Note : Cette histoire est terminée, elle contient en tout et pour tout un Prologue, 9 Chapitres et un Epilogue. Je posterais tous les samedis. En espérant que cela vous plaira.

Avertissements : Cette fic contient un slash (relation entre hommes), avec un lemon (bien plus loin dans l'histoire). Présence aussi de violence, d'opinions religieuses qui ne m'appartiennent pas.

Disclaimer : Bien évidemment la série Teen Wolf ne m'appartient pas, ainsi que les personnages que j'exploite joyeusement dans cette histoire ! :)

Bêta-Reader : Chipuliara !

Réponses aux reviews anonymes :

Juju : J'avoue que le chapitre précédent était un peu plus dur que les autres, un autre style (du genre que j'aime beaucoup ! xD) C'est vrai qu'avoir le sang de Stiles sur les mains va traumatiser Scott, heureusement, comme tu le dis, qu'il a Isaac. J'espère que tu ne m'en voudras pas de la fin de ce chapitre… ^^' Merci pour ta review, bonne lecture :)

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Chapitre 9

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Le shérif Stilinski poussa les portes du Beacon Hills Memorial Hospital avec rage. On ne lui avait pas dit exactement ce qui venait de se passer. Juste que son fils avait été retrouvé et qu'il était à l'hôpital. Vivant. La première victime du psychopathe qui parcourrait les rues de sa ville à s'en sortir vivante.

Et c'était son fils. Dieu était avec lui. Il n'aurait pas supporté de perdre Stiles alors qu'il surpassait à peine la mort de sa femme. Mais Il avait dû entendre ses prières puisqu'on lui avait rendu son fils.

Mais dans quel état ?

A grands pas, il entra dans la salle d'attente et fut un instant surpris d'y découvrir autant de monde. Bien sûr il les connaissait tous, mais jamais il n'avait imaginé que le sort de son fils pouvait inquiéter tout ce petit monde.

Sur le pas de la porte, il s'autorisa quelques secondes pour observer chaque personne présente. Erica Reyes et Vernon Boyd discutaient à voix basse et la jeune fille anciennement épileptique, paraissait plus pâle que d'habitude. Pas très loin d'eux, Lydia Martin tenait fermement la main de la jeune Allison qui fixait le sol, dans un état second. Jackson Whittemore avait passé son bras autour des épaules de sa petite amie.

Un peu plus loin, Isaac Lahey – le jeune qu'il avait emprisonné en le pensant coupable du meurtre de son père – regardait fixement Scott qui parlait avec Derek Hale en faisant de grands gestes. Il paraissait en colère, voire même désespéré, alors que Derek semblait détruit. Complètement. Près du jeune Hale, son oncle – Peter Hale – observait sans rien dire.

Décidant qu'il était temps de faire savoir sa présence, il se racla la gorge. Toutes les têtes se tournèrent vers lui et Scott vint tout de suite à sa rencontre. Ce ne fut qu'à cet instant que John remarqua les mains rouges sangs du lycéen et il sentit son souffle se couper.

- Monsieur Stilinski, salua Scott lassement.

- Scott, dit-il en retour. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Le lycéen soupira, ferma un instant les yeux. John crut voir tous les malheurs du monde sur les épaules de l'adolescent. Et il se fit la remarque qu'un jeune de son âge ne devrait jamais avoir à ressentir ça.

- On a retrouvé Stiles…

- Comment ? coupa le Shérif.

Comment avaient-ils fait alors qu'eux – la police – n'avaient rien trouvé ? Comment avaient-ils accompli un tel miracle ? John savait qu'on lui cachait des choses. Il l'avait compris dès le moment où le corps de Laura Hale avait été retrouvé enterré dans le jardin de Derek. Mais il n'avait fait aucune remarque.

Cependant, maintenant, il voulait savoir. Il voulait savoir ce qui se tramait dans sa ville et dans quoi son fils trempait. Il avait le droit de savoir. Réellement.

En face de lui, Scott tourna rapidement la tête vers Derek qui se leva en chancelant. Ses yeux rouges démontraient qu'il avait pleuré, ou du moins qu'il s'était retenu de toutes ses forces de le faire. Pour son fils ? Étrange, il avait pourtant cru que ces deux-là s'entendaient comme chien et chat.

