Titre : No mouth but some serpent

Auteur : Lightning on the Wave

Traductrices : Crazy-Snape, Chaola, Ange de Crystal, Spirituel Love, LlianeMyrddin, Spirituel, Titinette, Amiah akinnass

Bêta correctrices : Tigrou 19

État de la fic anglaise : Terminé( 33)

État de la fic française : 9; Traduit : Presque fini; En cours : Manque 3 chap

Chapitre traduit par :Ariane Malfoy-Shinigami

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Disclamé :Aucun des personnages ne nous appartiennent (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire.

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2 bêta lectrices/correctrice

1 aide pour administrer paradis of readers

Et pitié réfléchissez bien!! pas la peine de nous proposer votre aide si 2 jours après vous disparaissez de la circulation!!

Beaucoup on fait ça! je ne mettrais pas leur nom, car c'est dégueulase ce qu'elles ont fait, mais elles se reconnaîtrons!

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Bonne lecture

Eni et Onarluca

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Chapitre 9 Cette étincelle brillante de trahison

La main d'Harry se tendit, se saisit du Vif d'or comme s'il essayait de l'engouffrer, et Flint beugla deux fois, signalant la fin de l'entraînement de Quidditch.

Harry prit un virage et piqua vers le sol. Il se souvint qu'il fallait remonter au dernier moment. Une partie de lui aurait voulu continuer pour voir jusqu'à quand il pourrait raser le sol avant que la gravité et la vitesse ne le rattrapent. L'air filait dans ses poumons de la même manière que son sang coulait dans ses veines. Le balai que les Malfoy lui avaient offert était super. Harry n'avait jamais su qu'utiliser un autre type de balai faisait une telle différence dans la façon de voler, en ajoutant à cela l'extrême légèreté du balai lorsqu'il prenait ses virages et la vitesse atteinte lors des actions… c'était parfait.

Harry atterrit en faisant un magnifique looping et descendit de son balai et quand il se retourna, il vit l'équipe de Quidditch le fixer. Le temps semblait s'être figé pendant un moment. Ils n'avaient pas été très cool avec lui, particulièrement Flint, quand Harry avait dû admettre, au premier entraînement une semaine auparavant, qu'il avait maintenant un Nimbus 2001 et qu'il n'en avait parlé à personne. Ils avaient dû surmonter ça bien assez tôt, mais aux vues de leurs expressions actuelles, Harry se demandait s'ils s'en souvenaient.

Puis Flint leur adressa un large sourire, une expression qui lui donnait l'air d'un bulldog et il dit :

- Samedi prochain, nous allons écraser les Gryffondors !

Son regard survola toute l'équipe.

- Nous avons les batteurs les plus dangereux, les poursuiveurs les plus rapides - bien sûr - le gardien le plus mesquin, et le meilleur attrapeur !

Ses yeux se posèrent sur Harry.

- N'est-ce pas Potter ?

Harry lui rendit calmement son regard nullement intimidé. Il n'avait pas encore mis au point sa prochaine défaite contre Connor, mais il savait qu'il le ferait. Connor volait magnifiquement. Harry savait qu'il n'aurait pas à se fouler pour aider Connor à le battre en bonne et due forme, seulement sur la technique pure.

Flint se pencha vers lui et dit :

- Il est maintenant évident que d'une façon ou d'une autre, tu te retenais l'année dernière. Je sais que tu ne l'as pas fait dans les autres matchs, Potter, mais cette fois, tu ne le feras dans aucun match, sinon… Les Serpentards jouent pour gagner ! Finit-il dangereusement.

Harry pensa que le mieux était de céder pour le moment. Il hocha sa tête comme si Flint avait réussi à le convaincre et murmura :

- Bien sûr…

Flint se détourna satisfait et dirigea vers les douches. Il dit quelque chose à Adrian Pucey qui le fit rire lourdement, et le reste de l'équipe ferma la marche, laissant Harry faire ce qu'il voulait. Cela lui convint parfaitement. Il avait vu le visage timide dissimulé au bord du terrain pendant l'entraînement, et Harry voulait une chance de parler avec lui.

- Harry, fit la voix attendue.

- Connor, dit Harry en se retournant et souriant à son frère. Venu espionner notre entraînement ?

Il sourit très largement pour montrer que c'était une blague. Connor sursauta, une fois, mais ne laissa pas le ton taquin le distraire. Il regarda le balai qu'il avait dans sa main.

- Quand allais-tu me dire que tu avais un nimbus 2001 ?

Harry poussa un soupir.

- Le jour du match Gryffondor-Serpentard…

- Pourquoi ?

Connor leva sa tête et rencontra les yeux d'Harry.

