tomber au sol ainsi que sa veste noire, avant de sortir une craie de sa poche et dessiner un cercle alchimique au sol qu'il activa. Edward se réveilla alors, les yeux exorbités, fixant son ravisseur avec étonnement.
-Tu vas payer, assura l'homme avec un sourire avant de commencer son douloureux traitement vis-à-vis d'Edward.
Edward resta de marbre, subissant les multiples coups. Hors de question de lui faire plaisir en criant sous l'assaut répété de ceux-ci.
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Mustang et ses hommes étaient dans la ruelle, non loin de l'ancien bâtiment Grimte. Tous étaient en place, attendant les ordres du colonel pour commencer la mission. L'objectif était simple, fouiller le bâtiment et trouver Edward.
-Je me demande qui peux avoir l'idée de faire un pareil coup, souffla Riza.
-Quelqu'un qui en veux à Edward, sûrement une personne qui avait des pratiques peu respectables et qui a trouvé Edward sur son chemin, argumenta Hugues.
-Il n'empêche qu'il faut en vouloir pour s'en prendre à Edward. Je veux dire, avec vous, c'est l'alchimiste le plus craint. Une arme humaine à lui tout seul, sans oublier qu'on ne connait pas vraiment ses limites en alchimie, rétorqua Havoc.
Tous se tournèrent vers le sous-lieutenant. C'est vrai, quelles sont les limites, alchimiquement parlant, d'Edward ? Jusqu'où pouvait-il aller ? Mustang et Amstrong était limité de par leurs cercles et leurs connaissances, mais Edward ? Capable de transmuter sans cercle, ayant vu l'enfer trop de fois pour son âge, affronter moult choses… Si l'envie lui prenait, il serait peut-être en mesure de faire des flammes comme le colonel. Cette idée leur effleura à tous l'esprit.
-Qu'importe, on doit le sortir de là, affirma Mustang. Commandant Amstrong, vous prenez une équipe avec vous, je prends les autres. Hors de question que vous entriez dans une pièce en premier, laissez-nous faire, on ne sait pas ce qui nous attend la dedans ! ordonna Mustang aux hommes. Dès que vous avez Edward vous le sortez de là. Notre priorité c'est le Fullmetal !
-Bien colonel, affirmèrent les hommes le plus bas possible.
Ils devaient entrer le plus discrètement possible, c'était sans compter sur la porte qu'Amstrong dû défoncer pour entrer dans le bâtiment. Le bruit raisonna dans la bâtisse, faisant trembler légèrement les murs.
-Pour la discrétion, c'est fichu, taquina Hugues.
Amstrong parti avec ses hommes s'occuper du rez-de-chaussée, postant deux soldats à la porte au cas où quelqu'un essaierai de s'enfuir pendant le temps de la fouille. Mustang lui montait à l'étage avec ses hommes. Depuis le premier, Mustang entendait clairement les portes qu'Amstrong poussait pour fouiller les pièces.
-ça va être compliqué de passer en toute discrétion, souffla Roy.
-Ne t'en fait pas on va le trouver, et sinon c'est lui qui nous trouvera.
-Comme cette histoire dans le hangar avec les terroristes des trains il y a quelques temps, rappela Havoc.
-C'est vrai qu'on n'avait pas eu grand-chose à faire, Edward avait fait tout le boulot rien qu'en entendant Alphonse l'appeler demi-portion, se souvient Mustang.
Tous se stoppèrent, se pourrait-il que cela fonctionne encore ?
-Demi-portion, souffla Roy, sa voix résonnant dans le couloir vide de l'étage.
Pas de réponse.
-Il n'a peut-être pas entendu, tenta Breda.
-Il a l'ouïe fine, rappela Mustang. On monte, laissons Amstrong et ses hommes nous offrir une diversion.
Mustang répéta l'opération au deuxième étage, puis au troisième. Rien.
-Je ne comprends pas, le carnet et la montre étaient pourtant là.
-Essayons de fouiller les pièces, par groupe de deux ça ira plus vite, proposa Hugues.
Ils approuvèrent avant de refaire le chemin vers les étages inférieurs, ouvrant les pièces avec l'espoir, vain, de trouver derrière l'une de ses portes une quelconque trace du Fullmetal.
-Toujours rien, souffla Riza.
-On va le retrouver, quitte à fouiller tous les bâtiments de cette rue, s'énerva Mustang
-Et si c'était un coup de Meylan, déclara Amstrong en rejoignant les autres militaires.
-Qu'importe qui fait le coup, on doit trouver …
Soudain, un cri se fit entendre. Les militaires se regardèrent tous, faisant ainsi tomber un silence lourd et pesant, jusqu'au second cri.
-Il doit y avoir un sous-sol, proposa Hugues.
-Cherchez une trappe, une porte, une ouverture, n'importe quoi qui mènerait en bas. Vous, aboya Roy en désignant cinq hommes, vous restez devant cette porte, c'est la seule sortie du bâtiment, si quelqu'un doit s'enfuir il le fera par-là, termina Roy avant de suivre le mouvement de ses subordonnés, se mettant à scruter mur et sol à la recherche d'une ouverture, faisant le moins de bruits possible pour rester à l'écoute des cris.
