Traduction de la fiction d'AddriannaDestiny.– Merci à Béné et Lana Saphira Swan pour leur aide.

Merci également à linea (pour Hayley, le meilleur reste à venir…).


Silas posa l'arme sur la table.

- Je crois que tu devrais commencer à parler, Caroline.

Elle expira profondément en faisant ressortir la dernière balle de sa jambe.

- Je m'y connais en armes : il te reste une balle et je n'ai pas beaucoup de temps à vivre donc on devrait faire ça rapidement. Ne rate pas le cœur, cette fois, et on pourra tous continuer notre route, fit-elle en laissant tomber la balle au sol.

Silas s'éloigna de la table en désignant son téléphone.

- Je suis surpris que l'hybride n'ait pas fait irruption dans cette maison pour sauver sa reine.

Les yeux de Caroline passèrent rapidement de la tristesse à l'acceptation que cette fois il n'allait pas venir.

Silas s'accroupit devant elle et lui prit le menton, lui faisant reposer sa tête contre le mur : sa peau était froide et horrible, désormais, et sa respiration devenait si difficile que ça le blessait même lui juste en écoutant ses profondes inspirations.

- Tu crois qu'il ne vient pas parce qu'il est occupé avec sa famille, désormais, sa nouvelle famille…

Silas faisait attention à ne pas sourire tandis qu'il lisait ses doutes et ses peurs : ils n'étaient pas là pour sa joie, ils étaient personnels, et tout comme celui de l'hybride, l'esprit de Caroline était puissant et plein d'assurance pour tout dans sa vie, excepté pour cette partie d'émotions cachées qu'elles laissaient bien gardées des autre. Tout comme le faisait Klaus.

- Je vous trouve, Klaus et toi, fascinants, d'une certaine manière. Vous seriez parfaits l'un pour l'autre, si semblables, et pourtant vous croyez tous les deux ne pas être assez bien pour l'autre… C'est presque pathétique.

Caroline perdit la force dans ses yeux qui avaient déjà perdu toute cette lumière qui lui était si propre.

- Arrête de lire mes pensées… murmura-t-elle.

- Il n'y a que nous deux ici, Caroline.

Il annonça sa perte en se levant et en allant chercher l'arme. Elle ferma les yeux une seconde. Des images de ceux qu'elle aimait lui vinrent à l'esprit et elle se décida pour Bonnie : elles allaient être ensemble désormais et elles feraient trembler l'autre côté. Cette pensée la fit sourire : elle allait revoir Bonnie.

- Dis-moi tout ce que tu sais sur le petit plan de Klaus pour mettre le bazar de l'autre côté, Caroline, ou je vais attendre que ta mère rentre à la maison et faire ressortir ma frustration sur elle.

Caroline serra les dents et lui fit face avec rien d'autre que de la haine.


- Et je gagne encore, lança Tyler en souriant d'un air suffisant.

Matt jeta la manette sur le côté et attrapa sa bière.

- Seulement parce que tu as tous ces sens affutés, maintenant, grommela-t-il.

- C'est une des rares choses sympas que j'ai de tout ça…fit Tyler avant de se pencher en avant avec sa bière en soupirant.

- Hey, mec… Tu as cet air lugubre, tu as besoin de parler ?

- Ta compagnie me suffit, Matt, répondit Tyler en secouant la tête.

- Je me sens quand même mal à l'aise de rester ici maintenant que tu es revenu…

- Je suis sûr que ta petite chambre sombre et misérable te manque.

- Non, mais ici ce n'est pas ma maison non plus, répliqua Matt en pointant sa bière vers Tyler.

- Tu peux toujours emménager avec Rebekah, je suis sûr qu'elle aimerait ça.

- Les choses avec elle sont… pas claires, dit Matt en se levant, contrarié.

- Tu rends vraiment le truc de Silas responsable de ta rupture avec elle ? Elle ne fait pas partie de mes personnes préférées mais quand même…

Matt regarda Tyler et se frotta la nuque, l'air coupable.

- C'est une fille incroyable mais pendant tout ce temps je n'arrêtais pas de penser à tout ce que sa famille nous a fait, et ça n'a fait qu'empirer quand on est rentrés ici.

Il sourit en repensant aux bons souvenirs qu'il avait de leur été ensemble.

- Mais elle est vraiment géniale, ajouta-t-il.

- Incroyable et géniale ? Ça semble beaucoup mieux que ce que j'ai, marmonna Tyler depuis le canapé.

- Ouais, mec… Qu'est-ce qu'il en est de ça ? Caroline est en ville et tu es ici à jouer à la Xbox avec moi… fit Matt en arquant les sourcils avant de faire une tête marrante.

- Elle a passé tout l'été à parler à l'homme qui m'a forcé à rester loin d'elle… qui a tué ma mère.

- J'ai tué le grand frère de Rebekah.

Tyler regarda Matt, qui se contenta d'hausser les épaules.

- C'est le bordel, mec, dit-il rapidement.

Matt rit.

