Bonsoir tout le monde. Je sais que je suis affreusement en retard, et je n'ai pas vraiment d'excuse, si ce n'est que j'ai pas mal de difficulté à concilier les études, le travail, l'écriture et ma vie personnelle. Je fais du mieux que je peux, même si comme vous vous en rendez compte, je poste avec du retard.
Je viens de m'apercevoir en répondant aux reviews par le nouveau système de que les reviews anonymes que vous m'aviez envoyées, et qui m'ont fait très plaisir à lire n'avaient pas d'adresse où envoyer personnellement une réponse. Et comme il est apparemment d'après ce que j'ai compris, interdit d'y répondre sur ce site, je n'ai aucun moyen pour y répondre comme je le voulais.
Alors je tenais vivement à remercier alys (X2), Zéphira Snape, jorajho, France, CrazyMarie, lakmi, mandragora pour vos reviews. Par contre, si vous pouviez me laisser adresse pour pouvoir vous répondre personnellement, ça serait super.
Par contre, Sailor Matrix, j'avoue ne pas avoir très bien compris le sens de ta review. Il n'a jamais été question d'un quasi viol dans cette fic.
Disclamer : voir les chap précédents.
Gros bisous à Auclerc ma bêta qui comme toujours, fait un travail formidable.
Et puis, juste un dernier petit mot. Cette fic ayant été commencé avant la parution du tome 6, en anglais ou en français, elle n'en tient bien évidemment pas compte.
Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture, et surtout n'oublier pas de laisser une adresse pour les reviews anonymes afin que je puisse personnellement vous répondre.
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Chap 10 : Prise de conscience tardive
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Cette nuit-là, Hermione dormit affreusement mal. Elle ne cessait de se repasser les événements de la journée.
Par deux fois, il l'avait embrassée de son plein gré. Aucune potion pour le forcer à faire une telle chose. Seulement sa propre volonté : celle d'un homme capable d'éprouver des sentiments.
Elle pensa alors qu'il était désormais vraiment difficile de cerner sa véritable personnalité. D'un côté, il y avait l'éternel professeur de potions, froid, distant, cynique, détestable, le « bâtard aux cheveux gras » comme se plaisait à l'appeler la majorité des élèves de Poudlard et, de l'autre côté, il y avait Severus Rogue, un homme doué de sentiments. Un homme qui possédait tout ce qu'il y avait de plus humain. Un homme qui pouvait se montrer doux, faire preuve d'une incroyable gentillesse.
La question qu'elle se posait à présent était lequel de ces deux personnages était le véritable Severus Rogue ?
Hermione passa une bonne partie de la nuit à réfléchir sur le cas de Severus Rogue. D'autant plus qu'elle restait persuadée que le Severus Rogue qu'elle avait côtoyé lorsqu'il était sous l'emprise de sa potion, était en un sens le véritable Severus Rogue, si bien sûr on mettait de côté ce côté Don Juan, cette volonté dont il avait fait preuve de vouloir la séduire à tout bout de champ.
Elle était, à présent, persuadée que l'homme qu'elle côtoyait à Poudlard, n'était pas le véritable Severus Rogue, mais qu'il revêtait un masque par obligation de par son statut d'espion à la solde de l'Ordre. Que pour ne pas attirer l'attention sur lui, il se cachait sous ce masque de l'homme détestable.
En fin de compte, elle ne savait pas réellement comment elle devait se comporter le lendemain en sa compagnie. Fera-t-il preuve de courtoisie, d'amabilité à son égard ? Ou au contraire, restera-t-il fidèle à lui-même ? Sera-t-il l'homme qu'elle avait maintenant l'habitude de côtoyer à Poudlard ?
Ce n'est que lorsque le jour commença timidement à poindre à l'horizon que Hermione sombra dans un sommeil agité où les deux personnalités de son cher professeur de potion ne cessaient de s'affronter sans que jamais l'un ou l'autre ne parvienne à prendre le dessus.
Elle ne se réveilla que bien des heures plus tard, alors que le jour était complètement levé. Le soleil était haut dans le ciel. Ses rayons déjà forts, venaient jouer sur sa peau. Tout de même intriguée par la chaleur des rayons sur sa peau, Hermione tourna la tête vers le cadran du réveil pour constater avec effarement que celui-ci indiquait déjà 11h 45. Elle se leva précipitamment pour aussitôt filer dans la salle de bain. Elle n'en ressortit que 10 minutes plus tard ; prête des pieds à la tête. S'armant de sa baguette, en cas de mauvaises rencontres, la jeune Gryffondor sortit enfin de ses appartements. Longeant lentement les couloirs en tendant attentivement l'oreille, elle arriva rapidement à l'escalier principal qu'elle descendit sans faire de mauvaises rencontres. Pourtant, arrivée en bas des escaliers, elle hésita à prendre le chemin, de la salle à manger. Elle redoutait ce qu'elle allait y trouver, elle redoutait également le comportement de ce dernier, si bien sûr il s'y trouvait. Mais surtout, elle redoutait son propre comportement à l'égard de son hôte. Elle espéra de toutes ses forces qu'en cette heure tardive de la matinée, la pièce soit déserte.
Sur la courte distance qui la séparait de la fameuse salle, elle pria Merlin pour que Severus Rogue ne soit pas dans la pièce.