Un cri se fit entendre de nouveau, plus fort que les autres, suivi d'un mot qui rassura tout le monde sur le propriétaire de cette voix : « enfoiré ». Roy souffla, rassuré qu'Edward soit bien ici, échangeant un regard avec Hugues à ses côté, avant qu'un nouveau cri ne le ramène à la réalité. Edward criait ! La panique se lit soudain dans le regard des deux hommes qui se mirent à fouiller avec plus d'énergie.
-Colonel, appela Riza non loin.
Il se tourna vers le lieutenant, observant la femme puis sa main qui pointait une trappe au sol, dissimulée auparavant par un épais tapis. Roy fit signe à son équipe (Breda, Fuery, Falman, Havoc, Hawkeye) de le suivre, laissant Hugues et Amstrong là pour surveiller le passage. Ils soulevèrent la trappe sans trop de difficulté, tombant sur un escalier en pierre qui descendait au sous-sol. Hawkeye attrapa une lampe torche qu'elle donna d'autorité à Mustang, nul doute qu'il voudrait passer en premier. Mustang la remercia avant de l'allumer et commencer la descente.
-Si cet escalier mène à un couloir, on se met par deux pour fouiller les pièces, murmura le colonel.
-Bien.
Un nouveau cri se fit entendre, plus faible que les autres cette fois-ci. Mustang et ses hommes étaient arrivés en bas de l'escalier, se trouvant face à un couloir qui contenait à peu près dix portes et un couloir perpendiculaire.
-On commence par le fond, Breda, Havoc, restez ici pour surveiller l'escalier.
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Edward subissait depuis un moment, qui lui semblait durer des heures, le traitement de ce cinglé. Les coups de fouet étaient accentués par le cercle tracé à ses pieds, multipliant la douleur. Edward ignorait comment une telle chose était possible, jusqu'alors il ignorait même que c'était possible. Il avait retenu ses cris au maximum, mais ne le pouvait plus désormais, son dos ne devait pas être beau à voir. Il avait aperçu du coin de l'œil son manteau et sa veste, ça expliquait qu'il sente aussi bien les coups dans son dos.
-Tu m'as détruit, j'avais un brillant avenir avant que tu ne te mêles de mes affaires.
-Un avenir en tant que trafiquant, c'est vrai que c'est le luxe Corto, souffla Edward qui essayait l'humour pour garder espoir.
Peut-être qu'en le faisant parler, il frapperait moins, Corto était assez stupide, donc peut-être incapable de faire deux choses en même temps. Cela dit, il ignorait que celui-ci faisait de l'alchimie.
-A moins que tu parles du kidnapping d'enfant.
-J'aurais dû te tuer à ce moment-là, gronda l'homme en frappant de nouveau Edward, le faisant crier sous le geste. Je vais m'en donner à cœur joie aujourd'hui. Mais avant, tu vas me révéler ton secret.
-Aucune chance, pensa Edward, d'autant qu'il ne savait pas réellement de quel secret Corto parlait.
L'homme l'assena d'un nouveau coup avant d'entendre le bruit de porte s'ouvrant à la volée.
-Tu as réussi à les prévenir !
-Je ne vois pas…
Edward ne put finir sa phrase qu'il se prit un violent coup de genou dans le ventre.
-Qu'importe, je finirais par savoir comment tu fais.
-Et si tu me disais ce que tu attends de moi, souffla Edward qui en avait assez de se petit jeu et qui espérait gagner du temps pour que les renforts arrivent avant que Corto ne s'enfuit.
-La transmutation sans cercle, les pouvoirs illimités…
-C'est ça que tu veux, crois moi, c'est loin d'être aussi idyllique que tu le penses.
-C'est à moi d'en…
Mais Corto se stoppa, un bruit de pas cadencé se fit entendre, comme si les militaires étaient plus proche que prévu.
-Tu ne t'en sortiras pas comme ça, souffla Corto, qui avant de le quitter, donna un violent coup dans un mur, dévoilant ainsi un tunnel caché, qui menait sans aucun doute bien loin du bâtiment.
-Une porte de secours, évidemment, souffla Edward.
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Mustang avait entendu comme Havoc et les autres le violent coup donné dans un mur, aussitôt ils se précipitèrent au bout du couloir avant d'emprunter l'autre.
-Edward ! appela Mustang.
Pas de réponse. Les militaires échangèrent un regard, silencieux, attendant une quelconque réponse.
-ici, répondit une voix rendue faible par la distance.
Roy souffla, allant dans la direction de la voix.
-Edward, il y a beaucoup de portes ici, entama Mustang en s'avançant dans le couloir, parlant plus fort que nécessaire pour être entendu.
Soudain un BOUM se fit entendre comme le bruit de quelque chose qu'on jetait contre une porte.
-Ce serait bien que tu nous aides un peu plus, taquina Roy, espérant trouver au plus vite l'alchimiste.