- Tu veux savoir ce qui est vraiment le bordel ? Nous tous, on est passés de stresser à propos du grand jeu du week-end à combattre les vampires, mourir et revenir, pleurer notre famille et nos amis chaque semaine. Notre plus grand problème n'est plus de trouver un rencard pour après le jeu, c'est d'y survivre.

- Comment on en est tous arrivé là ? Parce que parfois j'oublie presque que Vicky n'est plus en vie et que Jérémy n'est pas juste un petit voyou aux ongles noirs tout le temps défoncé.

Le sourire de Tyler était triste, lourd de tout ce qui avait changé autour d'eux.

- Elle me manque… dit Matt en cédant à une tristesse qui était toujours renfermée.

Tyler se leva et acquiesça.

- Je connais ce sentiment.

- Je vais à la cuisine et je vais prendre deux bières et on va tuer quelques zombies supplémentaires pour se remettre de cette ambiance vraiment déprimante, se moqua Matt en se dirigeant vers la cuisine.

Tyler rit en se rasseyant sur le canapé et en installant un nouveau jeu. Il fronça les sourcils quand l'écran devint tout noir.

- Hey, Donovan ? Je crois que la télé vient de décider de ruiner tes plans, je crois qu'elle est cassée, dit-il en se tenant désormais devant la télé et en touchant quelques boutons.

Il essaya aussi de redémarrer mais rien ne fonctionnait.

- On peut toujours descendre au Grill, proposa Matt en revenant avec deux bières glacées, mais il se figea tandis que Tyler se redressait devant la télé en observant la même chose que lui.

Lentement, des lettres commencèrent à apparaître sur l'écran blanc, comme si quelqu'un écrivait dessus. Quand ça s'arrêta, un nom familier apparut.

Caroline

Tyler regarda lentement Matt : c'était définitivement hors du commun.


Nouvelle-Orléans

Hayley ne prit pas la peine de lever les yeux du magazine qu'elle n'utilisait que pour passer le temps. Elle ne le lisait même pas mais elle n'était pas d'humeur à affronter Elijah.

- Dure nuit, E ?

Elijah ouvrit son costume et enleva sa veste pour la laisser sur le petit canapé. Il regarda la jeune femme effrontément assise avec ses bottes sur le grand canapé blanc.

- Je t'ai demandé de t'adresser à moi par mon nom complet, Hayley.

Elle pouvait le sentir la brûler de ses yeux accusateurs et d'un ton de défi elle croisa les jambes en s'assurant que ses bottes salissent le tissu blanc.

- Arrête d'être aussi coincé, Elijah, c'est ennuyant, dit-elle en le regardant tout en tournant les pages de son magazine sans grande motivation.

- Eh bien, tu serais une experte en la matière, fit Katherine en pénétrant dans la maison, le sourire aux lèvres.

Hayley regarda l'autre femme d'un air suspicieux.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda-t-elle dès qu'un homme entra en portant une valise.

- J'ai demandé à Katerina d'emménager avec nous, expliqua Elijah en tendant la main vers Katherine, qui la prit avec un sourire désinvolte.

- Comment pourrais-je te résister ? fit-elle en s'approchant d'Elijah pour l'embrasser.

Hayley tira la langue, écœurée par le long baiser.

- Donc maintenant je dois partager une maison avec toi ?

Katherine fit courir ses doigts le long du menton d'Elijah.

- Ne t'inquiète pas, lune-lune, je doute qu'Elijah et moi ne passions beaucoup de temps hors de la chambre principale.

- Vous allez aussi partager une chambre ? demanda Hayley en essayant de ne pas paraître trop surprise.

Katherine rit doucement tandis qu'Elijah l'embrassait sur la joue et sortait pour montrer à l'homme où il pouvait mettre la valise.

- Tu ne comptais pas réchauffer ce lit, n'est-ce pas ? répliqua-t-elle en faisant face à Hayley quand elles furent seules.

- C'est assez évident que tu te sens menacée par moi, répondit Hayley en souriant. Mais je suis juste une simple fille qui n'a personne et Elijah est un gentleman tellement parfait.

Katherine joua avec ses talons hauts sur le sol en faisant de petits bruits tandis qu'elle faisait claquer ses talons contre le parquet. Elle montra lentement du doigt le ventre d'Hayley.

- Ta médiocrité se voit, si j'étais toi je garderais ces sales griffes loin de mon homme. J'ai peut-être perdu mes avantages de vampire mais j'ai été une garce certifiée pendant plus de 500 ans et je peux te démonter sans me défaire une seule boucle.

- Ça sera amusant, répondit Hayley en souriant sans montrer sa peur, et elle quitta la pièce.

Katherine souhaita presque que l'autre sache à quel point elle avait raison.


- Je… ne sais… pas… murmura Caroline, fatiguée.

Tout était douloureux et brûlant dans un incendie invisible recouvrant entièrement son corps.

- Pourquoi ferait-il ça ? Je croyais que Kol n'était pas si important à ses yeux.