- Shérif Stilinski, salua-t-il à son tour d'une voix rauque.

- Hale.

Il gardait une certaine animosité vis-à-vis de lui. Après tout, il lui avait toujours mis des bâtons dans les roues et on avait quand même retrouvé un corps sur sa propriété. Mais maintenant qu'il avait sauvé son fils, il pourrait peut-être faire un effort.

- Je veux savoir comment vous avez retrouvé Stiles et ce qui est advenu de son ravisseur.

Sa voix n'admettait aucune réplique et il fut fier qu'elle reste neutre.

- Vous devriez vous asseoir, Shérif, proposa Derek. Ce que j'ai à vous apprendre est assez… particulier et vous allez avoir du mal à l'admettre.

- Tu commences à me faire peur, Hale.

Cependant, il fit ce que le jeune lui demandait et s'installa sur une chaise en plastique pas du tout confortable mise à disposition par l'hôpital.

- Comment vous annoncer ça… grommela Derek en passant sa main dans ses cheveux.

- Vas-y directement, ricana Peter. De toute façon même si tu y mets les formes, il ne te croira pas.

Le jeune Hale fusilla son oncle du regard. John ne dit rien, même si sa patience commençait à s'effriter. Il voulait savoir et était ouvert à toute sorte de discussion. Allant du plus farfelu au plus rationnel. Il était prêt à tout entendre…

- Nous sommes des loups-garous… intervint Scott d'une voix fatiguée.

Ok… Il n'était peut-être pas prêt à tout entendre, finalement. Sur sa chaise, il fronça les sourcils et fit glisser ses yeux sur toutes les personnes présentes qui le fixaient maintenant avec inquiétude. Personne ne semblait faire attention à l'énormité que venait de sortir Scott. Comme si tout était normal…

- Des loups-garous ? répéta-t-il. Comme… comme dans Harry Potter ?

Peter ricana dans son coin en cachant rapidement sa bouche de sa main. John ne fit pas attention à lui, se concentrant sur Derek et Scott face à lui.

- Pas tout à fait, grimaça Derek qui semblait vexé d'être comparé à des créatures fictives. Scott, montre-lui.

- Pourquoi moi ? demanda l'autre en retour.

- J'ai pas la force de le faire.

- Moi non plus.

Un silence pesant suivit leur échange. Comme si tous prenaient conscience de la fatigue et du désespoir qui émanaient des deux jeunes hommes.

- Je vais le faire, se proposa Peter alors qu'Isaac se levait aussi.

L'oncle de Derek se posta devant lui et John cru qu'il allait lui crier « souriez vous êtes filmé ». Mais au lieu de la blague qu'il attendait, Peter ferma les poings et les rouvrir, découvrant des griffes d'animal sauvage. John sursauta et fixa ses mains dangereuses avant de lever les yeux vers le visage de l'adulte.

Instantanément, il porta la main à son arme, au niveau de sa taille pour se défendre si ce… si ce quoi d'abord… loup-garou – réellement ? – venait à l'attaquer. Mais Peter-loup-garou ne lui voulait apparemment aucun mal puisqu'il redevint peu à peu humain. A la fin de sa transformation, il haussa un sourcil ironique et se détourna pour se réinstaller à sa place.

- Ok… encaissa John, difficilement. Vous en avez d'autres des comme ça ?

- Je suis une Banshee, lui apprit tout de go Lydia en levant brièvement les yeux vers lui.

- Et je suis une chasseuse, répondit Allison d'une voix faible.

John se tut – et pourtant Dieu seul savait la ribambelle de questions qu'il avait envie de poser aux deux jeunes filles et aux restes des loups-garous. C'était vraiment bizarre de penser ça.

- Et mon fils, c'est aussi un loup… loup-garou ou toute autre créature surnaturelle ?

- Non, votre fils est tout ce qu'il y a de plus humain… répondit Derek.

- Mais plus pour longtemps, contra Scott en se tournant vers Hale.

