Un grand merci à tous ceux et toutes celles qui m'ont laissé des reviews.

En fait, quand j'ai posté cette fic, je me suis trompée. Je voulais en poster une autre. La première que j'avais écrite. Mais je vous la mettrais plus tard. Pour l'instant, je ne vous ferai plus trop attendre et vous mettrais un chapitre chaque jour !ws.


- Esposito, je veux un plan de ce parc à bestiaux. Le plus précis possible

- Bien chef, dit-il en sortant de la salle de réunion pour se rendre au service des archives de la ville

- Ryan, appelez-moi le service des urgences de l'hôpital. Je veux qu'un médecin vienne ici le plus vite possible

- Ok

- Et moi ? demanda Castle

- Préparez nous du café, on va avoir une longue réunion pour tout mettre en place. Je vais appeler le SWAT

- Le SWAT ?

- Oui, le SWAT. Je veux le maximum de monde pour cette mission.

Elle quitta la salle et se rendit dans son bureau. Une heure plus tard, tout le monde se retrouvait dans la salle de réunion

- Alors, commandant, qu'en pensez-vous ? demanda Gates au responsable du SWAT

- C'est un bâtiment imposant. Six étages, plus les sous-sols. Sans compter que c'est un bâtiment abandonné. Il faut penser aux obstacles que l'on va rencontrer. On ne sait pas s'il est piégé…

- Commandant, un de mes lieutenants est sûrement retenu à l'intérieur, et ce depuis six mois…

- Je vous comprends, chef…Je vous propose d'y aller de nuit, cette nuit. Le temps que mes hommes se positionnent, vous attendrez de l'autre côté du pont. Une fois prêt, je vous appelle sur la radio. Attention, c'est moi qui commande sur le site. Chacun de vos hommes sera en binôme avec un des miens. Quant à monsieur Castle…

- Il vient avec nous. Ce n'est pas négociable, dit Gates

- Vous êtes responsable ?

- J'assume mon choix !

- Entendu… Je vais briefer mes hommes et je vous appelle quand on s'y rend

- D'accord

Une fois qu'il fut parti, elle se tourna vers le médecin urgentiste

- Docteur… Comme je l'expliquais à l'instant au commandant, il se pourrait qu'un de mes lieutenant, disparue depuis six mois, soit à l'intérieur de ce bâtiment. Donc j'aimerai que vous nous accompagniez afin d'être déjà sur place le cas échéant

- Vous savez dans quel état il est ?

- Elle, docteur. Mon lieutenant est une jeune femme

- Quel âge ?

- La trentaine

- Condition physique ?

- Elle était bonne

- Y-a-t-il quelque chose que je dois savoir sur son état de santé ? Allergie, maladie…

- Je ne connais pas ses antécédents médicaux. Je peux vous dire qu'elle a reçu une balle très près du cœur l'année dernière, mais elle a été sauvée

- Donc elle a un dossier chez nous

- En effet. C'est le lieutenant Kate Beckett

- Bien. Je vais récupérer son dossier et regarder s'il y a eu des problèmes ou si elle a d'autres antécédents. Vous voulez que nous nous présentions à quelle heure ?

- Je ne sais pas quand le commandant va me contacter, donc si vous pouviez venir au plus vite

- Entendu. D'ici une petite heure, ça ira ?

- Parfait

- Encore une chose. Je ne sais pas ce que votre lieutenant a subi pendant ces six mois, mais je ne saurais vous conseiller de penser à un soutien psychologique. Je peux joindre un de mes collègues…

- Pas la peine. Nous en avons un attitré pour les officiers qui ont des problèmes. Je vais le contacter

- Parfait… Donc, à tout à l'heure

- C'est ça !

Ils ne leur restaient plus qu'à attendre. Gates se rendit dans son bureau pour appeler le psychiatre attaché au service, puis commanda le repas pour ses hommes.

Ils étaient dans la salle de repos, quand le médecin se présenta.

- Capitaine Gates ?

- C'est moi. Vous êtes ?