Caroline leva les yeux pour regarder l'homme qui se tenait devant elle.

- Je ne sais pas…

Sa voix était à peine audible maintenant et elle respira profondément et bruyamment une nouvelle fois, ce qui lui prit le peu d'air qu'il lui restait.

- Tu es coincée sur répète, Caroline.

- Montre-moi ton vrai visage, lui demanda-t-elle lentement.

Silas baissa la tête.

- Est-ce que tu veux voir ta mère ? Bonnie ? Peut-être… Nik ?

Elle rassembla le peu de force qu'il lui restait.

- Ton vrai visage.

- C'est ça mon vrai visage, Caroline, mais si tu me dis ce que tu sais, je te ferai voir celui avec qui tu voudrais être pour ta dernière heure.

Elle secoua la tête difficilement mais y parvint quand même.

- Ton vrai visage, Silas.

Ses durs traits illisibles changèrent et s'adoucirent suffisamment pour qu'il s'accroupisse devant elle et caresse doucement les traits fantomatiques de la blonde.

- J'ai aimé une femme à une époque : il n'y a rien que je n'aurais pas fait pour elle…

- Quand Klaus viendra pour te couper la tête, raconte-lui à quel point tu es romantique, je suis sûre que ça créera un lien entre vous, dit-elle en souriant avant de perdre conscience.

Il retira sa main sans un sourire.

- Et maintenant tu ne fais qu'halluciner.

Il se redressa en prenant son téléphone. Il était temps d'appeler Liz et de nettoyer ce bazar : faire savoir à Klaus qu'il venait de tuer Caroline n'était pas exactement dans sa liste de priorités, il comptait sur l'hybride pour faire son apparition mais la colère était aussi bien que tout ce qu'ils essayaient désespérément de lui cacher. Avant que Liz n'ait pris l'appel, il y eut un coup à la porte et il interrompit la connexion, inquiet. Il sourit à Rebekah qui l'accueillit avec sa propre méfiance.

- Stefan ? Ou… commença-t-elle en caressant le petit Maltais dans ses bras.

- C'est Stefan. J'ai entendu dire que Silas vous avait blessées, Caroline et toi, donc je suis venu lui en parler, répondit-il en maintenant suffisamment la porte pour lui bloquer la vue.

- Je suis venue rapporter Klausy. Si elle continue à me le laisser, je vais le garder, fit-elle en présentant la petite chose blanche qui grogna sur Silas et commença à aboyer, en colère.

- Il n'est pas très amical…

- D'habitude, si… Où est Caroline ? demanda-t-elle en essayant de calmer le petit chien.

- Elle n'est pas disponible, répondit Silas avec un sourire chaleureux.

- Klausy… arrête, ordonna Rebekah au chien, mais il était agité et elle soupira en se penchant pour le relâcher dans la maison.

Dès qu'elle le fit, Silas intercepta un fragment de ses pensées et regarda au loin mais c'était trop tard car une flèche finit dans sa poitrine.

Rebekah perdit son air amical et sortit un pieu de sa manche pour l'enfoncer dans son cœur. Il agrippa fermement sa main avant qu'elle ne fasse tourner l'arme mais une seconde flèche atteignit son épaule et il tomba en arrière.

Matt courut avec l'arbalète à la main mais une image floue passa devant lui et dépassa Rebekah qui brisait la nuque de Silas, l'immobilisant momentanément.

Tyler se précipita vers Caroline qui semblait morte. L'image était dure à accepter mais sa main tremblante perçut le plus petit souffle imaginable quand il toucha son visage et l'espoir reprit le dessus. Le petit chien léchait les doigts de Caroline, essayant de provoquer le moindre mouvement en elle, mais elle perdit de nouveau conscience.

Rebekah prit l'arme sur la table et la sentit.

- Je crois que c'est du venin de loup-garou… dit-elle en regardant Matt qui serrait ses lèvres comme à son habitude. Je vais appeler mon frère Nik, ajouta-t-elle, voulant effacer la profonde ride d'inquiétude sur son front, mais après quelques sonneries elle n'avait pas d'excellentes nouvelles. Il ne répond pas.

- Peut-être qu'il est déjà en route…

Matt avait dit ce que tout le monde pensait.

- Je ne compterais pas là-dessus… intervint Silas en s'asseyant et en retirant les armes de sa poitrine avant de les laisser tomber, l'air mauvais. Il ne va pas venir et je ne suis pas vraiment Stefan, je suis essentiellement immortel, aussi.

- Je dis prem's sur ce statut si ça ne vous fait rien, fit Rebekah en lui tirant une balle entre les deux yeux.

- On doit faire quelque chose, elle n'a pas beaucoup de temps, dit Tyler en prenant Caroline dans ses bras.

- Nous non plus, si c'est bien Silas, admit péniblement Matt.

Rebekah attrapa le petit chien et quitta rapidement la maison.

- On doit se dépêcher.


Bonnie les regarda tous aller dans la voiture en larmes : elle n'avait pas pu arrêter Silas, mais seulement espérer qu'ils arriveraient à temps chez leur amie.