Malheureusement, ses prières ne furent pas exaucées car en entrant d'un pas incertain dans ladite salle, elle ne put que constater que celle-ci était déjà occupée par la seule personne qu'elle ne voulait pas voir pour le moment.
Severus Rogue était là, dans toute sa grandeur, confortablement installé à la grande table, le journal entre les mains, face à ce qui visiblement n'était autre que son petit déjeuné.
À son entrée, il leva un sourcil ironique, alors qu'un rictus méprisable dont il avait le secret, venait étirer ses minces lèvres.
Le mécontentement de la jeune fille dut se lire sur son visage alors qu'intérieurement elle se demandait vraiment à quoi d'autre de la part de l'infâme Severus Rogue, professeur de potions à Poudlard elle avait bien pu s'attendre.
Malgré la tenace envie de tourner les talons pour aller s'enfermer dans le refuge le prenait, elle s'obligea à avancer jusqu'à la table non sans traîner les pieds. Elle s'assit silencieusement à sa place, en regardant partout sauf là où se tenait son professeur.
« Miss Granger vous daignez enfin nous faire honneur de votre présence. Vous avez eu une dure nuit, je constate. Vous m'en voyez extrêmement navré » ironisa-t-il d'emblée, nullement navré que son invité comme il l'avait si gentiment fait remarqué ait passé une mauvaise nuit.
« Oh vous, vous n'allez pas commencer ! Vous ne pouvez pas me lâcher les baskets ne serait ce que deux minutes » grommela-t-elle en guise de réponse.
« Navré de vous décevoir, mais ce que vous me demandez là se trouve être au-dessus de mes moyens » sourit-il ironiquement.
Elle le regarda quelques secondes à travers ses cils, tandis qu'une charmante formule lui revenait en mémoire. Une formule dont elle était plus que certaine que les effets qu'elle produirait lui plairaient.
« Vous pouvez sourire autant que vous le souhaitez, bientôt vous ne sourirez plus. Ce sera à mon tour de sourire. Et croyez-moi que je ne me priverais pas » marmonnât-elle pour elle-même.
Elle pensait sincèrement qu'il n'avait pas entendu ses paroles, s'adressant plus à elle qu'à lui. Mais comme aujourd'hui était incontestablement son jour de chance, ses paroles furent également entendues par Severus.
« Serait ce des menaces ? »
« De quoi parlez-vous ? » Demanda la jeune femme, feignant de ne pas comprendre.
« De ce que vous venez de dire, Miss-Je-Sais-Tout ! »
« Je ne sais pas, à vous de voir » énonça-t-elle le plus innocemment du monde.
« Faites attention à vous Granger ! Souvenez-vous de ce qui s'est passé la dernière fois » la menaça-t-il un sourire mesquin aux lèvres.
La jeune fille se contenta de le regarder dans un premier temps, un léger sourire aux lèvres, comme si elle approuvait ce qu'il tentait de lui faire se souvenir. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'elle ne pensait pas du tout à la même chose que lui, bien qu'elle savait parfaitement à quoi il faisait allusion.
« Je suis tout à fait d'accord avec vous pour une fois, Severus. Vous étiez tellement adorable après avoir bu cette potion » se moqua-t-elle.
« Suffit Granger ! » Tonna-t-il.
« Ce n'était pas ce à quoi vous pensiez ? » Demanda-t-elle en faisant mine de ne pas comprendre où il souhaitait en arriver.
« Vous savez aussi bien que moi ce à quoi je faisais allusion misérable idiote… le breuvage de soumission, cela vous dit forcément quelque chose, non ? » Enonça-t-il à son tour d'une voix glaciale.
Hermione le regarda, son regard s'assombrissant sous le coup de la colère. Sa voix égala celle de son ennemi en froideur lorsqu'elle lui répondit :
« Dans ce cas, oui, prenez mes paroles pour des menaces. Je serais vous, je surveillerai attentivement mes arrières. Vous savez, un accident est si vite arrivé de nos jours. »
« Je vous suggère dans ce cas d'en faire de même pauvre insolente que vous êtes. »
« Mais j'y compte bien « mon très cher professeur » » dit-elle en serrant convulsivement sa baguette dans sa main.
Elle venait de marquer un point. Elle le savait au regard méprisant qu'il lui adressa, mais également à ses lèvres tellement serrées, qu'à présent, elles ne formaient qu'une simple ligne. Sans un mot, signe que le débat était clos, il se leva, jeta négligemment le journal sur la table et tourna les talons pour sortir de la pièce.
Sur un coup de tête, mais surtout pour lui montrer que puisqu'il cherchait si avidement la guerre, il venait de la trouver, Hermione pointa sa baguette sur lui et murmura distinctement : « Griffindis coloris totalus » au moment où il allait passer les portes de la salle à manger.
Une fois qu'il fut parti, elle d'une main prit le journal qu'il avait abandonné sur la table, tandis que de l'autre, elle prit son thé, commençant agréablement sa journée en pensant que finalement aujourd'hui était son jour de chance.