- Je pensais que tu n'allais plus mentir !

- Cela aurait causé beaucoup de disputes pendant les vacances, dit Harry. Et il s'était déjà passé des choses. Nous ne savons toujours pas qui a envoyé cet elfe de maison, n'est-ce pas ? Et je suis au courant de certaines choses, rajouta-t-il. Tu aurais dû me dire si tu sentais que tu ne pouvais pas dormir, Connor. J'aurais pu t'aider !

Connor le fixa pendant un long moment.

- De quoi tu parles ?

- Ron me l'a dit, l'informa Harry. Il devait être concerné puisqu'il m'a volontiers parlé sans toi dans les parages !

- Il t'aime bien… commença Connor sur la défensive.

- Non, dit Harry. Je sais que non ! Mais écoute-moi… Il m'a dit que tu faisais des cauchemars sur les attaques de Voldemort l'année dernière, et que tu prenais des potions de sommeil sans rêves pour les repousser.

Il secoua sa tête.

- Au moins maintenant, je sais pourquoi tous ces hiboux venaient avec des paquets pour toi l'été dernier. Je pensais qu'il y avait des bonbons à l'intérieur.

Connor baissa les yeux.

- Je ne voulais pas te déranger, murmura-t-il. Puis les potions étaient efficaces. J'ai dormi sans cauchemars la majeure partie des nuits…

Il releva brusquement sa tête et fixa Harry.

- Et toi alors ? Pourquoi t'es-tu si souvent réveillé dans la nuit et pour faire quoi dehors ?

- Je jouais avec Sylarana, dit Harry. C'était quand je croyais que tu ne pouvais pas te lever et comprendre que j'étais un fourchelangue.

Sylarana remua paresseusement sur son épaule. "Il ne peut pas le supporter, dit-elle. Il ne m'a jamais regardée !" "Tu es sous ma robe, nota Harry." "Ce n'est pas une excuse !" Harry lança un coup d'œil à Connor et surprit une expression dégoûtée sur le visage de son frère. Il secoua sa tête.

- Est-elle réellement différente des créatures magiques que tu vas voir avec Hagrid ? Demanda-t-il à Connor.

- Oui, répondit Connor froissé en croisant ses bras. Ce ne sont pas des serpents.

Harry roula des yeux.

- Je pense que nous devrions voir ce que Hagrid pourrait faire avec elle. Je sais que tu lui rends visite les samedis. Es-tu déjà allé là-bas ? Sinon puis-je venir avec toi ? Je pense qu'il est temps que je le rencontre vraiment, ne serait-ce que pour le remercier de m'avoir ramené à l'école l'année dernière.

Connor inclina sa tête vers lui, déconcerté.

- Je ne suis pas resté longtemps… la soirée pour la fête d'Halloween… mais je lui ai dit que je lui rendrais visite. Et… bien, il aimerait probablement jeter un vrai regard sur cette… chose, dit-il en jetant un coup d'œil au bras où Sylarana n'était pas enroulée, une expression dégoûtée déformant sa bouche.

"Aimerait-il regarder un vrai Locusta Bite vivant ?" demanda Sylarana. "Ca peut se faire !" Harry donna un léger baiser sur sa propre épaule pour la faire taire et inclina sa tête.

- Laisse-moi aller me changer, et puis…

- Harry !

Harry se retourna surpris. Il n'avait pas vu que Draco avait regardé l'entraînement de Quidditch et maintenant le blond courrait à travers le terrain vers eux aussi essoufflé que s'il venait de voler. Il s'arrêta à côté d'Harry et adressa à Connor un regard glacial comme s'il demandait qu'es-tu en train de faire ici ?

Connor pinça ses lèvres.

- Malfoy ! Dit-il.

- Draco, dit Harry. Je ne serai pas long. Je te verrai à la fête.

- Mais quel accueil ! Fit Draco d'une voix traînante, ses yeux plissés et tournés vers Connor. C'est samedi après-midi et je n'ai même pas vu mon meilleur ami de la journée !

Il jeta un rapide coup d'œil à Harry.

- Je ne veux pas te parler juste à la fête, Harry. J'aimerais plutôt jouer à la bataille explosive avec toi cet après-midi. Et parler de tes leçons privées avec le professeur Snape, ajouta-t-il comme un avertissement.

Ce fut ce que Harry supposa, Draco ne le laisserait pas se décommander plus longtemps.

