et voilà la suite! bon j'avoue que ce n'est qu'un petit chapitre de transition mais je vous promet que les évènements plus "marquants" arriveront un jour

sur ce, merci à mes revieweuses, excellente lecture et n'oubliez de me faire vos commentaires grâce à la touche reviews:p

ha fumado (qui sent venir la fin tant elle a la crève et qui parle d'elle même à la troisième personne, quelle prétentieuse celle-là alors...)

Chapitre 10 : Jurez de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Point de vue de Sirius Black, Gryffondor

-Alors, mon petit Siri, comment s'est passée ta soirée ? Elle a tenu cinq minutes ou moins ? demande Remus.

-Elle a tenu jusqu'à ce que Mc Gonagall nous découvre en plein collé serré…

-Tu te fous de moi, n'est-ce pas, Patmol ?

-J'aimerais bien, boule de poil.

-Raconte, Cornedrue ! Puisque M.Black n'est bon qu'à me traiter comme un elfe de maison courbé en deux par l'arthrose…

-Elle a résisté, la garce ! Il la tenait à la taille, puis aux hanches, il lui a même effleuré les fesses ! Et elle, elle a bien du rougir une ou deux fois, mais nada mas !

-Hein ?

-Excuse-moi, l'espagnol me monte à la tête. C'est que c'est moi qui ai conçu le romantisme de la scène !

-Je me débrouillerai tout seul la prochaine fois.

-Vexé comme un hippogriffe parce qu'elle ne lui a pas sauté dessus…

-Elle aime peut-être les filles, suggère Peter.

-Mais enfin Queudver, et si cette pauvre fille n'aimait tout simplement pas Sirius ?!

Peter hoche la tête, sceptique. Je tente de donner l'impression que c'est la défaite qui me met dans cet état quasi mélancolique pour ne pas avoir à avouer que j'ai failli succomber, de mon côté. Rien que le souvenir de son corps fin mais pulpeux moulé dans cette robe noire et de ses grands yeux sombres…

Je suis particulièrement troublé et ce qui se situe sous ma ceinture a bien failli l'être également.

-J'avais réussi à me procurer du champagne euphorisant mais je crois que je vais remballer la marchandise, constate James. Ce sera pour une autre fois.

-Il n'y aura pas d'autre fois.

J'ai répliqué sans même m'en rendre compte.

-Et comment ça ?

-Elle n'a pas montré le moindre penchant cette fois-ci, elle ne le montrera pas plus une hypothétique prochaine fois.

-Où est donc passée ta soi-disant fierté ?

J'ai bien en vie de lui répondre qu'il peut se la mettre où je pense, ma fierté, mais je ne tiens pas tellement à me disputer avec lui.

Point de vue de Remus Lupin, Gryffondor

La soirée d'hier a été plus morne que je ne l'aurais cru. Sirius me parait bien suspect quant à Zinnia Sullivan. J'entends le jet de la douche couler et j'imagine Patmol en train de ronchonner tout en se contemplant dans le miroir sous tous les angles, profitant du bruit qu'émet l'eau brûlante qui frappe le marbre de la salle de bain pour ne pas se faire entendre par mes délicates oreilles de loup-garou.

Il sort de la pièce, uniquement vêtu d'un pantalon noir bien coupé, ses longs cheveux dégoulinants d'eau.

Il s'empare d'une chemise blanche froissée qui traîne sur son lit et l'enfile. Puis il s'assoit sur son lit, avec un air désemparé. Son désoeuvrement ne lui sera sans doute pas profitable.

-Sirius ?

-Oui ?

-Je voudrais te parler d'un truc qui me chiffonne.

-Je t'écoute.

Il a l'air de s'intéresser à ce que je lui dis autant qu'au trou que sa chaussette gauche arbore au petit orteil.

-C'est à propos de Sullivan…

Il lève la tête, nettement plus intéressé. Je vois passer dans ses yeux une lueur d'angoisse.

-Tu ne nous as pas vraiment raconté ce qui s'était passé…

-Il n'y a rien de plus à raconter. Elle s'est énervée quand je lui ais demandé de mettre la robe, elle n'a pas bronché quand j'ai posé mes mains sur elle, et au final je ne lui ai pas fait plus d'effet que Slughorn en chemise de nuit.

-Quelle amertume, Patmol…

-Je ne suis pas amer, je suis réaliste.

-J'ai l'impression que tu me caches un truc…

-Tu sais que tu commences à me taper sur les nerfs, Lunard ?

-J'espère bien. Je suis sûr que tu as faible pour Zinnia Sullivan…

-Mais tu vas te taire et retourner à la bibliothèque, nom d'un Portoloin transgénique ?!

-Ah ah…Peut-être qu'elle y est aussi à la bibliothèque…

-Bon, ça va, tu as gagné, peluche maléfique ! Oui, je crois que je suis amoureux d'elle et c'est moi qui ai fait failli succomber ! Et ne t'avises pas d'aller raconter ça à James ou Peter parce que sinon je t'arrache tous les cheveux un à un et je te les fais bouffer en espérant que tu y sois allergique et que tu piques une crise d'asthme !