- Comment ça ? questionna-t-il en se levant de son siège.

Sourcils froncés, il croisa ses bras sur son torse et se retint de frapper du pied au sol.

- Derek ne veut pas transformer Stiles…

- Pour une fois, je suis d'accord avec toi, Hale.

- …Sauf que ça pourrait être la seule solution pour le sauver !

Le sauver ? Pourquoi ? Qu'avait son fils ? Et pourquoi personne ne l'avait-il prévenu ? Il pensait simplement que son fils devait faire un check up complet avant de pouvoir rentrer à la maison. Stiles était-il mourant ?

- Raconte-moi, Scott.

- Stiles s'est fait enlevé par le tueur en série qui sévissait depuis des mois. Finalement, ce type-là s'est révélé être un Nécromancien qui tuait ses victimes parce qu'elle vivait dans le pécher…

- Attends, attends. Quoi ? Un Nécromancien ? Vie de pécheur ?

Il allait vite se sentir perdu si on ne lui expliquait pas tout. Ok, il acceptait – difficilement – la présence de loups-garous, de Banshee, de chasseurs. Mais des Nécromanciens ? Sérieusement ? Ça expliquait l'ADN de morts qu'ils avaient retrouvé sur les scènes de crimes. Mais quand même. Un Nécromancien, nom de Dieu !

- Des personnes qui font revenir les morts à la vie. Et oui, il punissait les pécheurs.

- Mais Stiles n'a commis aucune pécher… Enfin, je crois… Non ?

- Votre fils est homosexuel, apprit Peter.

- Quoi ?

Stiles, gay ? Oh Seigneur. Il n'avait aucun problème avec les homosexuels, ceci dit il aurait aimé que son fils le lui dise avant de se faire enlever par un psychopathe extrémiste. Foutu gamin.

- Attendez, juste… deux secondes. Ça fait beaucoup à encaisser d'un coup, ok ?

Il se laissa tomber dans la chaise qu'il avait précédemment quittée et passa ses doigts sur son front. Il allait avoir une migraine. Obligatoirement.

- Alors Stiles s'est fait enlevé par un Nécromancien et… ?

- Et nous sommes arrivés quand… il égorgeait Stiles.

Tout sang quitta son visage et l'inquiétude fit battre son cœur plus vite.

- Égorgé ? dit-il faiblement.

- Oui, mais Scott a fait pression sur la coupure pour le garder en vie, le rassura immédiatement Derek.

Soulagé, il se leva et serra dans ses bras le meilleur ami de son fils. Sans lui, Stiles ne serait plus de ce monde et il aurait perdu le dernier membre de sa famille. Définitivement. Scott se tendit contre lui avant de se relaxer sous son étreinte paternelle.

- Merci. Merci, Scott.

De longues secondes plus tard, il se sépara de l'adolescent, frappa son épaule une dernière fois puis se tourna vers Derek.

- Qu'avez-vous fait du Nécromancien ? demanda-t-il même si ça lui faisait drôle de dire de telle chose. Et qui était-ce ?

- Pour tuer définitivement un Nécromancien, il faut le décapiter et brûler son cadavre. Nous avons fait ce qu'il devait être fait, répondit Derek en hochant les épaules.

John soupira, passa sa main sur son visage. Ok, il était dans une pièce avec des tueurs – des gosses – qui chassaient le surnaturel. Complètement surréaliste. Et pourtant, bel et bien réel. Il prit le temps de réfléchir. Ces gosses et les Hale venaient de débarrasser Beacon Hills d'un sérieux criminel. Ils ne pourraient recevoir de remerciements publics mais il pourrait au moins les aider en éloignant les soupçons qui pourraient peser sur eux.

- Ok, bien, je vous aiderai du mieux que je peux. Qui était-ce ?

- Noah Lewis, intervint Jackson pour la première fois depuis le début de la conversation.

Le shérif discernait de la rancune dans la voix et une pointe de colère aussi. Le nom lui disait vaguement quelque chose mais il n'arrivait pas à mettre un visage dessus.

- Il était nouveau. Arrivé il y a trois mois environ ?