Elle prit tout son temps pour prendre son petit déjeuner. Étant déjà plus de midi, elle n'allait pas prendre en plus de son petit déjeuner son repas du midi. Quand elle eut finalement terminé son petit déjeuner, qui avait finalement prit des allures de déjeuner, Hermione se rendit rapidement dans le refuge. Dans la bibliothèque, elle choisit un livre traitant de la métamorphose avancée. Son livre en main, elle sortit dans l'immense jardin de la demeure. Choisissant finalement la terrasse, elle s'installa sur l'une des longues chaises, et commença sa lecture, qui se révéla des plus passionnantes.
Sa lecture était tellement passionnante qu'elle ne se rendit même pas compte de l'arrivée de ce drôle d'individu, qui lui ne semblait pas aussi décontracté, satisfait qu'elle. Oh non ! Il semblait bien plus furieux qu'elle ou plutôt, il semblait proche de commettre un meurtre. Et pour cause, cet étrange personnage était tout de rouge et or vêtu. Couleurs qui du point de vue de l'expression qu'il arborait devaient être ses couleurs favorites. Même ses cheveux arboraient une couleur rouge vif, agrémentés de très nombreuses mèches de couleur or. Quant à sa peau, on ne pouvait vraiment pas dire qu'elle avait échappé au massacre, puisqu'elle avait une très sérieuse tendance à virer au jaune -aille. Si cela n'avait été que ça, ça aurait, à la rigueur, pu passer plus ou moins inaperçu. Pourtant dans le cas présent, s'en était tout bonnement impossible. Il faut dire qu'avec ces petites taches rouges qui apparaissaient toutes les 10 secondes, pour ensuite grossir à vue d'œil, et enfin se rejoindre entre elles pour disparaître, et réapparaître 10 secondes plus tard, il pouvait difficilement passer inaperçu !
L'homme, puisqu'il s'agissait effectivement d'un homme, s'approcha à grande enjambée de l'endroit où lisait tranquillement la sorcière.
« GRANGER ! » Aboya-t-il soudainement.
L'intéressée sursauta en s'entendant ainsi interpellée. Elle leva les yeux vers son interlocuteur pour les rabaisser aussitôt, prise d'un fou rire incontrôlable.
« GRANGER ! » Aboya-t-il de nouveau en s'arrêtant juste devant elle.
De nouveau, elle leva les yeux vers son interlocuteur, tentant désespérément de réprimer son fou rire. Son regard brillait trop pour être sincère. On pouvait y lire une certaine moquerie à l'encontre de son interlocuteur, qui les bras croisés sur sa poitrine, attendait que la jeune fille cesse de sourire bêtement. Chose extrêmement difficile à réaliser, lorsque face à vous, un homme entreprend de jouer les guirlandes électriques de Noël.
« Oui… professeur… un problème ? » Réussit-elle à articuler entre deux éclats de rire.
« Cessez ce petit jeu avec moi ! » Ordonna-t-il.
« Quel petit jeu professeur, car si je peux me permettre, je ne savais pas qu'il y avait une fête costumée dans les environs. Vous êtes quoi exactement ? Non, laissez-moi trouver par moi-même » ajouta-t-elle rapidement en le voyant prêt à répliquer. « Une guirlande, de Noël, humaine ? » Se moqua-t-elle.
« Suffit maintenant Granger. Vous vous croyez maligne peut-être ? QU'EST-CE QUE VOUS M'AVEZ FAIT ? Hurla-t-il.
« Moi ? Mais rien. Vous en revanche, vous avez décidé de vous déguiser. Très intéressant votre déguisement en passant. C'est tout de même étrange cette prépondérance de couleur rouge et or. Ça me rappelle celles de Gryffondor. »
« Granger, je vous aurais prévenu » siffla-t-il en se rapprochant dangereusement.
Et sans crier gare, il la releva d'un geste brusque, et la maintenant fermement par les épaules, il la secoua sans ménagement tel un prunier.
« Je sais que c'est vous, l'insupportable Miss-Je-Sais-Tout-Et-Je-Me-Crois-Tout-Permis, qui êtes responsable de mon état actuel. Annulez immédiatement ce sort, avant que je ne m'énerve pour de bon. »
Il la tenait tellement fermement par les épaules, qu'elle en ressentait la douleur. Sa poigne lui donnait l'impression qu'on lui broyait les muscles de ses épaules. Elle tenta de se soustraire à sa prise sans y parvenir. Le moindre mouvement qu'elle faisait pour tenter de lui échapper ne faisait qu'accentuer l'intensité de la douleur.
Sans réellement s'en rendre compte, elle laissa échapper un gémissement de douleur. Severus l'entendit car l'instant d'après, il desserrait sensiblement sa prise, sans pour autant la relâcher complètement.
« Encore une fois Granger, je vous somme de mettre immédiatement fin à ce, grotesque, sortilège ! » Lui ordonna-t-il d'une voix un peu trop rauque.
Comment pouvait-il réellement se concentrer, et cacher ses émotions mises à part sa colère, lorsque intérieurement ses pensées étaient toutes autres. À la voir à moitié allongée sur cette longue chaise, sa seule envie avait été de venir la rejoindre. Se glisser auprès d'elle, laisser ses mains épouser les courbes de ses hanches, remonter lentement jusqu'aux seins alors dressés dans leur douce prison de coton, leur pointe durcies, l'invitant à bien des caresses. Remonter ensuite jusqu'au creux du cou avant de laisser ses mains se perdre au milieu des boucles répandues de part et d'autre de son visage. Puis laisser ses lèvres se poser délicatement sur celles rosées de sa compagne, pour un baiser qui les laisserait l'un comme l'autre haletant, mais insatisfait. Il pouvait presque sentir la douceur de ses lèvres, la chaleur de son corps, rien qu'en y pensant.