-Ne t'inquiète pas, ton secret est bien gardé, je suis muet comme une Langue- de-Plomb, M. « j'ai autant confiance en mes amis qu'un gobelin en un braqueur de banques ».

-Va te faire vampiriser !

Les insultes de Sirius lorsqu'il est énervé ou vexé- ce qui va de paire, dans un cas comme le sien où l'orgueil est surdimensionné- font preuve d'un manque d'originalité assez ridicule.

J'ai gardé un imperceptible sourire aux lèvres tout au long de la journée, mais il s'est largement agrandi lorsque James et Peter sont arrivés essoufflés par une course poursuite avec Rusard un petit quart d'heure après l'aveu de Sirius.

-Alors, quoi de beau ? demande James.

-Rien de particulier.

-Sirius, tu as une mine de Sinistros…

L'interpellé a une mimique agacée et ne répond pas à James.

-On a vu Sullivan dans le parc, elle criait sur son frère, c'était pas beau à voir, nous informe Peter.

-Elle qui est pourtant si jolie d'habitude…

-Lunard, tu es sûr que ça va ? Tu n'aurais pas de la fièvre ?

-Non, la pleine lune n'est que dans une semaine, mais aux dernières nouvelles je n'aie pas à suivre le calendrier lunaire lorsque j'ai envie de faire de l'ironie…

James me sourit, Peter l'imite mais Sirius se lève et quitte le dortoir sans demander son reste.

-Qu'est-ce qu'il a ? m'interroge Cornedrue.

- Oh rien de bien particulier, trop de devoirs sans doute…

- Des devoirs ? On a une réputation à tenir, on ne va pas commencer à travailler…

Le ton avec lequel il prononce le dernier mot veut tout dire.

Point de vue Cléo Biggles, Serpentard

-Zin', j'ai un truc à te dire…

-Hum ?

-Arrête de t'empiffrer de Fizwizbiz, tu sais bien que ça te rend malade.

-M'en fous.

-S'il te plait, c'est important…

-Important ? Quel genre ? Sirius s'est trouvé une petite pouffe de sa maison et il fricote avec sur le canapé de leur salle commune ? Il va mourir empoisonné par un yaourt au venin de Basilic ? Il a raconté à tout le monde que je ne sais pas danser alors que lui, si délicat, si doué, si fair-play, si…

-Zin' ! Arrête de délirer ! Il n'est pas le seul être de sexe masculin qui soit attirant et tu n'es pas la seule à souffrir !

Elle arrête de geindre et me dévisage, atterrée. J'ai l'impression qu'elle vient de se rendre compte qu'elle n'est pas seule au monde et qu'il faudrait qu'elle minimise son côté martyr, parce que je commence à en avoir par-dessus le chapeau pointu, de ses lamentations.

-Ne me dis pas que tu…

-Et bien figure toi que si. Moi aussi mais je ne t'expliquerais que quand tu m'auras promis de m'écouter vraiment et de ne pas gémir sur ton pauvre sort pendant que je me confierai.

-Je suis désolée, Néfertiti. Je te jure que seul ton problème me tracasse, pour l'instant.

-Merci. Ça fait un bout de temps que je veux t'en parler mais avec toutes ces histoires de sorties et de paris à la mords moi le nœud…

-C'est qui ?

Apparemment la question lui brûlait les lèvres car elle l'a posée sans même s'en rendre compte.

-Je te laisse deviner, ce sera plus amusant, enfin c'est une façon de parler…

-Il est à Serpentard, n'est-ce pas ?

-Comme si c'était une évidence !

-Je demande ça pour ton bien !

-Et bien non. Il n'est pas à Serpentard.

-Bon dans ce cas, c'est un Serdaigle. Je ne vois que ça.

-Tu sais, il n'y a pas que toi qui craques pour les lionceaux…

- Par toutes les culottes nunuches à froufrous roses de Lucy !

-Je ne te le fais pas dire.

-Excuse-moi, mais c'est un peu inattendu.

Je lui accorde un sourire, un vrai.

-Attends voir, je vais bien trouver qui c'est… J'aurais vite fait le tour…

-J'attends tes propositions.

-Campbell ?

-Non.

-Hum…Roger ?

-Non plus.

- Edwin ?

-Tu n'aurais pas plus humain que ce résidu d'un sortilège d'embellissement qui aurait tourné au carnage ?!

-Laisse-moi réfléchir…Pas Black mais voyons un peu…Potter ?

-Non, mais tu t'approches.

-Pettigrow ?

-Tu refroidis comme un Détraqueur.

-Lupin ?!

Je baisse les yeux et hoche la tête, comme écrasée sous le poids d'une honte insoutenable.

-Pourquoi tu prends cet air tragique ? Ce n'est pas un monstre !

-Je sais bien mais je pensais que tu…

-Je le trouve mignon bien qu'il ait de très mauvaises fréquentations.

-Mais il ne m'a même pas remarquée…

-Excuse-moi ma petite Cléo mais là, tu conclus un peu vite. Sers-toi de mon expérience : aujourd'hui il ne connaît peut-être pas ton prénom mais il y a de fortes chances pour que dans un mois vous dansiez le madison dans la salle des profs !