Harry n'avait pas encore expliqué qu'il avait été possédé et que c'était pour cela que les leçons d'Occlumencie étaient nécessaires. Il ne le voulait pas non plus. Le père de Draco avait été un Mangemort. Il était possible qu'il obéissait toujours aux ordres de Voldemort, peut-être même que c'était le Lord Noir qui les avait envoyés et son être en possession du journal semblait le prouver. Harry ne demanderait pas à Draco de choisir entre lui et sa famille. Il ne voulait pas mettre fin à ce qu'il se passait, bien sûr, si Draco insistait pour rester ami avec lui… mais quand la guerre serait déclarée, Harry se battrait au côté de Connor, et Draco choisirait les Malfoy en son âme et conscience. Non, ça ne se passerait pas ainsi, quand Draco ressentirait l'horreur des actes de son père, il se détournerait de lui, de sa famille et de ses amis…

Harry n'était pas sûr de comment il détournerait les questions de Draco face à ça, mais heureusement, il n'avait pas à le faire maintenant…

- Je vais prendre une douche puis je rendrai visite à Hagrid avec Connor, Draco, dit-il. Je l'ai promis ! Je dois remercier Hagrid pour ce qu'il a fait pour moi, après la rencontre avec Voldemort l'année dernière.

Il remarqua avec amusement que Draco tressaillait encore à l'entente du nom maudit.

- On se verra à la fête !

- Non, fit Draco.

- C'est ça, écoute ce que mon frère te dit, va te boucler dans ta chambre et boudes-y toute la nuit ! Se moqua Connor.

Draco ne lui sourit pas dédaigneusement mais lui adressa un regard si froid et perçant que le sourire de Connor se fâna et Harry sentit comme un serpent qui s'enroulait d'une façon déconcertante dans son ventre. "Un autre serpent ?" demanda Sylarana à demi-repliée sur son épaule. "Où ? Tu es mon humain. N'oublie pas !" "C'était un métaphore" expliqua Harry en regardant Draco.

- Peux-tu expliquer ce que ce regard signifie ?

- Je viens avec cous rendre visite à Hagrid, annonça Draco hautainement.

- Je… mais tu ne peux pas… dit Connor.

Il était vraiment en train de cracher ce qu'il disait et Harry tressaillit. Il était content qu'aucun allié potentiel ne voie ce regard si mauvais provenant de son frère.

- Hagrid ne t'aime pas !

- Il ne m'a jamais rencontré ! Dit Draco avec tout son air aristocrate glacial.

- Tu es un Malfoy, dit Connor. Tu es impossible à aimer !

- L'influence de mon père au Ministère prouve le contraire.

Les lèvres de Draco s'ourlèrent pour former un sourire suffisant.

- Ainsi que l'amitié qui me lie à Harry !

Il bougea jusqu'à ce que son épaule touche celle du brun. Connor rencontra les yeux de son frère et soutint le regard. Harry soupira.

- Deux minutes…

Connor acquiesça.

- Tu as besoin d'une douche, répondit-il en continuant de fixer Draco. Je t'attendrai à la bordure du terrain.

Il fit demi-tour et partit la tête tremblante.

- Ne commence pas Harry, dit Draco avant que ce dernier n'essaye de le persuader de ne pas venir. Tu as passé les trois premières semaines du trimestre à m'ignorer, et maintenant, tu veux passer plus de temps avec ton frère que moi ! Je te dis NON !

Son visage était boudeur mais obstiné. Harry laissa sortir un petit sifflement.

- Si tu insistes…

- Oui !

Harry leva les yeux au ciel.

- Attends ici alors ! Dit-il en allant prendre une douche.

§§§§§§

- Elle est très belle, Harry ! Dit Hagrid appréciateur en caressant les écailles de Sylarana.

Il était sur le point de prendre et câliner le Locusta, à la grande surprise d'Harry. Il semblait que Hagrid appréciait réellement les créatures magiques, peu importe le danger, peu importe leur imprévisibilité. Le demi-géant le regarda avec un sourire radieux.

- Que dit-elle à pro'p de moi ?

"Qu'il n'a pas intérêt à arrêter ce qu'il fait !" Dit Sylarana malicieuse alors qu'Hagrid la caressait derrière la tête.

- Elle aime vraiment se faire peloter ! Fit Harry.

Une sensation d'irréalité prit le dessus en lui. Il n'avait jamais touché Sylarana autant que Hagrid le faisait, et voir sa Locusta s'enrouler autour de la main de quelqu'un d'autre avec une sorte d'enthousiasme, et sans avoir l'intention de mordre, rendait les choses étranges.

Le plus étrange était le fait que Connor et Draco avait été dans la maison d'Hagrid pendant une demi-heure, sirotant du thé et croquant des biscuits seulement moins durs que la pierre, sans en venir aux mains. Ils en avaient été proches pendant quelques temps, quand Draco avait fait une remarque sur les coutumes de sorciers au sang-pur et son manque absolument honteux chez les Gryffondors, ou quand Connor avait murmuré quelque chose à propos de Narcissa Malfoy qui avait l'air d'avoir besoin d'être nettoyée intérieurement et d'être libérée de la souillure de la Magie Noire. Mais rien de plus ne s'était passé…

Bien, pensa Harry fermement. Ça s'est bien passé.