- Vous m'avez appelé. Je suis le docteur Burke

- Ah, oui... Vous voulez bien venir avec moi dans mon bureau

Il l'accompagna

- Je vous ai demandé de venir car cette nuit, nous allons tenter d'arrêter un redoutable tueur.

- Je n'interviens pas dans les arrestations

- Ce n'est pas pour ça que je vous ai demandé de venir. Un de mes lieutenants est détenu par cet homme, depuis six mois apparemment. Le médecin urgentiste pense qu'on pourrait avoir besoin de vous sur place

- Votre homme a été maltraité

- On ne sait pas ce qu'elle a subi

- Elle ?

- Oui, c'est une femme. Le lieutenant Kate Beckett

- Le lieutenant Beckett ?

- Oui, pourquoi ? Vous la connaissez ?

- Euh, oui… C'est moi qui ai fait son évaluation quand le sniper lui a tiré dessus…

- Ah, c'est vrai. J'avais oublié que c'était vous qui aviez signé son aptitude pour sa reprise… Alors, vous acceptez de nous accompagner ? Vous ne risquerez rien. Vous resterez en retrait.

- Entendu, je vous accompagnerai.

- Est-ce que je peux vous demandez quelque chose tant que vous êtes là ?

- Demandez toujours !

- Le coéquipier de Beckett est un civil. Un romancier pour être précise. Vous le connaissez peut-être, c'est Richard Castle ?

- Il me semble, oui

- Donc il suit Beckett dans ses enquêtes depuis plusieurs années et s'inspire d'elle pour écrire une nouvelle saga. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais ils ont fini par se mettre ensemble, en couple, il y a environ un an.

- Et c'est ce qui vous pose problème ?

- Pas vraiment. Tant qu'ils restent professionnels, discrets… Le problème, c'est qu'il y a six mois, on a enterré Beckett. Tout du moins son sosie, mais à ce moment-là, on ne le savait pas. On ne l'a découvert que récemment. Castle ne s'en est pas remis.

- C'est compréhensible. S'il pensait avoir perdu la femme qu'il aimait

- Oui, ça je le comprends et on a essayé de l'aider et on continue. Mais depuis qu'on pense qu'elle est encore en vie, il pense que tout est de sa faute, que c'est à cause de lui qu'elle a été enlevée… Il nous a dit qu'après cette affaire, il allait nous quitter, mais qu'il allait aussi la quitter elle. Qu'est-ce que vous en pensez ?

- Il faudrait que je connaisse les détails. Sans connaître l'histoire, je ne peux pas faire de diagnostic. Les signes ne font pas l'histoire !

- Castle dit la même chose quand il faut résoudre une enquête

- Ah, oui ?

- Oui. Pour lui, les preuves ne font pas l'histoire !

- On a donc un point en commun !

Il ne lui dit pas qu'il connaissait Beckett depuis plus d'un an maintenant. Il n'avait pas à le faire. Cela faisait partie du secret médical et n'avait plus rien à voir avec son métier. Il ne lui dit pas qu'il avait assisté à son enterrement. Il ne lui dit pas qu'il connaissait Castle, grâce à Beckett. Il ne lui dit pas qu'il savait que leur relation n'avait pas été des plus simples. Mais là, il voulait savoir ce qui arrivait. Pourquoi Castle en était arrivé là ? Car si sa patiente était encore en vie, et il l'espérait, après une annonce pareille, juste après avoir subi ce qu'il imaginait qu'elle ait pu subir, elle allait sombrer définitivement. Jamais elle ne s'en remettrait. Il lui avait fallu un an pour détruire son mur intérieur, pour qu'elle arrive à extérioriser ses sentiments, pour admettre qu'elle l'aimait. Il l'avait vu se débattre contre ses démons intérieurs.

Alors il écouta le capitaine Gates qui lui expliqua ce que Castle avait dit Lanie.

- En effet, dit-il quand elle eut fini son récit. Je comprends son point de vue.

- Qu'est-ce qu'on peut faire ?