- Oh ! Oui, Noah Lewis. Ce gamin ressemblait à un ange. Poli, gentil et aimable.

- Les apparences sont parfois trompeuses, fit Isaac pour tout commentaire.

Que pouvait-il répondre à ça ? Honnêtement, dans son métier, il avait eu des dizaines d'occasions de vérifier cette expression. Il ne devrait même pas être étonné.

- Et on a des nouvelles de Sti… ?

- Monsieur Stilinski ? appela une voix masculine depuis la porte.

Ils se retournèrent tous vers le médecin en blouse blanche qui déglutit légèrement devant leur regard. A côté de l'homme, Melissa McCall, fixait le sol, le visage décomposé. Une larme coula le long de sa joue et John sentit son cœur se briser. C'était mauvais signe si Melissa réagissait ainsi. Mauvaise nouvelle.

- Stiles va bien ? demanda-t-il dans un souffle. Vous pouvez parler devant eux.

- Nous avons fait le maximum. Vous devez savoir que votre fils avait les dix doigts brisés intégralement, cinq côtes fêlées, trois côtes cassés, le poumon droit perforé, des brûlures au troisième degré, de multiples contusions et hématomes et un tibia cassé. Il a aussi fait une hémorragie interne…

John cru qu'il allait défaillir quand le médecin énonça chaque blessure. Qu'avait fait ce malade à son fils ? Son pauvre, pauvre petit garçon. Il comprenait mieux pourquoi Scott parlait de le transformer pour le sauver. Pouvait-on ne serait-ce qu'imaginer survivre à ça ? Est-ce qu'un humain pouvait guérir à de pareilles blessures ?

Derrière lui, un grognement de détresse retentit et il reconnut – il ne sut trop comment – Derek Hale. Les filles s'étaient remises à pleurer, serrées les unes contre les autres, Jackson tentant de réconforter la Banshee et la chasseuse alors que Boyd pressait avec force la main d'Erica. Scott se tenait à Isaac comme si sa vie en dépendant – ce qui était effectivement le cas. Et Peter ne savait pas quoi faire face à la détresse palpable de son neveu.

- Alors il est… mort ? demanda-t-il, la voix blanche.

- Non, nia le médecin tout de suite.

John souffla et ferma les yeux. Il ne savait pas si c'était une bonne chose pour Stiles mais lui était heureux d'avoir encore son fils. C'était égoïste. Vu tout ce qu'il avait vécu, il aurait peut-être valu qu'il succombe de ses blessures. Mais c'était son fils et son côté paternel lui hurlait qu'aucun parent ne devait enterrer son enfant. Stiles devait vivre. C'était dans l'ordre des choses. Il allait sûrement souffrir et détester tout le monde d'être encore en vie après tout ce qu'il avait connu. Mais tant pis.

- Mais, il est dans le coma. Et… il y a peu de chance pour qu'il se réveille.

Avez-vous déjà connu la sensation de sentir votre vie s'écouler entre vos doigts sans jamais pouvoir la retenir ? D'être impuissant face au bon vouloir du Destin ? C'était exactement ce que John ressentait à cet instant. On lui rendait son fils pour mieux pouvoir le lui enlever. On lui faisait espérer un avenir moins noir pour mieux le laisser sombrer dans les profondeurs de son âme. Il n'avait plus aucun contrôle.

Et il détestait ça.

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XOXOXOXOXOXOXOXOXO

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Derek tenait entre ses mains l'avant-bras inerte de Stiles. Ses veines étaient teintées de noires alors qu'il soulageait la douleur qui affluait dans le corps de l'humain. Ils avaient décidé d'un commun accord avec le Shérif qu'un loup-garou resterait toujours au côté de Stiles pour continuer de lui enlever de la douleur. Derek était celui qui restait le plus.

Trois jours qu'ils l'avaient sauvé de Noah. Trois jours que Stiles était dans le coma. Il n'avait montré aucun signe d'éveil et les médecins étaient de plus en plus pessimistes. Et cela commençait à déteindre sur toute la meute qui devenait de plus en plus morose sans la présence de l'humain à leur côté. Ils commençaient tous à être à bout de nerf.