- Hagrid, dit-il un fois encore. J'aimerais vous remercier pour m'avoir ramené à Poudlard l'année dernière…

Hagrid fit un signe de sa main en rougissant, ne laissant pas, encore une fois, Harry faire correctement ses remerciements. L'autre main était toujours occupée avec Sylarana, qui poussait maintenant une sorte de long sifflement que Harry avait seulement entendu quand il lui avait offert de la laisser mordre quelque chose.

- 'soit pas idiot, Harry. T'es le frère de Connor ! Et t'étais malade !

Il se pencha abruptement et scruta attentivement Harry.

- Qu'est-s'est passé ? Je n'ai jamais pu te le demander !

Harry toussa légèrement. Connor avait dit à Hagrid à propos de Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Être-Prononcé, mais pas qu'il avait subi le Doloris à la destruction de la baguette de Quirell. Harry n'était pas sûr qu'il aurait été capable d'entendre l'exact sortilège maudit sous la cage d'invocation de Voldemort. Et Harry ne l'avait dit à personne non plus. C'était assez suffisant que Snape le sache, et qu'il avait utilisé la faiblesse qu'avait inspiré le sortilège cette nuit pour donner à Harry du Véritaserum…

Il se mit en colère à se souvenir mais rejeta ce sentiment dans la boîte facilement. Cette boîte avait été utile les semaines précédentes, lui permettant de laisser tomber les leçons d'Occlumencie et le temps passé à grogner contre son frère ou Ron.

Il y avait une autre raison pour laquelle il n'avait rien dit à personne, il pensait… il captura le regard de Draco du coin de l'œil. Draco ferait des histoires, s'il savait. Peut-être que Connor en ferait aussi, bien que ce serait plus réaliste s'il se passait quelque chose comme ça ; c'est fait et c'est du passé, dirait-il. Draco n'avait jamais semblé comprendre ce rôle.

- Un sortilège de la baguette de Vous-Savez-Qui, dit-il en évitant de prononcer le nom de Voldemort pour respecter la sensibilité d'Hagrid. Je ne suis pas sûr de ce que c'était…

- Bien sûr que tu ne l'es pas, dit Draco à côté de lui.

Harry lui jeta un regard noir. Draco n'avait jamais ni cligné, ni détourné les yeux, aussi, Harry regarda ailleurs. Draco s'inquiéterait de lui plus tardivement. Il voulait tout le temps passer du temps avec lui, et Harry ne croirait pas très longtemps que c'était exclusivement pour le garder loin de Connor. De toute façon, le problème n'était pas là.

Cela ne pouvait pas être une vraie amitié, pensa Harry, même si Draco pensait que si, parce que ça signifiait que Draco serait troublé de le quitter quand le temps viendrait de rejoindre sa famille. Il comprenait le comportement des Serpentards, enfin, pas tous bien sûr, mais Draco était le pire d'entre eux.

- Euh… bien, fit Hagrid avec un signe. C'serait bien que t'partes maint'nant Harry. Et toi aussi, Connor, ajouta-t-il avec un signe de la tête.

Il regarda par terre, et un merveilleux sourire apparut sur son visage.

- Aimerais-tu quelques œufs, magnifique Locusta ? Demanda-t-il.

"Dis-lui que la magnifique Locusta voudrait en effet quelques œufs" intima Sylarana à Harry, se tournant de façon à ce que les rayons de soleil traversant les fenêtres d'Hagrid illuminent ses écailles. "Dis-le lui mot pour mot" Harry secoua sa tête et répéta mot pour mot, déterminé à ne pas regarder Connor et Draco encore une fois. Au moins l'après-midi était une réussite pour deux d'entre eux, pensa-t-il.

§§§§§§

Harry se dépêcha de rentrer à Poudlard. Connor et Draco avaient recommencé à se chamailler au retour de la visite chez Hagrid, et cela devenait progressivement de plus en plus contrariant. Le fait qu'ils se disputaient à son sujet ne fit qu'augmenter sa contrariété. Il ne comprenait pas pourquoi. Il avait été très clair quand ils avaient été - ensemble - Connor en premier, Draco en second ; Connor son frère, Draco son ami ; Connor sa famille, Draco son camarade de maison. Harry avait été franc et plus d'une fois. Draco avait semblé l'accepter quand ils s'étaient réconciliés après leur dispute en Septembre.