- Ça ne va pas être facile. Son raisonnement est logique. Et c'est sa logique. Pourtant, il connaît le métier du lieutenant Beckett. Il en connaît les risques

- C'est-à-dire ?

- A tout moment, elle peut se faire tuer ! Il le sait. C'est quand même un risque majeur de votre profession.

- Il sait tout ça, bien évidemment. Il a même signé une décharge le concernant, puisqu'il court les mêmes risques quand il les suit

- Il faudrait arriver à contrer son raisonnement

- Mais comment ?

- En lui démontrant qu'elle aussi la fait souffrir

- Et qu'est-ce qu'on doit faire ?

- A vous de me le dire… Je veux dire, vous les connaissez tous les deux, vous les avez vu ensemble… Il y a bien quelque chose… Même une réflexion qui aurait blessé monsieur Castle… Peut-être que ses coéquipiers …

- Je vais en parler avec eux après cette affaire et je vous tiens au courant

- D'accord

Ils sortirent du bureau et rejoignirent les gars et Lanie dans la salle de réunion. A part Castle qui faisait les 100 pas, les autres étaient assis et continuaient d'étudier les plans, essayant de repérer les moindres recoins, les entrées et/ou sorties du bâtiment. Ensuite ils vérifièrent les différents accès, les ponts qui menaient de ce côté-ci de Manhattan. Ils enverraient des patrouilles pour les bloquer.

- Messieurs, je pense qu'il est temps de se préparer, dit Gates. Gilet pare-balles pour tout le monde

- Je n'ai plus le mien, dit Castle. Il était dans la voiture…

- Je vous en ferai porter un

- Je pourrai en avoir un aussi

- Lanie ? demanda Esposito

- C'est ma meilleure amie. Alors je viens aussi. Que vous le vouliez ou pas, je serais là !

- Entendu, Lanie, dit Gates

Le téléphone de son bureau sonna. Elle s'y rendit et revint presque aussitôt.

- Messieurs, le SWAT nous attend. Ils sont sur place

- Ils sont déjà là-bas ? demanda Ryan

- Ils sont en train de se mettre en place. Comme ça, on attendra moins longtemps quand nous y serons. Je pense que vous le savez, mais soyez prudent. Et surtout, quoiqu'il arrive on retrouve Beckett !

- Oui, chef, dirent-ils tous ensemble

Pour se rendre sur place, les consignes étaient simples. Pas de gyrophares, pas de radios. Avant d'arriver au pont, extinction des feux.

Pour ne pas attirer l'attention, ils prirent des directions différentes. Une file de plusieurs voitures de police dans les rues de New York auraient attiré l'attention.

Ils étaient arrivés. Ils attendaient le feu vert du SWAT. Des voitures de patrouilles bloquaient les différents accès. Deux voitures par accès.

- Capitaine Gates, dit le commandant dans sa radio

- Commandant

- Je dois vous faire patienter encore un peu

- Un problème ?

- Et de taille ! Il y a des caméras autour du bâtiment !

- Vous pouvez faire quelques choses ?

- Les gars de la scientifique sont avec nous. Ils s'en occupent. D'après eux, il n'y verra que du feu

- Combien de temps ?

- Pas longtemps. C'est bientôt terminé.

- J'attends votre signal

Les minutes qui passèrent semblèrent des heures. Tout le monde s'impatientait, mais restait calme malgré tout. Il le fallait. Ils devaient rester concentrer car ils devaient sauver une des leurs. C'était le principal objectif.

Il venait de se lever. Après être rentré et s'être occupé un peu de son invitée, il s'était couché. Il avait la nuit dehors et avait été bien occupé.

Il s'installa devant ses écrans. Tout d'abord, il contrôla sa cellule. ELLE était toujours à la même place. La place qu'ELLE occupait depuis des mois maintenant. Il ne savait pas pourquoi ELLE avait choisi ce coin en particulier, mais après tout, il s'en fichait. Celui-là ou un autre. Il se demanda s'il devait lui apporter quelque chose à manger. Après réflexion, non. Cela faisait deux jours qu'ELLE n'avait pas eu de repas. Si on peut appeler un morceau de pain, un repas. Il en avait assez de LA garder. Il fallait en finir, pour qu'il puisse enfin quitter ce lieu. Puis New York. Mais seulement quand il aurait réglé le cas Castle. La plaie Castle.