Rien, pas de bruit, il était presque au bout du couloir quand un autre BOUM se fit entendre contre la porte juste à côté de Roy. Aussitôt Mustang l'ouvrit, espérant qu'elle ne serait pas bloquée. Celle-ci céda sous une simple pression contre la poignée et Roy entra en premier dans la pièce suivit par Hawkeye qui face au spectacle stoppa les autres.
Les chaussures d'Edward étaient non loin de la porte, il avait dû s'en servir pour cogner contre celle-ci et indiquer ainsi l'endroit où il se trouvait. Edward, quand à lui, était attaché, les bras maintenus en l'air au milieu de la pièce. Derrière lui, un trou béant avait sans nul doute permis à son kidnappeur de sortir du bâtiment. Aux pieds d'Edward, un cercle de transmutation était inscrit, ainsi que son manteau rouge et sa veste noire, coupés sans aucun doute par un couteau. La natte d'Edward était largement défaite, laissant ses cheveux s'en échapper comme bon leur semblait. Le débardeur noir était lui aussi en sale état, ouvert et déchiré à divers endroits. Lentement, Roy s'avança vers lui, se penchant pour voir son visage désormais baissé.
-Edward, appela doucement le colonel.
-Je suis encore en vie, souffla le concerné, les yeux fermés.
Roy contourna Edward, constata avec stupeur les dégâts sur le dos du jeune homme. Celui-ci était marqué de multiples coups, certains saignaient même. Il retira sa veste qu'il posa au mieux sur les épaules d'Edward, nul doute qu'il ne voudrait pas être vu dans cet état une fois sorti du bâtiment, mettant au mieux ses bras autour de lui avant de faire signe à Riza. Celle-ci comprit parfaitement et explosa les chaines en tirant dedans. Edward tomba comme une pierre entre les bras du colonel. Sans dire un mot, il porta l'alchimiste qui ne réagit pas, trop épuisé pour cela. Riza ramassa les morceaux de vêtements au sol ainsi que les chaussures avant de suivre le colonel.
-Il…, entama Havoc en voyant le flamme alchimiste sortir de la pièce, Edward entre ses bras.
-Il est vivant, souffla Roy pour rassurer tout le monde. Juste trop fatigué pour continuer à garder les yeux ouverts.
-Tant mieux.
Riza se débarrassa des vestes qu'elle confia à Havoc avant de prendre la suite de Roy qui remonter à l'étage. Une fois en haut, ils furent happés par Amstrong et Hugues.
-Appelez une ambulance, et prévenez aussi Alphonse une fois qu'on saura où il sera soigné.
-Vous voulez un coup de main ? proposa Amstrong qui se doutait bien qu'Edward devait peser son poids, surtout avec les automails.
-Merci mais il est accroché et je ne préfère pas le retirer, avec son automail on ne sait jamais.
Amstrong approuva d'un signe de tête, aidant toutefois Mustang à s'installer sur les marches, assis, le poids d'Edward se sentirait moins.
-Colonel, entama Amstrong une fois seul avec Roy et Hugues. Que…
-… Je ne peux pas le dire, son dos est en sale état, faudrait envoyer des hommes en bas dans la pièce, demandez à Havoc et Falman, je veux des photos et un rapport détaillé sur tout ce qui pourrait avoir une quelconque importance.
Amstrong alla donc trouver les deux hommes, demandant un renfort de cinq autres soldats pour que le travail soit fait au plus vite, pendant ce temps, Riza s'était approché avec les chaussures d'Edward.
-On ne peut pas le laisser ainsi.
-Je ne lui dirais plus jamais rien en voyant ses chaussures pas lacées, déclara Mustang tandis que Hugues enfilait les dites chaussures à Edward.
-Heureusement qu'il met des chaussettes, pas envie d'avoir un bout de peau coincée dans ses machins, tenta Hugues pour détendre l'atmosphère.
-On fait quoi de ses vestes ? questionna Breda qui s'était retrouvé avec les vêtements quand Havoc était descendu avec Falman.
-Je pense qu'il pourra les réparer d'un claquement de doigts.
-J'aimerais bien savoir qui a fait ça.
-Je pense qu'il nous le dira.
-Il a l'air parti pour faire sa nuit.
-Il était suspendu par les mains au milieu d'une pièce vide et sombre, ça n'as pas dû être facile de tenir jusque-là.
Hugues approuva d'un signe de tête avant de s'asseoir à côté de son ami, attendant avec lui l'arrivée de l'ambulance tandis que les autres s'affairaient à fouiller la bâtisse cherchant le moindre indice sur l'identité de la personne qui avait fait ça.
L'ambulance arriva bien vite, Roy tenta de se lever mais c'était sans compter sur le poids d'Edward. Amstrong arriva à la rescousse à ce moment-là, prenant Edward entre ses bras le plus délicatement possible, faisant son possible pour ne pas le réveiller.
-Quelqu'un doit monter avec lui, souffla le médecin pendant que Amstrong déposait Edward sur le brancard.
Sans plus y réfléchir Roy monta dans le véhicule, prenant avec lui les deux vestes d'Edward. Hugues échangea un regard avec lui avant de fermer les portes. Les choses avaient changées entre Roy et Edward, il ignorait jusqu'à quel point pour le moment mais finirait par avoir le fin mot de l'histoire.