Et maintenant, ça…

- Mais il aurait réellement dû être à Gryffondor, dit Connor. Tout le monde sait ça !

- Quelqu'un a oublié de le dire au Choixpeau, répliqua Draco moqueusement, et à Dumbledore… et au professeur Snape… et à moi… et…

- Qu'importe, Malfoy ! Répliqua Connor.

Harry n'avait pas besoin de se retourner pour savoir que Connor aurait voulu brandir sa baguette, comme il le faisait à chaque fois qu'il voulait se débarrasser de ce qu'il pensait être une stupide dispute.

- J'ai vu le balai que tes parents ont acheté à Harry aujourd'hui. Tu ne penses vraiment pas que cela fera une différence pour le match de la semaine prochaine, n'est-ce pas ?

- Bien sûr que ça fera une différence, dit Draco. Mais ce n'est pas pour ça qu'ils l'ont acheté, espèce d'imbécile de sang-mêlé. Ils ont acheté ce balai pour Harry parce qu'il est mon ami, et parce que c'était aussi son anniversaire et pas seulement le tien !

- Je me demande encore pour combien de temps, rétorqua Connor à voix basse.

Harry s'arrêta devant les portes de Poudlard et se tourna vers eux, irrité. Connor avait son visage près de celui de Draco. Quand il vit ça, Harry soupira.

- Tu sais très bien qu'il arrêterait d'être ton ami si je le lui demandais.

Les yeux de Draco s'agrandirent, et pendant un moment, il semblait ne pas savoir quoi faire, ni dire. Puis il brandit sa baguette.

Harry gronda et courut vers eux, ignorant les plaintes de Sylarana alors qu'elle était bousculée. Connor avait sa baguette aussi, mais heureusement, Harry s'était précipité entre eux avant qu'ils n'aient pu invoquer un sortilège. Il mit son dos face à ses jumeaux. Il avait autant confiance en Connor qu'en Draco concernant le fait qu'ils ne feraient pas quelque chose de sournois derrière lui.

- Votre comportement est digne des premières années, dit-il sa colère les choquant presque.

Il pensait mettre sa colère dans la boîte mais réflexion faite, il ne pourrait pas. Il devait la laisser sortir. Si rien d'autre ne les aidait à comprendre ces concepts simples, ça voulait dire qu'ils refusaient de savoir.

- Ou des bébés se disputant pour un jouet !

Il jeta un coup d'œil rapide à Connor qui rougissait. Il savait que son frère détestait particulièrement être appelé plus jeune qu'il était, c'était l'une des raisons pour laquelle il avait fait cette comparaison. Harry regarda Draco dont le visage était rouge de fureur non contenue et sa baguette était toujours levée.

- J'ai toujours dit que j'étais ton ami, continua Harry. J'ai expliqué ce que ça signifiait. Et j'ai également dit que Connor était mon frère et tout ce que ça impliquait. Quelle partie de ça vous ne comprenez pas, putain ?

Sa rage le laissa sans souffle et sans voix. Il secoua sa tête. Il devait se calmer, ou il dirait quelque chose qu'il regretterait, et pas simplement quelque chose de malheureux.

Il rangea sa colère dans la boîte, et hocha la tête d'un air entendu. Il regarda Connor dont les joues étaient plus rouges. Ce dernier ouvrit la bouche pour parler mais Harry secoua à nouveau la tête.

- Je ne veux pas t'entendre, lui dit-il. Je suis ton frère, Connor, et ça ne changera jamais, tu le sais, alors cesses de jouer les idiots !

Il jeta un coup d'œil à Draco.

- Et Draco, je suis ton ami. Nous en avons déjà parlé avant. Tu connais les limites et les conditions de notre amitié ! T'ai-je déjà menti à propos de ça ? Ajouta-t-il doucement.

- Non, soupira-t-il. Mais Harry…

Harry fit un léger pas en avant. Connor se tiendrait bien, donc cela ne lui coûterait rien s'il écoutait Draco en premier.

- Oui ? Demanda-t-il.

Il ne sut jamais ce qu'aurait voulu dire Draco - du moins pas maintenant - parce que quelqu'un sortant de l'école poussa des cris perçants venant du plus profond de ses poumons.

- Malfoy !

Harry se retourna. C'était Ron et il avait sa baguette levée et pointée sur Draco. Avec un grognement, il se retourna complètement pour se retrouver entre Draco et ce bon à rien enragé, ami de Connor, déjà lancé.

- Un problème Weasel ?