De l'autre côté du lit, le Shérif bougea légèrement dans son fauteuil. Il paraissait complètement défait et Derek oubliait souvent que si lui perdait son amour, le Shérif perdait son fils et sa seule famille.

- Est-ce dangereux ? demanda-t-il dans le silence de la chambre.

Derek détestait les hôpitaux. Trop de mauvais souvenirs. Trop blanc. Trop triste. Trop malade. Trop mourant. C'était pesant et dérangeant. En plus ça sentait le désinfectant à plein nez et les produits chimiques. Ça montait rapidement à la tête quand on avait un odorat surdéveloppé.

- Non, mentit-il en continuant à aspirer sa douleur.

- Je suis sûr que tu mens, chuchota le Shérif en reposant sa tête au dossier de sa chaise.

Bien sûr qu'il mentait. Ça pouvait être très dangereux pour lui de rester longtemps ainsi mais n'en avait cure. Rien d'autre ne comptait que Stiles et la souffrance qu'il ressentait, même dans ce coma qui aurait dû le soulager de sa peine.

- Je sais que tu fais ça pour mon fils, mais je ne suis pas sûr qu'il soit heureux que tu bousilles ta santé pour lui.

Derek haussa simplement ses épaules sans quitter du regard Stiles. Au diable sa santé, si cela pouvait soulager son amour au moins pour quelques instants. Il ferait tout ce qu'il pouvait pour le sauver, même si cela voulait dire mourir.

- Tu l'aimes n'est-ce pas ? demanda le Shérif doucement.

- Oui, confessa-t-il sur le même ton.

Il resserra sa prise autour de l'avant-bras inerte. Qu'aurait-il donné pour entendre une réplique inutile. Ou pour pouvoir le plaquer contre un mur pour le stopper dans son blablatage incessant. Seigneur qu'il lui manquait. Sa voix lui manquait, sa bonne humeur lui manquait, son rire lui manquait.

- Il le sait ?

- Je… Je n'ai pas eu le temps de le lui avouer avant qu'il ne se fasse enlever et quand on l'a retrouvé, je le lui ai dit mais je ne suis pas sûr qu'il ait entendu quoi que ce soit.

- Et il t'aime ?

- Oui.

Sûrement aurait-il dû se méfier puisqu'il avouait une telle chose à son beau-père et qu'il savait que ce dernier ne le portait pas dans son cœur mais il s'en fichait. Que le Shérif ne donne pas son accord s'il le souhaitait, il viendrait et reviendrait dans la chambre 307 du Beacon Hills Memorial Hospital jour après jour pour voir Stiles.

- Je ne peux pas dire que j'en sois heureux… Mais je ferai un effort pour lui. Il mérite d'être heureux et s'il trouve son bonheur à tes côtés alors je l'accepte.

Derek eut envie de pleurer. Le Shérif acceptait leur relation mais quelle relation auraient-ils si Stiles restait dans le coma indéfiniment ? Il sentait la mort se dégager de chaque parcelle de peau de l'hyperactif. La fin était proche et il ne pouvait rien faire. Il se sentait tellement impuissant.

Trois coups tapés contre la porte les firent sursauter avant que le battant ne soit poussé. Scott, Isaac et Peter entrèrent dans la pièce. Au vu des épaules tendues, il se doutait qu'il n'allait pas aimer la suite.

Le Shérif se leva subitement, se pencha, déposa un léger baiser sur le front du malade.

- Je vais vous laisser.

Il tapa gentiment l'épaule de Scott en passant à côté de lui puis marcha vers la porte. Finalement, il se tourna vers Derek au dernier moment et lui murmura en le regardant bien dans les yeux.

- Si tu l'aimes vraiment, tu sauras ce qui est le mieux pour lui.

Sauve mon fils, Derek. Rien ne fut dit mais cela résonna dans l'air comme si John l'avait hurlé. Derek baissa la tête sur le corps toujours immobile de l'humain. Il savait ce que tout le monde attendait de lui mais il ne pouvait pas s'y résoudre.

La porte se referma doucement derrière le shérif et le silence plana sur la salle 307.