Ce fut son invité elle-même qui mit involontairement fin aux divagations de son esprit.
« Non mais puis quoi encore ! Je ne suis pas votre chien pour que vous me parliez de cette façon. » Explosa-t-elle soudainement.
Sous le coup de la colère, son visage avait prit une dangereuse teinte rouge. Severus reprit rapidement ses esprits. Pour ne rien laisser paraître de ses pensées plus que déplacées par rapport à la situation actuelle, il sauta sur l'occasion que venait tout juste de lui donner la Gryffondor pour lui assener quelques remarques dont il en avait le secret.
« Je vous prierais d'utiliser un autre ton lorsque vous vous adressez à moi. Que les autres professeurs vous autorisent ses stupides sautes d'humeur, c'est leur problème. Toujours est-il que moi je ne le tolérerais sûrement pas ! »
« Y en a marre à la fin ! Qu'est-ce que je vous ai fait bon sang ! Rien que je sache. Alors pour une fois dans votre misérable existence, foutez-moi un peu la paix. »
La remarque ne fut pas pour faire plaisir à Severus. En cet instant, il semblait démesurément grand, extrêmement menaçant. Ses yeux noirs ne reflétaient qu'une profonde colère, dans laquelle se mêlait de la haine. Dangereusement, il fit un pas en avant. Hermione prit peur, et par conséquent, elle ne put s'empêcher de faire un pas en arrière, consciente d'avoir été trop loin.
« Qu'avez-vous dit ? » Demanda-t-il d'une voix tellement froide qu'elle déclencha une sueur froide le long de l'échine dorsale de la jeune sorcière.
En temps ordinaire, elle n'aurait sûrement pas répliqué. Mais en cet instant précis, elle n'en pouvait vraiment plus. Se savoir continuellement en danger, craindre quotidiennement qu'il n'arrive quelque chose à ses parents, être sans nouvelles de ses deux meilleurs amis Harry et Ron, et le pire de tout, voir que sa protection avait été attribuée à un homme qui la haïssait du plus profond de son être en fut trop pour elle. C'est pour cette raison qu'elle répliqua :
« J'ai dit que J'EN AVAIS MARRE ! Qu'est-ce que je vous ai fait pour que vous me traitiez de cette façon ? Rien ! Est-ce que j'ai demandé à être ce que je suis ? Non ! Qu'est-ce que ça peut vous faire que je sois la meilleure amie de Harry Potter ! Si vous ne l'aimez pas c'est votre problème. Par contre, vous n'êtes pas obligé de mépriser ceux qu'il a prit pour ami. Moi, je ne vous avais strictement rien demandé. Rien ! Juste être une bonne élève. Mais tant qu'on n'est pas chez les Serpentards, on ne peut forcément pas trouver grâce à vos yeux. Je vous hais ! Vous m'entendez, JE VOUS HAIS ! VOUS N'ETES QU'UN SALE MANGEMORT ! »
« ASSEZ MAINTENANT GRANGER ! » Aboya-t-il furieusement en la prenant par les épaules et en la secouant tel un prunier.
Pourtant la jeune fille parvint à se dégager de cette emprise de fer qu'il exerçait sur elle.
« Non, je n'ai pas terminé. Tout ça c'est de votre faute. Vous êtes responsable de tout ce qui arrive. Comment Dumbledore peut-il vous faire confiance ? Vous ne méritez pas que l'on vous accorde notre confiance. Tôt ou tard, vous nous trahirez tous » accusa-t-elle les larmes aux yeux.
« Granger, encore une parole et vous le regretterez pour le restant de vos jours, je vous aurais prévenue ! » La menaça-t-il.
Mais rien ne semblait pouvoir arrêter la jeune fille. Elle était bien décidée à lui dire tout ce qu'elle avait sur le cœur depuis six ans, alors aujourd'hui qu'elle en avait enfin la possibilité, elle n'allait certainement pas s'en priver. Les larmes trop longtemps contenues, passèrent le barrage que formaient ses paupières, inondant ses joues.
Malgré le fait que sa vue soit troublée par les larmes, elle distinguait la silhouette de Severus qui se rapprochait inexorablement d'elle, de façon menaçante, dangereuse. Prenant peur, elle recula d'un pas à chaque fois qu'il en faisait un dans sa direction.
« De toute façon, vous êtes bien comme tous ces mangemorts. Il n'y a que la violence qui prime parmi vos semblables. Qu'est-ce que vous allez me faire si je refuse de me taire ? Hein ? Vous allez me frapper ? Me lancer un doloris pour jouir du spectacle que provoquera la douleur chez moi ? Quelle belle mentalité… » annonça-t-elle d'un ton sarcastique, avant d'être brusquement coupée dans ses propos par le maître des potions, dont les propos blessant que lui assénait la jeune fille, lui, faisaient en réalité bien plus de mal qu'elle pouvait le penser.