Il alluma l'écran qui lui permettait de voir ce que l'écrivain. Il n'y avait personne au loft. Ni lui, ni sa fille, ni sa mère. Il était sûrement au commissariat. Ou peut-être de sortie. Après tout la veille, il l'avait vu ranger une photo de lui et ELLE dans un tiroir. Il avait peut-être finalement décidé de tourner la page.

Enfin, il vérifia les caméras qu'il avait installées autour de sa planque. Comme d'habitude, pas un chat. Mais qui viendrait se balader dans un endroit pareil, à part peut-être des squatters. Et encore. Les derniers qui s'étaient aventurés dans son bâtiment, il avait su les recevoir comme il fallait. Ils n'étaient pas prêts de revenir.

A l'extérieur pourtant les choses bougeaient. Les hommes de la scientifique avaient réussi à détourner le signal des caméras extérieures en parvenant à pirater l'ordinateur de Tyson sans qu'il puisse s'en apercevoir. Et le plus drôle, c'est qu'il avait utilisé la même méthode que lui. Une fois le signal détourné, ils avaient enregistré des images sur lesquelles on ne voyait qu'un quartier désert, puis le passait en boucle.

Le commandant avait appelé Gates. Elle et ses hommes pouvaient enfin approchés.

Ils se retrouvèrent tous devant l'entrée principale.

- Vous l'avez repéré ? demanda Gates

- Non, et on ne sait pas s'il est à l'intérieur… De toute façon, on doit trouver votre lieutenant ?

- C'est exact.

- Bien. Tout d'abord, les radios, sur canal 2. Toutes les issues sont surveillées par mes hommes. On se déplace deux par deux. Un de vos hommes avec un des miens. Monsieur Castle se déplacera avec un des binômes. De préférence avec quelqu'un de votre équipe.

- Je le prendrais avec moi

- Vous venez avec nous ?

- Avant de me retrouver dans un bureau, j'ai été sur le terrain.

- Excusez-moi. Je ne voulais pas…

- C'est rien. Le docteur Parish tient aussi à venir. Elle ira avec le lieutenant Esposito

- Entendu. Pour les secours ?

- Ils attendent sur le pont. Prêts à intervenir.

- Parfait. Je crois qu'on est prêt… On y va ?

- Oui, terminons-en.

A son signal, les hommes se déployèrent. Et il y en avait beaucoup. Le commandant n'avait pas hésité sur les moyens et le personnel

Il y avait ses hommes, ceux qui étaient sous ses ordres à longueur de temps, mais il y avait aussi tous les volontaires, ceux qui ne participaient aux missions du SWAT que si on les appelait. Ils avaient tous répondus présents. Présents pour sauve une des leurs.

Certains hommes du SWAT grimpèrent par l'escalier extérieur. A chaque niveau, une vingtaine d'hommes se glissait à un étage.

A l'entrée principale, ils firent de même. Une centaine d'hommes commencèrent à monter aux étages par l'autre extrémité du bâtiment.

Les ordres étaient simples : ratisser chaque niveau, mètre par mètre, sans oublier un seul recoin jusqu'à ce que les deux équipes se rejoignent.

Les autres commencèrent à ratisser le rez-de-chaussée. L'avancée n'était pas facile. Il y avait des poutres métalliques, qui soutenaient le bâtiment. Ils découvrirent des box, où devaient être parquées les bêtes. Il y avait des crochets qui pendaient à différentes hauteurs. Le sol était jonché de planches en bois, de cagettes, de terre, de seringues, de bouteilles vides… Et des rats… Ils devaient faire attention à chaque pas qu'ils faisaient pour ne pas faire de bruit.