Isaac se posta près de la fenêtre alors que Peter bloquait la porte. Quand à Scott, il alla s'installer sur le fauteuil libéré. Derek les regarda un à un avant de reporter son attention sur son amour complètement déconnecté du monde.

- Tu dois le mordre, commença Scott.

- Non.

Il ne voulait pas le mordre et prendre le risque de le tuer pour de bon. Il ne désirait pas que l'histoire se répète. Il en faisait des cauchemars. Dans le passé, il avait déjà tué Paige – son premier amour – et il ne ferait pas deux fois la même erreur.

- Mais pourquoi ? s'énerva Scott. Il va mourir et tu vas rester le regarder sans rien faire ? Tu ne dois pas l'aimer tant que ça alors.

- Ferme-la Scott ! Tu ne me connais pas. J'aime Stiles et c'est pour ça que je ne le transformerai pas. Il pourrait rejeter la morsure et mourir alors qu'il pourrait se réveiller un jour de son coma.

Peter s'avança doucement d'eux, le visage grave.

- Tu sens comme moi qu'il est à l'article de la mort. Il ne survivra pas longtemps, Derek.

- Je me poserai la question le moment venu, répondit-il borné.

Il ne savait pas comment il réagirait si Stiles mourait devant lui.

- La morsure est un cadeau, Derek.

- Il ne survivra pas à toutes ses blessures, assura tristement Isaac.

- Mais si je le mords et qu'il rejette la morsure ? demanda-t-il complètement détruit.

Peter vint presser son épaule avec réconfort. Mais Derek s'en fichait, tout ce qu'il voyait était Stiles toujours aussi immobile et sa peur de le perdre. Il ne voulait pas faire deux fois la même erreur. Paige avait été la dernière innocente qu'il tuerait de ses propres mains.

- C'est un risque à prendre.

- Je peux pas le prendre, ce risque. J'ai besoin de Stiles.

- Je sais, soupira Peter.

Le silence revint dans la chambre. Scott posa doucement sa main sur l'autre bras de Stiles et ses veines se teintèrent elles-aussi de noir. Peter força l'Alpha à lâcher prise pour qu'il se repose un peu.

Dix minutes venaient de passer quand les machines reliées au corps de l'hyperactif se mirent à biper à tout va. Derek releva rapidement la tête et vit les différents moniteurs clignoter. La tension était en chute libre, ses battements de son cœur s'espaçaient de plus en plus.

Non. Non, ce n'était pas possible. Stiles ne pouvait pas mourir.

- MORDS-LE ! ordonna Scott en se levant.

Peter se jeta sur la porte pour empêcher quiconque d'entrer et Isaac ferma les rideaux. Derek arrêta de respirer quand une ligne verte et continue se dessina sur l'écran de l'une des machines. Le cœur se Stiles avait arrêté de battre. Était-ce trop tard ? Allait-il perdre son amour ? Encore une fois ?

- DÉPÊCHE-TOI ! hurla de nouveau Scott.

Alors sans plus réfléchir, Derek attrapa le bras devant lui, laissa son loup prendre le contrôle et mordit violemment la peau tendre de son poignet.

Il se retira doucement, gardant le membre dans ses mains. Au ralenti, il tourna la tête vers les machines, s'attendant presque à voir son cœur recommencer à battre ou au pire à remarquer du sang noir couler de ses yeux, de sa bouche, de son nez, de ses oreilles. Mais rien ne se passa.

Tout était de sa faute.

Stiles était mort.

Et c'était trop tard.

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Alors mort ? Pas mort ? Mort, mort ? Nooooon… Si ? Peut-être, peut-être pas... Qui sait ? La vie est pleine de rebondissement ! xD En tout cas, on ne tue pas l'auteur. N'hésitez pas à me donner votre avis. Pour vous, ce sera une Bad Endding ou une Happy Endding ? Ceux qui me connaissent (et qui me suivent sur HP) savent déjà la réponse ! Pour les autres, vous découvrirez tout cela la semaine prochaine dans l'épilogue de cette histoire. :)

Donc rendez-vous samedi prochain, soit le 10/12 !

Bonne semaine et bon week-end les gens :)