« Cette fois s'en est trop Granger, vous l'aurez cherché » siffla-t-il en tendant le bras dans la ferme intention de l'attraper.
À la vue de ce bras qui se tendait dans sa direction, avec la ferme intention de l'obliger à mettre fin à ses propos, Hermione saisit la seule issue qui s'offrait à elle : s'enfuir.
Alors bien que les larmes continuaient de couler, lui brouillant continuellement la vue, elle se retourna prête à s'enfuir.
Et c'est là que tout se précipita.
Ce n'est qu'au dernier instant qu'elle se rendit compte de son irréparable et monumentale erreur. Pendant son énième joute verbale avec Severus, elle n'avait pas fait attention à la direction qu'elle avait prise.
Ce n'est que lorsque son pied dans sa fuite ne rencontra que le vide qu'elle comprit. Dans sa précipitation, elle n'avait pas fait attention qu'elle se trouvait désormais en haut du grand escalier de pierre reliant la terrasse au jardin.
Son pied ne rencontra donc que l'air dans un premier temps, ce qui la déstabilisa. Tout son poids en l'espace de quelques millièmes de secondes bascula sur cette jambe qui ne put supporter ce brusque accès de poids. N'ayant même pas le temps de se rattraper, elle perdit l'équilibre, chutant dans l'escalier. Sa chute ne prit fin que lorsque sa tête heurta lourdement la dernière marche de pierre. Un voile noir passa devant ses yeux, alors qu'elle sombrait dans l'inconscience, avec l'impression qu'une très lointaine voix criait son nom. Mais cela, elle n'en était pas certaine.
Avait-elle réellement entendue cette voix ou bien n'était-ce simplement que le fruit de son imagination ?
Non, elle n'avait pas rêvé. Une voix avait bien crié en vain son nom. La voix appartenant à une personne dont elle n'aurait jamais imaginer qu'elle puisse réellement se préoccuper d'elle.
La voix appartenait à Severus qui ne réagit que bien trop tard, trop estomaqué par les accusations qu'elle lui avait lancées et qui étaient malheureusement en partie vraie. Réagissant alors que le drame se déroulait comme au ralenti sous ses yeux horrifiés, il ne put empêcher la chute de celle dont il se devait d'assurer la protection. Il tenta même trop tardivement d'empêcher sa chute inévitable, mais ne parvint qu'à la frôler. N'ayant la présence d'esprit de sortir sa baguette qu'il gardait pourtant constamment à proximité, il ne put qu'observer, impuissant, le corps de sa jeune élève dévaler les escaliers, semblant ne jamais vouloir s'arrêter. Il vit sa tête heurter cruellement la dernière marche de pierre.
« Hermione ! » Hurla-t-il en vain.
Il se précipita aussitôt au bas de l'escalier. Il resta un instant comme paralysé par le désolant spectacle qui s'offrait à lui. Il fut aussitôt assailli par les remords de ce qu'il venait inconsciemment de provoquer.
De plus, il savait pertinemment qu'il y avait du vrai dans les paroles de la Gryffondor.
Jusqu'où aurait-il été capable d'aller pour qu'elle se taise ? Aurait-il comme elle l'avait dit, été capable d'avoir recours à la violence ? Il n'en savait rien, il ne savait pas, il ne savait plus. Était-ce vraiment cette image qu'elle avait, qu'elle conservait de lui ? Ne voyait-elle que le mauvais côté des choses ? Et les bons, qu'en faisait-elle ? Rien, lui souffla son cœur. Rien, pour la, simple et bonne raison qu'il n'avait jamais fait ressortir tout ce qui de près ou de loin pouvait s'apparenter à du bon. Il s'était toujours efforcé de camoufler tout ce qui pouvait ressembler à du bon. Il se souvint qu'il avait commencer à camoufler le bon qu'il y avait en lui, lorsque les malheurs s'abattirent les uns à la suite des autres sur lui, puis plus intensément lorsqu'il était devenu mangemort.
Et lorsqu'il avait retourné sa veste pour rejoindre l'autre camp, l'idée de reprendre sa véritable personnalité ne lui avait jamais ne serait ce qu'effleurer l'esprit.
Alors pourquoi aujourd'hui, il commençait à douter, à se poser des questions sur lui, sa personnalité. Pourquoi ? Mais surtout pourquoi était-ce elle, la Miss-Je-Sais-Tout de Poudlard qui lui faisait prendre conscience de certaines réalités. Pourquoi depuis qu'il devait s'occuper d'assurer sa protection, se sentait-il mal ? Pourquoi se remettait-il continuellement en question ? Pourquoi avait-il soudainement envie qu'elle le voit différemment, que comme l'infâme maître des potions. Celui qui déteste les trois quarts des élèves de Poudlard ?
Pourquoi, tout simplement parce qu'inconsciemment mais surtout sous l'emprise d'une potion, il lui avait prouvé qu'il pouvait être complètement différent de la personne qu'il se prêtait à être. Qu'il pouvait être une personne attentionnée, serviable, courtoise.