Aux étages, c'était pareil. Des squatters avaient même dû y vivre quelques temps. Ils trouvèrent des ustensiles de cuisine, de vieux matelas, des vêtements…

Ils progressaient lentement. Très lentement. 2H qu'ils avançaient. Et toujours rien. Et ils continuaient. Le silence était total. Ils étaient concentrés

Ryan, Castle et Gates évoluaient dans les étages. Le capitaine étai doublement attentive. Outre le fait qu'elle devait fouiller chaque mètre carré, elle devait aussi surveiller Castle. Mais pour le moment, elle devait reconnaître qu'il se comportait en vrai professionnel. Il était méticuleux, avançait lentement, vérifiant où ils mettaient ses pieds. Elle n'avait jamais été sur le terrain avec lui, mais elle comprenait pourquoi les gars le considéraient comme un membre à part entière de l'équipe.

Lanie était escortée par Esposito. Il lui avait dit de rester derrière lui. Ils se trouvaient au rez-de chaussée, ainsi que Mac Lane. Il y avait des rats. Et Lanie avait horreur des rats. Il y en avait au sol, d'autres se promenaient au-dessus de leurs têtes, sur les poutres métalliques. Elle se tenait au bras d'Esposito. Il pouvait sentir ses ongles s'enfoncer dans son bras, mais il ne disait rien.

Pendant ce temps sur le pont :

- Vous participez souvent à des missions de ce genre ? demanda l'urgentiste

- C'est la première fois. En principe, je vois les officiers après

- Vous les évaluer ?

- Oui. C'est moi qui dois dire s'ils peuvent reprendre leurs fonctions après un accident, un traumatisme… Mais généralement, il n'y a pas de problème. Ce sont des hommes et des femmes habitués à ce genre de situation. Ils savent gérer le stress. Ils ont été entraînés pour ça.

- Je ne pense pas que cette femme qu'ils veulent retrouver était prête à ça !

- Avec tout ce qu'elle a déjà subi…

- Vous la connaissez ?

- Disons que…

- Docteur, je suis médecin comme vous.

- Oui, je la connais. Je lui ai fait son évaluation après qu'un sniper lui ai tiré dessus

- Ah, oui. J'ai consulté son dossier. Elle a vraiment eu de la chance !

- En effet

- Vous n'avez pas accepté qu'elle reprenne son travail ?

- Oh, si… Mais par la suite, elle est revenue me voir, et je l'ai suivie pendant un an

- C'était en rapport avec la balle…

- Non. Sans entrer dans les détails, son histoire personnelle est assez dramatique. Elle a perdu quelqu'un à qui elle tenait énormément. Et pour s'en sortir, elle s'était complètement barricadée à l'intérieur, ne voulant plus s'attacher sentimentalement à qui que ce soit.

Mais, avec cette barricade, elle ne pouvait pas vivre la vie qu'elle voulait. Donc, elle est venue me voir pour que je l'aide

- Elle avait rencontré un homme ?

- Oui

- Et cette barricade est tombée ?

- Une grande partie. Je pense qu'il doit en rester encore quelques morceaux, mais…

- C'est déjà ça. Vous l'avez bien aidé

- Oh, je n'étais pas seul. C'est surtout elle qui a su faire un travail sur elle-même. Sans compter son ami. Je pense qu'il y est pour beaucoup !

- Et aujourd'hui ?

- J'ai peur.

Les évènements s'étaient précipités à l'intérieur du bâtiment.

Tyson s'apprêtait à sortir de sa salle de contrôle quand il remarqua des faisceaux de lampe à l'étage où il se trouvait.

Tout d'abord, il pensa à de nouveaux squatters. Il retourna dans sa salle et prit son arme. Il se dirigea vers le rayon de lumière.

Ce n'était pas des squatters. Il se retourna et découvrit des faisceaux qui arrivaient de l'autre côté. Il était pris en sandwich. Mais il connaissait bien les lieux.

Il rentra dans sa pièce, et se faufila par une porte dérobée qui se trouvait au fond. Il longeait le couloir, passait de pièce en pièce. Mais il était bien moins prudent que tous ces hommes qui le traquaient.