- C'était bien joué… fit Kol à côté d'elle. Écrire ce message sur l'écran à propos de Caroline retenue par Silas.

Bonnie effaça toute preuve de ses larmes avant de se placer devant lui.

- Il a presque tué ma meilleure amie.

- Et ma sœur est tellement amoureuse du quarterback qu'elle est prête à tout pour sauver la chérie de Nik. Tout ça est un grand roman romantique.

- Et je suis coincée dans un film d'horreur.

- Mais tu en es tellement fan, rétorqua Kol en lui tournant le dos.

Bonnie calma sa colère et le suivit.

- Si tu sais quoi que ce soit qui peut nous aider à tuer Silas, tu dois me le dire.

- J'aime que tu sois aussi exigeante, lança-t-il en se tournant subitement pour lui faire face. Es-tu aussi autoritaire au lit ?

- Habituellement je poignarde les hommes quand j'en ai fini avec eux, répondit-elle sèchement.

Il sourit en lui faisant un clin d'œil.

- C'est presque la pleine lune. Je crois qu'on devrait être ensemble à ce moment-là, ne t'éloigne pas…

Bonnie détestait sincèrement ce type : elle ne pouvait pas supporter sa personnalité et ses sourires moqueurs, mais elle voulait des réponses tout de suite donc elle se pavana à sa suite.

- Pourquoi ne sauterait-on pas les préliminaires ?

Il rit en disparaissant de sa vue mais Bonnie se connecta à sa magie et apparut à côté de lui sur une falaise. Quand elle essaya de voir où elle était, elle glissa et tomba en arrière mais Kol lui attrapa la main et l'attira à lui.

- Attention, chérie, dit-il à voix basse tandis qu'elle se heurtait à son torse ferme.

- Où sommes-nous ? demanda-t-elle en évitant de regarder ses lèvres.

- Tu as un autre ami dans cette ville et il repose au fond de ce ravin.

Bonnie ne comprenait rien à ce qu'il disait mais elle n'était pas en état de réfléchir maintenant qu'il mettait sa main contre sa joue.

- Qui ?

- L'autre chéri de Nik, fit-il en souriant, amusé par l'air rougissant et extrêmement confus sur son visage.


Nouvelle-Orléans

- Qu'est-ce que je vous sers ? demanda Sophie sans se retourner pour voir qui venait d'entrer dans le bar.

- Un verre de téquila, un petit aperçu de ton âme et peut-être un baiser parce que bon sang… Tu as l'air sexy, Sophie. J'aime la camelote.

Elle perdit son aisance et se retourna plus vite qu'elle ne l'avait prévu.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? lâcha-t-elle en regardant aussitôt à la porte.

- J'ai pris la liberté de retourner le petit panneau. On est fermé pour le moment, dit Leah en attendant son verre.

- Tu ne peux pas être ici. J'essaye de rester loin du courroux de Marcel et il n'y a que les problèmes et l'obscurité qui te suivent, Selene.

Leah quitta son tabouret de bar pour rejoindre une table libre.

- Pourquoi n'utilises-tu pas tes pouvoirs pour me mettre à la porte ? fit-elle en riant avec un stupide geste de la main. J'avais oublié : tu n'as pas de pouvoirs.

- Parce que tu me les as pris, murmura Sophie.

- Tu t'es mal conduite, reprit Selene en pointant Sophie du doigt. De mauvaises choses arrivent quand les enfants ne font pas ce qu'on leur demande.

L'autre sorcière se recula. Elle resta derrière le comptoir en regardant rapidement vers la porte quand Elijah entra. L'Originel la salua de la tête puis s'assit en face de Leah.

- Merci de me rencontrer.

- Je ne refuserais jamais la chance d'être face à face avec l'infâme frère pimpant.

- Vos paroles sont trop aimables, Selene.

Elle rit bruyamment.

- Vous me donneriez presque envie de recommencer à utiliser mon nom de naissance, Elijah.

- C'est un joli nom mais il ne semblerait pas aussi joli sur une pierre tombale.

- Vous avez tous pris des cours sur comment être sombre et mystérieux et incroyablement sexy quand vous menacez des gens ?

- À l'heure qu'il est Niklaus a ciblé au moins cinq différentes choses qu'il peut utiliser contre vous.

Elle haussa légèrement les épaules.

- Le typique modus operandi des méchants. Il ne serait pas Klaus s'il ne cherchait pas jusqu'à au moins cinq générations de ma lignée.

- Dès qu'il aura obtenu ce qu'il veut de vous, il vous tuera ainsi que tous ceux que vous avez déjà regardés.

- Dites-moi quelque chose que je ne sais pas sur Klaus, cette routine de massacre devient très ennuyante à entendre.

- J'ai un accord avec Sophie…

Leah l'interrompit soudainement en éclatant de rire.

- Vous avez un accord avec la sorcière qui ne peut rien faire d'autre que de la bonne nourriture ?

- Marcel a tué sa sœur, elle est assez motivée.