Harry grimaça au ton de Draco. Ça n'avait rien à voir avec l'hostilité qu'il portait à Connor, non… c'était la haine des Sang-purs… quelque soit la querelle qui persistait entre les Malfoy et les Weasley - et aucun des livres d'histoire qu'avait lu Harry expliquaient l'origine de cette querelle - les deux familles l'alimentait et l'encourageait.

Harry examina le visage rouge de Ron, déformé par la colère, et il pensa que ce dernier connaissait le problème.

- Tu veux savoir quel est le problème, Malfoy ? Beugla Ron, s'arrêtant, à quelques pas d'Harry. Tu veux savoir quel est le problème ?

Sa respiration était laborieuse, et sa main serrait si fortement sa baguette que les jointures devinrent blanches. Harry craint que Ron ne l'utilise.

- Ton père a fait virer le mien ! Cria finalement Ron. C'est ça le putain de problème !

- Ron !

Harry tourna sa tête pour voir Hermione se dépêcher de se diriger vers eux. Il ne pensait pas qu'elle serait capable d'intervenir cette fois. Il espéra seulement qu'ils n'en viendraient pas aux sortilèges.

- Ron, commença-t-il d'une voix qu'il voulait apaisante. Si tu y penses bien, c'est la faute de Lucius, il doit…

Mais Ron n'écoutait pas.

- Tarantallegra ! Cria-t-il en ciblant Draco.

Harry éleva sa main.

- Haurio ! Dit-il, sans avoir le temps de prendre une autre décision.

Il n'avait pas utilisé le Protego ; parce que le sortilège aurait été dévié directement sur Ron, et il n'y avait pas de professeurs autour pour protéger les étudiants des effets des sortilèges invoqués.

Un bouclier vert sombre se forma dans la paume de sa main et s'étala rapidement autour d'eux. La lumière du sortilège de Ron le frappa et s'annula. Harry laissa s'échapper un soupir. Haurio fonctionnait comme il l'avait décidé, il absorba le sort au lieu de le renvoyer sur la personne.

Ron ne lui donna pas le temps de se féliciter.

- Petrificus Totalus ! Essaya-t-il cette fois.

Le sort pétrifiant le corps se révéla alimenter le bouclier d'Harry. Ron relâcha son souffle.

- Abaisse ton bouclier, Harry ! Cria-t-il. Laisse-le moi !

- Non ! Dit Harry, et puis il sentit un léger mouvement derrière lui. Draco, si tu lui lances un sort, j'abaisserai le bouclier… et je te jetterai un sort ! Ajouta-t-il.

Draco arrêta de bouger. Harry jeta un rapide coup d'œil derrière lui pour voir que Draco lui souriant curieusement.

- Mon héros ! Fit le blond.

Harry leva les yeux au ciel et se tourna vers Ron. Ce dernier visait sa baguette, mais Harry vit quelque chose qu'il n'avait pas vu et se détendit.

- Expelliarmus !

La baguette de Ron s'envola dans les airs pour retomber dans la main d'Hermione. Ron se retourna.

- Hermione ! Cria-t-il.

Sa rage changea apparemment de cible.

- Tu étais supposée…

- Calme-toi, Ron ! Dit Hermione.

Elle avança derrière lui, haletante. Harry l'imagina prendre en chasse Ron sur tout le parcours qu'avait fait Ron depuis la Tour des Gryffondors et frissonna.

- Tout se passera bien, ajouta-t-elle doucement en frottant le dos de Ron. Nous pouvons aller parler au professeur Dumbledore. Je suis sûr qu'il…

- Harry !

Harry tourna abruptement sa tête vers la source de l'appel. Connor n'avait rien dit durant la bataille, et Harry avait pensé qu'il avait été content de laisser Ron et Draco se battre… ou pas… ce qui pouvait être le cas. Maintenant, il avançait. Son visage était résolu, et le brun frissonna de l'expression qui était peinte sur les traits de son visage. Il supposa que c'était une expression qu'il voulait que son jumeau porte : la conscience du pouvoir, posé et le testant. Il mesurait l'intensité de son autorité, autorité qui l'autorisait à ordonner à n'importe quelle personne tout ça parce qu'il était Celui-qui-avait-Survécu. Il devait s'habituer à prendre les commandes s'il devait sauver et mener le monde sorcier.

Harry souhaita ardemment que Connor ne décidât pas à prendre les commandes maintenant.

- Harry, dit Connor. "Ôte-toi de son chemin et laisse Ron l'avoir… ce que le père de Malfoy a fait à celui de Ron était horrible. Tu aurais du voir ça !

Harry ferma ses yeux. Il sentit la main de Draco toucher son épaule. Où sont les préfets quand on a besoin d'eux ? Pensa Harry. Où sont les professeurs ?