En sortant d'une pièce, il shoota dans une bouteille qui se fracassa contre le mur. Tous les faisceaux convergèrent vers lui.

- Suspect en vue ! hurla un homme dans sa radio. Premier étage

- Actionnez les spots, ordonna aussitôt le commandant.

Les hommes sur les toits à l'extérieur allumèrent d'énormes spots qui inondèrent de lumière tous les couloirs. Au sol, ils firent de même. Tout le bâtiment fut éclairé en moins de cinq minutes.

Dans les escaliers, les hommes dévalaient les marches pour rejoindre le premier niveau.

Ça sentait mauvais pour lui.

Partout où il regardait, il voyait des hommes qui s'approchaient inexorablement de lui. Il n'avait aucun moyen de s'échapper.

Il ne pouvait pas prendre les escaliers. Des hommes montaient à son niveau, d'autres y descendaient.

Il passait d'une pièce à l'autre, ne faisant plus attention à ses poursuivants. Il avançait de plus en plus vite. Il courait. Puis il se figea. Il se trouvait face à l'homme qu'il haïssait le plus.

- Castle ?

- Où est Beckett ?

Pendant ce temps, des hommes venaient d'entrer dans sa salle de contrôle. Tous les écrans étaient éteints. Un à un, ils les allumèrent. L'extérieur du bâtiment apparut sur l'un d'eux, un salon et un bureau sur les deux autres, et enfin une pièce blanche, vide. L'un deux crut voir quelque chose dans cette salle. Il s'approcha de l'écran pour mieux voir et en s'appuyant sur la table devant lui appuya par accident sur un bouton.

Un hurlement se fit entendre. Ils se figèrent tous instantanément en entendant ce cri. Ce hurlement ressemblait au cri d'une bête blessée. Il leur retournait les tripes. Il pouvait ressentir toute la douleur de celle qui criait. Puis le son diminua, pour se terminer en un râle rauque.

- Qu'est-ce que vous avez fait ? demanda un des hommes dans la pièce

- J'ai… Je ne sais pas… Il me semblait avoir vu quelque chose sur cet écran… Là… Regardez… Ça a bougé

- Mon Dieu, c'est elle. Elle est en vie ! Où se trouve cette pièce ?

- Je ne sais pas

- Trouvez là et vite !

Ils fouillèrent la pièce de fond en comble. Il devait bien y avoir quelques une indication.

- Oh, je crois que tes amis viennent de la tuer, jubila Tyson. Tu sais qu'elle s'est bien battue. Elle était résistante, la garce. Elle a supporté tout ce que je lui ai fait subir. Et tu sais que je ne manque pas d'imagination…

- Où est-elle ?

Les hommes continuaient de fouiller la pièce.

- Au sous-sol… Elle est au sous-sol… Elle est au sous-sol… Cherchez une pièce fermée par une porte métallique, hurlait l'homme dans sa radio

Au rez-de-chaussée, ils s'organisaient. Des hommes devaient restés à leur poste au cas où Tyson arriveraient à descendre jusqu'à eux.

Comme c'était leur chef, Esposito décida d'y aller. Lanie et Mac Lane l'accompagnèrent. Ils étaient suivis par quelques gars du SWAT.

Malgré l'urgence, ils devaient rester prudents.

Chercher une pièce avec une porte métallique. Facile ! Il n'y avait que ça ! Des portes métalliques.

- Espo, là, il y a un cadenas sur cette porte, dit Lanie

- Bien joué, chica !... Les gars, vous pouvez ouvrir ?

Un gars du SWAT avança avec un coupe-boulons et brisa le cadenas.

Esposito ouvrit la porte et la referma aussitôt

- Commandant, dites à vos hommes de couper le bruit dans la pièce. On va avoir la tête qui va exploser !

Le commandant donna ses ordres, et l'homme qui avait appuyé sur le bouton, le désenclencha.

Esposito pénétra dans la salle. Et il la vit. Ecroulée, inanimée sur le sol.

- Lanie ?

- Mon Dieu, Kate !