- Pour quoi exactement ? demanda Leah en regardant l'autre brunette qui lui paraissait bien nerveuse.

- Pour garder mon frère sous contrôle et en échange je gèrerai Marcel et rendrai la ville aux sorcières.

- Hum… J'adore ce costume et ces pommettes sévères et tout ça mais je n'abandonne pas un frère pour un autre, conclut Leah en quitta brusquement la table.

- Sophie m'a parlé de Davina.

Leah jeta lentement un coup d'œil à Sophie.

- Je me demande comment tu cuisineras une fois que je t'aurai coupé les mains.

Sophie posa ses mains sur le comptoir.

- Je suis désolée, Selene, mais j'ai choisi mon côté et je préfère de loin ce côté de la barrière.

- Aidez-moi à assurer la sécurité du bébé de Niklaus pendant la guerre à venir et quand la poussière sera retombée je libèrerai Davina de l'emprise de Marcel.

Leah se rassit dans sa chaise en se haïssant pour ne serait-ce qu'écouter ce qu'Elijah avait à lui dire.


- Tu es venu pour me rendre mon portable ? Ton invitée casse-pieds l'a pris avec elle la dernière fois qu'elle est venue, dit Klaus en laissant les livres qu'il avait ouverts sur la table pour regarder son frère qui lui montrait à quel point il était contrarié.

- Elle m'a parlé de ta sortie éducative, l'informa Elijah en paraissant maître de lui, mais Klaus savait ce qu'il en était.

Il regarda de nouveau les livres, ignorant Elijah. Mais ce dernier était prévisible et il ferma le livre devant lui, vraiment contrarié.

- Niklaus, quand verras-tu tes mauvaises manières ? Tu dois mettre un terme à tout ceci, tu dois arrêter.

- Un avertissement est toujours plus puissant quand il est livré arraché avec du sang, répondit Klaus en souriant, très à l'aise, avant de s'éloigner de la table.

- Tu as tué la famille de cette pauvre fille. Il n'y a pas d'excuse pour ce que tu as fait et la désillusion n'est même pas un mot assez fort pour correspondre à ce que je ressens quand je te regarde.

- Laisse-moi te proposer un mot plus simple, Elijah : déception. C'est proche de ce que je ressens pour le frère que je voulais à mes côtés : on nous offre la chance de recommencer à zéro, comme une famille, et au lieu d'être de mon côté tu choisis d'héberger une fille qui n'est rien pour nous.

- Devrions-nous simplement fermer les yeux sur ce qu'elle porte en elle ? Est-ce que c'est ce que tu attends de nous tous ?

- Ne m'insulte pas, Elijah, la lignée n'est que de la chair et du sang, ce qui m'a gardé lié à vous tous pendant des siècles va bien plus loin que ça. Ou peut-être que tu essayes de me dire que tu ne me vois pas comme un véritable frère parce qu'on ne partage pas le même sang paternel ? Ou Rebekah, que j'ai toujours vue comme ma petite sœur, es-tu maintenant son seul grand frère ?

Elijah baissa les yeux : la douleur était la seule chose qu'il n'avait jamais pu supporter de voir en Klaus.

- Bien sûr que non. Aucun de nous ne t'a jamais regardé autrement que comme notre chair et notre sang.

- Alors ne reste pas ici à prendre de haut mes choix. Contrairement à notre chère mère, je n'ai pas accordé la moindre pensée à cette fille après en avoir fini avec elle et ce qu'elle clame être de moi ne sera rien d'autre qu'une erreur, et d'après mon expérience personnelle je peux t'assurer que cet enfant ferait mieux de ne pas être de moi ou il grandira en souhaitant n'avoir jamais été conçu.

Elijah soupira, incapable de faire face à son frère : il pouvait imaginer les larmes que Klaus retenait si stoïquement.

- J'espérais encore que tu t'assurerais que cet enfant ne souffrirait jamais de la moitié du mal qui t'a été infligé, dit-il en repensant au passé et à tout ce qu'il avait vu Klaus traverser en se sentant toujours incapable de l'arrêter. Mais si même ça n'est pas assez pour réveiller l'humanité dans ton cœur mort, alors je crains que tu ne finisses tout seul, mon frère.

- J'ai vécu ma vie entière tout seul.

Elijah croisa le regard de son frère sans avoir la moindre idée de ce qu'il était censé dire à présent. Leur séance d'observation se déroula silencieusement : jamais une vérité brute n'avait été aussi prédominante entre eux. Klaus s'était toujours senti seul, piégé dans son propre monde et tourmenté par ses propres démons, et aucun d'entre eux n'avait jamais été capable de l'aider, et ainsi survint l'horrible réalisation que son plan entier risquait de devenir une preuve claire d'à quel point il avait fait défaut à son frère.

- J'ai vécu avec le rêve que peut-être mon gentil petit frère qui avait tant d'amour à offrir au monde ne nous a pas été enlevé le jour où il a été transformé, mais je vois maintenant que tu es mort ce jour-là et que tout ce que tu es devenu après cela ne changera jamais… Klaus.