Mais surtout, il savait qu'au fond, il y avait une cause bien plus profonde, bien plus personnelle. Une cause qui remontait à son adolescence. Il avait toujours été seul. Personne à part Dumbledore ne lui avait jamais proposé d'aide. Il n'avait même pas par la suite, été capable de protéger comme il l'aurait voulu son seul et jeune frère. Le seul qui hormis Dumbledore le comprenait. C'était Maxence qui avait tant bien que mal, du haut de son jeune âge, tenté de protéger son grand frère. De même que ce dernier, contrairement à Severus, avait très tôt eu le courage de se révolter, de s'affirmer dans ses choix, de ne jamais se laisser marcher sur les pieds, alors que lui, Severus, s'était toujours laissé faire, laissant les autres décider pour lui, sans jamais s'opposer. C'était ce dont il s'en était toujours voulu. Ne pas avoir su jouer à la perfection son rôle de grand frère protecteur !
Et là, il comprit le véritable motif de la présence de Granger dans sa demeure. Dumbledore ne l'avait certainement pas envoyée ici par hasard, sans avoir une idée précise en tête. Il ne l'avait pas envoyée à Severus pour qu'il la protège. Enfin si, en parti. Il comprit alors, avec certes pas mal de retard, que Dumbledore avait minutieusement réfléchi avant de prendre sa décision. Il lui offrait une seconde chance. Une chance de se rattraper sur le passé. Une chance de ne pas commettre la même erreur, bien que cela n'en soit pas vraiment une à proprement parler. La chance que sans jamais vouloir se l'avouer, il avait toujours attendu. La chance d'enfin pouvoir jouer correctement son rôle de protecteur. Même si ce n'était pas son frère qui allait en bénéficier. En un sens, elle était seule étant donné que ses parents étaient de souche moldues. Elle faisait donc une cible facile, si l'envie s'en prenait aux mangemorts de tenter quoi que se soit sur ses parents. Ils ne sauraient pas se défendre, n'ayant pas la moindre capacité magique. C'est ce qui en faisait des proies faciles. Elle était seule, car ses amis étaient eux aussi en danger. Elle ne pouvait donc pas se défendre seule. Elle était donc de ce fait, deux fois plus vulnérable au monde extérieur. C'était donc l'occasion de lui accorder l'aide dont elle avait besoin. Mais également de lui prouver qu'il pouvait en dépit de tout ce qu'elle pouvait penser de lui, être quelqu'un de serviable, de courtois, d'attentionné, sans avoir recours à la moindre potion.
Mais surtout le plus important de tout, était de lui montrer qu'elle avait complètement tord en prétendant qu'on ne pouvait lui faire confiance.
Il se sentait responsable, et était responsable de ce qui venait de se produire. Si dès le matin, il ne l'avait pas provoquée, ils n'en seraient certainement pas là à présent. Il l'avait sciemment poussée à bout, sachant parfaitement que cette situation, de ne pas avoir de nouvelles de ses parents, de ne pas pouvoir leur en donner, devait être on ne peut plus dur pour elle. Craindre quotidiennement que l'on vienne lui porter une funeste nouvelle.
« Merlin, qu'ai-je fais ? » Murmura-t-il en se penchant au-dessus d'elle.
Il posa ses doigts sur son coup pour prendre son pouls. Il le sentit faible et régulier contre ses doigts.
Il passa ensuite avec beaucoup de précaution sa main sur l'arrière de sa tête, à la recherche d'une éventuelle bosse. À la place, il découvrit du sang sur sa main lorsqu'il la retira.
Severus commença à s'affoler intérieurement, même s'il s'efforçait de conserver une habituelle attitude calme, due à des années d'entraînement, pour ne laisser filtrer la, moindre émotion.
Enfin, il passa un bras sous le dos de la jeune fille inconscience, tandis que l'autre allait se nicher sous ses genoux. Précautionneusement, ayant des gestes pour les moins précis, il souleva le corps inerte de son élève dans ses bras.
Son précieux fardeau dans les bras, Severus gagna rapidement l'intérieur de la demeure. Là, il marqua un temps d'arrêt, ne sachant pas trop où l'emmener, alors qu'il réalisait qu'il ne savait même pas quels appartements elle occupait. Le plus simple convint-il mentalement après un rapide examen de la critique situation serait sans nul doute de gagner son laboratoire. Il aurait ainsi à sa disposition tout le matériel nécessaire pour la soigner.
Ne réfléchissant pas aux éventuelles autres possibilités, mais surtout parce qu'il craignait que le temps ne leur fasse défaut, il se résolut à prendre le chemin de son laboratoire, qui heureusement ne se trouvait pas très loin. Il passa rapidement devant la cuisine, dans laquelle les elfes de maison s'activaient comme d'accoutumée, avant de s'engouffrer rapidement dans le couloir sombre simplement éclairé par deux bougies : se trouvant respectivement à chaque extrémité du couloir. Avant d'arriver au milieu du couloir, il s'arrêta soudainement, puis se tourna sur sa droite. Il se retrouva face à un tableau familier, celui des deux serpents entrelacés, gardiens de son antre.
« Serpensortia » dit-il au tableau.
En réponse, les deux serpents se séparèrent alors que le tableau se changeait en porte, qu'il eut un tantinet de mal à ouvrir, ne pouvant lâcher la jeune femme inconsciente qu'il tenait avec mille précautions dans ses bras.