-Où sera-t-il emmené ? interrogea Amstrong.
-Hôpital Saint James, répondit l'homme.
-Merci, je vais pouvoir prévenir son frère, termina Hugues.
L'équipe de Mustang observèrent l'ambulance quittée la rue avant de partir en direction de l'Hôpital, Edward ne craignant plus rien, Roy était avec lui. Aucun doute qu'il fallait être fou pour s'en prendre à Edward ou à Roy, mais personne n'oserait risquer de se mettre les deux à dos. Edward n'était peut-être pas au mieux de sa forme mais nul doute qu'il avait encore des réserves.
-Je vais aller prévenir Alphonse, annonça Hugues.
-Je viens avec vous, proposa Riza.
-Je finis de surveiller les opérations ici et je vous rejoins avec le reste de l'équipe, déclara Amstrong.
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Alphonse était attablé en compagnie de Elysia et Gracia, mangeant une part de la tarte aux pommes dont Edward n'avait cessé de lui parlait.
-Ce soir je te ferais mon ragoût, proposa avec un sourire Gracia.
-Merci c'est gentil, Edward m'a souvent parlé de votre cuisine, sourit Alphonse.
-Dis tonton Alphonse, tu seras là pour mon anniversaire ? interrogea Elysia.
-Je pense que je peux rester jusque-là, je dois juste trouver où dormir au cas où Edward reparte en mission, sourit Alphonse.
-Tu peux venir ici tu sais, il y a suffisamment de place, d'ailleurs je crois que…
Gracia fut interrompu par l'arriver de Maes dans la pièce.
-Papa, s'enjoua Elysia en quittant sa place pour sauter sur son père.
-Ma choupette, répondit Hugues en prenant sa fille dans ses bras.
Alphonse pâlit en voyant Riza derrière Hugues.
-Edward ?
-Il vient d'être transférer à l'Hôpital Saint James. Nous sommes venus te dire que nous l'avions retrouvé et en même temps te conduire à lui, informa Riza.
Alphonse échangea un regard avec Gracia et Hugues.
-Vas-y, on t'attendra pour dîner, offrit Gracia avec un sourire bienveillant.
-Merci.
Alphonse attrapa son manteau avant de suivre le lieutenant et le lieutenant-colonel jusqu'à la voiture, prenant ensuite la direction de l'Hôpital Saint James.
-Comment va-t-il ?
-Il est amoché mais il en a vu d'autres, tenta de rassurer Hugues.
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A l'Hôpital, les infirmières et les médecins s'occupaient d'Edward, soignant au mieux ses blessures et tentant de savoir ce que Corto lui avait injecté. Une chose était sûre, il allait devoir passer au moins trois jours ici, ce qui inclut de rester aussi le soir du réveillon.
Riza, Hugues et Alphonse arrivèrent en même temps que le reste de l'équipe, retrouvant Mustang assis devant la porte de la chambre d'Edward.
-Comment va-t-il ? s'inquiéta aussitôt Alphonse.
-Les médecins sont avec lui, ils le soignent au mieux, mais il devra rester un certain temps hospitalisé, y compris pour le nouvel an.
-Passé le réveillon à l'Hôpital on ne peut pas dire que ce soit joyeux, soupira Hugues.
-Mmh. On doit mettre en place un système de surveillance, quelqu'un a-t-il de quoi noter qu'on fasse le planning tant que les médecins s'en occupent.
Fuery sorti alors un bloc note de sa poche, le donnant directement au colonel qui sorti un stylo d'une de ses poches.
-L'idéal serait des équipes de deux avec un alchimiste à chaque fois.
-On risque de faire le double de travail colonel, peut-être…
-Non, on ignore qui a fait ça, mais je ne pense pas qu'il avait pour objectif de laisser Edward vivant, cingla Roy.
-Colonel, s'affola Alphonse.
-Désolé Alphonse, ton frère est… disons juste qu'il s'est encore attiré des ennuis plus gros que lui. Je ne compte pas le laisser dans cette situation pour autant. Nous allons faire en sorte que la personne qui lui a fait ça soit retrouvée et jugée en conséquence.
Alphonse observa le colonel, son air grave le rassurant, il prenait la situation très au sérieux. Il approuva d'un signe de tête, laissant les militaires faire leur planning pour la surveillance d'Edward.
-Bien, souffla Roy après une dizaine de minutes. Amstrong vous êtes présent de vingt heures à huit heures, Falman, Fuery et Breda seront avec vous par tranche de quatre heures, les concernés approuvèrent. Je prends donc l'autre moitié de journée avec Hawkeye, Havoc et Hugues.
-Effet immédiat ? interrogea Hugues.
-Effet immédiat, affirma Roy en s'installant d'avantage sur sa chaise.
Maes regarda l'heure, constatant que c'était donc à lui de commencer les hostilités en compagnie de Roy. Il soupira pour la forme avant de s'installer à son tour sur une chaise.