Elijah s'éloigna de son frère pour se diriger vers la porte, prêt à partir. Klaus ne comptait pas le retenir mais Elijah s'arrêta car Rebekah entra brusquement dans la maison.

- Où est ton téléphone ? Pourquoi tu ne réponds à aucun appel ? demanda-t-elle à Klaus, énervée.

- La protégée d'Elijah a décidé de prouver à quel point elle était immature et elle a volé mon téléphone. Pourquoi ? demanda à son tour Klaus sans grand intérêt mais en essayant désespérément de sortir de la lourde conversation avec son frère.

Bien sûr, il ne s'attendait pas à la terrifiante image de Tyler entrant dans la maison avec une Caroline mourante dans ses bras. L'apparence blanche et fantomatique de ses traits, sa respiration irrégulière et à peine audible, le ramenèrent à la seule fois où il avait véritablement eu peur de perdre quelqu'un… Elle.

Klaus ordonna à ses jambes de bouger et se précipita sur le jeune hybride.

- Que s'est-il passé ?

- Son corps est plein de notre venin donc elle a besoin de ton sang pour guérir.

Ce n'était pas la chose la plus facile à faire et il regarda Klaus en montrant brièvement à quel point il était mécontent de la situation mais c'était elle qui comptait le plus donc il fit la chose la plus pénible qui soit : Tyler tendit Caroline à Klaus. Klaus veilla facilement à ce qu'elle soit en sécurité dans ses bras et la porta à sa chambre. Tyler ne pouvait pas aller plus loin et il resta en arrière avec les autres.


Klaus s'assit sur son lit en la berçant prudemment contre son torse et déplaça les boucles dorées qui recouvraient son visage ivoire. Il mordit rapidement son poignet puis le posa contre les lèvres de Caroline. Comme il s'y attendait, elle ne réagit pas mais il laissa son poignet ensanglanté sur sa bouche en veillant à ce que le sang l'atteigne.

Ses yeux inquiets parcoururent les impacts de balles dans son haut vert et son jeans : elle avait été touchée plusieurs fois, et la fureur qui incendiait un chemin jusqu'à ses veines était quelque chose avec lequel Klaus était familier. Mais il chercherait des réponses plus tard : savoir qui lui avait fait ça passait après le fait qu'elle réagissait et que sa main s'était déplacée pour aller sur la sienne.

Klaus sourit quand elle ouvrit les yeux : il aima le fait qu'elle ait un petit sourire en le voyant.

- Est-ce que ça devient un autre de nos trucs ? lui demanda-t-il à voix basse.

Son faible sourire s'agrandit.

- On n'a pas de truc, Klaus, je te l'ai déjà dit.

- Je suis un peu juste en champagne, je ne t'attendais pas à la Nouvelle-Orléans.

Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas comment elle était arrivée là.

- Je crois que Rebekah a utilisé le jet, mais les détails sont pour plus tard, pour l'instant tu as besoin de plus de sang, déclara-t-il avant de rire en la voyant lui lancer un regard du genre « sérieusement ». Il est temps pour toi d'utiliser ces crocs qui ne voient jamais de sang, mon ange, la provoqua-t-il avec un sourire moqueur.

Elle plissa les yeux, l'air un peu renfrognée, et attrapa son poignet pour y enfoncer durement ses dents.

Il protesta avec un bruit sourd.

- Doucement, amour. C'est de la chair d'Originel que tu déchires impitoyablement.

Caroline ne lui répondit pas : elle savourait son repas gratuit et avait fermé les yeux tandis qu'elle s'en réjouissait.

Klaus ne pouvait pas la quitter des yeux : elle paraissait absolument majestueuse en se nourrissant et il ne pouvait retenir sa main de caresser sa joue qui regagnait quelques couleurs et un peu de chaleur. Caroline relâcha son poignet et toucha ses lèvres rougies du sang, tout comme ses yeux. Elle essaya de bouger un peu la tête comme si elle voulait se protéger de lui, embarrassée qu'il l'ait vue comme ça, mais le pouce de Klaus bougea doucement son menton une nouvelle fois pour qu'elle reste exactement comme elle était, et il contempla toute la beauté devant lui.

Elle n'était même pas sûre de savoir pourquoi elle était encore dans sa forme de vampire mais la façon dont son pouce caressait sa peau et la façon dont il semblait hypnotisé par elle la laissaient sans réaction rationnelle. En l'espace d'un instant elle perçut le changement dans ses yeux également, et ils étaient désormais d'un jaune foncé profond qu'elle ne pouvait étonnamment pas arrêter de regarder, pas plus qu'elle pouvait empêcher ses doigts de toucher la peau plissée sous ses yeux, et tout ça lui coupa le souffle.