Lorsqu'il fut parvenu à ouvrir la porte, il s'engouffra dans la pièce, la porte se refermant magiquement dans son dos.
Il déposa le plus doucement qu'il le put la jeune fille sur le canapé, avant de l'abandonner un très court instant pour se précipiter dans son laboratoire, duquel il en ressortit quelques petites minutes plus tard, avec deux fioles dans les mains. L'une contenait un liquide mauve, tandis que l'autre contenait un liquide de couleur rouge. D'un coup de baguette, il fit également apparaître des compresses ainsi qu'une bouteille contenant une étrange substance visqueuse de couleur marron qu'il se servit pour imbiber une compresse.
Puis s'asseyant sur le bord du canapé, il releva doucement, faisant preuve d'une douceur pour la moins inattendue, la tête de la Gryffondor. Avec la plus grande délicatesse, il nettoya la blessure avant de reposer la tête de Hermione sur le coussin.
Débouchant la fiole rouge, il entrouvrit les lèvres de la blessée et y fit couler la potion dans sa gorge.
Lorsqu'il eut terminé de la soignée, il recouvrit son corps d'une légère couverture. Il ne lui restait plus qu'à patienter jusqu'à son réveil. Il espérait qu'elle se réveillerait bientôt et que cette mauvaise chute ne laisserait pas de graves séquelles. Il espérait cela, sachant très bien que ce genre de chute pouvait se révéler mortelle. Quand bien même cela ne serait pas le cas ici, il savait qu'elle pourrait à jamais garder de graves séquelles. Ce dont il ne lui souhaitait nullement.
« Veuillez me pardonner Miss Granger. Ce n'était nullement mon intention que de vous faire subir cela. »
Disant cela, il repoussa presque tendrement les quelques mèches de cheveux qui lui barraient le visage. Il resta là quelques minutes à lui caresser les cheveux dans un geste de bienveillance.
« Je vous promets Hermione de faire des efforts. De ne plus vous faire souffrir inutilement, même si nous savons l'un comme l'autre que cela sera dur et long. On ne peut pas changer les gens du jour au lendemain vous savez. Cela demande du temps et de la patience. Mais vous verrez, que ce que vous pensiez de moi n'est pas tout à fait exact. »
Severus resta encore quelques minutes à la regarder en pensant soudainement qu'il ne parvenait pas à la rendre responsable de ce qui c'était produit. Elle lui avait fait prendre conscience de certaines vérités. Il ne savait pas comment ils évolueraient à l'avenir. Pour lui, une chose était d'autant plus certaine, il aurait à présent beaucoup de mal à la haïr, à lui lancer ses habituelles piques. Parce qu'au fond, il se voyait d'une certaine manière en elle. Alors la haïr, l'insulter, reviendrait à se haïr, s'insulter lui-même. Il la verrait différemment c'était certain.
Il était désormais obligé de voir en elle une élève douée, désirant faire ses preuves sans qu'on lui mette sans cesse des bâtons dans les roues. Ce dont lui-même avait toujours fait par le passé. Ce n'était désormais plus possible. C'était encore difficile à se l'avouer pour un homme comme lui, seulement maintenant, il éprouvait un grand besoin de la protéger, de la soutenir dans ses épreuves. À cette simple pensée, son cœur se mit à battre plus rapidement dans sa poitrine.
Malgré tout, un doute subsistait. Un possible ombre au tableau. Quelle sera sa réaction à elle ? C'est certain qu'elle l'accusera responsable de sa chute. Accusation qu'il ne démentira certainement pas, puisqu'elle était totalement vraie. Mais ensuite ? Le haïra-t-elle toujours autant ? Verra-t-elle en lui autre chose que le monstre ? Se rendra-t-elle compte de ses efforts pour être aimable avec elle ? Bien qu'il n'ait pas la moindre idée de la façon dont elle se comportera ensuite, il pria Merlin pour que leur relation ne soit pas, ne soit plus basée sur de la haine.
Cela seul le futur le leur dira. Il lui fallait attendre qu'elle se réveille. Seulement à ce moment, il pourra espérer un possible réconciliation ou du moins pour commencer une entente cordiale entre eux.
Lui-même s'installa dans un fauteuil qu'il fit apparaître. Il resta là tout le reste de l'après-midi à veiller sur elle. Pendant qu'elle demeurait toujours inconsciente, il repensa à tout ce qui c'était passé depuis son entrée dans cette demeure. Il repensa surtout à ce qu'elle lui avait appris de son comportement lorsqu'il s'était retrouvé sous l'emprise de cette satanée potion. Elle avait avoué avoir apprécié le Severus de ce moment-là. L'être plaisant qui avait été son compagnon pour la journée et qui l'avait jugée à sa juste valeur.
Il en arriva donc au moment où il avait repris ses esprits, le contrôle de son être, lorsque les effets de la potion s'étaient estompés. À ce moment là très précisément, il se trouvait en train de l'embrasser, alors qu'elle-même semblait de loin apprécier ce baiser. D'ailleurs par en juger par leur position de ce moment-là, leurs baisers ne devaient pas être des plus chastes.