-Pendant ce temps nous allons continuer de réunir tout ce que l'on peut afin de trouver l'identité de notre homme, déclara Amstrong. Saluez Edward pour nous.
-Je le ferais, confirma Alphonse et Roy d'une même voix, faisant sourire Maes.
Une fois les militaires partis, Alphonse s'installa sur une chaise, fixant la porte avec le désir de la voir enfin s'ouvrir. Sa requête fut exaucée à peine cinq minutes plus tard.
-Messieurs, salua le médecin en refermant la porte de la chambre.
-Comment va-t-il ? questionna aussitôt Alphonse en bondissant de son siège.
-Mieux, nous avons réussi à identifier la drogue qu'il lui a été injecté, fort heureusement celle-ci était présente en trop faible quantité pour avoir des effets secondaires important. Nous avons commencé le traitement pour qu'il puisse éliminer cette substance de son organisme et avons également soigné ses blessures. Il faut qu'il reste un maximum sur le ventre, ça risque d'être compliqué. Il s'est aussi plaint, enfin si on veut, d'une douleur au niveau de son bras droit. N'y connaissant pas grand-chose en automail, je ne peux que suggérer que son mécanicien vienne le voir pour régler ce souci, termina l'homme.
-Je peux aller le voir ? interrogea Alphonse
-Bien sûr, sourit l'homme.
Alphonse s'apprêter à entrer dans la chambre avant de se tourner vers les deux militaires.
-Vous voulez, commença à proposer Alphonse.
-Vas-y, on ira après, rassura Hugues.
-Merci, répondit Alphonse avant de rentrer dans la chambre.
Roy et Maes observèrent un petit moment cette porte fermée, se retrouvant seuls dans ce couloir bien trop blanc et silencieux.
-Dis-moi, entama Hugues. Il s'est passé quoi entre vous deux durant sa mission à New Optain.
-Je ne vois pas où tu veux en venir.
-Roy, avertit Hugues, je te connais suffisamment pour voir quand quelque chose te tracasse. On tient tous à Edward, mais ta façon d'agir ces dernier temps, ça va plus loin que ce que tu ferais pour n'importe qui d'autre. Prendre le train en pleine nuit, lui rendre service, l'avertir de cette mission avec Meylan, venir le sauver… Qu'est ce que vous avez découvert qui mérite autant d'implication de votre part à tous les deux, et surtout qu'est ce qui s'est passé quand vous étiez bloqué par la neige.
Mustang souffla pour la forme, il connaissait Hugues depuis suffisamment longtemps pour savoir que celui-ci ne lâcherait pas l'affaire avant d'avoir eu ses réponses.
-Les homoculus sont revenus, enfin pas tous, précisa Roy en voyant son ami pâlir, Greed était à New Optain, Edward a dû, disons qu'il a dû le tuer à nouveau.
-Qui d'autres ?
-Gluttony, Lust et, Mustang souffla, et Envy ! termina le colonel.
-Ce serait lui Meylan alors.
-Tu comprends maintenant pourquoi je ne voulais rien dire.
-Mais celui qui l'a torturé…, Roy ça va ? soupira Hugues en voyant la tête de son ami. On se rend bien compte qu'il n'a pas joué aux cartes avec son ravisseur, pour que Edward en arrive à hurler c'est que ce n'étais pas une partie de plaisir. Il a une meilleure résistance à la douleur que toi et moi réuni.
-Je ne pense pas que ce soit un coup de Meylan ou des autres, cela dit je ne sais pas qui est derrière tous ça. J'espère que lui le sais, répondit Mustang en montrant la porte d'un signe du menton.
-Et pour Noël ?
Le colonel se tourna vers son ami, le trouvant bien indiscret.
-Allez racontes, vous étiez bloqué tous les deux dans la neige, ne me dit pas que ça s'est arrêté là. Vous avez bu ? Eté draguer des filles ? proposa avec un sourire le lieutenant-colonel.
-Non, on s'est retrouvé bloqué au milieu de nulle part et après qu'Edward se soit épuisé à essayer de dégager les rails, nous sommes allé trouver refuge dans un village. Maintenant si tu veux tout savoir Edward est tombé malade et j'ai dû le soigner.
-C'est étrange, souffla Hugues.
-Quoi donc ? interrogea Mustang qui s'attendait au pire.
-C'est plus lui que j'imagine en infirmière que toi, confessa l'homme avec un sérieux rarement vu.
-Mais c'est pas vrai, gronda Mustang. Tu ne penses donc qu'à ça. Défoules-toi sur ta femme pas sur moi.
-Trouves-toi une poule !
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-ça a l'air animé dans le couloir, sourit Edward.
-Le colonel et le lieutenant-colonel sont de garde, avoua Alphonse.
-De garde, mais pourquoi ? interrogea Edward avec inquiétude.
-Ils pensent que celui qui t'a fait ça voulait, Alphonse ne savait pas comment annoncer la chose à son frère.
-Qu'il voulait me tuer, termina Edward dans un souffle.
-Oui.
-Je suis construit en dur, je ne me laisse pas mourir aussi facilement, tenta de plaisanter Edward.
-Je sais, souffla Alphonse. Arrêtes un peu de bouger, j'arrive pas à voir tes câbles.