Il ne la regardait pas comme le monstre qu'elle était. Le visage qu'elle cachait toujours aux autres était devant lui et pourtant c'était comme si ce n'était pas vraiment ce qu'il regardait : il regardait au fond de son âme et Caroline faisait de même de son côté, elle regardait derrière l'hybride qui tenait en lui la suprématie de mettre un terme à sa vie ou de la sauver. Pris dans un moment à l'intérieur de sa chambre, ils n'étaient rien d'autre que deux âmes perdues se reflétant l'une dans l'autre à un moment où il n'y avait aucune honte à être ce qu'ils étaient.


Klaus trouva le petit groupe qui attendait des nouvelles dans le salon.

- Caroline se remettra, elle se repose pour le moment, les informa-t-il en se concentrant sur Tyler qui se tenait devant la cheminée.

- Peut-on parler en privé ? lui demanda Tyler.

- Mais bien sûr.

Klaus le conduisit dans le cabinet de travail de la maison en fermant la double porte derrière lui. Tyler jeta un regard vide de sens à la luxueuse chambre avant de poser ses yeux sur Klaus.

- On l'a presque perdue aujourd'hui.

Klaus fut surpris par l'utilisation du on en se référant à Caroline mais ne dit rien, il permit à Tyler de continuer.

- Je l'aime, Klaus, je doute de pouvoir aimer autant quelqu'un d'autre un jour mais je ne peux pas la garder en sécurité. Elle est intrépide et elle aime tellement ses amis qu'elle se jettera dans n'importe quoi sans réfléchir aux conséquences. Elle se placera toujours dans des situations dangereuses dont je ne peux pas la protéger…

Klaus baissa le regard en plissant les yeux.

- Mais tu le peux.

- J'ai appris à l'heure qu'il est que rien ne peut vraiment arrêter Caroline et je ne serai pas celui qui l'empêchera de faire ce qu'elle veut.

Klaus mit les choses au clair avant de détendre ses traits.

- Je pensais ce que je t'ai dit un jour : tu n'as aucune idée de ce qu'est l'amour, mais je suis prêt à faire marche arrière si ça signifie que tu garderas Caroline en vie.

- Que devrais-je dire à Caroline ?

Tyler sourit.

- Que je l'appellerai tous les deux jours et que je serai là pour elle quand tu foutras merveilleusement tout en l'air et qu'elle réalisera que j'étais le meilleur choix depuis le début. Dis-lui que ce n'est pas un au revoir, juste moi me faisant à l'idée que pour l'instant je ne suis pas assez fort pour la garder en sécurité, mais je suis ton premier hybride réussi, donc garde un œil sur moi, Klaus.

- Je lui répèterai chaque mot, dit Klaus en souriant avec décontraction.

- Je suis sûr que tu le feras, fit Tyler en quittant le cabinet de travail sans regarder en arrière.

Il ne s'arrêta pas avant d'avoir atteint le trottoir mais il aperçut le reflet de Caroline dans la fenêtre de sa voiture et il regarda en arrière. Elle marcha lentement jusqu'à lui, avec un châle sur les épaules et une petite allusion à des adieux douloureux.

- Tu partais encore sans dire au revoir ?

Tyler tint la porte avec un sourire triste.

- Il y a cette distance entre nous, Caroline, et à chaque fois que je suis parti ça n'a fait que l'agrandir. Je pourrais rester et essayer de réparer tout ce qui est arrivé pendant que j'étais parti mais je veux un combat loyal : je ne peux pas me battre pour toi avant que tu admettes pourquoi tu as gardé ses dessins et pourquoi la fille qui a un jour célébré sa mort est maintenant son amie proche.

Caroline était trop fatiguée pour dire quoi que ce soit et elle le regarda partir en silence. Il y avait un petit square juste en face de chez Klaus et elle s'assit sur un banc pour regarder l'agitation autour d'elle.

Un groupe de rue était en train de jouer énergiquement et quelques personnes dansaient et chantaient avec eux. Caroline resserra le châle autour d'elle et regarda sur le côté quand Klaus s'assit près d'elle. Pendant un long moment, ils restèrent assis là sans parler : ils regardaient le tumulte comme s'ils en étaient immunisés, comme si ça se passait dans un autre monde qui ne les incluait pas.

- Je suis épuisée, Klaus, fit Caroline en rompant finalement le lourd silence entre eux.

Klaus resta sans bouger, sachant qu'elle ne s'attendait pas à une véritable conversation : elle avait juste besoin de dire ce qu'elle avait sur le cœur.

- Je suis épuisée d'être torturée, je suis épuisée de me battre pour garder un peu de normalité dans nos vies quand tous les autres s'en moquent et pensent que je ne suis qu'une stupide imbécile. Je suis épuisée de perdre des amis ou de les voir se retourner contre moi. Je suis juste tellement fatiguée de tout ça… avoua-t-elle.