Même en ayant en ce moment la totalité de ses esprits, il ne pouvait se mentir sur le fait que lui-même avait aimé cette proximité entre eux. Il se souvenait encore de la chaleur de son corps tout contre le sien, de la douceur de sa peau qu'il ne s'était pas lassé de caresser. La douceur de ses lèvres, roses et gonflées sous ses baisers. Ce jour-là, il avait cessé de voir en elle l'enfant, pour découvrir une jeune femme possédant en plus de son intelligence des courbes avantageuses, là ou il le fallait, une personne passionnée.
Mais le pire dans tout cela, c'est bien que lorsque lui-même l'avait soumise à son tour à une potion qui la soumettait à sa volonté, il était resté hanté par le souvenir de sa peau, de ses lèvres, au point qu'il en avait sciemment réitéré l'expérience.
Dès qu'il se laissait aller, il en arrivait toujours à penser à elle sans pour autant s'en lasser ou en être gêné. Ses pensées divergeaient obligatoirement vers elle. Elle le hantait sans qu'il n'en comprenne la raison.
'Par Merlin que m'arrive-t-il ? Que m'a-t-elle fait ?' S'inquiéta-t-il mentalement.
En dépit de ses interrogations, il ne parvenait pas à lui en vouloir comme lui en aurait très certainement voulu le Severus d'avant.
Sans qu'elle le sache, elle était en train de la changer. Mais dans quelle direction ? En quoi ? Une personne plus appréciable ? Ou au contraire en une personne plus que méprisable ? Seul le résultat final pourra le dire.
.oO§Oo.
Le soir venu, la jeune fille ne s'étant toujours pas réveillée, Severus en profita pour s'absenter quelques instants. Il se rendit aux cuisines où il demanda aux elfes de maison de lui préparer quelque chose à manger. Il leur demanda également un second repas froid pour la sorcière, pensant qu'elle aurait probablement faim lors de son réveil. Il serait alors en mesure de lui proposer de quoi se restaurer.
De retour dans son antre, il déposa les deux plateaux sur la table basse qui se trouvait à proximité du canapé. Prenant une compresse, ainsi que la bouteille contenant l'étrange substance marron, il nettoya de nouveau la blessure de Hermione, qui c'était considérablement refermé par rapport à ce qu'elle était en début d'après-midi.
Faisant alors preuve rare et inattendue tendresse, il déposa un rapide baiser sur son front avant de gagner son bureau.
Là, il rédigea un court parchemin à l'adresse de Dumbledore, lui expliquant la situation actuelle, à savoir l'état de la jeune fille, n'omettant pas de préciser sa part de responsabilité dans l'accident. Ce fut une sorte de confession, qu'il rédigea à son mentor, puisque c'est tel qu'il avait toujours considéré le vieil homme, comme son mentor. Il lui confia également l'état de santé actuel de sa victime, sa légère inquiétude du au fait qu'elle ne s'était pas encore réveillée.
Il lui apprit en dernier lieu, pour clore sa lettre, sa décision de la porter à Ste Mangouste dès le lendemain aux premières lueurs du jour, si son état ne changeait pas, ni en amélioration, ni en dégradation.
Il était très tard lorsque Severus ressortit de son bureau. Il y avait passé plusieurs heures. Il avait eu quelques difficultés à rédiger sa lettre, surtout en ce qui concernait les tournures de phrases à adopter pour résumer la situation.
Severus au cours de la rédaction de sa lettre, avait décidé de la faire porter à Albus le lendemain matin, si la jeune sorcière demeurait toujours inconsciente. Dans le cas contraire, la lettre ne partirait pas. Il en parlerait tout de même au directeur lorsque l'occasion se présentera.
Sentant que le sommeil le déserterait cette nuit, il prit dans la bibliothèque un livre fort intéressant sur les vertus médicinales de certaines plantes issues du bassin méditerranéen.
N'ayant plus très faim, le directeur de Serpentard se força tout de même à avaler une partie de son dîner. Après cela, son livre en main, il prit place dans son fauteuil face à Hermione. Commençant sa lecture, Severus jetait de fréquents regards à celle qui pendant six ans il avait haï. Il restait de longues minutes à étudier son visage avant de reprendre sa lecture.
Pourtant au bout d'un certain temps, il se rendit compte qu'il ne parvenait pas à se concentrer correctement sur sa lecture. Depuis qu'il avait ouvert son livre, il ne comprenait strictement rien à ce qu'il lisait. Les mots défilaient sous ses yeux, sans qu'il n'en saisisse le sens. Où alors, il fixait les lignes sans réellement les voir. Son esprit vagabondait inlassablement vers Hermione.
Hermione… la douceur de ses lèvres… la chaleur de son corps étroitement serré contre le sien… la douceur de sa peau nacrée… ses lèvres gonflées par ses baisers brûlants… ses soupirs de contentement… Hermione le chemisier ouvert, révélant une poitrine blanche, aux seins fermes, ni trop gros, ni trop petits, emprisonnés dans leur prison de coton, aux pointes dressées… ses gémissements de plaisir.
C'est ainsi, en laissant ses pensées se focaliser sur une jeune personne, pour le moment, inconsciente, installée dans son canapé, dans son antre, dans son manoir, que lentement Severus sombra dans les bras de Morphée…
À suivre…
Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plu. A vous de me dire ce que vous en avez pensé.
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Darky Angel.