Edward gronda, laissant Alphonse replacer son bras correctement tandis qu'il en observait l'intérieur.
-On a l'impression qu'il y a un fil bloqué au niveau de ton épaule. Je vais demander à une infirmière de venir m'aider, je n'ai pas mes outils sur moi.
-C'est quand même plus pratique quand c'est toi que Winry. Elle m'aurait déjà démoli à coup de clé, rigola Edward.
-Aucun doute là-dessus. Evites de trop bouger, je reviens, déclara Alphonse en se dirigeant vers la porte
-Où veux-tu que j'aille ?
Alphonse fixa son frère, allongé sur le ventre, le bras gauche calé sous l'oreille tandis que le droit pendait dans le vide. Il esquissa un sourire avant de quitter la pièce.
-Un souci ? questionna Hugues en le voyant revenir.
-Juste besoin de l'aide d'une infirmière pour retirer ce qui fait mal à Edward.
Face aux regards interrogateurs des militaires, Alphonse poursuivit.
-Il y a un fil bloqué au niveau de son épaule.
-J'ai vu une infirmière rentrer dans la 206, informa Mustang.
-Je vais voir, déclara Alphonse en remerciant le colonel d'un signe de tête, se dirigeant déjà vers la pièce indiquée.
Alphonse revient cinq minutes plus tard auprès de son frère avec une infirmière qui l'aida dans la manœuvre. De l'autre côté de la porte, Mustang et Hugues échangèrent un regard en entendant Edward crier, se disant intérieurement qu'ils ne voudraient définitivement pas être à sa place et encore moins à celle de la pauvre infirmière qui n'avait pas l'habitude d'entendre Edward crier. Depuis toujours Roy s'était demandé où il allait chercher une telle puissance vocale et un tel souffle. Il fallait l'entendre à l'époque quand on le traitait de nabot ou de demi-portion, il devenait rouge et se mettait à déblatérer des phrases sans sens à une vitesse et une puissance vocale impressionnante. Mustang ne put retenir un sourire face à cette pensée, constatant par la même occasion qu'il en savait sûrement plus sur Edward et son passé que sur tous ses autres subordonnés. Mustang avait toujours eu une sorte d'attraction pour le jeune alchimiste, avant lui, il n'avait jamais proposé à quelqu'un de l'appeler Roy sans le connaitre, avec Edward ça c'était fait naturellement. Il avait mis ça sur le compte de son jeune âge, mais avec le recul il se demandait si il n'y avait pas, à ce moment-là déjà, quelque chose d'autre, quelque chose de plus qu'avec ses autres collègues.
Hugues observa son ami, perdu dans ses pensées, avec un grand sourire. Roy fixait la porte de la chambre d'Edward tout en réfléchissant, nul doute que ses pensées étaient tournées vers Edward. Tout le monde s'était inquiété pour lui, mais Roy avait sur-réagît face à la nouvelle de sa disparition, un peu comme quand il l'avait appeler à l'aide avant Noël, Mustang avait averti Hugues, lui disant que le repas serait plus court que prévu car il devait partir au plus vite pour rejoindre Edward à New Optain. Gracia et Maes avait longuement discuté du comportement de Roy une fois celui-ci partit, se demandant jusqu'où il serait prêt à aller pour le jeune alchimiste. Roy était prêt à aider ses subordonnés, se mettant en quatre de la même façon qu'eux le faisaient pour lui, étant le soutien de son équipe et leur ami, il savait faire la part des choses, mais quand il était question d'Edward, ce n'était plus pareil. Au début tous pensait que c'était à cause du jeune âge d'Edward, que Roy le maternait à sa manière, puis Edward avait grandi, obtenant une certaine notoriété, dépassant même celle de Roy. Il n'avait plus spécialement besoin de son aide et son soutien, mais Roy restait quand même là, se rendant joignable pour lui quitte à oublier ses ambitions pour couvrir les frasques d'Edward. Il avait loupé le poste de général de brigade à cause de lui, pourtant il ne lui en voulait pas. Aujourd'hui Alphonse avait retrouvé son corps, Edward pouvait donc quitter l'armée. Pourtant, à l'étonnement général de tous qui s'y attendait après sa sortie de l'Hôpital quand Alphonse avait retrouvé son corps, Edward avait exprimé son souhait de rester dans l'armée, souhaitant continuer de se rendre utile pour les autres. Edward était presque majeur désormais, un homme, il en avait l'apparence et le comportement, pourtant Roy continuait de le materner. Hugues se dit que c'était un peu comme si Amstrong maternait Roy, ça n'avait pas vraiment de sens, sauf si… Hugues esquissa un sourire, fixant son ami encore perdu dans ses pensées et la contemplation de la porte. Sauf si il y avait plus que ça derrière ce comportement.
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Un peu avant vingt heures, Amstrong arriva avec Falman, prêts à prendre la relève.
-Calme ?
-Comme un arbre, souffla Hugues en se levant et s'étirant. Je vais signaler à Alphonse qu'on ne va tarder à partir, déclara l'homme en frappant à la porte d'Edward.