- Tu as 18 ans, Caroline, je trouve ça admirable que tu sois prête à aller à de telles extrémités pour mener ta vie comme si rien n'était jamais arrivé mais tu es un vampire et bientôt tous ceux que tu connais et avec qui tu as grandi vont mourir et tout continuera de changer : la mode, les tendances musicales… Tout cela change et tu ne peux rien y faire, amour. Tu peux seulement t'adapter, et d'après ce que j'ai vu de toi, je sais que tu es excellente pour t'adapter à tout ce que la vie te lance. Pourtant, très bientôt tu te réveilleras et tu réaliseras que les choses ont perdu leur sens et que tu n'as même pas remarqué le moment où elles sont devenues insignifiantes. Alors peut-être, avant que tout ce qui a un jour compté le plus devienne simplement une tâche banale dans ta vie, tu devrais vraiment commencer à la vivre.

Caroline assimila chaque mot qu'il avait prononcé comme elle l'avait fait la première fois qu'il l'avait sauvée. Klaus, cependant, rompit le contact visuel et regarda les étrangers danser en face d'eux.

- Tu devrais vivre ta vie sans le fardeau de rendre tous les autres heureux parce que tu perds un temps précieux que tu ne récupèreras pas. C'est maintenant qu'il faut être vraiment téméraire, audacieuse et rebelle, et qu'il faut faire toutes les erreurs auxquelles tu penses parce que tu as l'éternité pour faire amende honorable… reprit-il en la regardant de nouveau avec un sourire narquois. Ou pas.

- Est-ce que tu es en train de me dire d'être sombre et malveillante ?

- Je suis en train de te dire de vivre, Caroline : je ne t'ai pas sauvé la vie et je ne t'ai pas fait ce discours impeccable sur tout ce que le monde a à offrir pour que tu la gâches entièrement dans une petite vie.

Caroline sourit et se leva.

- Bien essayé, Klaus, mais je ne peux pas tourner le dos à mes amis.

- De quoi as-tu tellement peur, Caroline ?

Elle perdit son sourire et resserre son châle au lieu de lui répondre. Klaus se leva également et garda ses yeux prisonniers dans les siens.

- Tu ne me l'as jamais dit, Caroline.

- Dit quoi ? murmura-t-elle, incapable de parler plus fort.

- Quand je t'ai demandé si tu serais capable d'oublier toutes les choses que j'avais faites, tu as répondu que tu ne saurais jamais…

Caroline retint son souffle quand il s'approcha d'elle : elle craignait qu'il caresse son visage mais il se retint de la toucher et la laissa, un sourire à fendre l'âme flânant sur ses lèvres.

- Je suis en train de te donner une chance d'y répondre, j'espère que tu la prendras, amour.

L'éventail d'émotions qui passa sur les traits de Caroline coïncidait avec les pensées occupant son esprit.


Elijah observa Klaus s'éloigner, laissant la blonde dans le square en combattant de nombreux sentiments qui étaient, même d'où il était, manifestement écrasants. Il reporta son attention sur Rebekah qui arrivait sur le balcon pour se joindre à lui.

- Tu crois vraiment que la chienne en chaleur est la clé pour nous ramener notre frère ?

L'expression d'Elijah montra juste à quel point il en doutait désormais. Rebekah rayonna.

- Tu as choisi la chienne en chaleur plutôt que Caroline, la seule personne dont Nik se soucie sincèrement en dehors de cette famille dysfonctionnelle. Tu es un imbécile, Elijah.

Elle se retourna en rejetant ses cheveux en arrière, visiblement de mauvaise humeur, sous le regard sérieux d'Elijah.


Caroline marchait dans le hall en cherchant le bureau de l'administration tout en essayant de garder une oreille attentive à ce qu'Elena était en train de dire à l'autre bout du fil.

- Damon pense qu'on partage une maison avec Silas plutôt qu'avec Stefan et il a fait une grosse crise de jalousie quand j'ai flippé pour Stefan. Mais il pourrait être en danger et on devrait le rechercher. Tu dois revenir ici, Caroline, la fac peut attendre. On a une crise sur les bras.

Caroline sourit quand elle trouva enfin le bureau.

- Je suis sur le chemin du retour en ce moment même.

- Bien… J'ai besoin de toi ici…

- Je t'appellerai à la seconde où j'arriverai.

Elle mit un terme à l'appel en secouant une rangée de boucles légères et adressa un sourire radieux à la vieille dame au guichet.

- Bonjour.

- Bonjour, mon ange, que puis-je faire pour vous ? lui demanda gentiment la femme.

Caroline lui tendit les papiers qu'elle avait dans la main.

- J'aimerais demander un transfert de mon ancienne université à celle-ci.

La femme parcourut les papiers que Caroline lui avait donnés.

- Tout semble en ordre, mais ça pourrait prendre quelques jours…

Caroline toucha la main de la femme et sourit en l'hypnotisant.

- Vous êtes sûre ?

- Vous pouvez commencer demain, dit-elle facilement avant de lui tendre une pile de brochures. Bienvenue à l'Université de la Nouvelle-Orléans. Vous avez de la famille ici, mon ange ?

- J'ai un ami, répondit Caroline avec un doux sourire sincère.


Bande sonore :

Bullet with butterfly wings - Smashing Pumpkins

Everything - Lifehouse

Roar - Katy Perry