Je la regarde avec de grands yeux : ses scénarios romantiques sont de plus en plus abracadabrantesques.

- Et il est possible aussi qu'après ce madison, vous ne vous adressiez plus la parole et que tu sois forcée de cacher tes sentiments, même s'ils te déchirent de l'intérieur et que chaque plume que tu arraches de ton oreiller vert et argent soit une larme de plus que tu refoules…

Elle a dit ça d'un ton simple, sans aucune touche de grandiloquence, mais sa voix s'est brisée pendant qu'elle parlait et elle s'est mise à pleurer. Je la serre contre moi et, pensant à Remus qui ne pense lui sûrement pas à moi et secouée des sanglots étouffés de Zinnia, je verse mes larmes en silence

Point de vue de Zinnia Sullivan, Serpentard

Je viens de passer un quart d'heure à pleurer dans les bras de Cléo et je me sens libérée. J'ai l'impression que mes larmes ont été une sorte de vague qui a tout balayé sur son passage, le choc de la révélation de Néfertiti, les yeux, la bouche et l'odeur de Sirius qui sont loin de moi et me manquent, le fait que je ne lui adresserai plus jamais la parole et que tout me le rappelle.

Alors que nous essayons nos yeux rougis avec la manche de nos robes de sorcières, Barbara entre dans le dortoir, l'air affolé, Lucy à sa suite. Elles remarquent à peine notre présence mais lorsque Cléo toussote avec assistance pour leur faire remarquer que nous sommes des êtres de chair et d'os et que nous nous trouvons malheureusement dans la même pièce qu'elles, Barbara nous implore presque :

-Vous n'avez pas vu Severus ?

-Non, pourquoi ? répond Néfertiti.

-Je devais lui donner un livre très important pour le prochain cours de potions…

Quelle conscience professionnelle, elle a l'air véritablement désespérée.

Je lance un coup d'œil à Cléo qui me répond par un bref hochement de tête. La chasse au Severus va se révéler être un prétexte excellent pour quitter notre dortoir.

Nous sortons de notre salle commune encombrée et nous nous dirigeons vers la bibliothèque. Nous ouvrons délicatement la porte et jetons un regard à l'intérieur : Severus est assis à une table, tout seul, le nez penché sur un livre qu'il étudie avec ardeur et ses cheveux formant une sorte de masse informe autour de sa tête.

Nous nous approchons de lui à pas de loup et lorsque nous arrivons derrière lui, Cléo annonce d'une voix claironnante :

-Severus ! Barbara te cherche ! Il parait qu'elle a un bouquin très important à te remettre !

Il se retourne et ouvre la bouche, mais aucun son n'en sort. Il semble pétrifié. Il me faut quelques instants pour me rendre compte que je suis la principale cause de cet état quelque peu ridicule. Il réagit alors aux dires de Cléo : mieux vaut tard que jamais.

-Ah oui…Le livre…Et bien, merci, je vais y aller…A plus tard.

Nous le saluons amicalement, il range ses affaires en hâte, renverse une bouteille d'encre sur un devoir fraîchement terminé, peste contre sa maladresse à mi-voix puis nous quitte en se prenant les pieds dans une chaise. Je me sens coupable d'être responsable d'un tel comportement.

-J'avais oublié ce détail…me dit Cléo, qui affiche un sourire narquois.

-Oh, ça va, hein…Ce n'est pas de ma faute si je n'attire que les chauves-souris rabougries.

-Tu parles de Severus, là ?

-Oui. Tu as vu la manière dont sa cape vole derrière lui quand il marche ?!

Nous quittons la bibliothèque avec pour seul but de rejoindre notre dortoir et de retrouver à contre cœur nos deux glousseuses de colocataires.

Nous passons près d'une grande fenêtre aux vitres rendues opaques par la fraîcheur de l'air de cette soirée de début décembre. Je m'arrête un instant pour admirer l'immensité du parc désert.

Mon regard s'attarde sur un mouvement suspect aux alentours du Saule Cogneur. J'ai l'impression que le parc n'est pas aussi vide que je l'ai imaginé. Trois silhouettes humaines tournent autour de l'arbre comme si elles appréhendaient le moment où ce dernier va passer à l'attaque. Soudain, il s'immobilise et j'aperçois clairement les trois ombres mystérieuses disparaître sous le Saule. Je secoue la tête un instant, reprends mes esprits, me pince pour vérifier que je n'ai rêvé, mais je dois me rendre à l'évidence : ma vue ne me fait pas défaut et la scène que je viens d'apercevoir a réellement eu lieu.

Je suis d'un naturel incroyablement curieux, même quand ce trait de ma personnalité – je n'arrive toujours pas à savoir s'il s'agit d'un vilain défaut ou d'une incroyable qualité- a de fortes chances de me mettre en danger. Par chance, Cléo n'est pas totalement dénuée de curiosité, elle aussi.

Je lui murmure :

-Suis-moi.

Et me mets à courir vers la porte d'entrée du château. A mes risques et périls.

la suite au prochain numéro!