Les deux frères étaient encore en train de discuter, enfin c'est qu'il semblait puisque Alphonse n'était pas ressorti de la chambre depuis le passage « fil ». Hugues ouvrit la porte vu qu'il n'obtenait aucune réponse, Mustang à ses côté, le gant déjà en place au cas où. Après un bref signe de tête, ils ouvrirent la porte à la volée et furent attendris du spectacle qui s'offrait à eux. Alphonse et Edward étaient allongés sur le côté, l'un en face de l'autre, dormant tous les deux comme des souches.
-On a du mal à croire que c'est une arme humaine à le voir ainsi, soupira Hugues avec un sourire.
Mustang approuva d'un signe de tête tout en détaillant le jeune homme. Il était torse nu, vêtu uniquement de son short, sa natte avait laissé place à une sorte de chignon, sans doute à cause de la quantité de pommade qui était étalée sur son dos. Edward était plutôt bien fait de sa personne, rien de bien étonnant quand on le voyait à l'œuvre, ses muscles finement dessiné étaient la preuve de ses séances d'entrainement intensif qu'il s'imposait pour garder la forme. Edward avait toujours été exigeant envers lui-même, n'hésitant pas à se battre contre l'armure vide qu'était Alphonse, cherchant par tous les moyens à prendre le dessus sur son petit frère qui, dans l'état, ne sentait ni douleur ni fatigue.
-ça me fait presque mal au cœur de devoir réveiller Alphonse, avoua Hugues.
-Les infirmières ne le laisseront pas dormir si elles les voient ainsi, autant faire les choses, nous, en douceur que de leur imposer le corps médical.
Hugues approuva d'un signe de tête avant de s'approcher à pas de loup d'Alphonse, le secouant légèrement, comme il le faisait avec Elysia.
Alphonse remua quelque peu, Hugues plaça ses mains de manière à le retenir de se tourner et ainsi faire bouger Edward qui avait l'air bien calé sur le matelas.
-Qu'est-ce que, entama Alphonse.
-Désolé Alphonse, il va être vingt heures, on doit partir, souffla Hugues.
Alphonse ouvrit la bouche à plusieurs reprises, se sentant pâteux avant de se redresser, observant Edward qui dormait comme une souche pour ensuite se lever et quitter le lit en s'étirant. Après quoi il observa Edward qui s'était installer sur le ventre, il ne semblait pas avoir beaucoup de mal à dormir ainsi. Rien de bien étonnant en y réfléchissant bien, Edward était capable de dormir dans des postures peu communes et ceux depuis tout petit, les automails n'avaient cependant pas arrangé les choses.
-Je devais lui remettre de la pommade, se souvient soudain Alphonse en voyant le tube sur le table de nuit.
-Ne t'en fait pas, je ne compte pas partir de suite, je demanderais à une infirmière de s'en charger.
-Merci colonel.
Roy fit un bref signe de tête avant d'aller dans le couloir, signalant à Amstrong qu'il serait dans la chambre avec Edward. Hugues et Alphonse quand à eux quittèrent la pièce et l'Hôpital une fois que Roy s'était installé sur l'unique chaise de la chambre.
Il repensa à Hugues et ses insinuations. Certes il avait toujours agit différemment avec Edward mais il ne fallait pas en tirer des conclusions étranges pour autant. Cela étant, il fallait avouer que depuis quelques temps, Edward avait changé et avec ça, la vision que Roy en avait. Il se souvenait clairement de la première journée de test, quand il était arrivé avec l'uniforme, cheveux relevés, portant avec une certaine aisance et quelque chose comme de la fierté ce vêtement qu'il détestait pourtant. Roy l'avait trouvé attirant, oui c'était le mot, à ce moment-là. Edward avait une prestance naturelle que Roy avait mis des années à obtenir, il suffisait de voir comment les gens le dévisageaient, il ne laissait personne indifférent. Edward était devenu bel homme avec les années et ses automails ajoutaient leur touche de charme à cette bombe humaine qu'il était devenu.
Jusqu'à présent, Roy était considéré comme l'alchimiste le plus dangereux, puis il y avait eu Edward et petit à petit celui-ci lui avait, malgré lui, piqué cette place, et les ennuis qui allait avec. Rien de bien étonnant donc à ce que Roy le surveille. Cela dit, il avait insisté lourdement auprès de la hiérarchie quand il avait appris qu'Edward serait dorénavant basé à Central, pour que celui-ci se retrouve dans son équipe. Se pourrait-il qu'il éprouve quelque chose de différent à l'égard de l'alchimiste ? Quelque chose qu'il ne ressentait pas pour ses subordonnés ou même pour Hugues, son ami de longue date. Perdu dans ses pensées, Roy ne se rendit pas tout de suite compte que l'objet de ses tracas était justement en train de se réveiller, ce fut une légère plainte qui le fit sortir de sa rêverie.
-Evites de trop bouger, conseilla Mustang en se levant.
-Où suis-je ? interrogea Edward en se stoppant dans son mouvement pour se retourner.