Probablement en train de mettre en place la fête d'Halloween, bien sûr. Harry savait que cette réponse ne lui plaisait pas du tout.

- Je l'ai vu, soupira-t-il. Mais, Connor, je ne peux pas. Ron voudrait le blesser et Draco voudrait blesser Ron, donc ils voudraient se blesser et je ne veux que personne ne le soit !

Il n'osa pas ouvrir les yeux et croiser une fois encore le regard de son frère.

- Harry, regarde-moi !

Merde.

Harry arriva à relever la tête et à ouvrir les yeux. La main de Draco lui enserrait fortement l'épaule, et Sylarana était silencieuse. Puis elle dit télépathiquement à Harry. Je vais le tuer. Sa voix était calme et résolue.

Non ! Dit Harry, mais il ne pouvait pas penser plus. Le regard de Connor l'interpella. Amour et loyauté, certes, mais il y avait également du calcul, comme si Connor voyait Harry pour la première fois.

- Harry, fit Connor doucement. Si tu penses réellement que tu aurais dû être à Gryffondor, ôte-toi de son chemin. C'est la vengeance de Gryffondor. Tu dois comprendre ça. Et Draco a, le premier, dégainé sa baguette.

- Connor, nous ne sommes pas supposés utiliser la magie entre nous en dehors des cours ! Intervint Hermione.

Connor leva une main.

- Bien, Harry ? Demanda-t-il de façon calme et implacable. Qu'en penses-tu ? Est-ce que tu aurais dû être à Gryffondor ?

Harry respirait rapidement, ses pensées étaient sur le point d'être à nouveau rattrapées par le maelstrom. Si Connor disait quelque chose à son propos, c'était vrai. Il le savait. Il était habitué à se rassurer ces deux années, quand Connor lui avait dit qu'il n'était pas assez mauvais pour être placé à Serpentard ou pour parler le fourchelangue. Il se raccrocha à ça.

Si Connor disait qu'il devait s'ôter du chemin ou que cela prouverait qu'il n'avait pas sa place à Gryffondor…

Et si Connor disait que être un Gryffondor, réparti dans la mauvaise maison simplement par erreur, signifiait qu'il était encore bon…

Harry voulait courir, crier et vomir. Bien sûr cela la première solution leur laisserait le champ libre, la deuxième impliquerait qu'il se courbe et la dernière, il n'était pas sûr qu'il puisse s'arrêter s'il commençait à crier maintenant.

Mais il resta là. Ce n'était pas réellement son choix.

Il regarda un temps Connor acquiescer une fois. Ses yeux étaient brillants de trahison qu'il destinait à Harry.

- Le Choixpeau Magique n'avait pas tort, finalement… je vois… dit-il.

Il se retourna et marcha vers Ron, l'escortant vers Poudlard. Il ne se retourna pas, pas même lorsqu'Harry cria son nom d'une voix étranglée qui ne semblait pas lui appartenir.

Hermione ne bougea pas pendant un petit moment, regardant Harry mordre ses lèvres. Harry pensait qu'elle était en train d'essayer de décider ce qu'elle devait faire, ne pas sympathiser avec Draco et Harry ou ne pas trahir Connor.

Finalement, elle secoua sa tête, soupirant faiblement.

- Il ne pensait pas ce qu'il disait…

Et elle courut vers Poudlard après Ron et Connor.

Harry ferma ses yeux et resta debout, son corps tendu était comme s'il absorbait un souffle. Il tenta d'analyser ce qu'il s'était passé avec rétrospective. Il devait essayer de se dire que ce n'était pas parce qu'il s'était disputé avec Connor qu'il lui désobéissait ou qu'il allait se battre contre lui dans la guerre. Il était nécessaire que dès fois il soit en désaccord avec lui, dans le passé, quand Connor avait tort, comme l'année dernière quand il avait insulté Hermione à Halloween, ou quand il avait insulté Draco dans le Poudlard Express.

Il avait déjà vu ces yeux noisette se remplir de honte…

Mais jamais de trahison.

Il avait déjà fait des choses que Connor n'avait pas voulu qu'il fasse quand Connor avait tort.

Mais avant, Connor avait toujours compris qu'il était dans le faux.

Harry baissa la tête et respira doucement. Il sursauta quand une paire de bras s'enroula autour de lui, le serrant torridement. Finalement, il leva le sort d'Haurio et se tourna vers Draco.

- Mon héros, dit Draco. Je le pense sincèrement. Merci.

Harry hocha la tête. Il ne pensait pas qu'il allait réussir à parler. Heureusement, Draco semblait comprendre cela.

- Te sens-tu assez bien pour rejoindre la fête ? Soupira-t-il.

Harry secoua sa tête. Draco soupira à nouveau.