-Hôpital Saint James, tu as été salement amoché par ton ravisseur. Tu vas devoir apprendre à rester sur le ventre, informa Mustang en arrivant à son niveau, se mettant à genoux pour lui faire face.
Le colonel n'aimait pas regarder les gens de haut, du moins pas quand ceux-ci était alité. Bien sûr quand Edward ne dépassait pas le mètre soixante c'était une autre histoire, comme un jeu pour l'un et l'autre. Et même s'il avait bien grandi, Roy restait toujours plus grand, à tous les points de vue.
-Qu'est-ce que j'ai eu ? Ou est Al ? interrogea Edward.
-Tu ne te souviens pas ?
Edward fit non de la tête, constatant alors que ses cheveux ne pendaient pas dans son coup, sa réaction fit beaucoup rire Roy, qui le vit plaquer sa main de métal contre son crâne, constatant la présence de ses cheveux en sorte de chignon et soufflant face à cela.
-Tu les aimes vraiment, taquina Mustang.
Edward se contenta de lui tirer la langue pour répondre.
-Bref. Alphonse est chez Hugues, il doit sans doute manger du ragoût à l'heure qu'il est.
-Chouette, il est aussi bon que celui que faisait maman, se souvient Edward avec nostalgie.
Roy resta silencieux avant de poursuivre.
-Pour ce qui est de ton état, je ne peux pas t'en dire plus que ce que les médecins nous on dit. Tu as été drogué, pas suffisamment pour que ce soit nocif mais en dose suffisante pour que tu sois sonné. Tu as plusieurs blessures dans le dos, des traces de fouet ou de couteau ainsi qu'un bleu au niveau du ventre.
-ça doit pas être beau à voir, réussit à sourire Edward.
-Tu avais aussi un souci avec ton bras droit, termina Roy.
-Oui, un fil je crois, Alphonse s'en ai occupé, informa Edward.
-Je vais chercher une infirmière, Alphonse a dit qu'il devait s'occuper de ton dos, mais vous vous êtes endormi avant.
-Merci, souffla Edward qui se redressa, se retrouvant du coup assis sur le lit.
-Je reviens.
Roy chercha une bonne dizaine de minutes après une infirmière, mais n'en vis point, Amstrong l'informa qu'eux non plus n'en avaient pas vu. Roy souffla alors, se disant qu'il devrait le faire lui-même, priant pour ne pas faire mal à Edward. Il retourna dans la pièce, observant Edward qui était en train de se faire une queue haute, du moins il essayait.
-Laisses, je vais t'aider, proposa Roy en voyant les nombreuses grimaces qui barraient le visage de l'alchimiste quand celui bougeait les bras, ça lui faisant sans nul doute mal au dos de bouger ainsi.
Edward ne répondit rien, laissant le colonel attraper ses cheveux pour les attacher le plus haut possible sans que cela ne soit gênant pour Edward. Il senti clairement Edward frissonner quand ses mains entrèrent en contact avec ses cheveux, se pourrait-il qu'il soit sensible à ce niveau-là ?
-Je n'ai trouvé personne dans les couloirs, informa Mustang.
-Au pire, si ça ne dérange pas, mettez-la moi, souffla Edward qui sentait clairement la douleur dans son dos.
-Je te laisse te rallonger alors.
-Je… Je dois aller aux toilettes avant.
Mustang approuva, laissant Edward aller dans la salle de bain. Il en ressortit assez vite, les mains encore un peu humide. Face à l'effort il était en sueur, pourtant il n'avait marché que dix mètre tout au plus.
-ça va aller ? s'inquiéta le colonel.
-Je devrais survivre, taquina Edward en se rallongeant sur le lit.
Roy soupira avant d'attraper la pommade, en verser une quantité qu'il jugeait respectable sur une zone non blessée de Edward, chose assez compliquée à trouver, avant de s'atteler à disposer celle-ci sur les différentes blessures.
-Est-ce que tu sais qui a fait ça ? interrogea Mustang.
-Corto, souffla Edward.
-Tu es sûr ? questionna Roy en arrêtant son traitement.
-Oui, j'étais dans les vapes mais je l'aurais reconnu entre mille, c'était lui, son apparence, sa façon de parler.
-Bien, on va donc pouvoir centrer nos recherches là-dessus, soupira Roy, soudain plus inquiet encore pour Edward.
Il eut bien vite fini de mettre la pommade sur les blessures, cependant il n'arrêta pas son traitement pour autant. Assis-là, à côté du corps d'Edward, il massait désormais son dos, faisant le plus doucement possible pour ne pas le blesser, cherchant ainsi à le détendre et l'aider à se remettre sur pieds. Il n'avait jamais aimé voir Edward ainsi, trop habitué à le voir résister à tout, se relevant même quand il était dans des postures compliquées pour n'importe qui d'autre. Roy l'admirait pour sa force de caractère et sa détermination. Il entendit Edward soupirer d'aise, se rendait-il compte que la personne qui était en train de le masser était son supérieur ? Sûrement, mais une petite voix souffla à Roy que son subordonné s'en moquait complètement à l'instant précis.
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A SUIVRE
Le 6 Mai 2019