- Okay, alors je vais t'escorter jusqu'aux donjons, dit-il. Et nous parlerons après que tu te sois reposé.

Harry se tourna aveuglément vers la salle commune des Serpentards le bras de Draco autour de ses épaules. Il voulait dormir, pensa Harry. Il attendait que Sylarana fasse un commentaire. "Je veux qu'il meure", dit Sylarana. "Tu ne peux pas, répondit Harry las. Cela ne ferait que me blesser plus." "Je sais" fit Sylarana. Je n'ai pas promis que j'allais le tuer, mais j'ai promis que je le souhaiterai !"

Harry pensa à la questionner sur ce point, mais à la fin, il laissa passer. Ils traversèrent la Salle Commune des Serpentards et montèrent dans leur dortoir, ne tirant rien d'autre que quelques regards curieux. Draco coucha Harry sur son lit et resta avec lui pour un moment.

- Je vais à la fête, soupira-t-il. Je dirais aux autres ce qu'il s'est passé.

Harry ouvrit les yeux et le regarda aussi longtemps que le permettait les faibles lumières émanant des lits dont les rideaux étaient déjà tirés.

- Ne jettes pas de sort à Ron !

Draco hocha seulement la tête avec ses yeux solennellement ancré dans les siens.

- Je ne le ferai pas, Harry !

Sa main se dirigea vers l'épaule d'Harry et finit sa course dans une rapide caresse dans ses cheveux. Puis il tira gentiment les rideaux et sortit des dortoirs.

Harry respirait doucement, couché dans son lit. Sylarana ondula contre lui et s'enroula sur sa poitrine.

"Peux-tu pleurer ?" Demanda-t-elle. "Je pense que tu te sentirais mieux si tu le faisais !"

- Je n'en suis pas capable, murmura-t-il.

§§§§§§

Harry tourna et retourna et se réveilla. Il ne savait pas quelle heure il était, il était seulement capable de juger des crampes et courbatures que son corps avait. Il dormirait sans bouger pendant un long moment. Sur sa poitrine, Sylarana se leva.

"Je ne te savais pas capable de faire ça !" Dit-elle.

- Faire quoi ? Demanda Harry alors qu'il s'étirait…

Il devait admettre qu'il se sentait plus frais, plus que d'habitude après qu'il ait enfermé ses sentiments dans la boîte. Il était bien mais sa puissance ne s'en était pas totalement remise.

"De me faire dormir ainsi !" Fit-elle en arquant son cou voluptueusement. "J'admets que j'en avais besoin, mais je suis une de celles qui influence tes pensées et pas le contraire !"

Harry s'étira son cou paresseusement.

- Tu veux voir ce qu'il reste de la fête ? Ou nous pouvons aller aux cuisines et prendre à manger… les elfes de maisons en seraient ravis !

Sylarana lui fit comprendre qu'elle préférait les cuisines.

- Allons-y ! Dit-elle.

Elle se glissa sous son pull, et Harry se leva en lissant ses cheveux autant que possible. Il se demanda si faire dormir Sylarana était l'une des raisons de son si bon sommeil. Il avait réellement besoin de restaurer ses forces.

Son esprit dériva vers la bataille qui excitait la salle commune des Serpentards mais il se força à continuer sa route. Oui, il avait fait quelque chose que Connor considérait comme étant mauvais, et il devait trouver son frère et s'excuser. Mais ça ne voulait pas dire qu'il avait choisi ses allégeances et qu'il les avait posées dans la pierre. Il se battrait avec son frère si nécessaire, pour lui faire comprendre. Il signalait également au passage que Ron perdrait les points de Gryffondor et aurait une retenue s'il réussissait à ensorceler Draco. Il dirait…

Il eut un coup de froid et regarda autour de lui. Il y avait une étrange… sensation dans l'air. C'était le seul mot que trouvait Harry pour qualifiait l'air. Il y avait comme un mélange de Magie noire et une puissante odeur de terre.

"Je le sens" siffla la Locusta, et encore une fois, il n'y avait pas d'humour dans sa voix. "Ca vient des escaliers"

Harry cria. Il venait d'atteindre le deuxième étage quand Sylarana sortit de sous sa manche, tournant comme un compas.

"A gauche"

Harry tourna au coin. Puis il s'arrêta, luttant pour ne pas crier.

Il se tenait devant les toilettes de filles, juste au devant une énorme flaque d'eau. Au-dessus de lui, gravé dans la pierre, les lettres de couleur du sang déclarait : La chambre des Secrets a été ouverte. Ennemis de l'héritier, prenez garde !

Près de la flaque, juste sous les écritures, se tenait le corps de Luna Lockwood.

À suivre